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Arrêt des traitements au cours des maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI) : lesquels et quand ? |
Texte intégral
Summary
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Auteur(s) : Laurent Beaugerie |
Résumé : Chez les patients ayant une rectocolite hémorragique en rémission clinique stable sous dérivés 5-amino-salicylés (5-ASA), l’arrêt des 5-ASA est associé à un risque de rechute de la maladie, même chez les patients en rémission profonde (sans lésions endoscopiques ni inflammation microscopique active) et pour des durées de rémission préalable de plus de deux à trois ans. L’arrêt délibéré des thiopurines devrait être évité chez les patients ayant une maladie inflammatoire chronique intestinale (MICI) mise en rémission par le médicament depuis moins de deux ans, car, dans ce contexte, le taux de rechute clinique est très élevé, atteignant 60 % à un an dans certaines séries. Après au moins quatre ans de MICI en rémission clinique sous thiopurines, le risque de rechute à l’arrêt des thiopurines est significatif et constant. Dans la maladie de Crohn, les hommes non fumeurs sont les plus à risque de rechute précoce, surtout en l’absence de rémission biologique complète. Pour autant, un traitement de durée indéfinie par les thiopurines ne peut être recommandé, du fait des complications potentielles à long terme du traitement, en particulier de lymphomes EBV-associés. Les décisions individuelles devraient être prochainement guidées par des études de type bénéfice/risque. Chez les patients ayant une maladie de Crohn contrôlée par l’association infliximab-immunosuppresseur, il apparaît de plus en plus que l’activité de la MICI tend à être plus importante chez les patients chez qui l’on stoppe l’immunosuppresseur (patients non en rémission profonde au moment de l’arrêt). Le risque de rechute après arrêt de l’infliximab et maintien de l’immunosuppresseur est moindre lorsque les patients sont en rémission profonde au moment de l’arrêt de l’immunosuppresseur. |
Mots-clés : arrêt des traitements, 5-amino-salicylés, thiopurines, infliximab |
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