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Psychogenèse du cancer


l'Information Psychiatrique. Volume 82, Numéro 8, 683-8, Octobre 2006, Question ouverte

DOI : 10.1684/ipe.2006.0012

Résumé   Summary  

Auteur(s) : Othman Amami, Rim Akrout, Jihene Ben Thabet-Kamoun, Wassim Ketata, Mariem Siala-Kamoun , CHU Hédi Chaker, Service de psychiatrie B, 3029 Sfax, Tunisie.

Résumé : Le cancer est une maladie multifactorielle dont l’éclosion dépend, certes, de facteurs biologiques, mais aussi de facteurs psychologiques. Les différentes recherches concernant la « psychogenèse » du cancer se sont confrontées à des difficultés méthodologiques en rapport essentiellement avec la méconnaissance de l’ancienneté du processus cancéreux et de la durée de la phase infraclinique. Nous proposons une mise au point concernant l’implication des facteurs psychologiques dans la genèse du cancer. Nous étudierons notamment l’influence du stress, de la dépression et de la personnalité de type C sur le système immunitaire, ainsi que l’apport de la psychoneuro-immunologie.

Mots-clés : cancer, genèse, dépression, alexithymie, personnalité de type C, stress

ARTICLE

Auteur(s) : Othman Amami, Rim Akrout, Jihene Ben Thabet-Kamoun, Wassim Ketata, Mariem Siala-Kamoun

CHU Hédi Chaker, Service de psychiatrie B, 3029 Sfax, Tunisie

Depuis longtemps des théories établissant des liens entre facteurs psychologiques et cancer ont été émises [16]. Les conclusions des différentes études actuelles se répartissent entre confirmation et infirmation de cette relation [14].Nous proposons, dans ce travail, une mise au point concernant l’implication de facteurs psychologiques dans la genèse du cancer et l’apport de la psychoneuro-immunologie. Le stress, la dépression, l’alexithymie et la personnalité de type C seront particulièrement étudiés.

Carcinogenèse et immunité

La carcinogenèse implique l’induction, la promotion et la progression [17]. L’induction est la transformation d’une cellule normale en une cellule maligne en rapport avec une prédisposition génétique, l’exposition à un virus, l’altération du fonctionnement cellulaire, etc. [17].

La cellule maligne, après sa stimulation, peut proliférer, envahir les structures biologiques voisines formant une tumeur locale : c’est la phase de promotion du cancer [17]. La phase de progression permet l’apparition du cancer à distance sous forme de métastases suite à la fragilisation des défenses de l’organisme via les relais hormonaux et immunologiques [17].

Le cancer est une maladie multifactorielle. La composante psychologique reste un sujet de controverse.

Les avancées récentes en matière de neuro-immunologie viennent conforter l’hypothèse d’une psychogenèse du cancer : il est maintenant clairement établi que la cellule fait partie d’un système complexe, impliquant de nombreux mécanismes de communication et d’interférences entre le système nerveux central et les systèmes endocrinien et immunitaire [22].

Ces systèmes partagent des médiateurs et des récepteurs communs, ce qui suggère que le cerveau joue un rôle régulateur de la réponse immunitaire [22]. Entre les facteurs psychologiques et le cancer, alors que nous connaissions déjà les hormones de stress, est ainsi venue se glisser la notion de « dépression de la surveillance immunitaire » [23].

L’activation persistante de l’axe hypothalamo-hypophysaire adrénergique dans le stress chronique et la dépression diminue probablement la réponse immunitaire et contribue au développement et à la progression de certains types de cancer [22]. En effet, la phase de progression du cancer est secondaire à la fragilisation des défenses de l’organisme via des facteurs hormonaux et immunologiques [16].

Dès 1983, Schleifer et al. [18] relèvent, chez des patients hospitalisés pour dépression majeure, une réduction significative des réactions lymphocytaires aux mitogènes et du nombre absolu de cellules B et T, ainsi qu’une augmentation du taux de cortisol plasmique et une diminution de l’activité des cellules natural killer (NK) [6]. Tout semble donc montrer que « désespoir rime avec immunodépression ».

La psychoneuro-immunologie analyse ainsi les situations cliniques où les facteurs psychologiques s’accompagnent d’une modification immunitaire des défenses de l’organisme. Parmi ces différents facteurs, les plus étudiés sont le stress, la dépression, l’alexithymie et la personnalité dite cancéreuse de type C.

Dépression et genèse du cancer

Les résultats des études relatives à l’impact de la dépression sur l’incidence du cancer « font le bonheur » des défenseurs de l’hypothèse tout comme celui de ses détracteurs [24].

L’étude de Jadoulle et al. [10], réalisée en 1966, note que les niveaux initiaux de dépression-désespoir étaient significativement associés au risque de cancer.

Dans une étude prospective réalisée en 1987 et évaluant l’incidence et la mortalité par cancer dans une population de 2020 hommes en utilisant un inventaire de personnalité (MMPI), Persky et al. [13] concluent à un rôle prédisposant de la dépression.

D’autres travaux étudiant l’impact de la dépression concluent à un risque nul ou faible et ne permettent pas de définir celle-ci comme un facteur de risque bien établi [10]. Parmi eux, nous citons deux méta-analyses :

  • dans la méta-analyse de Mc Gee et al. [5], réalisée en 1994 à partir de 7 études prospectives menées entre 1979 et 1990 sur les liens entre dépression et carcinogenèse, la relation entre un épisode dépressif récent et le développement d’un cancer apparaît comme modeste ;
  • la méta-analyse de McKenna et al. [11], faite en 1999 à partir de 22 études, ne rapporte pas d’association significative entre le cancer du sein et les troubles anxiodépressifs.

Dans une revue de la littérature réalisée en 2000 concernant les facteurs de risque psychosociaux du cancer du sein, Butow et al. [4] ne retrouvent pas non plus d’éléments suffisamment convergents pour attribuer aux affects dépressifs un rôle étiologique franc.

Ainsi, l’absence de congruence des données de la littérature empêche de conclure à un rôle étiologique bien établi de la dépression en matière de cancer. De façon indirecte, il est par contre bien établi que la dépression peut favoriser à long terme un processus cancéreux en induisant des comportements à risque, tels que l’alcoolisme, le tabagisme, la sédentarité et les abus alimentaires. En cas de cancer déclaré, elle peut également en faciliter l’évolution en allongeant le délai de consultation et en diminuant l’observance du traitement [10].

Alexithymie et genèse du cancer

Les résultats concernant l’alexithymie sont discordants. La perplexité est d’autant plus forte qu’il y a un manque flagrant d’études prospectives.

Todarello et al. [21] ont fait passer des tests de personnalité à 200 femmes juste avant leur mammographie : la comparaison des tests des 13 patientes diagnostiquées comme cancéreuses avec ceux des autres indemnes a montré que les premières présentaient des traits alexithymiques plus prononcés. Le même auteur a réalisé en 1994 et 1997 deux études et conclut à une prévalence plus élevée de l’alexithymie chez les femmes souffrant d’un cancer cervical intra-épithélial par rapport aux femmes ayant un col sain [19, 20].

Anagnostopoulos et al. [1] ont étudié 448 femmes avant un dépistage du cancer du sein. Contrairement à l’équipe de Todarello, ils ne trouvent pas de différence significative entre les patientes cancéreuses et non cancéreuses quant aux scores d’alexithymie obtenus.

Stress et genèse du cancer

Certains auteurs estiment que la littérature comporte suffisamment d’arguments pour défendre l’existence d’une relation causale entre le stress et le cancer [16]. La plupart sont cependant très prudents et refusent de conclure trop vite à un rôle étiologique franc du stress [22].

Dans l’ensemble, les études prospectives ne trouvent pas de corrélation significative entre stress et cancer ; quant aux études rétrospectives, sujettes à trop de biais, elles ont des résultats contradictoires.

Ainsi, pour Fox, dont l’étude est parue en 1995 [8], il est presque certain que les événements de vie stressants ne constituent pas des facteurs de risque. Le cancer du sein est le cancer le plus fréquemment cité dans les études (tableau 1)( Tableau 1 ).

Selon Gerits [9], il n’existe pas jusqu’ici d’évidence d’une contribution des événements de vie stressants à un accroissement du risque de cancer du sein, au vu des études reposant sur une méthodologie fiable. Par ailleurs, l’impact des événements de vie sur le pronostic évolutif du cancer du sein lui semble faible.

Dans leur méta-analyse sur le cancer du sein, McKenna et al. [11] trouvent une association significative avec des séparations proches et des événements de vie stressants antérieurs.

Concernant le cas particulier du deuil, souvent considéré comme une situation existentielle stressante, presque aucune des études prospectives n’a montré de surmortalité par cancer chez les veufs. Seuls certains travaux rapportent un tel accroissement sur une période de 6 à 24 mois après le veuvage, soit sur un laps de temps trop court pour pouvoir incriminer l’événement stressant [10].
Tableau 1 Événement de vie et cancer de sein

Auteur

Nature de l’étude

Sujet et méthodes

Résultats

Gérits et al. [9]

Méta-analyse

29 études

Pas de contribution des événements de vie stressants à l’accroissement du risque de cancer du sein.

McKenna et al. [11]

Méta-analyse

46 études

Les événements de vie associés à la survenue d’un cancer du sein.

Type de personnalité et risque de survenue de cancer

L’hypothèse selon laquelle certaines caractéristiques stables de la personnalité sont associées au risque de développer certaines maladies est très ancienne. Diverses études d’inspiration épidémiologique ou psychosomatique ont recherché une « personnalité des cancéreux » [5].

Temoshok et al. [16] ont décrit un style de personnalité, dit de type C : le patient serait coopératif, conciliant, patient, réprimant ses émotions négatives, particulièrement la colère ; il éprouve des difficultés à s’affirmer, se soumet volontiers aux autorités et sacrifie ses besoins au profit de ceux d’autrui. Selon certains auteurs, cette personnalité de type C prédisposerait au cancer [10].

McKenna et al. [11] ont réalisé une méta-analyse (à propos de 46 études) sur les relations entre les facteurs psychosociaux et le développement du cancer du sein : leurs analyses statistiques rapportent une association significative avec les personnalités évitant les conflits. L’étude de Crevenka [10] plaide pour un rôle prédisposant de la rationalisation et de la répression émotionnelle.

Ainsi, la relation entre personnalité, système immunitaire et cancer est controversée. En effet, hormis celle de Crevenka [10], la plupart des études plaidant pour un lien entre personnalité et cancer souffrent de limitations méthodologiques importantes : petits échantillons, manque de prise en compte des variables biologiques confondantes, aspect rétrospectif ou semi-prospectif, etc.

Selon FalIer et al. [7], certains aspects de la personnalité parfois dite cancéreuse pourraient ainsi résulter de la façon dont les patients réagissent à leur sentiment d’avoir un cancer. Et comme il semble que la majorité des patients « devinent » leur diagnostic avant même d’avoir les résultats des examens, il faut plus que jamais faire preuve d’une grande prudence quand il s’agit de discuter des liens éventuels entre personnalité et cancer [10].

Méthodologie des études : source de controverses

Les résultats des études investiguant les relations entre les facteurs psychologiques et le cancer sont contradictoires. Cela pourrait être inhérent à plusieurs facteurs.

Des méthodologies variables

Les différentes recherches concernant la psychogenèse du cancer se sont confrontées à des difficultés méthodologiques en rapport essentiellement avec la méconnaissance de l’ancienneté du processus cancéreux et de la durée de la phase infraclinique.

De nombreuses enquêtes rétrospectives ont recherché des facteurs psychologiques prédisposants, mais le diagnostic influence le regard que les patients portent sur leur passé, ce qui biaise leurs résultats [10].

Les études prospectives plus élaborées et plus scientifiques sont rares.

Les résultats des recherches semi-prospectives, où les patients sont recrutés avant un examen diagnostique, sont difficiles à interpréter car les caractéristiques de départ peuvent être en partie réactionnelles au stress de l’examen [10]. Cependant, ce biais semble relativement mineur parce que, en ce qui concerne le risque de survenue du cancer, les revues de la littérature concluent soit à l’absence de lien avec les facteurs psychosociaux, soit à une faible corrélation, mais jamais à une relation forte et claire ; et lorsque certaines études retrouvent une corrélation entre des caractéristiques psychologiques et la durée de survie des patients cancéreux, cette association s’avère relativement faible comparativement à l’impact de facteurs biomédicaux [10].

Le délai entre événement de vie et cancer

Le problème des délais concerne la plupart des études car celles-ci répertorient le plus souvent les événements de vie survenus au cours d’une période de 2 à 5 ans avant le diagnostic du cancer. Or, d’après Gerits [9], une tumeur du sein n’est par exemple cliniquement détectable qu’après une croissance d’environ 8 ans, et l’on ne devrait donc pas considérer les événements de vie des 8 années précédant le diagnostic [10]. Il paraît difficile de parler de facteurs psychologiques influençant l’apparition d’une maladie dont on ne connaît pas précisément la durée exacte ni de sa phase asymptomatique, ni de sa phase symptomatique [16].

L’oubli

La validité et la fidélité varient beaucoup suivant les travaux en fonction de la longueur de la période de rappel et en fonction du temps laissé entre deux rappels. Cela est dû à l’oubli qui s’explique par de banals phénomènes de mémoire, mais aussi par une sélection des événements rapportés. Cette sélection s’effectue en fonction du sens que les événements ont eu et/ou qu’ils ont encore pour le sujet et des mécanismes de défense utilisés [2].

La majoration des affects

Les risques de majoration des affects liés aux événements paraissent d’autant plus importants dans les études concernant les maladies mentales que les patients sont souvent déprimés alors que les témoins, par définition, ne le sont pas [2].

Par ailleurs, on peut faire l’hypothèse que la tendance à l’acquiescement, à donner au chercheur ce que le patient croit qu’il attend (des événements nombreux ou/et des impacts événementiels élevés) peut venir renforcer le risque de majoration des affects [10].

Ajoutons à cela que les sujets malades ont bien souvent tendance à se référer implicitement à une théorie exogène de la maladie (celle de l’événement cause de l’épisode) plus qu’à une théorie endogène (sur le plan génétique, biologique ou psychogénétique) pour expliquer leur maladie. D’où la tentation de rapporter des événements perturbants en nombre.

Des cancers et non un cancer

On se retrouve confrontés à une multiplicité d’études, tantôt rétrospectives, tantôt prospectives, qui s’inscrivent à des stades différents de la maladie. Elles concernent, et c’est là aussi la source de certaines controverses, des cancers différents, des traitements oncologiques différents, des populations différentes, étudiées avec des méthodologies d’investigations psychologiques diverses [16].

Chaque cancer est différent ; il y a probablement des cancers où les facteurs psychogénétiques sont déterminants et d’autres où les facteurs génétiques, viraux, etc., sont primordiaux. Ainsi, les cancers induits par les cancérogènes chimiques sont moins affectés par les facteurs psychologiques, comportementaux et immunologiques que ceux associés à un virus [6].

Des causes indirectes de la baisse de l’immunité

Il est fréquent de parler de corrélation entre baisse de l’immunité et cancer. Mais corrélation ne veut pas dire cause, même si l’existence de liens directs entre émotion et immunité a été établie. Il nous faut aussi rappeler ces agents indirects et généralement sous-estimés qui lient nos comportements à une baisse de l’immunité : carences de sommeil, excès alimentaires, de tabac et d’autres toxiques, et réticence à se présenter aux consultations médicales [12].

Abord psychosomatique

Face à la zone d’ombre qui entoure encore la question de l’étiologie des maladies cancéreuses, on est tenté d’utiliser le « joker psychosomatique » [10]. Les explications psychosomatiques du cancer viennent en effet nous rassurer en nous donnant l’impression de connaître les tenants et aboutissants d’une maladie dont l’origine nous échappe et en nous procurant l’illusion que nous pouvons l’éviter ou la maîtriser en modifiant notre monde intérieur [10].

Pour Calza et Contant [3], il semble probable que la pathologie cancéreuse puisse apparaître dans un contexte d’impasse liée à la perte, pressentie dans l’angoisse et réellement subie dans la dépression : la somatisation sera la conséquence non d’un événement particulier mais de l’accumulation d’événements de vie considérés par le psychisme comme non intégrables à chaque fois, en conduisant finalement ce dernier à l’épuisement tant psychique que somatique. Ces événements renvoient généralement à la perte ou à la séparation et donc convoquent dans la psyché du sujet une problématique non résolue et insoluble.

Deux objections principales vont à l’encontre de ce modèle :

  • ce modèle n’est pas spécifique au cancer et il s’agit plutôt d’une tendance prédisposant à l’épuisement chronique, donc à toutes formes de maladies ;
  • face à une maladie subite et inquiétante et pour lui donner un sens, chacun tend à lui trouver une origine dans sa propre histoire pour rétablir des liens entre le présent et le passé et rendre plus acceptable l’événement.

Si de telles croyances peuvent servir de mécanismes de défense contre l’anxiété et la dépression, le revers de la médaille est le risque de culpabilisation du malade, celui-ci pouvant se considérer comme la cause de sa maladie et comme l’ayant « mérité » [10].

Conclusion

Les connaissances actuelles interdisent toute conclusion hâtive en matière de psychogenèse du cancer : « Faire l’hypothèse que des facteurs psychosociaux peuvent déterminer le devenir psychologique paraît évident, écrit Razavi, mais supposer qu’ils peuvent influencer le devenir physique reste encore actuellement controversé, car ceci impliquerait une compréhension précise des mécanismes physiologiques, psychologiques et sociaux à la base du développement d’une affection physique donnée. Or ceci n’est certainement pas encore le cas en ce qui concerne les affections cancéreuses » [15].

Néanmoins, pour certains individus, dans certaines situations et pour certains types de cancer, des facteurs psychologiques peuvent influencer significativement l’apparition et/ou l’évolution de la maladie.

Si la synthèse des relations psyché-soma doit être faite dans le cadre oncologique, une collaboration multidisciplinaire semble impérative pour une meilleure prise en charge des patients, mais aussi pour mieux comprendre cette maladie dont les mécanismes de la genèse nous échappent.

Références

1 Anagnostopoulos F, Vaslamatzis G, Markidis M, Katsouyanni K, Vassilaros S, Stefanis C. An investigation of hostile and alexithymic characteristics in breast cancer patients. Psychother Psychosom 1993 ; 59 : 179-89.

2 Amiel-Lebigre F. Événements stressants de la vie : méthodologie et résultats. EMC-Psychiatrie 2004 ; 1 : 75-86.

3 Calza A, Contant M. Le symptôme psychosomatique. Paris : Ellipses, 2002.

4 Butow PN, Hiller JE, Price MA, Thackway SV, Kricker A, Tennant CC. Epidemiological evidence for a relationship between life events, coping style and personality factors in the development of breast cancer. J Psychosom Res 2000 ; 49 : 169-81.

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8 Fox BH. The role of psychosocial factors in cancer incidence and prognosis. Oncology 1995 ; 9 : 245-53.

9 Gerits P. Life events, coping and breast cancer : state of the art. Biomed Pharmacother 2000 ; 54 : 229-33.

10 Jadoulle V, Ogez D, Rokbani L. Le cancer, défaite du psychisme? Bull Cancer 2004 ; 91 : 249-56.

11 McKenna MC, Zevon MA, Corn B, Rounds J. Psychosocial factors and the development of breast cancer : a meta-analysis. Health Psychol 1999 ; 18 : 520-31.

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14 Petticrew M, Fraser JM, Regan MF. Adverse life events and risk of breast cancer : a meta-analysis. Br J Health Psychol 1999 ; 4 : 1-17.

15 Razavi D, Chvetzoff G, Farvacques C, Reich M, Kashefi M. Les facteurs de risques psychosociaux. In : Razavi D, Delvaux N, eds. Psychooncology. Le cancer, le malade et sa famille. Paris : Masson, 1998.

16 Reynaert C, Libert Y, Janne P. « Psychogenèse » du cancer : vers une piste psychoneuro-endocrino-immunologique? Ann Med Psychol 2001 ; 159 : 273-84.

17 Rouessé J, Turpin F. Oncologie. Paris : Masson, 1993.

18 Schleifer SJ, Keller SE, Camerino M, Thornton JC, Stein M. Supression of lymphocyte stimulation following bereavement. JAMA 1983 ; 250 : 374-7.

19 Todarello O, Casamassima A, Daniele S, Marinaccio M, Fanciullo F, Valentino L. Alexithymia immunity and cervical intraepithelial neoplasia : a pilot study. Psychother Psychosom 1997 ; 66 : 208-13.

20 Todarello O, Casamassima A, Marinaccio M, La Pesa MW, Caradonna L, Valentino L. Alexithymia, immunity and cervical intraepithelial neoplasia : a pilot study. Psychother Psychosom 1994 ; 61 : 199-204.

21 Todarello O, La Pesa MW, Zaka S, Martino V, Lattanzio E. Alexithymia and breast cancer. Survey of 200 women undergoing mammography. Psychother Psychosom 1989 ; 51 : 51-5.

22 Vissoci Reiche EM, Odebrecht Nunes Vargas S, Kaminami Morimoto H. Stress, depression, the immune system, and cancer. Lancet Oncol 2004 ; 5 : 617-25.

23 Watson M. Breast Cancer. Is there a psychological risk factor in disease progression. In : Schmoll HJ, Towes U, Plotnikoff NP, eds. Psychoneuroimmunology. Interactions between brain, nervous system, behavior, endocrine and immune system. Toronto : Hogrefe & Huber Publishers, 1992.

24 Zonderman AB, Costa PT, McCrae RR. Depression as a risk for cancer morbidity and mortality in a nationally representative sample. JAMA 1989 ; 262 : 1191-5.


 

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