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Place de la psychanalyse dans les Études psychiatriques d’Henri Ey


l'Information Psychiatrique. Volume 83, Numéro 1, 55-61, Janvier 2007, À propos de…

Article gratuit   Summary  

Auteur(s) : Patrice Belzeaux

Résumé : La réédition des Études psychiatriques parues entre 1948 et 1954 a été l’occasion, entre autres, de refaire le point sur les rapports d’Henri Ey avec la psychanalyse. La relecture attentive de son œuvre révèle qu’Henri Ey, loin d’être l’opposant à la psychanalyse que l’on croit généralement, en a été le défenseur (à condition qu’elle ne soit pas hégémonique sur toute autre forme d’approche). Son intérêt va même jusqu’à en recommander la pratique pour tous les psychiatres qui voudraient approfondir leurs connaissances psychopathologiques. Mais s’il n’accepte toujours pas la causalité première et linéaire défendue par la psychanalyse, celle du sens qui fait cause, la surprise reste grande de constater que, jusqu’à la fin de sa vie, son intérêt pour les conflits les plus archaïques de la psyché tels que M. Klein les décrit ne se dément pas. Et c’est à l’aune des névroses graves et des psychoses qu’il apprécie l’intérêt de la psychanalyse. C’est à ce titre que, dans son ouvrage posthume, il confie son regret de ne pas avoir retravaillé avec plus de détermination l’œuvre de C.G. Jung pour son éclairage sur la naissance primordiale des symboles et la question de l’originaire avant toute sexualité. Pour conclure notre relecture, nous défendons la thèse que la théorie organodynamisme de H. Ey, déployée dans le temps et non dans l’espace du cerveau, est dans l’articulation sémantique de son discours une « fiction » métaphorique qui introduit à un traitement possible de la psychose.

Mots-clés : organodynamisme, causalité psychique, psychanalyse des psychoses, originaire, métaphore, fiction

 

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