Accueil > Revues > Médecine > l'Information Psychiatrique > Texte intégral de l'article
 
      Recherche avancée    Panier    English version 
 
Nouveautés
Catalogue/Recherche
Collections
Toutes les revues
Médecine
l'Information Psychiatrique
- Numéro en cours
- Archives
- S'abonner
- Commander un       numéro
- Plus d'infos
Biologie et recherche
Santé publique
Agronomie et Biotech.
Mon compte
Mot de passe oublié ?
Activer mon compte
S'abonner
Licences IP
- Mode d'emploi
- Demande de devis
- Contrat de licence
Commander un numéro
Articles à la carte
Newsletters
Publier chez JLE
Revues
Ouvrages
Espace annonceurs
Droits étrangers
Diffuseurs



 

Texte intégral de l'article
 
  Version imprimable
  Version PDF

Lithium et suicide : effet préventif dans les troubles bipolaires


l'Information Psychiatrique. Volume 83, Numéro 9, 781-6, novembre 2007, Psychopharmacovigilance

DOI : 10.1684/ipe.2007.0253

Résumé   Summary  

Auteur(s) : Marc Louis Bourgeois , ISPO, Université Victor Segalen, 33076 Bordeaux Cedex, Hôpital Charles Perrens, 121, rue de la Béchade, 33076 Bordeaux.

Résumé : La mort par suicide représente le risque majeur encouru par les patients souffrant de troubles bipolaires. Ce risque était récemment estimé à 15 %. Diverses études longitudinales de cohortes montrent que le traitement régulier par lithium réduit considérablement au fil des années, ce risque de mortalité suicidaire. Il est supposé qu’un effet proprement anti-suicide soit ici à l’œuvre, et non seulement par un effet de prévention des épisodes maniacodépressifs, dans la mesure où les autres médicaments régulateurs de l’humeur n’ont pas un effet anti-suicide équivalent. On observerait aussi une diminution du risque de démence tardive.

Mots-clés : suicide, troubles bipolaires, lithium, prévention

ARTICLE

Auteur(s) : Marc Louis Bourgeois

ISPO, Université Victor Segalen, 33076 Bordeaux Cedex
Hôpital Charles Perrens, 121, rue de la Béchade, 33076 Bordeaux

Le suicide est responsable de 11 500 décès chaque année en France [17]. L’immense majorité de ces suicides résulte de maladies mentales, dont 15 % du trouble bipolaire [11, 17]. Chez les patients bipolaires le risque de suicide est de 10 à 20 fois plus élevé que dans la population générale [12, 13], risque majoré s’il y a association à un alcoolisme ou à une toxicomanie, particulièrement chez les jeunes [5, 18, 36]. Enfin, 19 % des décès des patients bipolaires sont dus au suicide [20].Depuis plusieurs années, la Direction générale de la santé a retenu la prévention du suicide comme priorité nationale [17] et l’Anaes a organisé une Conférence de consensus sur le sujet [2]. Le délai entre les premiers symptômes et la première prescription d’un traitement adapté à la maladie bipolaire est en moyenne de dix ans [17]. Dix ans pendant lesquels le trouble s’aggrave, entraînant le suicide, alors que des traitements efficaces sont disponibles.Le lithium est le médicament le plus étudié dans la prévention du suicide chez les patients bipolaires. Il est le seul dont l’efficacité est largement confirmée par des méta-analyses et des études bien contrôlées. Il ramène le risque suicidant à un taux proche de la population générale, du moins après une année de traitement [2, 9, 13]. L’effet préventif des antidépresseurs reste incertain et ils pourraient avoir un effet préjudiciable plutôt que thérapeutique. Les anticonvulsivants (valproate, carbamazépine, gabapentine, lamotrigine et topiramate), bien que plus concurrentiels au niveau commercial, n’ont pas encore prouvé leur efficacité dans la prévention du suicide et des études comparatives ont démontré leur infériorité par rapport au lithium [19, 21].L’objectif de cet article est de passer en revue les études récentes concernant le lithium dans la prévention du suicide chez les patients bipolaires afin de mieux définir son profil et ses modalités thérapeutiques. Les mécanismes pharmacologiques et les recommandations sont discutés en parallèle.

Essais thérapeutiques

Lithium

Le lithium a été employé depuis 1949 pour stabiliser les patients bipolaires [33]. En 1972, Barraclough présupposait déjà son efficacité dans la prévention du suicide [10]. Depuis lors, des études en nombre désormais substantiel sont venues confirmer son rôle préventif dans la mortalité suicidaire et dans la réduction de la mortalité générale des patients bipolaires [3, 5-9, 16, 24, 27, 31, 34, 35, 38]. Le tableau 1 résume l’essentiel de ces études.

En 2003, Baldessarini et al. [9] ont mis à jour et analysé à nouveau les données de la littérature concernant le lithium dans la prévention du suicide au cours de désordres affectifs (patients unipolaires dépressifs et bipolaires du types I et II). Ils ont analysé les données de 34 études impliquant 42 groupes ayant bénéficié d’un traitement d’entretien avec du lithium pendant une moyenne de 3,36 années et 25 groupes témoins sans lithium suivis pendant 5,88 ans. Au total, 16 221 malades ont été analysés, ce qui représente une durée d’observation totale de 64 233 années-personnes. Le risque suicidaire/100 années-personnes a été en moyenne de 3,10 sans lithium versus 0,210 avec (93 % différence) et approximativement 0,315 pour la population générale. Pour les tentatives de suicide, les taux correspondants étaient de 4,65 versus 0,312 (93 % différence) et, pour les suicides réalisés, 0,942 versus 0,174 (82 % différence). Le bénéfice thérapeutique chez les patients bipolaires a été similaire à celui d’autres désordres affectifs, majeurs et récurrents (95 versus 91 % pour tous actes suicidaires). La réduction du risque pour les patients unipolaires dépressifs, bipolaires de type II et bipolaires de type I a été de 100 %, 82 % et 67 % respectivement. Le risque de suicide sans lithium a eu tendance à augmenter de 1970 à 2002, sans aucune perte d’efficacité du traitement par le lithium. Ces observations ont clairement démontré une réduction majeure du risque suicidaire (tentatives et passages à l’acte) d’après l’ordre d’efficacité suivant : patients unipolaires, bipolaires de type II et bipolaires de type I.

Très récemment, Cipriani et al. [15] ont examiné les résultats de 32 essais cliniques randomisés, comprenant 3458 participants — résultats comparant le lithium à d’autres médicaments pour un traitement à long terme des désordres de l’humeur. Cette revue a révélé que les patients sous lithium sont en moyenne 4 fois moins susceptibles de se suicider que ceux qui suivent un autre traitement.

Tableau 1 Études cliniques concernant l’efficacité du lithium dans la prévention du suicide

Patients

Type d’étude

Effet du lithium

Référence

  • 186 unipolaires
  • 220 bipolaires (avec ou sans lithium)


Suivi pendant 21 à 26 ans

Réduction de 60-70 % de la fréquence du suicide

Angst et al. [3]

  • 93 unipolaires,
  • 175 bipolaires
  • 110 schizoaffectifs


Suivi pendant 2,5 ans

Sur 9 suicides et 5 tentatives, aucun cas traité avec du lithium

Thies-Fletchner [34]

  • 67 unipolaires
  • 36 bipolaires traités avec du lithium


Suivi pendant 18 ans

70-80 % moins de suicides que chez des patients sans lithium (d’autres études)

Coppen et Farmer [16]

  • 70 unipolaires
  • 240 bipolaires
  • 44 schizoaffectifs


Traitement avec lithium pendant au moins 1 an

Réduction de 77 % du risque de suicide

Nilsson [31]

  • 186 bipolaires de type I
  • 124 bipolaires de type II


Traitement avec lithium pendant au moins 6 mois

Risque de suicide 9,75 fois moindre sous lithium

Tondo et al. [35]

104 tentatives de suicide

Suivi pendant 18,3 ans

Risque de suicide 6,59 fois moindre sous lithium

Baldessarini et al. [5]

Lithium versus anticonvulsivants

Contrairement au lithium, on connaît peu de l’efficacité d’autres agents pour réduire le risque de suicide dans les troubles affectifs. Le suicide est rare et, de ce fait, un essai pour tester l’effet des médicaments sur son taux doit inclure des milliers de patients.

Dans une étude rétrospective de cohorte, Goodwin et al. [19, 21] ont comparé le valproate au lithium pour leur efficacité dans la prévention du suicide (la carbamazépine a été également étudié). Des données ont été obtenues sur 20 638 patients bipolaires, âgés de 14 ans ou plus, et ayant reçu du valproate, du lithium ou de la carbamazépine en sortie d’hospitalisation. Le suivi moyen ultérieur était approximativement de 3 ans par individu. Le risque de suicide était 2,7 fois plus élevé pendant le traitement avec du valproate qu’avec du lithium ainsi que les taux pour les tentatives non fatales. Bien que la puissance de l’analyse n’ait pas permis d’évaluer la carbamazépine, les patients prenant ce médicament ont été plus fréquemment hospitalisés pour des tentatives de suicide.

Antidépresseurs

De nombreuses études épidémiologiques sont en faveur d’une diminution du risque suicidaire chez les patients déprimés traités par antidépresseurs [23]. En dehors des déprimés, on retrouve un effet modérément favorable des IRS (inhibiteur de la recapture de la sérotonine) sur le risque suicidaire de patients souffrants de troubles anxieux spécifiques, de troubles obsessionnels compulsifs ou de troubles de la personnalité [2] mais pas chez des patients bipolaires. De plus, les antidépresseurs peuvent induire des épisodes maniaques ou des cycles rapides chez les patients bipolaires prédisposés [22]. Finalement, des phénomènes de raptus suicidaires brutaux et d’idéation suicidaire ont été rapportés avec tous les antidépresseurs [2].

Autres médicaments

Il n’a jamais été clairement démontré que les antipsychotiques classiques réduisaient le risque de suicide ou de tentative de suicide chez les patients schizophrènes [2]. Il existe quelques arguments en faveur d’un effet protecteur contre le suicide, des antipsychotiques atypiques [2]. Dans les troubles de la personnalité, en particulier borderline, leur efficacité pour la protection du risque suicidaire n’apparaît que dans le sous-groupe des patients les moins affectés [2].

Les benzodiazépines n’ont pas montré d’efficacité dans le risque suicidaire [2].

Profil thérapeutique du lithium

Couverture du risque suicidaire

Des études à long terme menées chez les patients dépressifs unipolaires ont clairement démontré que le lithium ramène le taux de suicide à celui observé dans la population générale [1, 9]. Cependant, chez les patients bipolaires, il reste un risque résiduel, faible (18 %), mais qui excède le taux de la population générale [14, 9]. Ce risque résiduel peut refléter des limitations dans l’efficacité du traitement lui-même et/ou un défaut d’observance du traitement de maintien à long terme.

Puisque le comportement suicidaire est étroitement associé aux états mixtes dépressifs ou dysphoriques concourants des patients bipolaires, il est probable que le risque suicidaire résiduel soit associé à des récidives des états dépressifs ou mixtes. Le lithium a été traditionnellement considéré comme assurant une meilleure protection contre la manie que contre la dépression bipolaire. Puisque le suicide est étroitement associé à la dépression, une meilleure protection contre la dépression bipolaire pourrait entièrement normaliser le risque suicidaire dans les troubles bipolaires.

Durée exigée du traitement

Des études cliniques suggèrent que le lithium n’exerce son efficacité anti-suicidaire que sur le long terme. Ainsi, Ahrens et al. [1] ont observé un taux normal de suicide (et de mortalité cardiovasculaire) chez 641 patients recevant du lithium pendant deux années ou plus, mais non chez 186 patients ayant reçu du lithium pendant moins de deux ans. À ce propos, la conférence de consensus de l’Anaes [2] suggère une normalisation du taux de suicide après un traitement de maintien d’au moins un an.

Risque suicidaire après cessation du traitement

L’usage du lithium dans le traitement du trouble bipolaire a diminué à mesure qu’augmentait celui des anticonvulsivants. Par ailleurs, l’arrêt du traitement d’entretien avec le lithium est associé à une forte hausse du risque suicidaire chez les patients bipolaires de types I et II [6, 25, 35, 37]. Chez ces patients, presque 90 % des suicides et tentatives de suicide se sont produits pendant des états dépressifs ou dysphoriques mixtes, en association significative avec des facteurs prédictifs tels qu’une dépression grave précédente, des tentatives antérieures de suicide ou un plus jeune âge du sujet au début de la maladie. Ces résultats suggèrent fortement que l’interruption du traitement au lithium augmente le risque de suicide à des taux bien plus élevés que ceux observés avant traitement ou après plus d’un an de cessation du traitement.

Suicide par intoxication au lithium

Montagnon et al. [30] ont étudié 81 cas d’empoisonnement au lithium et ont montré que les intoxications délibérées sont fréquentes pendant les 3 premières années du traitement au lithium, tout comme chez les patients présentant des antécédents de tentative de suicide. De telles intoxications thérapeutiques ont pu généralement être évitées par l’éducation du patient concernant l’hygiène et le régime alimentaire et par une surveillance sérieuse dans les cas de maladies intercurrentes.

Mécanismes pharmacologiques

Le mécanisme par lequel le lithium exerce son effet anti-suicidaire n’est pas clair. Il résulte probablement d’un effet anti-suicide direct ou d’un effet secondaire, grâce à la prévention des récidives, en particulier dans les cas d’épisodes dépressifs. En plus de sa protection contre les récidives, le lithium améliore la stabilité émotive globale, les rapports interpersonnels et, par un suivi clinique soutenu, l’activité professionnelle, l’auto-estime ; il réduit possiblement la comorbidité par abus de substances variées.

Au niveau biologique, la mort par suicide est clairement associée à une déficience fonctionnelle des systèmes centraux sérotoninergiques [29]. Une possibilité alternative est donc la capacité du lithium à potentialiser les effets de la sérotonine dans le cerveau, et à diminuer de ce fait l’agression, l’agitation et l’impulsivité [4, 40]. En effet, l’administration à long terme de lithium augmente le turnover de la sérotonine au niveau de l’hippocampe de rat [39]. Si le lithium protège contre le suicide grâce à son activité sérotoninergique centrale, d’autres agents ayant des propriétés pharmacodynamiques différentes peuvent ne pas être également protecteurs contre le suicide.

Études en cours

Lauterbach et al. [28] étudient actuellement l’effet anti-suicide du lithium chez des patients non bipolaires (Supli-Study). Supli-Study est le premier essai en double insu, randomisé, multicentrique, versus placebo, conçu aux fins de déterminer les effets préventifs anti-suicide du lithium chez des patients présentant un comportement suicidaire, mais ne souffrant pas de trouble bipolaire ou d’un trouble dépressif majeur récurrent. Les patients ayant une histoire récente de tentative de suicide sont traités avec du lithium ou un placebo pendant une période de 12 mois. L’hypothèse de travail est que le lithium réduira de 50 % le comportement suicidaire.

Le groupe de Harvard — Baldessarini, et ses collègues Leonardo Tondo et John Hennen — sont en train d’étudier les effets anti-suicide à long terme des antidépresseurs (prozac et autres). Baldessarini a noté que « les compagnies pharmaceutiques ont fait des essais à court terme (pendant environ 6 semaines sur ces médicaments) et que ceux-ci ne montraient aucune réduction des taux de suicide ». Des études à long terme pourraient s’avérer significatives.

Recommandations

En 2002, l’APA (American Psychiatric Association) a publié une version révisée de ses recommandations pour le traitement du trouble bipolaire (www.psych.org). Concernant la prévention du suicide, ses recommandations on été reprises (en ligne générale) par d’autres recommandations plus récentes [21, 26], aussi que par les Nice guidelines, en cours d’élaboration (www.nice.org.uk).

Les recommandations de l’APA concernant le trouble bipolaire notent que le traitement d’entretien à long terme avec du lithium réduit significativement le risque de suicide et les tentatives de suicide, alors que les données des taux abaissés de suicide avec des antidépresseurs sont peu concluantes. Les recommandations européennes sont semblables à celles de l’APA. Ainsi, la directive n° 82 de Signe (réseau interuniversitaire écossais de directives) sur les troubles bipolaires, recommande : « le traitement aigu et d’entretien au lithium des patients bipolaires devrait être optimisé afin de réduire au minimum le risque de suicide ».

Conclusion

Dans le trouble bipolaire, le lithium est le médicament anti-suicide le plus efficace, le plus abondamment étudié et celui pour lequel on dispose de la meilleure documentation concernant son efficacité et ses modalités de traitement. Son efficacité dans la prévention du suicide est probablement due à son impact sur deux facteurs de risque majeurs du suicide : sa capacité à augmenter le turnover de la sérotonine dans le cerveau — et ainsi diminuer l’agression, l’agitation et l’impulsivité — et à son pouvoir de diminuer ou de supprimer les récidives de manie et de dépression chez la plupart des patients bipolaires.

Ces arguments ne signifient pas nécessairement que toute personne souffrant de trouble bipolaire doive prendre du lithium, mais il faut tenir compte de ses effets bénéfiques importants — ainsi que de ses effets adverses — dans le choix d’un traitement. En effet, le traitement avec du lithium exige le contrôle des niveaux sanguins afin de prévenir des effets indésirables, tels qu’un déficit émotionnel, une diminution de capacité cognitive ou des problèmes de coordination.

Une certaine marginalisation du lithium résulte aussi de l’introduction des nouveaux thymorégulateurs ou antidépresseurs ; cependant leur efficacité dans la prévention du suicide n’est pas démontrée. De plus, l’étude de Goodwin et al. [21] a montré un risque de suicide 2,7 fois plus élevé avec du valproate qu’avec du lithium. En conséquence, les recommandations reconnaissent le lithium comme étant la médication de choix pour la prévention du suicide, surtout chez les malades à risque.

Ajoutons à toutes ces données la possibilité de réduction du risque de démence sénile chez les patients bipolaires traités par lithium [32].

Références

1 Ahrens B, Grof P, Moller HJ, Muller-Oerlinghausen B, Wolf T. Extended survival of patients on long-term lithium treatment. Can J Psychiatry 1995 ; 40 : 241-6.

2 Anaes. Conférence de consensus. La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge. Hôpital Pitié-Salpêtrière. 19-20 octobre 2000.

3 Angst J, Sellaro R, Angst F. Long-term outcome and mortality of treated versus untreated bipolar and depressed patients : a preliminary report. Int J Psychiatr Clin Pract 1998 ; 2 : 115-9.

4 Baldessarini RJ. Drugs and the treatment of psychiatric disorders : antimanic and antidepressant agents. In : Hardman JG, Limbird LE, Molinoff PB, Ruddon RW, Gilman AG, eds. Goodman and Gilman’s. The pharmacological basis of therapeutics.. New York : McGraw-Hill Press, 1996.

5 Baldessarini RJ, Jamison KR. Effects of medical interventions on suicidal behavior : summary and conclusions. J Clin Psychiatry 1999 ; 60(suppl 2) : 117-22.

6 Baldessarini RJ, Tondo L. Effects of lithium treatment in bipolar disorders and post-treatment-discontinuation recurrence risk. Clin Drug Investigation 1998 ; 15 : 337-51.

7 Baldessarini RJ, Tondo L, Hennen J. Effectsof lithium treatment and its discontinuation on suicidal behaviour in bipolar manic-depessive disorders. J Clin Psychiatr 1999 ; 60(suppl.2) : 77-84.

8 Baldessarini RJ, Tondo L, Hennen J. Treating the suicidal patient with bipolar disorder : reducing suicide risk with lithium. Ann N Y Acad Sci 2001 ; 932 : 24-38.

9 Baldessarini RJ, Tondo L, Hennen J. Lithium treatment and suicide risk in major affective disorders : update and new findings. J Clin Psychiatry 2003 ; 64(Suppl 5) : 44-52.

10 Barraclough B. A medical approach to suicide prevention. Soc Sci Med 1972 ; 6 : 661-7.

11 Bioulac S, Bourgeois M, Ekouevi DK, Bonnin JM, Gonzales B, Castello MF. Les facteurs prédictifs du suicide : étude prospective sur 8 ans de 200 patients hospitalisés en psychiatrie. Encephale 2000 ; 26 : 1-7.

12 Bostwick JM, Pankratz VS. Affective disorders and suicide risk. Am J Psychiatry 2000 ; 157 : 1925-32.

13 Bourgeois ML, Verdoux H. Le risque suicidaire dans les troubles bipolaires. L’Encéphale. 1997 ; 23 (spec. n° 1) : 35-41.

14 Brodersen A, Licht RW, Vestergaard P, Olesen AV, Mortensen PB. Sixteen-year mortality in patients with affective disorder commenced on lithium. Br J Psychiatry 2000 ; 176 : 429-33.

15 Cipriani A, Pretty H, Hawton K, Geddes JR. Lithium in the prevention of suicidal behavior and all-cause mortality in patients with mood disorders : a systematic review of randomized trials. Am J Psychiatry 2005 ; 162 : 1805-9.

16 Coppen A, Farmer R. Suicide mortality in patients on lithium maintenance therapy. J Affect Disord 1999 ; 50 : 261-7.

17 Dab W. La prévention du suicide. Adsp 2003 ; 45 : 1.

18 Faedda GI, Baldessarini RJ, Suppes T, Tondo L, Becker I, Lipschitz D. Pediatric-onset bipolar disorder. a neglected clinical and public health problem. Harv Rev Psychiatry 1995 ; 3 : 171-95.

19 Goodwin GM. Evidence-based guidelines for treating bipolar disorder : Recommendations from the British Association for Psychopharmacology. J Psychopharmacol 2003 ; 17 : 149-73.

20 Goodwin K, Jamison KR. Manic-Depressive Illness.. New York, NY : Oxford University Press, 1997.

21 Goodwin FK, Fireman B, Simon GE, et al. Suicide risk in bipolar disorder during treatment with lithium and divalproex. JAMA 2003 ; 290 : 1467-73.

22 Howland RH. Induction of mania with serotonin reuptake inhibitors. J Clin Psychopharmacol 1996 ; 16 : 425-7.

23 Isacsson G, Rich CL. Antidepressant drug use and suicide prevention. Int Rev Psychiatry 2005 ; 17 : 153-62.

24 Isometsa ET, Henriksson M, Lonnqvist J. Completed suicide and recent lithium treatment. J Affect Dis 1992 ; 26 : 101-4.

25 Kallner G, Lindelius R, Petterson U, Stockman O, Tham A. Mortality in 497 patients with affective disorders attending a lithium clinic or after having left it. Pharmacopsychiatry 2000 ; 33 : 8-13.

26 Keck Jr PE, Perlis RH, Otto MW, Carpenter D, Ross R, Docherty JP. The Expert Consensus Guideline Series : Treatment of bipolar disorder 2004.. Postgrad Med Special Report, 2004 ; 1–120.

27 Kessing LV, Sondergard L, Kvist K, Andersen PK. Suicide risk in patients treated with lithium. Arch Gen Psychiatry 2005 ; 62 : 860-6.

28 Lauterbach E, Ahrens B, Felber W, et al. Suicide prevention by lithium SUPLI--challenges of a multi-center prospective study. Arch Suicide Res 2005 ; 9 : 27-34.

29 Mann JJ. A current perspective of suicide and attempted suicide. Ann Intern Med 2002 ; 136 : 302-11.

30 Montagnon F, Saïd S, Lepine JP. Lithium : poisonings and suicide prevention. Eur Psychiatry 2002 ; 17 : 92-5.

31 Nilsson A. Lithium therapyy and suicide risk. J Clin Psychiatr 1999 ; 60(suppl. 2) : 85-8.

32 Nunes PV, Forlenza OV, Gattaz WF. Lithium and risk for Alzheimer’s disease in elderly patients with bipolar disorder. Br J Psychiatry 2007 ; 190 : 359-60.

33 Schou M. Cinquante ans de traitement par le lithium. Encephale 2000 ; 26 : 1-6.

34 Thies-Fletchner K, Muller-Oerlinghausen B, Seibert W, Walther A, Greil W. Effect of prophylactic treatment on suicide risk in patients with major affective disorders. Data from a randomized prospective trial. Pharmacopsychiatry 1996 ; 29 : 103-7.

35 Tondo L, Baldessarini RJ, Floris G, Silvetti F, Hennen J, Tohen M. Lithium treatment and risk of suicidal behavior in bipolar disorder patients. J Clin Psychiatry 1998 ; 59 : 405-14.

36 Tondo L, Baldessarini RJ, Hennen J, et al. Suicide attempts in major affective disorder patients with comorbid substance use disorders. J Clin Psychiatry 1999 ; 60(suppl 2) : 63-9.

37 Tondo L, Baldessarini RJ, Hennen J, et al. Lower suicide risk with long-term lithium treatment in major affective illness : A meta-analysis. Acta Psychiatr Scand 2001 ; 104 : 163-72.

38 Tondo L, Jamison KR, Baldessarini RJ. Antisuicide effects of lithium. Ann N Y Acad Sci 1997 ; 836 : 339-51.

39 Treiser SL, Cascio CS, O’Donohue TL, Thoa NB, Jacobowitz DM, Kellar KJ. Lithium increases serotonin release and decreases serotonin receptors in the hippocampus. Science 1981 ; 213 : 1529-31.

40 Wickham EA, Reed FV. Lithium for the control of aggressive and self-mutilating behavior. Int Clin Psychopharmacol 1977 ; 2 : 181-90.


 

Qui sommes-nous ? - Contactez-nous - Conditions d'utilisation - Paiement sécurisé
Actualités - Les congrès
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - Tous droits réservés
[ Informations légales - Powered by Dolomède ]