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Évaluation de la dépression par l’inventaire de Beck chez des patients souffrant de douleurs chroniques


l'Information Psychiatrique. Volume 85, Numéro 4, 335-40, avril 2009, Algies

DOI : 10.1684/ipe.2009.0474

Résumé   Summary  

Auteur(s) : Majda Cheour, Faten Ellouze, Ines Zine, Mounira Haddad , Hôpital Razi, Service des consultations et des urgences, Tunis, Tunisia, Hôpital Razi, service Ibn Jazzar, Manouba, Tunisia, Hôpital la Rabta, Centre de traitement de la douleur, Tunis, Tunisia.

Résumé : Plusieurs études rapportent un taux élevé de dépression chez les patients souffrant de douleurs chroniques, et une importante intrication entre les 2 phénomènes. L’objectif de cette étude est d’évaluer la fréquence de la dépression chez des patients souffrant de douleurs chroniques suivis dans le seul centre de traitement de la douleur en Tunisie.Cent patients souffrant de douleurs chroniques ont été évalués par l’inventaire de la dépression de Beck pour l’estimation de l’intensité de la dépression et par l’échelle d’évaluation visuelle analogique pour l’estimation de l’intensité de la douleur.Le taux de dépression est élevé, il est de 59 % (27,5 % des sujets ont une dépression légère, 26,5 % une dépression modérée et 5 % une dépression sévère). Le taux de dépression augmente avec l’ancienneté de la douleur et ce de façon statistiquement significative. Nos résultats sont conformes aux données de la littérature. Malgré ce taux de dépression important, seul 10 % des patients recevaient un traitement antidépresseur à dose efficace.Un dépistage et un traitement précoces de la dépression sont nécessaires en cas de douleur chroniques.

Mots-clés : dépression, antidépresseurs, douleurs chroniques

ARTICLE

Auteur(s) : Majda Cheour1, Faten Ellouze2, Ines Zine1, Mounira Haddad3

1Hôpital Razi, Service des consultations et des urgences, Tunis, Tunisia
2Hôpital Razi, service Ibn Jazzar, Manouba, Tunisia
3Hôpital la Rabta, Centre de traitement de la douleur, Tunis, Tunisia

Introduction

Plusieurs études [2, 3, 15, 20] rapportent une prévalence élevée de dépression chez les patients souffrant de douleurs chroniques et une importante intrication entre les deux pathologies. Cependant la nature et le type exact de cette association restent mal élucidés.

Trois hypothèses ont été évoquées pour expliquer cette association :

  • la dépression serait une conséquence de la douleur chronique [2, 4, 18] ;
  • la dépression entraînerait la douleur, qui en serait un équivalent ou l’un des masques [2] ;
  • douleur et dépression seraient intrinsèquement liées par des facteurs pathologiques communs en particulier neurobiologiques [2, 6, 23].

L’hypothèse que la dépression est secondaire à la douleur chronique est corroborée par un certain nombre d’études [2, 18]. Ainsi, 46 % des dépressions survenant chez les douloureux chroniques sont attribuables aux douleurs. Selon plusieurs études, ce seraient surtout les conséquences de la douleur qui induiraient un état dépressif [9, 14]. Cependant tous les patients souffrant de douleurs chroniques ne développent pas une dépression.

La deuxième hypothèse suppose que la dépression est responsable de la douleur. Même si la dépression ne représente pas un facteur causal de la douleur au sens propre ; il est évident qu’un état dépressif modifie le vécu douloureux. Chez des patients souffrant d’arthrite rhumatoïde par exemple, il a été démontré que la présence d’un état dépressif avait plus d’impact sur le vécu douloureux que certains facteurs physiques palpables [12].

Par ailleurs, l’existence de certaines formes de dépression (dépression masquée, dépression du vieillard…) où la symptomatologie somatique est prédominante, essentiellement faite de douleurs diverses est en faveur de cette hypothèse.

Enfin chez les personnes déprimées une tolérance plus basse à la douleur a été mise en évidence. Des facteurs neurobiologiques pourraient y contribuer, en abaissant le seuil de la douleur.

Il a également été démontré que parmi d’autres facteurs complexes, un état dépressif contribue à l’incapacité « disability » liée à la douleur chronique, parfois plus que l’intensité de la douleur elle-même [11]. Par ailleurs, l’efficacité de certains antidépresseurs tricycliques dans le traitement des douleurs chroniques est actuellement bien documentée.

Nous nous sommes dans ce travail particulièrement intéressés à la première hypothèse, à savoir que la dépression comme conséquence de la douleur chronique.

Le but de ce travail est de rechercher la fréquence de la dépression dans une population de patients souffrant de douleurs chroniques, de relever les caractéristiques de cette dépression et ses relations avec la douleur.

Matériel et méthode

Il s’agit d’une étude transversale qui a concerné 100 patients, suivis au centre de traitement de la douleur de la Rabta pour douleurs chroniques entre le mois d’avril et de mai 2004. Ce centre, l’unique en Tunisie a été crée en 1996. Son but est la prise en charge des douleurs chroniques rebelles. Pour cela, il dispose d’une équipe médicale et paramédicale pluridisciplinaire (rhumatologue, neurologue, cancérologue, psychiatre, kinésithérapeute, psychologue…), mais aussi d’un panel thérapeutique diversifié.

Les 100 patients ont été soumis à un questionnaire qui précise les caractéristiques sociodémographiques (age, sexe, état matrimonial, profession, conditions socio-économiques), les antécédents psychiatriques, somatiques, et les événements de vie avec leurs dates de survenue, les caractéristiques de la douleur (ancienneté de la douleur, type, étiologie, intensité évaluée par l’EVA (Échelle d’évaluation visuelle analogique), durée du suivi au centre de traitement de la douleur, traitements prescrits et évolution).

Tous les patients ont également répondu à l’inventaire de dépression de Beck, traduit en arabe. Ce questionnaire donne une estimation quantitative de l’intensité de la dépression. Il est constitué de 21 items, chaque item comprenant 4 phases correspondants à 4 degrés d’intensité croissante d’un symptôme sur une échelle de 0 à 3. Le score total correspond à la somme des différents Items. Il permet de retenir le diagnostic de dépression à partir d’un cut point à 10 et de juger de l’intensité de cette dépression :

  • - < 10, pas de dépression ;
  • entre 10 et 18, dépression légère ;
  • entre 19 et 29 : dépression modérée ;
  • - > 30, dépression sévère.

La saisie des données a été faite par le logiciel EPI INFO et l’analyse des données a été réalisée par le logiciel SPSS, elle a consisté en l’étude des corrélations entre la symptomatologie dépressive (score du Beck) et les différentes variables (l’âge, le sexe, le traitement, l’évolution) ainsi q’une régression logistique entre la réponse antidouleur d’une part et la dépressivité, la prise de tricyclique, la pathologie et le sexe d’autre part.

Résultats

Caractéristiques de la population étudiée

Données sociodémographiques

Notre population est constituée de 37 hommes et de 63 femmes soit un sexe ratio de 0,58. L’âge moyen des patients était de 52,7 ans (écart type 11,4). L’âge moyen des femmes était de 49 ans, celui des hommes était de 56 ans. 26 % des patients avaient un niveau socio-économique faible, 72 % moyen, et 2 % élevé. 84 % des patients étaient mariés, 6,2 % veuf, 5,2 % divorcés ou séparés et 5,2 % célibataires.

Antécédents et événements de vie

67,3 % des patients avaient des antécédents médicaux, 39,6 % des antécédents chirurgicaux, 34 % des antécédents douloureux, et 9,3 % des antécédents de dépression.

39 % des patients ont rapporté un événement de vie négatif avant l’apparition des douleurs (Décès d’un proche, maladie grave d’un proche, conflits conjugaux, problèmes financiers…)

Caractéristiques des douleurs

La durée moyenne d’ancienneté de la douleur était de 5,7 ans (avec des extrêmes de 6 mois et de 7 ans). La durée de suivi au centre de traitement de la douleur était de 17 mois (avec des extrêmes de 1 mois et de 7 ans)

Les douleurs se répartissent en :

  • lombalgies et névralgies cervico-brachiales : 31,6 % ;
  • céphalées et migraines : 23,5 % ;
  • douleurs des neuropathies diabétiques ou post-zona : 20,4 % ;
  • douleurs d’origine cancéreuse : 14,5 % ;
  • douleurs dues à d’autres pathologies : 10 % ;

L’intensité de la douleur évaluée par l’EVA, donne un EVA initial moyen de 76,9 % (écart type = 13,5 %)

Traitements prescrits et évolutions

56,3 % des patients recevaient des antidépresseurs tricycliques : clomipramine ou amitryptiline mais à des doses antalgiques (dose moyenne = 30 mg) seuls 10 % recevaient des antidépresseurs à doses efficaces ≥ 75 mg/j (tableau 1).

61,1 % des patients ont signalé une amélioration de leurs douleurs, 37,8 % une stabilisation et 1,1 % une aggravation.

L’évaluation de l’évolution par l’échelle visuelle analogique (EVA) trouvait un EVA initial moyen à 76,9 % (écart type = 13,5), un EVA au cours du suivi moyen à 29,4 % (écart type = 12), l’amélioration globale était de 61 % (76,9 – 29,4/76,9).

Tableau 1 Traitements reçus.

Traitement reçu

Pourcentage de patients

Antidépresseur + Antalgique

23,9 %

Antalgique seul

18,5 %

Antidépresseur + Carbamazépine

16,3 %

Antidépresseur

15,2 %

Antidépresseur + Antimigraineux

10,9 %

Antimigraineux

5,4 %

Carbamazépine

3,3 %

Étude de la dépression

Selon l’inventaire de Beck, 59 % des patients sont déprimés, 27,5 % ont une dépression légère et 31,5 % ont une dépression modérée ou sévère, (Respectivement de 26,5 % et de 5 %). La moyenne des scores totaux de l’inventaire de Beck de dépression étant de 14 (avec des extrêmes de 1 et de 43) et un l’écart type de 9,4.

Il n’existe pas de corrélation entre la dépression et les caractéristiques sociodémographiques. La prévalence de la dépression est plus importante chez les femmes (35 % versus 25 %) toutefois la différence n’est pas statistiquement significative (p = 0,38).

L’étude des corrélations entre la dépression et les caractéristiques de la douleur donne les résultats suivants : il n’y a pas de corrélations entre la dépression et l’intensité de la douleur, ni entre la dépression et le type de douleur, alors qu’il existe une corrélation positive entre dépression et ancienneté de la douleur p = 0,026 (tableau 2).

Caractéristiques de la dépression

L’étude des différents items du Beck de dépression nous montre que la fatigue est retrouvée chez 90 % des sujets, précédée par les préoccupations par la santé dans 91 % des cas. La baisse des performances au travail vient en 3e position dans 72 % des cas. Quant à l’irritabilité, elle est présente dans 56 % des cas et la tristesse dans 46 % des cas (tableau 3).

La régression logistique a été utilisée pour étudier la réponse au traitement antidouleur en fonction du sexe, de la pathologie, de la prise de tricycliques et de la dépression et il en ressort que les femmes s’améliorent mieux que les hommes dans un rapport de 3 et la différence est significative. Les céphalées et migraines sont les douleurs qui résistent le plus au traitement (rapport de 1,19). La prise de tricycliques n’améliore que partiellement les malades : rapport de 1,24. Les patients non déprimés évoluent mieux que les déprimés dans un rapport de 2,27 (tableau 4).

Tableau 2 Corrélation dépression et ancienneté de la douleur.

Ancienneté de la douleur

Pas de dépression nombre

Dépression nombre

Total

Entre 0 et ans

40

18

58

Entre 6 et 15 ans

14

4

18

Plus que 15 ans

6

3

9

Total

60

25

85



Tableau 3 Résultats aux différents items du Beck.

Items

Pourcentage de patients

1-Tristesse

46 %

2-Pessimisme

45 %

3-Échec

19 %

4-Insatisfaction

43 %

5-Culpabilité

14 %

6-Punition

21 %

7-Mauvaise estime de soi

22 %

8-Isolement social

21 %

9-Indécision

35 %

10-Perception de soi

40 %

11-Baisse de la performance au travail

72 %

12-Insomnie

48 %

13-Dénigrement de soi

32 %

14-Idées suicidaires

20 %

15-Pleurs

45 %

16-Irritabilité

56 %

17-Fatigue

90 %

18-Manque d’appétit

48 %

19-Amaigrissement

33 %

20-Libido

56 %

21-Préoccupations par rapport à la santé

91 %



Tableau 4 Résultats de la régression logistique.

Variables

  • OR
  • Odds ratio


  • IC
  • Intervalle de confiance


Pas de dépression

2,27

0,76

6,71

Sexe féminin

3,07

1,09

8,58

Céphalées

1,53

0,18

7,49

Autres douleurs

6,39

0,67

60,5

Neuropathies diabétiques et post-zostériennes

1,97

0,27

14,11

Prise de tricycliques

1,24

0,43

3,6

Discussion

Tout d’abord, il nous faut signaler certains biais méthodologiques de notre étude : premièrement il s’agit d’une étude effectuée dans un centre de traitement de la douleur (l’unique en Tunisie). Or ce sont les patients les plus rebelles aux thérapeutiques qui sont recrutés dans ces consultations spécialisées, où ils sont référés en raison de la complexité de leurs problèmes, en particuliers psychologiques [2]. Deuxièmement, la présence de critères communs à la dépression et à la douleur chronique sur l’échelle de dépression de Beck a été souvent discutée, sans doute en raison de l’usage très répandu de celle-ci dans le domaine de la douleur. Lors de douleurs chroniques, les symptômes neurovégétatifs reconnus comme des critères de dépression, tels que la fatigue, les perturbations du sommeil et les troubles de libido sont pratiquement toujours présents. Ils sont fréquemment associés à une restriction des intérêts et des activités [17]. Or cette symptomatologie a également été associée au syndrome douloureux chronique lui-même [2]. Tous ces facteurs pourraient être responsables d’une surestimation de la fréquence de la dépression parmi nos patients douloureux chroniques [7, 16, 24].

Malgré ces réserves méthodologiques, ce travail a permis de souligner un certain nombre de faits :

  • la fréquence de la dépression chez les sujets douloureux chroniques ;
  • la particularité clinique de la dépression parmi ces sujets ;
  • la fréquence d’un événement traumatisant précédant l’installation de la douleur ;
  • l’insuffisance du traitement de la dépression chez les patients douloureux chroniques ;
  • la meilleure réponse au traitement antidouleur chez les patients non déprimés (2 fois plus de réponse par rapport aux sujets déprimés).

Dans notre étude, le taux de la dépression par l’inventaire de Beck est très élevé puisqu’il est de 59 %, (31,5 % ont une dépression modérée à sévère). Ce taux se situe à la limite supérieure des valeurs rapportées par la littérature : 30-60 % dans la plupart des études menées dans des collectifs de patients souffrant de douleurs chroniques de diverses origines [2, 3, 13].

La grande majorité de ces études montre que la fréquence de la dépression dans les collectifs cliniques est deux à cinq fois plus élevée que la fréquence relevée dans la population générale et qu’elle dépasse également celle décrite chez des patients souffrant d’autres maladies chroniques [2].

Notre étude retrouve une plus grande prévalence de la dépression parmi les femmes souffrant de douleurs chroniques, cependant ce résultat est non significatif. D’autres études [10, 21] avancent que la dépression chez les patients douloureux chroniques est plus fréquente chez les femmes et les personnes âgées.

Dans notre étude, il n’y a pas de corrélation entre la dépression et l’intensité, ainsi que le type de douleur, en revanche une corrélation existe entre l’ancienneté de la douleur et le taux de la dépression. Ce résultat est conforme aux données de la littérature.

Quant à la symptomatologie dépressive, l’étude des différents items du Beck trouve ce qui a été signalé dans la littérature, à savoir la fréquence de la fatigue, de l’insomnie et des troubles de la libido, ainsi que la restriction des activités. En effet la fatigue est retrouvée chez 90 % des patients, précédée par les préoccupations par rapport à la santé et retrouvée dans 91 % des cas. La baisse de la performance au travail vient au 3e rang.

Il a été souligné par ailleurs que, chez les patients souffrant de douleurs chroniques, la dépression est souvent atypique, l’irritabilité et la colère étant souvent plus manifestes que l’humeur dépressive en tant que telle [5]. C’est ce que nous retrouvons dans notre étude, en effet l’irritabilité existe chez 56 % des patients, alors que la tristesse n’est retrouvée que chez 46 % des patients.

Nous relevons également la rareté de la culpabilité, du sentiment d’échec ou de punition, comme cela est souvent décrit dans notre culture.

Seuls 20 % de nos patients avaient des idées suicidaires. Les études concernant le suicide chez les patients souffrant de douleurs chroniques, montrent qu’entre 30-50 % des patients interrogés se sentaient désespérés et avaient au moins une fois envisagé un tel acte [8, 23]. Ce taux relativement bas d’idées suicidaires retrouvées dans notre étude serait dû à un frein religieux envers les conduites et les idées suicidaires.

Enfin une étude conduite chez 129 patients douloureux chroniques au Canada retrouve des résultats presque similaires aux nôtres (fatigue : 62,8 %, insomnie 64,3 % humeur dépressive 31,8 % et des idées suicidaires : 25,6 %) [19].

Dans notre étude, 39 % des patients étudiés ont rapporté la survenue avant les douleurs d’un événement de vie traumatisant essentiellement à type de perte. G. Engel avait identifié depuis 1959 un profil de patients « prédisposés à la douleur » (« pain prone »). Cette prédisposition est en relation avec un vécu de pertes précoces, d’adultes protecteurs ou de carence affective. Elle s’accompagne d’un sentiment de culpabilité mal élaboré qui rend le sujet vulnérable aux répétitions de pertes et de deuils. On notera aussi que les pertes et les séparations précoces constituent des événements prédisposant à la dépression à l’âge adulte. Ainsi certains auteurs trouvent que 61 % des patients douloureux chroniques et déprimés rapportent des événements de vie négatifs ou traumatisant dans leurs antécédents [3].

Ce travail a surtout souligné l’insuffisance de traitement de la dépression chez les patients douloureux chroniques malgré sa fréquence. Alors que le taux de déprimés selon l’inventaire de Beck atteint les 59 %, seuls 10 % des patients recevaient des antidépresseurs à dose efficace, 56,3 % étaient sous tricycliques à visée antalgique (dose moyenne = 30 mg/j).

Le traitement de la dépression chez les patients souffrant de douleurs chroniques en dehors de son action antidépressive se justifie d’autant plus qu’il peut potentialiser les stratégies visant le traitement de la douleur et dans bon nombre de cas diminuer l’intensité symptomatique ou modifier l’expérience algique. Il pourrait également contribuer à augmenter la participation aux programmes de réhabilitation de patients dont la tendance à l’abandon des traitements est très marquée [1, 15].

Conclusion

Ce travail évaluant la dépression chez des patients douloureux chroniques suivis dans un centre de traitement de la douleur, a révélé un taux important de dépression.

Ces dépressions méconnues, ne sont pas traitées. Or en plus de la souffrance et de l’altération de la qualité de vie, la dépression a également un impact sur l’évolution de la douleur chronique, et sur l’incapacité.

Une recherche systématique de la dépression et une mise en route d’un traitement antidépresseur efficace en cas de dépression sont désormais de mise dans ce centre de traitement de la douleur.

Référence non citée

[22]

Références

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