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La « soumission chimique » se définit comme l'administration à des fins criminelles (viol, acte de pédophilie) ou délictuelles (violence volontaire, vol) d'un ou de plusieurs produit(s) psychoactif(s) à l'insu de la victime. Le bulletin Vigilances no 28 de juillet-août de l'Afssaps [1] consacre un article aux résultats de l'enquête nationale de suivi des cas de soumission chimique. Cette enquête a colligé et évalué, de juillet 2003 à mars 2005, 258 cas recueillis par les Centres antipoisons, de pharmacovigilance ainsi que les Centres d'évaluation et d'information sur la pharmacodépendance ; 119, dont 60 % de femmes et 13 % de mineurs, ont été retenus comme cas de soumission chimique avérée. Les symptômes décrits sont les suivants : amnésie, troubles de la vigilance, lésions traumatiques et troubles visuels. Les médicaments le plus souvent impliqués sont : les benzodiazépines (100 mentions chez 82 victimes), notamment le clonazépam (Rivotril®), le bromazépam (Lexomil®) et l'oxazépam (Seresta®) ; les antihistaminiques H1 ont également été impliqués, en particulier la doxylamine (Donormyl®) et l'hydroxyzine (Atarax®). La consommation préalable d'alcool et de cannabis constitue un facteur important de vulnérabilité et potentialise l'effet sédatif et inhibiteur des médicaments mentionnés ci-dessus. |
En pratique : penser à une soumission chimique devant des troubles du comportement (confusion, désorientation, amnésie, troubles de la vigilance) surtout en cas de vol, violence ou agression sexuelle et inciter le patient à porter plainte.
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