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Activité anxiolytique de la cyamémazine : rôle des récepteurs sérotoninergiques |
l'Information Psychiatrique. Volume 83, Numéro 7, 595-601, Septembre 2007, Psychopharmacovigilance
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Article gratuit
Summary
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Auteur(s) : Philippe Nuss, Pierre-Michel Llorca, Christophe Lançon, Ricardo Garay, Yann Hodé, Ahcène Hameg, Franck Baylé |
Résumé : La cyamémazine (Tercian
®), neuroleptique le plus prescrit en France, l’est souvent en association avec d’autres antipsychotiques. L’intérêt que lui portent les cliniciens résulte de son activité anxiolytique remarquable et de son impact extrapyramidal limité. Des études neuropharmacologiques récentes ont mis en évidence sa puissante activité antagoniste sur les récepteurs sérotoninergiques, activité qui pourrait expliquer, au moins en partie, son profil thérapeutique. Les travaux effectués sur les récepteurs monoaminergiques humains exprimés sur des membranes de cellules transfectées, ceux effectués sur des organes isolés ou chez l’animal entier mettent tous en évidence une plus forte affinité de la cyamémazine pour les récepteurs sérotoninergiques 5HT
2A que pour les récepteurs dopaminergiques D
2. Les mesures effectuées en imagerie chez l’homme retrouvent cette caractéristique. La fixation modérée sur les récepteurs D
2 semble ainsi expliquer la faible incidence des effets extrapyramidaux lors des traitements par la cyamémazine. Sa forte fixation sur les récepteurs 5HT
2 pourrait par ailleurs participer à son activité anxiolytique constatée en clinique humaine. |
Mots-clés : antipsychotique, neuroleptique, sérotonine, récepteur, cyamémazine |
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