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Quel rôle pour les neurosciences dans l'amélioration du traitement de la phase précoce des troubles psychotiques ? Exemple de l'hypothèse de la dysrégulation glutathion/redox dans la schizophrénie


l'Information Psychiatrique. Volume 86, Numéro 6, 484-92, juin-juillet 2010, Neurosciences

Texte intégral   Summary  

Auteur(s) : Philippe Conus, Kim Q Do

Résumé : L'intervention dans la phase précoce des troubles psychotiques s'est grandement développée au cours des 20 dernières années. Malgré d'importantes avancées au plan de l'organisation des services de soin et de certains aspects de l'approche thérapeutique des patients qui traversent cette phase critique de la maladie, certains facteurs limitent probablement les bénéfices de tels changements. Parmi ces facteurs, l'absence d'une connaissance des mécanismes neurobiologiques à l'œuvre dans la phase précoce des psychoses joue un rôle central : une meilleure connaissance de ceux-ci contribuerait, par le biais de l'identification de marqueurs biologiques valables, à une identification plus fiable des patients durant la phase des prodromes et à la définition d'éventuels sous-groupes de patients. Elle permettrait également l'identification de nouvelles cibles pharmacologiques, et le développement de traitements visant les mécanismes plus intimement liés au développement de la maladie. L'étude de l'hypothèse d'un déficit en glutathion comme facteur de vulnérabilité de la schizophrénie, explorée actuellement dans le cadre d'une étroite collaboration entre cliniciens et neuroscientifiques de l'université de Lausanne, constitue un pas dans cette direction.

Mots-clés : psychose, schizophrénie, prodrome, diagnostic précoce, prévention médicale, neurobiologie, physiopathologie, neurosciences, recherche biomédicale, traitement

 

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