ARTICLE
ATELIER 1
Pédopsychiatrie
Président : A. Plantade - Modérateur :
C. Gaillard-Sizaret
n Pratique d’une unité
d’hospitalisation complète dans un secteur de psychiatrie
infanto-juvénile
Delocque-Fourcaud A.
Interne
CHI, Pavillon des Glycines, 2 rue des Finets, 60600
Clermont-de-l’Oise
Moreau A.
Praticien hospitalier chef de service (même
adresse)
Des conceptions initiales de l’isolement thérapeutique et de la
fonction thérapeutique des murs d’Esquirol aux fermetures des lits
actuelles pour les malades adultes et à la réouverture des lits
d’adolescents, nous discuterons la fonction d’une unité
d’hospitalisation complète pour enfants et adolescents dans un
secteur qui a toujours défendu la nécessité des lits. Nous
tenterons de dégager quatre aspects de cette fonction dont la
notion d’asile, au sens de la protection n’est pas absente :
fonction du lit, fonction des murs, fonction du temps, fonction de
la permanence dans le secteur et pour l’ensemble des équipes de
soin de celui-ci, en en cherchant des indices dans le parcours de
quelques adolescents.
n L’hospitalisation
conjointe mère-bébé, un lieu de soin pour les mères schizophrènes,
un lieu de naissance psychique pour les bébés
Libert C.
Assistant spécialiste, CHIC, 40 avenue de Verdun,
94000 Créteil
Durand B.
Praticien hospitalier chef de service (même
adresse)
Sarfaty J.
Praticien hospitalier (même adresse)
Face au modèle d’une hospitalisation strictement sectorielle où
tous les patients – quels que soient leurs besoins – sont
regroupés dans une même unité en fonction de leur implantation
géographique, l’idée d’unités intersectorielles s’est
progressivement imposée. Celles-ci permettent d’apporter des
réponses spécifique aux différentes problématiques rencontrées.
Ainsi, la fréquence avec laquelle des femmes réputées schizophrènes
donnent naissance à des enfants nécessite des réponses articulant
les services de maternité et de psychiatrie, mais aussi de
protection de l’enfance et les juges pour enfant. Trop souvent
encore, les bébés de mères schizophrènes sont « placés »
dès leur naissance au prix d’un arrachement inacceptable d’avec
leur mère, qui conduit celles-ci à une nouvelle grossesse et laisse
l’enfant sans racines. Nous montreront comment le cadre offert par
une UMB permet de prendre en compte, en lien avec les acteurs de la
petite enfance, la problématique de la protection du bébé en
laissant une place à la mère.
n Une séparation sans
abandon
Montreynaud V.
Praticienne hospitalière, Unité Didier Weil, EPS Perray
Vaucluse, 91360 Epinay-sur-Orge
Thevenot J.-P.
Praticien hospitalier (même adresse)
Le bilan de cinq ans de fonctionnement d’une unité
d’hospitalisation à temps complet pour huit enfants autistes âgés
de 6 à 10 ans confirme la nécessité et la difficulté d’une
prise en charge articulant les abords éducatif, cognitif et
psychodynamique. La proposition d’une prise en charge en internat
de semaine répond à une indication de séparation imposée par la
gravité de la pathologie de l’enfant qui déborde les capacités de
contenance ou d’étayage de la famille. Malgré un travail soutenu
avec celle-ci, il apparaît qu’une pérennisation de la prise en
charge en internat est la plupart du temps souhaitée par les
familles, sans pour autant que cette mise à distance prolongée ne
soit vécue comme un abandon.
n L’hospitalisation
pédo-psychiatrique en pédiatrie : un dispositif
singulier
Mourot L.
Assistante spécialiste, Service de psychiatrie de l’enfant et
de l’adolescent, Intersecteur Nord du Loir-et-Cher, 85 ter rue
du Foix, 41000 Blois
Mangeney S.
Assistante généraliste (même adresse)
Carré-Gantheret C.
Chef de service (même adresse)
Dieckman C.
Chef de service, Centre hospitalier, Service de pédiatrie, Mail
Pierre Charlot, 41016 Blois Cedex
Chaumel C.
Psychomotricienne, Service de psychiatrie de l’enfant et de
l’adolescent, Intersecteur Nord du Loir et Cher, 85 ter rue du
Foix, 41000 Blois
Lumier C.
Infirmière (même adresse)
La question des lits d’hospitalisation en pédopsychiatrie est
d’actualité. Nous ne disposons pas d’une unité d’hospitalisation
pédopsychiatrique pour enfants ou adolescents ; par contre,
intersecteur rattaché à un centre hospitalier général, nous
travaillons avec le service de pédiatrie, ponctuellement hier,
régulièrement aujourd’hui, ce qui nous conduit à étoffer et
structurer peu à peu notre dispositif de « psychiatrie de
liaison » et d’hospitalisation. Cette évolution est le fruit
de « bricolages » successifs visant, dans la rencontre
singulière qui survient à chaque nouvelle hospitalisation et en
faisant avec nos moyens et ceux de l’équipe de pédiatrie, à
proposer une capacité d’ajustement suffisamment bonne. Nous
présentons quelques épisodes de cette co-construction et le point
de vue de quelques-uns de ses acteurs.
n Hospitalisation de jour
pour enfants et enjeux de la modernité
Nana Yemming C.-L.
Praticien hospitalier, Centre de psychothérapie pour enfants,
Château du Clos-Saint-Victor, 3 rue de Chantepie,
37300 Joué- les-Tours
Courtois R.
Praticien hospitalier (même adresse)
Chasse E.
Praticien hospitalier (même adresse)
Lamarsaude B.
Praticien hospitalier chef de service (même adresse)
La pédopsychiatrie fait son entrée dans la modernité par une
normalisation qui l’écartèle entre les textes réglementaires et le
vaste champ de la clinique. A l’heure où l’on parle d’évaluer les
plateaux techniques, comment remettre au travail les concepts
fondateurs de nos institutions ? Comment vérifier
l’utilisation de nos modèles théoriques ? A partir du concept
« hôpital de jour », fleuron de la politique de secteur,
l’auteur se propose de discuter ces questions et d’interroger la
fonction de l’hospitalisation de jour ainsi que la responsabilité
qui lui est propre dans le contexte politico-économique et
idéologique actuel.
ATELIER 2
L'hospitalisation et sa durée
Président : J.-P. Descombey -
Modérateur : J. Augé
n Hospitalisation courte,
alliance thérapeutique et parcours de patient
Grohens M.
Praticien hospitalier, CHI de Poissy Saint Germain CCP Secteur
78G04, 10 rue du Champs-Gaillard,
78303 Poissy
Madani N., Medaoui M.
Attachés associés (même adresse)
Après le miracle annoncé des « nouveaux
antipsychotiques » que reste-t-il de l’hospitalisation
psychiatrique ? L’effet d’innovation technologique des
neuroleptiques atypiques pourrait devenir le cache-misère de
l’étiolement de nos moyens thérapeutiques liés aux réductions des
dépenses budgétaires, à la pénurie progressive des psychiatres et
infirmiers, au couperet de la DMS... Certes nul ne conteste les
réels progrès concernant la tolérance, la minimisation des effets
indésirables, de ces nouveaux produits... La dimension du cadre
soignant, le projet de soin global nous paraît cependant
fondamental. L’hospitalisation, souvent de courte durée, représente
un élément non négligeable du dispositif. Nous discuterons ici à
l’aide d’exemples tirés de notre pratique, de l’usage, voire du
mésusage d’hospitalisations dites courtes en regard de la notion de
parcours de patient, de trajectoire de soins et d’alliance
thérapeutique.
n Les hospitalisations
séquentielles
Lafay P.
Praticien hospitalier, Secteur de psychiatrie V, 85 rue
Saint-Jacques, 44000 Nantes
Le Geay B.
Interne (même adresse)
Métayer P.
Psychologue (même adresse)
Letutour M.
Infirmière (même adresse)
Il s’agit de dégager à partir de vignettes cliniques,
essentiellement de patients psychotiques, ce que peuvent mobiliser
les hospitalisations séquentielles à temps plein dans une unité de
secteur classique, à la fois pour les soignés et pour les
soignants. Nous verrons qu’elles permettent de réinscrire le
patient dans une temporalité, de le resituer en tant que sujet par
le biais de la contractualisation et de modifier son rapport à
l’institution. Le déroulement de ses différentes séquences
interroge aussi le fonctionnement institutionnel par le biais de
l’articulation avec les autres structures du secteur, introduit une
continuité dans le soin prodigué par les équipes de
l’intrahospitalier, replace la notion de l’accueil et ouvre à un
travail avec les familles. Nous en discuterons ensuite les
indications et les limites.
n Les hospitalisations
brèves en psychiatrie des polytoxicomanes en
substitution
Paris P.
Psychiatre des hôpitaux, Centre hospitalier général,
44 avenue du Pdt Kennedy, BP 69, 28102 Dreux
Cedex
Thomas A.
Praticien hospitalier
Barikova V.
Attachée associée
Videlaine R.
Praticien hospitalier (même adresse)
La politique de substitution destinée à réduire les risques liés
aux toxicomanies conduit à adapter nos schémas thérapeutiques face
aux conduites de polydépendance et à la comorbidité psychiatrique.
Elle a modifié les échanges entre les soignants et les toxicomanes
autant dans l’élaboration de la prise en charge que dans le suivi
spécialisé. Devant la complexité de l’admission hospitalière de ces
patients, nous envisageons de réfléchir aux indications principales
et aux caractéristiques d’un court séjour en psychiatrie pour les
toxicomanes substitués. Les risques d’un passage à l’acte, une
décompensation psychique brutale, des troubles intriqués ou la
nécessité de changements thérapeutiques sont quelques éléments qui
peuvent justifier les passages d’un polytoxicomane au centre
d’accueil et de crise (CAC) de l’hôpital général.
n Intérêt des
hospitalisation séquentielles pour les états limites
Thomas A.
Praticien hospitalier, CHG, 44 avenue du Président Kennedy,
BP 69, 28102 Dreux Cedex
Paris P.
Praticien hospitalier (même adresse)
Barikova V.
Attachée associée (même adresse)
Soigner un état limite décompensé en hospitalisation plénière
peut entraîner plusieurs types de complications compromettant le
résultat thérapeutique : l’ambivalence initiale, soldée par la
sortie contre-avis médical, la régression au cours de
l’hospitalisation et la résurgence de l’angoisse de séparation lors
de la sortie.
L’hospitalisation séquentielle brève convenue avec le patient
permet de contourner ces écueils, en proposant un soin suffisamment
étayant tout en mettant en valeur les capacités d’autonomie du
patient et en le renarcissisant.
ATELIER 3
Hospitalisation des adolescents
Président : J.-P. Liauzu
– Modérateur : M. Filatre
n Réflexion autour de
l’hospitalisation en pédopsychiatrie
Chapoy V.
Chef de clinique, Service de pédopsychiatrie, Clinique Fontan,
59037 Lille Cedex
De Chouly de Lenclave M.-B.
Chef de clinique (même adresse)
Fossaert A.
Praticien hospitalier (même adresse)
Detrée C.
Infirmière (même adresse)
Delion P.
Chef de service (même adresse)
La demande d’hospitalisation chez l’adolescent est forte. La
symptomatologie de l’adolescent en crise est bruyante, mettant
souvent le corps en acte (passage à l’acte auto et
hétéro-agressif), laissant peu de place à la parole. Cette
symptomatologie, qui peut prendre différentes formes, met en
extrême difficulté les personnes s’occupant de ces
adolescents : famille, institutions, services sociaux,
personnel éducatif, justice, thérapeutes et finalement les
adolescents eux-mêmes. Le moment de la demande survient souvent
dans l’urgence lorsque l’entourage ne peut plus faire face et que
l’adolescent est en rupture psychosociale. Dans notre expérience au
CHRU de Lille, lorsque cette demande est formulée,
l’hospitalisation apparaît comme le seul recours possible pour
l’entourage. Il faut se garder de répondre trop vite, par une
hospitalisation « passage à l’acte » à ces demandes tout
en les prenant au sérieux. Recevoir et créer un espace ou
l’adolescent et son entourage puissent dire ce que
l’hospitalisation représente, quels en sont les objectifs, ce que
cela va permettre de mobiliser. L’hospitalisation n’a de sens que
si elle s’inscrit dans un projet de soin, construit autour de la
question de la continuité des soins avec l’équipe du secteur
référente et les modalités de réponse.
n Les adolescents face à
la « folie » des adultes
Kassab F.
Praticien hospitalier provisoire, Centre hospitalier J. Monod,
61100 Flers
Le secteur psychiatrique où nous exerçons, dépourvu d’unité
d’hospitalisation pour adolescents, nous amène à prendre en charge
en service adulte des adolescents difficiles présentant des
troubles du comportement majeurs, des menaces de passages à l’acte
auto ou hétéro-agressifs, des menaces suicidaires, survenant dans
leur famille ou en institution, imposant le retrait immédiat de
leur milieu de vie, afin d’atténuer la spirale de la violence et de
les protéger d’éventuelles complications médico-légales, physiques
ou psychiatriques. Cette confirmation avec l’univers psychiatrique
adulte suscite chez l’adolescent, en plus de son stress, de ses
désordres psychoaffectifs et de ses conflits psychiques, diverses
questions concernant son intégrité corporelle et mentale,
l’enfermement, l’isolement... Au travers de situations cliniques
vécues, de quelques adolescents hospitalisés en service adulte,
nous relatons les difficultés que rencontrent les soignants avec
ces adolescents décrits comme violents, agressifs et désemparés
...
n Représentations
psychiques de l’équipe psychiatrique dans les indications de
l’hospitalisation à temps complet des adolescents
Lazarovici R.
Praticien hospitalier, 15 avenue de Verdun,
92330 Sceaux
Boe E.
Assistante spécialiste (même adresse)
Travaillant à partir d’une unité de consultations de la banlieue
sud de Paris sans lits propres d’hospitalisation, nous souhaitons
montrer comment la pénurie des lits pour adolescents amène à des
indications qui tiennent compte non seulement des représentations
que nous nous faisons de l’adolescent et de sa famille mais aussi
de celles des institutions hospitalières qui nous entourent :
services adultes, hôpitaux parisiens, CPOA, Fondation Santé des
étudiants de France, Clinique Dupré avec qui nous menons un
partenariat. Les délais d’attente, la saturation des urgences,
l’inadéquation de certains lieux pour de jeunes adolescents
transforment l’abord clinique et thérapeutique et les indications
de l’hospitalisation, ce qui fera l’objet de la
discussion.
n Du temps pour la
rupture
Montreynaud V.
Praticienne hospitalière, Unité Didier Weil, EPS Perray
Vaucluse, 91360 Epinay-sur-Orge
Falla W.
Psychologue (même adresse)
Caillier V.
Assistant (même adresse)
Thévenot J.-P.
Praticien hospitalier (même adresse)
Cinq années de fonctionnement d’une unité d’hospitalisation à
temps complet pour adolescents confirment la pertinence de cet
outil de soins. Nous proposons d’accueillir des jeunes adolescents
âgés entre 12 et 16 ans au moment où émergent des premières
manifestations psychopathologiques invalidantes. Une prise en
charge intensive et au long cours permet une stabilisation de la
psychose et un accompagnement des mouvements pulsionnels
adolescents. Une durée suffisante de travail dans ce cadre favorise
la réélaboration des liens infantiles tissés dans des conditions
souvent dramatiques. L’hospitalisation entérine la nécessité d’une
rupture. Le séjour à l’unité Didier Weil vise à donner aux patients
la maturité qui leur permettra d’accéder à la socialisation qui
leur convient.
n L’hospitalisation des
adolescents : du mythe à la réalité
Schweitzer M.
Praticien hospitalier, Hôpital de la Salpêtrière,
75651
Paris Cedex 13 Puig-Verges N.
Professeur des Universités (même adresse)
Resituée dans une perspective d’histoire de la psychiatrie et de
la psychopathologie, l’hospitalisation des adolescents constitue un
moment singulier dans l’émergence de la mise en place des soins.
Qu’elle soit réalisée en urgence ou inscrite dans une démarche
thérapeutique, elle constitue une expérience singulière pour le
jeune concerné, avec en suspens la question du consentement. Les
évolutions actuelles tant au niveau socio-économique qu’au niveau
des évolutions internes à la discipline tendent à reconsidérer la
légitimité du recours à l’hospitalisation. Ces évolutions
sont-elles uniquement liées à des incidences environnementales ou
sont-elles en relation avec une évolution des conceptions
psychopathologiques et du caractère thérapeutique de l’institution.
L’approche que permet la psychiatrie de liaison apporte un
éclairage inusité.
n L’hospitalisation des
adolescents : intérêts et limites, repérages
cliniques
Stef C.
Praticien hospitalier, Unité d’hospitalisation pour
adolescents, EPSMD de l’Aisne, 02320 Prémontré
L’hospitalisation pour adolescents : intérêts et limites, à
partir de quels repérages cliniques ? Au cœur du déferlement
des nouveaux styles et des nouvelles pratiques corporelles,
l’impératif de jouissance définit la norme, qui se passe de lien
social et s’impose à tous, en se renouvelant sans cesse. Comment
les adolescents d’aujourd’hui traitent-ils cet impératif ?
Avec quelles conséquences cliniques ? L’adolescence est devenu
objet de préoccupation pour les pouvoirs publics, en même temps que
de convoitise pour les acteurs du monde économique. Comment se
dégagent-ils de ce statut d’objet, à quel prix, avec quels
risques ? Quelle position éthique peut orienter les
interventions dans nos structures de soins ?
ATELIER 4
Équipe, famille
Président : A.-L. Simonnot –
Modérateur : M.-A. Blot
n Le travail avec les
familles a-t-il un impact sur l’hospitalisation ?
Considérations actuelles et exemples cliniques
Bantman P.
Praticien hospitalier chef de service, Hôpital Esquirol, 57 rue
du Maréchal Leclerc, 94413 Saint-Maurice Cedex
Basou I., Fontaine G.
Assistantes (même adresse)
Dartois L.
Praticien hospitalier (même adresse)
Mahaut C.
Interne (même adresse)
On considère actuellement que l’alliance thérapeutique avec la
famille a des effets sur l’hospitalisation dans le cadre de la
prise en charge du patient psychotique. A partir de l’exemple d’un
service hospitalier, qu’en est-il exactement ? Des vignettes
cliniques illustrent les réponses à cette question.
n L’accueil familial
thérapeutique peut-il être une alternative à
l’hospitalisation ?
Chevalier M.
Praticien hospitalier chef de service, Secteur 78 I 02,
874 rue de La Clémenterie, La Clémenterie,
78670 Villenes-sur-Seine
Considéré dans les textes comme alternative à l’hospitalisation,
l’accueil familial thérapeutique (AFT) offre-t-il une alternative
clinique et thérapeutique ? Trois modèles différents issus
d’histoires et de projets différents : la colonie familiale,
l’AFT des adultes, alternatives fréquentes à la poursuite des
hospitalisations prolongées, l’AFT des enfants. A une époque de
restrictions budgétaires et de manque de places, peut-on encore
accepter la notion d’« alternative à
l’hospitalisation » ? A partir de mon expérience de trois
modèles d’accueil familial, je souhaite ouvrir un débat.
n A partir du concept de
gestion par projet : rôle de l’infirmière référente dans
l’accompagnement du patient hospitalisé
Depuydt C.
Interne en psychiatrie, Clinique la Ramée, 34 avenue de
Boetendael, 1180 Bruxelles, Belgique
Derely M.
Psychiatre chef de Service (même adresse)
La gestion par projet est une technique qui se généralise dans
l’organisation des entreprises humaines et est manifestement issue
de l’approche systémique. Nous nous proposons de présenter un
modèle où chaque patient peut être considéré comme un projet
« thérapeutique » en lui-même. Les outils nécessaires à
l’élaboration de ce projet sont : l’équipe projet, nous
identifions dans ce rôle clé l’infirmière référente qui récolte et
coordonne les informations amenées par les experts ayant chacun
leur fonction propre (nursing, service social, psychologues,
médecins, animations et activités thérapeutiques,...) et qui les
relaye vers le comité de pilotage, instance récapitulatrice
médicale, celui-ci aura donc l’occasion, à chaque temps de
l’hospitalisation, de réajuster la prise en charge afin de rester
au plus près des objectifs établis. Illustration par un cas
clinique.
n Organisation de
services de soins somatiques dans un hôpital
spécialisé
Samson M.-C.
Assistante en psychiatrie, Secteur 13G20, CH Montperrin,
109 avenue du Petit Barthéleny,
13617 Aix-en-Provence
D’Amore M.
Praticien hospitalier chef de service (même
adresse)
Giusano C.
Assistante généraliste (même adresse)
Le devoir d’apporter le meilleur soin possible au patient
hospitalisé en psychiatrie doit conduire à ne pas négliger la part
du somatique. Tout nous y pousse : infections nosocomiales,
déqualification au fil du temps des psychiatres en médecine
générale, etc. Nous nous proposons d’apprécier la quantité et la
nature des besoins et les moyens et méthodes des réponses
envisagées dans un établissement spécialisé de 326 lits qui
gère plus de 100 000 journées d’hospitalisation par
an.
n Evaluation des effets
thérapeutiques de la prise en charge en atelier d’expression
artistique d’un groupe de patients atteint d’un trouble mental
chronique et hospitalisé à temps plein
Spada S.
Praticien hospitalier, EPSMD de L’Aisne,
02320 Prémontré
Cette modalité de prise en charge s’inscrit dans le projet
« Culture à l’hôpital », programme de développement
culturel concrétisé chaque année, depuis octobre 2001, grâce à une
convention signée entre la Direction régionale des affaires
culturelles et notre établissement hospitalier (l’EPSMD de
l’Aisne). Par le biais de l’expression artistique qui se veut
libre, au sein d’un atelier-peinture, nous avons pu observer une
amélioration remarquable des symptômes « négatifs » (tels
que : émoussement affectif, repli autistique) chez un groupe
de patients d’âge compris entre 25 et 50 ans. Ils sont
hospitalisés en moyen et long cours et atteints d’une psychose
(schizophrénie pour trois patients, un trouble délirant chronique
de type paranoïaque) un trouble de type I pour un cas, et deux cas
de troubles schizoaffectifs, un groupe de trois autistes. Une
amélioration des interactions sociales et des relations
interpersonnelles au sein du groupe a été observée.
ATELIER 5
Quelques réflexions sur l’hospitalisation
Président : E. Winter –
Modérateur : J.-M. Royer
n L’hospitalisation
psychiatrique en littérature
Gailliard G.
Praticien hospitalier, Psychiatrie A, CHU, 37044 Tours
Cedex
Examens de quelques écrits où l’hospitalisation en milieu
psychiatrique occupe une place centrale. Constatation de leur
nombre relativement réduit et de la place presque exclusive
accordée à l’aspect contraignant et négatif de ce qui est le plus
souvent présenté comme un enfermement. Parti pris, héritage
culturel ou vision poétique ?
n Tours 1959, Tours 2003,
Tours... 2007 ?
Jovelet G.
Praticien hospitalier, EPSM de l’Aisne,
02320 Prémontré
L’appariement du terme congrès à la ville de Tours suggère deux
références temporelles : l’année 1920 avec la scission, lors
de son XVIIIe congrès, de la SFIO et 1959 avec la LVIIe session du
congrès de psychiatrie et de neurologie de langue française. Le
rapport de H. Duchène est un des actes fondateurs du secteur. De
grand noms de la « psychiatrie progressiste » débattront
de l’extension de la psychiatrie vers l’extrahospitalier et la
santé mentale avec les tenants de l’hospitalisation comme
« nécessité impérative » (M. Leconte). Après ce dé-Tours
historique, nous reviendrons à 2003 à partir d’un re-Tours sur la
place de l’hospitalisation à temps plein dans nos pratiques
sectorielles et nous nous projetterons en 2007. Soit trois petits
Tours et puis...
n Hâte et lenteur à
l’hôpital psychiatrique
Kaufmant Y.
Praticien hospitalier chef de service, EPSMD de l’Aisne,
02320 Prémontré
« Se hâter lentement » pourrait être le slogan de
l’hospitalisation temps plein en psychiatrie : se hâter de
faire, par l’écoute, une place au sujet ; faire lentement le
travail clinique nécessaire à la lecture du symptôme, ainsi que
celui qui oriente la thérapeutique vers la sortie... du hors
discours. Alors seulement la hâte reprend sa place, marquant
symboliquement les retrouvailles du sujet avec le désir, le sien,
voire celui de l’Autre si c’est possible...
n Discours de capiton
psychiatro-psychanalytique
Lelong S.
Praticien hospitalier chef de service, Unité de
psychopathologie infanto-juvénile, 1 avenue du Nid-d’Aigle,
17200 Royan
Flausse P.
Praticien hospitalier (même adresse)
Henaff D.
Psychologue clinicien (même adresse)
Tout semble opposer a priori le psychiatre au psychanalyste,
seraient-ils dans un rapport d’incompatibilité ? Freud,
lui-même, n’a-t-il pas évolué entre psychiatrie et
psychanalyse ? L’hétérogénéité de ces deux discours
serait-elle réduite en référence à un troisième qui serait le
discours médical, lieu à partir duquel Freud a découvert l’objet
psychanalytique ? C’est le psychiatre qui accueille la
détresse mentale d’un malade à l’hôpital – tandis que la
rencontre est bien souvent non désirée – et qui contient les
débordements symptomatiques d’un transfert nécessairement à
l’œuvre. Mais comment faire pivoter la demande issue d’un tiers en
demande à travers ce qui fera symptôme dans le déploiement du
transfert ? Soutenir une ouverture à l’inconscient chez les
psychotiques est une position éthique difficile en milieu
hospitalier. Le psychiatre-psychanalyste réintroduit l’acte
analytique en se saisissant de chaque accident de terrain pour
analyser le transfert tout aussi massif que brutal et violent.
Cette approche du psychisme convoque non pas un savoir en plus mais
un savoir autrement.
ATELIER 6
Hospitalisation des détenus
Président : P. Noël - Modérateur : P.
Gaillard
n L’hospitalisation des
patients détenus : historique, perspectives,
enjeux
Beloncle M.
Psychiatre chef de Service du SMPR, 68 boulevard
Albert-Einstein, 44316 Nantes Cedex 3
Giron O., Demeillers T., Garnier G.
Praticiens hospitaliers (même adresse)
La création prochaine d’une USA (unité spécialement aménagée)
pour le soin aux détenus au sein de l’hôpital nous oblige à nous
pencher sur l’évolution des pratiques psychiatriques en milieu
pénitenciaire, sur les objectifs dévolus au SMPR. Plus largement,
elle interpelle le devenir de l’article 122-1, mais aussi des
hospitalisations sous contraintes. Elle pourrait modifier de
manière importante, voire radicale, la pratique de la psychiatrie
de secteur.
n L’hospitalisation
psychiatrique des patients détenus ou comment dépasser le syndrome
de la patate chaude ?
Boulanger C.
Interne, SMPR, Maison d’Arrêt des Baumettes, Chemin de Morgiou,
13000 Marseille
Azas G.
Praticien hospitalier (même adresse)
Giravalli P.
Praticien hospitalier (même adresse)
A partir d’histoires cliniques et après un rappel historique des
soins psychiatriques en milieu pénitentiaire, les auteurs
s’interrogeront sur le traitement actuel proposé par la création
des unités spécialement aménagées. Ces unités permettront-elles
enfin la disparition du fameux syndrome de la patate
chaude ?
n Difficultés des
soignants dans les soins psychiatriques aux détenus
Gilbery P.
Infirmier, CHS Les Murets, Avenue Général Leclerc,
94510 La Queue-en-Brie
Soulet C.
Praticien hospitalier (même adresse)
A partir d’un questionnaire destinés aux différents soignants du
CHS des Murets, nous interrogeons les difficultés propres
rencontrées dans les soins apportés aux détenus dans le cadre d’une
hospitalisation temps plein. Comment faire face aux contraintes
spécifiques de ces patients ?
n L’hospitalisation en
psychiatrie des détenus : conditions et
modalités
Mathis D.
Assistante spécialiste, CH Paul Guiraud, 54 avenue de la
République, 94806 Villejuif Cedex
Hanon C.
Assistante spécialiste, EPS Erasme, 143 avenue Armand
Guillebaud, 92160 Antony
Pastour N.
Interne (même adresse)
Forissier P.
Praticien hospitalier, Centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis,
7 av. des peupliers, 91705 Fleury-Mérogis
Les soins psychiatriques en milieu carcéral reposent sur le
libre consentement et consistent essentiellement en un suivi de
consultation. Il est possible cependant d’hospitaliser d’office les
détenus nécessitant, à un moment de leur prise en charge, des soins
psychiatriques sous contrainte. Une étude rétrospective sur
5 ans, effectuée à l’infirmerie psychiatrique près la
Préfecture de Police de Paris, concernant 35 demandes
d’hospitalisation d’office (en application de l’article D.398 du
code de procédure pénale) provenant du SMPR de la maison d’arrêt de
Paris La Santé montre que l’hospitalisation sous contrainte d’un
détenu reste un événement rare, concernant des détenus présentant
pour la plupart un épisode psychotique aigu ou subaigu (64 %)
lors des 6 premiers mois de l’incarcération (57 %).
77 % des patients ont été hospitalisés en service de
psychiatrie de secteur et 23 % en unité pour malades
difficiles. Les modalités spécifiques de prise en charge de ces
patients à l’hôpital seront développées, ainsi que les
modifications de ces modalités prévues dans la loi du
10 septembre 2002.
ATELIER 7
Représentations de l’hospitalisation
Président : P. Bailly-Salins –
Modératrice : A.-S. Caillat
n Hospitalisation :
vicissitudes idéologiques
Descombey J.-P.
Psychiatre des Hôpitaux honoraire, 13, rue de La Reine Blanche,
75013 Paris
Des idées généreuses, imprudemment avancées, avec naïveté
politique et insuffisante réflexion théorique, ont été récupérées
et dévoyées par les technocrates : « dépsychiatrisation,
désinstitutionalisation, secteur réduit à
l’anti-hospitalicentrisme, secteur sans lits (100 lits
ailleurs...), alternative à l’hospitalisation, éviter à tout prix
(lequel ?) celle-ci, chronicité = faute,
hospitalisations courtes (sainte DMS !), absence prônée de
lits en pédo-psy, « réseau opposé au secteur », tout cela
a nui au secteur et obscurci ses authentiques réalisations.
n L’hospitalisation : consensus ou
accident dans la relation thérapeutique
Jany J.-C.
Praticien hospitalier, Secteur 93G16,
Ville-Evrard
Différents facteurs – symptomatiques, relationnels,
sociaux interviennent dans les indications d’hospitalisation à
temps plein (en service hospitalier) en psychiatrie. Quelques cas
cliniques, vécus ou observés, mettent en évidence l’importance de
la relation patient-thérapeute (et soignants) dans ces indications,
comme moments consensuels ou avatars de cette relation. On peut en
conclure à la nécessité d’une continuité de ce travail
thérapeutique basé sur l’engagement et la disponibilité, pour y
inscrire avec le patient les temps d’hospitalisation et éviter
certains d’entre eux.
n Y a-t-il des
indications de non-hospitalisation ?
Jovelet G.
Praticien hospitalier, EPSMD de l’Aisne,
02320 Prémontré
Nous proposons d’engager une réflexion sur l’hospitalisation non
à partir des indications de cet acte, mais de son envers, la
non-hospitalisation. Cette occurrence sera appréhendée non comme
une abstention ou un évitement, un ne pas, mais comme une
décision de ne pas. Ce choix relève-t-il du seul psychiatre
ou est-il partageable ? Il implique, au cas par cas, une
évaluation clinique pour en saisir la légitimité, mais aussi une
expérience à partir d’éléments d’après coup, un savoir sur les
soubassements idéologiques mobilisés par la perception de la valeur
thérapeutique accordée à cette modalité de soins. La
non-hospitalisation est tributaire du lieu d’exercice (HG,
CHS), de la temporalité (programmée ou en urgence), des conditions
structurelles (lits, nature de l’institution), des pressions
familiales (dans un sens ou l’autre) et sociales qui peuvent
contraindre le patient, mais aussi le psychiatre à qui s’adresse la
demande ou le refus.
n De rapport en
rapport : l’hôpital en question
Simonnot A.-L.
Praticien hospitalier, Centre Philippe Paumelle, 11 rue
Albert Bayet, 75013 Paris
Les orientations adoptées depuis quelques années en psychiatrie
rappellent les ambitions déclarées de quelques psychiatres
hygiénistes de la première moitié du XXe siècle. Plus récemment, on
assiste à des transformations dans notre discipline depuis les
années 1980. S’affiche de plus en plus le modèle d’un objectivisme
médical dont l’exigence d’efficacité et de résultats immédiats se
paye de l’abandon d’une catégorie de la population hospitalière
résistant aux soins intensifs. En affinité avec l’air du temps qui
prône le retour au réalisme, au consensus et à la rentabilité, la
psychiatrie peut à nouveau se réclamer d’un alignement sur la
médecine somatique et se vouer au service d’un traitement du
malaise social.
ATELIER 8
L’hospitalisation des jeunes psychotiques
Président : B. Odier
– Modérateur : C. Dissez
n L’histoire de Lisa.
Comment garder espoir dans le travail auprès des
psychotiques ?
Apostol-Deschatrette A.
Médecin assistant spécialiste, CH Le Vinatier,
95 Boulevard Pinel, 69677 Bron Cedex
Leroy Y.
Praticien hospitalier (même adresse)
A travers l’histoire d’une jeune patiente et de ses
hospitalisations successives, nous tentons de mettre en perspective
les difficultés diagnostiques et de prise en charge et les diverses
contre-attitudes d’une équipe soignante. Nous mettons en évidence
l’importance du soins institutionnel et nous interrogeons les
tendances actuelles de la psychiatrie.
n Faits de vie et
explosion symptomatique d’allure psychotique chez le
jeune
Boucoudnine R.
Interne DES, Centre Hospitalier de Montperrin, 109 Avenue
du Petit Barthéleny, 13090 Aix-en-Provence
Thérond D.
Praticien hospitalier (même adresse)
Nous avons remarqué ces dernières années l’augmentation du
nombre de jeunes adultes hospitalisés pour « troubles
psychotiques aigus et transitoires ». Le tableau clinique est
relativement monomorphe et ne préjuge en rien de l’évolution ni de
la structure psychologique sous-jacente. Ces patients présentent
par contre des facteurs (familiaux, de toxicités exogènes, de
perspectives d’avenir flou, d’environnement socio-culturel) qui
leur sont largement communs. Peut-on envisager que l’expression
morbide « choisie » ou « inévitable » s’intègre
dans un fait de société ?
n Quels lieux de soins,
d’hospitalisations pour cette population en devenir que sont les
15-25 ans ?
Grohens M.
Praticien hospitalier, CHI de Poissy Saint Germain, CCP Secteur
78G04, 10 rue du Champs-Gaillard,
78303 Poissy
Lemaître L.
Assistante spécialiste (même adresse)
L’adolescence, souvent prolongée par les études et la
dépendance, est une période de transition générant de nombreuses
perturbations, l’entrée dans le monde adulte vécue souvent
douloureusement avec un cortège de troubles. Le passage dans le
système de soins hospitaliers, urgences, services de pédiatrie et
de psychiatrie, permet souvent si ce n’est l’apaisement de la
partie tumultueuse des symptômes, du moins une évaluation clinique,
et l’entrée dans un projet thérapeutique et de soin global.
L’orientation ultérieure du sujet, oblige le psychiatre à une
perpétuelle innovation et attention. Le manque de structures
dédiées, les singularités de cette tranche d’âge (15-25 ans)
invitent ainsi à une pratique créative et inventive sollicitant de
nombreux partenaires. À l’aide de quelques vignettes cliniques nous
illustrerons ces difficultés liées à l’accueil, à l’hospitalisation
de ces jeunes et tenterons d’apporter quelques éléments de réponse
et de réflexion.
ATELIER 9
Transformations et hospitalisation
Président : H. Brun-Rousseau –
Modérateur : J.-C. Jouhet
n Réflexions préalables à
la construction de lits à Roubaix
Couvez A.
Praticien hospitalier chef de service, 554 Rue
Lannoy, 59100 Roubaix
Alexandre J.-Y.
Praticien hospitalier chef de service, 86 rue Pellart,
Roubaix
Debrock M.
Praticien hospitalier (même adresse)
Portenart C.
Praticien hospitalier chef de service, 33 rue de Lille,
Roubaix
Neyrinck B.
Praticien hospitalier chef de service, 56 rue Dr Leplat,
Wattrelos
La relocalisation sur Roubaix des lits d’hospitalisation
publique amène l’opportunité d’y construire 158 lits de
psychiatrie générale. Les réflexions médicales préalables
concernent l’organisation de la psychiatrie pour les quatre
secteurs, l’intersectorialité nécessaire et l’architecture des
futures structures d’hospitalisation temps plein. La synthèse de
ces réflexions sur nos pratiques est destinée au programme des
architectes. Cette articulation avec les concepteurs des bâtiments
nécessite une mise en mot très claire des contraintes de la
psychiatrie publique et soulève des paradoxes architecturaux.
L’expression de ces paradoxes a le mérite d’éclairer les options
prises quand s’arrête le choix difficile de la mise en espace
définitive.
n Turn
over
Guitton B.
Médecin psychiatre, CHU de Nantes, Hôpital St-Jacques,
85 rue Saint-Jacques, 44093 Nantes Cedex 1
Suite à la restructuration des secteurs de psychiatrie rattachés
au CHR de Nantes, il s’en est suivi la fermeture d’un service à
compter du 1 juillet 2000. Il en a donc découlé d’une part un
re-découpage sectoriel, d’autre part la fermeture de lits de
psychiatrie générale, mais une ouverture en nombre équivalent de
lits pour des structures intersectorielles. Depuis lors, la
saturation des lits de psychiatrie générale est devenue de plus en
plus critique, obligeant à l’admission de patients hors de leur
secteur d’appartenance, ces derniers avant d’en arriver dans la
structure normale d’accueil font un parcours complexe. Les
conséquences sont multiples, d’une part l’augmentation artificielle
des files actives mais surtout, pour les malades, une
multiplication des hospitalisations à temps plein et d’énormes
difficultés pour qu’ils puissent bénéficier d’une prise en charge
structurée ; il faut bien souvent plusieurs semaines. Une
discussion sur l’ensemble des conséquences de ce « turn
over » sera proposée, ceci concerne 10 % de la file
active.
n De la loi du
30 juin 1838 à la loi de 31 juillet 1991 : de la
dépendance institutionnelle à l’émancipation
thérapeutique
Richon G.
Praticien hospitalier chef de service, Centre hospitalier Nord
Deux-Sèvres, 79103 Thouars Cedex
Filet H.
Praticien hospitalier (même adresse)
Foucher M.
Praticien hospitalier (même adresse)
Schmit V.
Cadre supérieur de santé, CSS, CHNDS, 79103 Thouars
Cedex
Cette « mutation » est étudiée à partir d’une
auto-évaluation, répétée chaque année, abordant tous les paramètres
susceptibles de rendre compte de l’hospitalisation temps plein en
psychiatrie, à partir de deux unités de 2O lits d’un hôpital
général (file active, entrées, DMS hospitalisations sous
contrainte, mises en CPF, pratique de l’ECT, sorties contre avis
médical, hospitalisations multiples, critères de qualité...). Il
convient de dégager un repérage clair du soin
« curatif », dispensé dans le cadre de l’hospitalisation
temps plein en psychiatrie, de penser son rapport avec l’exigence
psychothérapique d’une part, l’inscription dans le temps d’un suivi
dont il ne constitue qu’une rupture signifiante d’autre
part.
n Témoignage d’un
psychiatre en campagne
Saint-Bauzel J.-F.
Praticien hospitalier chef de service, Centre hospitalier,
Service de psychiatrie, Boulevard du Dr Verlhac, BP 432,
19312 Brive Cedex
Un nouveau service temps plein va s’ouvrir. Genèse de l’ancien
au neuf. Le secteur à l’hôpital général. Les messages émis et les
messages reçus. Les craintes sur le projet : coquille
vide ? Le secteur, le département, la région :
collaborations possibles et impossibles.
n Indications des
hospitalisations temps plein en psychiatrie : Analyse sur un
an dans un service de psychiatrie générale
Thomas J.
Praticien hospitalier, chef de service, Service de psychiatrie
1, Centre hospitalier, 44606 Saint-Nazaire Cedex
Gouin P.
Assistant spécialiste (même adresse)
Robert M.
Interne DES (même adresse)
Les auteurs proposent d’initier une réflexion sur les
indications d’hospitalisation temps plein en psychiatrie à la
lumière de l’analyse de l’ensemble des admissions sur une année
dans un secteur de psychiatrie générale. Quels sont les critères
d’indications les plus fréquents ? Quels sont les buts
recherchés ? Existe-t-il une corrélation avec le diagnostic
principal ? Ce travail rétrospectif peut servir de point de
départ à une réflexion collective sur la place actuelle de
l’hospitalisation temps plein et sur les espérances soignantes,
afin que l’hospitalisation demeure un outil vivant, évolutif,
utile.
ATELIER 10
Secteur et hospitalisation
Président : Y. Hémery
– Modérateur : S. Drylewicz
■ L’hospitalisation, sa modernité dans un projet de
soin individualisé
Augé J.
Praticien hospitalier
Blot M.-A.
Praticien hospitalier
Drylewicz S.
Praticien hospitalier
Gaillard C.
Praticien hospitalier
Henin M.
Praticien hospitalier
Royer J.-M.
Praticien hospitalier, Comité local d’organisation du congrès
de Tours
La métaphore triomphante dans la politique de santé mentale
semble être celle du réseau. L’hôpital serait appelé à perdre
l’essentiel de sa légitimité au profit d’une extension illimitée
des possibilités d’auto-régulation des réseaux... Il pourrait dans
une grande modernité de sa pratique se révéler constitutif d’une
forme de la résistance de la particularité s’opposant ainsi à son
absorption par les relations sociales généralisées, support de
délires. L’hospitalisation désenclaverait le sujet d’un universel
sans limite à son extension, pour lui permettre de ré-accéder à la
dimension du local. La psychothérapie institutionnelle transmet
dans la pratique de secteur (qui inclus la psychiatrie de liaison)
cette préoccupation du détail irréductible, rappel des
singularités.
n Mon hôpital a perdu ses
lettres de noblesse
Decker M.
Psychiatre des hôpitaux, CH de Jury-lès-Metz, 57038 Metz
Cedex
La place de l’hospitalisation psychiatrique à temps plein est
évoquée au regard de l’évolution sémantique relative à
l’appellation même de notre établissement ; l’invariant que
constitue le secteur de psychiatrie générale se greffe tant bien
que mal sur cette mouvance, soumise à maintes contraintes
entretenant une confusion de modèles dommageable. En l’état actuel
des choses, cette place nous paraît devoir être interrogée comme
étape dans le processus sectoriel global, dont la qualité
essentielle devrait rester l’offre d’une contenance thérapeutique
spécifique, suffisamment bonne et durable, en continuité fiable
avec les soins sectoriels
n Hospitalisation temps
plein et extra-hospitalier sont les volets d’un seul et même
système : le secteur
Frutoso M.-F.
Praticien hospitalier chef de service, 7e secteur, Prime Combe,
30250 Fontanes
Mairot J.
Praticien hospitalier, CH Le Mas Careiron,
30700 Uzès
La confusion entre la nécessité et l’indispensable travail de
proximité qui sous-tend la notion de secteur en psychiatrie a
abouti à une raréfaction des lits et à une désertification de
l’hospitalisation temps plein. Nous aimerions développer et
démontrer ici la nécessité pour l’équipe de secteur d’un dispositif
d’hospitalisation temps plein suffisant en quantité.
Hospitalisation temps plein et extra-hospitalier sont les volets
d’un seul et même système : le secteur.
n Place de l’hospitalisation
temps plein dans la prise en charge sectorielle
Ha Van E.
Praticien hospitalier, Centre hospitalier Les Murets,
17 avenue du Général Leclerc, 94510 La
Queue-en-Brie
Dans le moment de crise que traverse la psychiatrie, il paraît
important de revisiter la place fondamentale de l’hospitalisation
temps plein dans le dispositif de soin sectoriel. L’hospitalisation
garde une place spécifique, marquant un tournant dans l’histoire de
la maladie, étape parfois nécessaire, souvent essentielle, en lien
avec une situation de rupture dans la vie du patient. Le mal
intérieur latent passe à la « monstration », interpellant
l’entourage, s’étalant parfois sur la voie publique.
L’hospitalisation est le temps possible d’une prise de conscience
de la maladie par le patient et son entourage. Moment essentiel qui
peut faire naître la demande et l’alliance thérapeutique. Elle peut
mettre un terme à l’errance du patient, favorisant un accrochage
thérapeutique nécessaire à la suite des soins et à l’accompagnement
du sujet en extra-hospitalier.
n Hospitalisation temps plein
en clinique privée : nécessité des coopérations avec le
territoire
Lecourt J.
Psychiatre, Direction Projet Innovant, Medipsy, 34 place
des Lices, 35000 Rennes
Les soins en psychiatrie impliquent un travail sur le terrain,
travail partenarial qui implique tous les types de structures de
soins psychiatriques : secteur de psychiatrie publique, centre
hospitalier général, établissements privés ou
associatifs.
n Quand
« l’administratif » prévaut la clinique...
Pinoit J.-M.
Praticien hospitalier, Service de psychiatrie, CHRU, 3 rue
du Faubourg Raines, 21033 Dijon Cedex
Salve A.
Praticien hospitalier
Bonin B.
PU/PH (même adresse)
Gisselmann A.
PU/PH (même adresse)
« Les Propylées » : une unité de soins de moyens
et longs séjours vétuste. Pourtant, quelques patients présentant
une schizophrénie résistante y séjournent à vie. A la vétusté
s’ajoute la dangerosité : les couloirs étroits, l’absence de
lieux de déambulation, la carence en personnel n’ont pas toujours
su contenir la violence de ces patients. La réponse administrative
est simple : supprimer l’unité, l’absence de moyens
interdisant la construction d’un bâtiment plus moderne. Pour ce, il
suffit de convaincre que ces patients relèvent de maisons d’accueil
spécialisées, le mot miracle est lâché. Cela revient à nier la
clinique. A travers trois observations, les auteurs soulignent la
nécessité de conserver d’authentiques lits de long séjour
psychiatrique dans un projet de soin sectoriel ou intersectoriel,
tandis que des patients « peu psychiatriques » relèvent
effectivement de MAS.
ATELIER 11
Hospitalisation et éthique
Président : M. Horassius –
Modérateur : C. Jonas
n L’hospitalisation des patients
présentant un état limite
Lolo B.
Assistant spécialiste associé, Hôpital de Prémontré, Secteur
02GO5, 02320 Prémontré
Nous proposons de mettre ce cadre clinique au singulier tout en
sachant qu’il s’agit d’une entité regroupant diverses structures
avec des fonctionnements psychiques différents et que les modalités
d’hospitalisation se déclinent au pluriel. L’hospitalisation de
patients étiquetés « état limite » se caractérise par le
fait qu’elle se solde souvent par une sortie contre avis médical et
qu’elle laisse l’équipe dans un sentiment d’échec et d’impuissance
et dans la difficulté de construire avec le patient un projet
cohérent et continu. C’est la pathologie de l’agir et de la rupture
que ceux qui se sont intéressés aux états limites connaissent bien.
A partir de la prise en charge de quatre patients, nous avons été
amenés à entrevoir une façon pertinente d’élaborer une prise en
charge autour de l’outil controversé et paradoxal, qu’est l’HDT
(hospitalisation à la demande d’un tiers). C’est de cette
expérience et le débat qu’il ouvre que nous relaterons en
atelier.
n Bilan de 15 années
d’inspection des hospitalisés d’office à Paris
Morin D.
Médecin conseil à la Préfecture de Police de Paris
(3e Bureau) CHI Meulan les Mureaux, 1 rue du Fort,
78250 Meulan
A Paris, siège du Gouvernement, le lieutenant civil du Châtelet
sous l’Ancien Régime, puis son successeur, le préfet de police, ont
toujours eu pour souci de séparer les malades mentaux et les
prévenus ordinaires. La loi du 30 juin 1838 ayant codifié
la procédure, la Préfecture de Police a installé, vers 1871, une
infirmerie spéciale dans le dépôt des prévenus, afin de
matérialiser la séparation et de dispenser au plus tôt, les soins
nécessaires. Les personnes hospitalisées via l’infirmerie spéciale
(actuellement IPPP) ont toujours fait l’objet d’une gestion
administrative particulière, suivie par un bureau totalement
distinct de l’IPPP, le 3e Bureau. Sa file active est de
3000 personnes. Depuis 1901, le 3e Bureau est doté
de médecins inspecteurs (rebaptisés depuis peu médecins-conseils)
chargés d’examiner les HO contestées et les situations
embarrassantes. L’auteur exposera les données provenant des
540 PO et HO sur lesquels il a eu à formuler un avis en tant
que médecin conseil du 3e Bureau depuis 15 ans. Une
comparaison des données recueillies avant et après la promulgation
de la loi du 27 juillet 1990 sera proposée.
n Place de la contention
physique dans les soins hospitaliers en psychiatrie
Ruet-Le Nen E.
Assistant généraliste, Secteur 29G05, Centre hospitalier des
Pays de Morlaix, 15 rue Kersaint Gilly,
29600 Morlaix
La contention physique est un moyen contraignant et son
utilisation représente une atteinte directe aux droits de
l’individu mais, pour de nombreux auteurs, la visée thérapeutique
est évidente. Par contre, le débat reste ouvert sur les motifs de
prescription d’une contention physique et sur la durée de cette
prescription. A partir d’une observation, nous interrogeons les
indications cliniques et les fondements éthiques de cette
thérapeutique.
n L’utilisation de
l’isolement au cours des hospitalisations d’enfants en
psychiatrie
Welniarz B.
Praticien hospitalier, Secteur 93 I 03, EPS de
Ville-Evrard, 202 avenue Jean-Jaurès,
93332 Neuilly-sur-Marne
Medjoub H.
Praticien adjoint contractuel (même adresse)
Au cours de l’hospitalisation d’un enfant dans un service de
psychiatrie infanto-juvénile, il est parfois nécessaire d’avoir
recours à des pratiques d’isolement thérapeutique pour traiter des
épisodes d’excitation ou d’agressivité. Ces pratiques doivent obéir
à des protocoles stricts afin de rester dans le champ des pratiques
thérapeutiques, sous prescription médicale et ne pas dévier vers
des pratiques essentiellement éducatives qui poseraient alors des
problèmes éthiques. Après avoir exposé des pratiques les plus
courantes recensées à partir des premiers résultats d’une enquête
sur l’hospitalisation en psychiatrie infanto-juvénile en France,
les auteurs proposent une réflexion et une discussion visant à
élaborer des références pratiques. Cette discussion est argumentée
à partir des résultats de l’enquête et des guidelines édités
par l’American Academy of Child and Adolescent Psychiatry sur
l’utilisation de l’isolement et de la contention.
ATELIER 12
Hospitalisation, crises et urgences
Président : G. Rossinelli
– Modérateur : M. Hénin
n Urgences
psychiatriques : y a-t-il un mode d’emploi ?
Chabannes J.-M.
Médecin coordonnateur de l’unité d’accueil des urgences
psychiatriques (UAUP), Secteur Centre-Timone, 264 rue
Saint-Pierre, 13385 Marseille Cedex 05
Lasalarie F.
Praticien hospitalier
Samuelian J.-C.
Praticien hospitalier chef de service (même
adresse)
La demande de soins en psychiatrie n’a jamais été aussi
importante depuis cette dernière décennie. Le choix du « tout,
tout de suite » par notre société a « formaté » ce
qui pourrait être une nouvelle clientèle (file active !) de
notre discipline. Cette filière organiserait de manière nouvelle
l’hospitalisation en psychiatrie (troubles des conduites,
agressivité, angoisse paroxystique, tentatives de suicide...).
Faut-il résolument suivre cette direction, s’adapter à ce qui
serait seulement une pression sociale, se servir d’outils comme
l’unité d’accueil des urgences psychiatriques (UAUP) ou autres CAP
48-72 pour améliorer la qualité de la prise en charge des patients
en souffrance ? Nous nous proposons de répondre à ces
questions en décrivant une expérience qui a ceci de particulier que
le CAP 48 est situé à distance des urgences
« somatiques » dans un autre hôpital voisin. La qualité
des relations entre les deux hôpitaux établies par convention
assure chacune des demandes d’avis spécialisé en psychiatrie dans
un cadre accueillant pour les patients et adéquate à la pratique de
notre exercice
n 72 heures et
après ! ?
Kettaf A.
Praticien hospitalier Secteur 78G04, CCP, CHI de Poissy
St Germain-en-Laye, 10 rue du Champs-Gaillard,
78303 Poissy
Arnault M.
Praticien hospitalier Secteur 78G05 (même
adresse)
Grohens M.
Praticien hospitalier Secteur 78G04 (même
adresse)
Ruyer F.
Praticien hospitalier Secteur 78G05 (même
adresse)
Les urgences sont devenues le lieu de passage ultramédiatisé
pour nombre de nos patients. Les mutations rapides du monde
hospitalier ces dernières années, la surconsommation médicale, les
futures modifications proclamées de la loi 1990, la réduction du
nombre de lits obligent à imaginer des modalités de soins
complémentaires. 72 heures et après... L’ouverture imminente
de notre unité de crise et de 72 heures co-sectorielle nous a
amené à un regard différent, à un questionnement sur l’urgence,
l’hospitalisation en séquence courte. En raison de ces contraintes
contemporaines au risque d’être pris dans l’agir et dans
l’immédiateté attendue d’une réponse, nous tenterons de poser le
temps de la réflexion et d’esquisser à l’aide de notre pratique des
éléments de réponses.
n Hospitalisation à temps
plein ou permanence des soins ?
Mercuel A.
Praticien hospitalier, Centre hospitalier Sainte-Anne,
1 rue Cabanis, 75014 Paris
Caroli F.
Praticien hospitalier (même adresse)
Vacheron M.-N.
Praticien hospitalier (même adresse)
L’hospitalisation à temps plein ne se justifie maintenant que
pour des situations cliniques bien spécifiques (impossibilité de
soins en ambulatoire, nécessité d’une surveillance médicale,...).
Aussi faut-il s’adapter à cette évolution en proposant une
permanence d’offre de soins les plus diversifiés possible tant dans
les lieux et les modalités proposés que par les personnels
soignants intervenants. La proximité des structures de soins,
notamment en milieu urbain, ouvre un éventail d’alternatives à
l’hospitalisation à temps plein et autorise un travail de crise
sans nécessairement créer un centre de crise. La multiplication des
lieux d’intervention par les personnels les plus adaptés à la
situation pressentie permet de proposer alors des prestations de
qualité auxquelles peut et doit s’attendre tout patient.
n Evolution d’une structure
intersectorielle : centre d’accueil et de crise du
12e arrondissement de Paris
Seguier N.
Praticien hospitalier, service du Docteur Vidon, Hôpital
Esquirol, 57 rue du Maréchal-Leclerc, 94413 Saint-Maurice
Cedex
Pinelli A.
Assistante service du Dr Vidon (même adresse)
Albu S.
Assistante service du Dr Windisch (même adresse)
Abandon de l’hospitalisation temps plein (7 lits) et
actualisation d’un nouveau projet de soins qui tient compte de la
réalité de la diminution des moyens (en particulier les effectifs)
et du double enjeu : de répondre à l’urgence psychiatrique
(liaison avec le SAU), d’entendre les demandes des familles et de
travailler avec elles. Création d’une équipe mobile et préservation
de l’accueil et de la crise.
ATELIER POSTER
Président : N. Horassius –
Modérateur : A. Gasté
n Les indicateurs influant
sur le mode d’orientation des patients après une hospitalisation
complète
Abassi O.
Assistante spécialiste associée, Centre hospitalier, BP 100,
38521 Saint-Egrève Cedex
Favré P., Palazzolo J.
Même adresse
Cette étude examine les facteurs déterminant l’orientation à la
sortie des personnes qui viennent de bénéficier d’une
hospitalisation complète. Certains de ces facteurs sont propres aux
patients (pathologie, environnement social), d’autres tiennent aux
modalités de prise en charge (traitement médicamenteux,
psychothérapies...).
n Un service d’animation
et d’activités thérapeutiques au cœur de l’institution :
instrument et lieu d’élaboration pour le patient
Baetens C.
Psychiatre, Groupe hospitalier La Ramée-Fond’Roy, Clinique La
Ramée, 34 avenue de Boetendael,
1180 Bruxelles
Laplace C.
Responsable du service d’animations et d’activités
thérapeutiques (même adresse)
Le service d’animations et d’activités thérapeutiques est
accessible à tous, il offre un espace d’élaboration potentiel où
chaque patient peut venir s’y déposer. L’offre faite aux patients
va du simple accueil « pouvoir être là ! » à des
possibilités créatives plus complexes. Le dessin, la musique, le
modelage et autres techniques se définissent dès lors comme une
tentative d’offrir une réalité structurante réfléchie au cas par
cas. Nous tenterons à travers plusieurs créations faites au sein du
service d’activités thérapeutiques de dégager des spécificités
cliniques (psychose, hystérie, névrose obsessionnelle, anorexie),
mais aussi de rendre compte de la pertinence d’une prise en charge
propre à chaque projet hospitalier (alcoolisme, anorexie,
adolescent, psychogériatrique).
n L’hospitalisation temps
plein au travers de la mutation de l’hôpital psychiatrique de
Prémontré à l’établissement public de santé mentale départemental
de l’Aisne
Bivaud B.
Praticien hospitalier chef de service, EPSMD de
l’Aisne
Balitout J.
Adjoint administratif principal (même adresse)
Jovelet G.
Praticien hospitalier (même adresse)
A l’orée d’un nouveau millénaire, l’institution poursuit sa
mission séculaire d’accueillir et de soigner les patients sous le
signe de Saint Norbert. Au fil du temps, les modes de traitement
ont évolué. La dénomination de l’institution aussi, passant d’asile
départemental d’aliénés à celle d’établissement public de santé
mentale départemental. Cette évolution est abordée par
l’iconographie et des textes.
n Place des USA dans le
dispositif de soins psychiatriques pour les détenus :
application en Guadeloupe
David M.
Psychiatre des Hôpitaux, Chef de service SMPR, Centre
pénitentiaire SMPR, Fond Sarrail, BP 43,
97122 Baie-Mahault,Guadeloupe
Parmi les secteurs de la psychiatrie publique en crise, celui
des soins en milieu pénitentiaire est souvent cité. Face à la
fermeture des lits d’hospitalisation, les malades mentaux
retrouveraient un nouvel asile dans la prison. Les soins
psychiatriques y sont prodigués avec le consentement du patient. En
cas de pathologie grave nécessitant des soins sous contrainte, une
hospitalisation d’office s’impose. La pratique quotidienne est
émaillée de paradoxes et de nombreuses difficultés. La loi Perben
crée les « unités spécialement aménagées » au sein des
établissements hospitaliers afin d’accueillir, quel que soit le
mode d’hospitalisation, les détenus souffrant de troubles mentaux.
Cette innovation conduirait les pénitentiaires à aller à l’hôpital
après que la psychiatrie ait investi la prison. Que faut-il penser
et attendre de cette innovation ? Avantages et
inconvénients.
n L’unité
d’hospitalisation conjointe mère-bébé, un outil de soins et de
naissance psychique pour la mère l’enfant et la
famille
Durand B.
Praticien hospitalier chef de service, Psychiatrie
infanto-juvénile, CHI Créteil, 40 avenue de Verdun,
94000 Créteil
Libert C.
Assistant spécialiste (même adresse)
Sarfaty J.
Praticien hospitalier (même adresse)
Ce poster illustrera les besoins spécifiques auxquels répondent
ce qu’on appelle les unités mère-bébé. Dans les pathologies aiguës
du post-partum, elles permettent d’éviter des séparations qui ne
font qu’aggraver la symptomatologie maternelle, elles accueillent
des mères schizophrènes en prenant le temps de construire un projet
pour l’enfant qui ne disqualifie pas totalement la place de la
mère, enfin elles reçoivent de jeunes femmes présentant des
pathologies limites déjà potentiellement engagées dans des
dysfonctionnements maternels proches de la maltraitance. Le cadre
institutionnel sera présenté en montrant ce qui fait la spécificité
de ce travail sur le « devenir mère » et l’instauration
des premiers liens mère-bébé, qui devient, lorsqu’il y a un père,
un travail sur la parentalité. L’étayage apporté aux mères dans un
travail d’observation quotidien des interactions mère-bébé et les
liens mis en place avec les différentes composantes - petite
enfance de la communauté constitue l’essentiel du travail de
l’unité.
n Evaluation des conditions de
l’isolement et de la contention
Favré P.
Psychiatre des Hôpitaux, Centre hospitalier, BP 100,
38521 Saint-Egrève
Lestrat F., Palazzolo J., Abassi O., Pages E
Même adresse
Sept ans après la mise en place de procédures médicales,
infirmières et administratives régissant l’isolement et la
contention dans un établissement public de santé mentale, cette
étude en évalue la perception par les soignants. Cette étape est
nécessaire avant la reformulation des protocoles. L’objectif est de
mieux garantir la qualité et la sécurité des soins et de préserver
la dignité des personnes soignées.
n Analyse des prescriptions
de sérologies VIH dans un établissement psychiatrique
Fayollet C.
Praticien hospitalier, Institut Marcel Rivière, 78321
Verrières-le-Buisson
Niot F.
Psychiatre (même adresse)
Prévost X.
Biologiste (même adresse)
Nous étudierons dans ce travail l’évolution des prescriptions de
sérologie VIH à l’institut Marcel-Rivière (Yvelines) afin de mieux
cibler les orientations à donner à la prévention primaire et
secondaire en psychiatrie. La fréquence de ces prescriptions semble
avoir diminué ces dernières années. L’analyse rétrospective nous
amènera à questionner les critères de prescription et donc les
représentations que se font les prescripteurs des situations et des
personnes à risque.
n Avons-nous perdu le sens
de l’indication d’hospitalisation temps plein ?
Lebarbu E.
Interne, Hôpital Saint-Jean-de-Dieu, 290 route de Vienne,
69373 Lyon Cedex 08
Ribault N.
Praticien hospitalier (même adresse)
Gasté A.
Praticien hospitalier (même adresse)
L’urgence, le traitement de la crise, l’hospitalisation sous
contrainte imposent souvent des modalités d’admission rapide, non
préparées que compliquent le manque de lits disponibles ou la
vétusté des établissements. Le développement des alternatives à
l’hospitalisation a induit une diminution de la valeur de
l’hospitalisation à temps complet. Pourtant la préparation de
l’hospitalisation est un temps fort du traitement. Recherche du
consentement, information adaptée permettent d’élaborer une autre
représentation de la maladie et du traitement indispensable à la
relation thérapeutique. Ce travail de sens, parfois long, permet de
cerner avec le patient les temps forts de la prise en charge :
prise de distance, soin global autorisant dépendance et régression,
multiplicité des relations avec des soignants de disciplines
diversifiées réunis par un programme de soin commun, traitement
biologique et inscription dans un champ relationnel large
(individuel ou groupal).
n Intérêt de
l’hospitalisation des patients alcooliques sous la loi du
27 juin 1990 : à propos de 130 cas
Roubini A.
Assistant spécialiste, Fédération des internats, Centre du
Bois-Perrin, 4, rue du Bois-Perrin, BP 60321, 35703 Rennes
Cedex 7
Millet B.
Praticien hospitalier chef de service, Secteur G 03, Centre
hospitalier Guillaume Régnie, 108, avenue du Général Leclerc, BP
60321, 35703 Rennes Cedex 7
Ce travail a tenté d’évaluer l’intérêt des hospitalisations sous
contrainte dans une population de patients alcooliques. Cette
évaluation a été réalisée à partir d’une étude rétrospective
portant sur 130 patients admis en hospitalisation à la demande
d’un tiers (HDT) et en hospitalisation d’office (HO) au centre
hospitalier spécialisé de Rennes au cours de l’année 2000. Une
grille comprenant le recueil des critères socio-démographiques,
cliniques, biologiques thérapeutiques et évolutifs a permis
l’évaluation des patients. Les résultats ont montré que 18 %
des patients étaient abstinents à 18 mois et que les
co-morbidités psychiatriques étaient importantes. D’une part, ce
travail reflète l’intérêt à dépister des troubles psychiatriques
pouvant être à l’origine d’un alcoolisme chronique, dont la prise
en charge améliore le pronostic de l’addiction. D’autre part, cette
étude rend compte de l’intérêt à maintenir l’hospitalisation sous
contrainte sur des durées plus longues chez des patients présentant
des atteintes neurocognitives liées à leurs alcoolisations
chroniques, atteintes mêmes qui limitent leur consentement aux
soins.
n Réhabilitation
psychosociale opportunité d’une hospitalisation à temps
plein
Roussel C.
Interne, Centre hospitalier, BP 100, 38521 Saint-Egrève
Cedex
Giraud-Baro E.
Praticien hospitalier chef de service (même
adresse)
Présentation d’une unité d’hospitalisation à temps plein à
orientation de réhabilitation psychosociale et de son projet de
réhabilitation. Discussion de l’opportunité du mode
d’hospitalisation à temps plein stipulé dans l’arrêté du
14 mars 1986 décrivant les centres de post-cure.
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