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Description et intérêt de l’IRM dans le cadre des troubles de la statique pelvienne


Hépato-Gastro. Volume 15, Numéro 4, 303-13, Juillet-Août 2008, Mini-revue

DOI : 10.1684/hpg.2008.0233

Résumé   Summary  

Auteur(s) : Pedro Fernandez, Yan Ansquer, Laurent Abramowitz , Département d’imagerie médicale, Hôpital Bichat Claude Bernard, 75018 Paris, Service de gynécologie, Hôpital Saint Antoine, 75012 Paris, Unité de proctologie médico-chirurgicale, Hôpital Bichat Claude Bernard, 75018 Paris.

Résumé : L’imagerie par résonance magnétique (IRM) dynamique du plancher pelvien permet une étude anatomique et fonctionnelle des troubles de la statique pelvienne utile à la prise en charge thérapeutique des patientes.Cette revue envisage les indications actuelles de l’IRM, décrit en détail la technique d’examen ainsi que la sémiologie IRM des principaux troubles de la statique. Cette revue souligne également l’importance d’une étroite collaboration entre clinicien et radiologue notamment dans le cadre des staffs multidisciplinaires de pelvi-périnéologie.

Mots-clés : imagerie par résonance magnétique, statique pelvienne, plancher pelvien, colpocèle

Illustrations

Figure 1 Coupes axiales et coronales en pondération T2 et schémas d’anatomie pelvi-périnéale générale : muscle releveur de l’anus constitué de la sangle pubo-rectale (en forme de « U » délimité en pointillés) et des muscles ilio-coccygiens qui forment le hamac musculaire du plancher pelvien (*).

Figure 2 Plans de référence : axial, sagittal et coronal.

Figure 3 Coupes sagittales médianes dynamiques, au repos et en poussée, représentant la ligne pubo-coccygienne et les principaux repères dans le cadre d’un prolapsus tricompartimental. Les lignes H et M permettent de quantifier respectivement l’élargissement antéro-postérieur du hiatus et sa descente en poussée.

Figure 4 Coupes axiales dynamiques sous-pubiennes, au repos et en poussée, parallèles à la ligne pubo-coccygienne, permettant d’évaluer les dimensions du hiatus urogénital. On note une nette augmentation du diamètre transverse du hiatus en poussée avec visualisation des compartiments moyen et postérieur balisé en blanc par le gel échographique (figure de droite).

Figure 5 Coupes coronales médio-pelviennes dynamiques, au repos et en poussée, perpendiculaires à la ligne pubo-coccygienne, permettant d’évaluer la tonicité musculaire des faisceaux ilio-coccygiens. Ces faisceaux musculaires apparaissent sous la forme d’hyposignaux linéaires (*). Au repos (figure de gauche), ils forment un hamac soutenant le contenu pelvien tendu des épines ischiatiques en dehors à la sangle pubo-rectale en dedans. En poussée (figure de droite), on note un aspect aminci, étiré et ballonnisé avec inversion de la convexité des faisceaux ilio-coccygiens signant un défaut de tonicité.

Figure 6 Coupes coronale (1) et axiale (2) montrant respectivement une atrophie complète du faisceau gauche du muscle ilio-coccygien (flèches) et une atrophie complète du faisceau droit de la sangle pubo-rectale (flèches vertes). Sur la coupe axiale (2), on retrouve les différents éléments contenus dans le hiatus urogénital délimité par des pointillés à savoir l’urètre (U), le vagin (V) et la jonction anorectale (A).

Figure 7 Coupes sagittales médianes dynamiques, au repos et en poussée, montrant une hypermobilité cervico-urétrale avec horizontalisation sous pubienne de l’urètre sans cystocèle (*). La ligne pubo-coccygienne est représentée en pointillés.

Figure 8 Coupes sagittales médianes dynamiques, au repos et en poussée, montrant une atteinte prédominant sur le compartiment antérieur sous la forme d’une cystocèle avec une base vésicale (*) située sous la ligne pubo-coccygienne (pointillés) et sous le plan de l’urètre.

Figure 9 Coupes sagittales médianes dynamiques, au repos et en poussée, montrant une atteinte prédominant sur le compartiment moyen sous la forme d’une hystéroptose. Au repos (figure de gauche), l’utérus apparaît anormalement bas situé avec le col utérin (*) qui affleure la ligne pubo-coccygienne (pointillés). En poussée (figure de droite), le col, l’isthme ainsi qu’une partie du corps utérin passent nettement sous la ligne pubo-coccygienne.

Figure 10 Coupes sagittales médianes dynamiques, au repos et en poussée, montrant une atteinte prédominant sur le compartiment postérieur sous la forme d’une importante rectocèle (figure de droite) dont on mesure l’importance (ligne pleine) par rapport à l’axe du canal anal (---). La ligne pubo-coccygienne est représentée en pointillés.

Figure 11 Coupes sagittales médianes dynamiques, au repos et en poussée, montrant une atteinte prédominant sur le compartiment postérieur sous la forme d’une importante élytrocèle (pointillés verts) associée à une intussusception rectale (**) et à une entérocèle débutante (°). La ligne pubo-coccygienne est représentée en pointillés.

Figure 12 Coupes sagittales médianes dynamiques, au repos et en poussée, montrant une atteinte prédominant sur le compartiment postérieur sous la forme d’une volumineuse entérocèle chez une patiente aux antécédents d’hystérectomie. Les anses grêles prolabées sont accompagnées du mésentère (pointillés verts). La ligne pubo-coccygienne est représentée en pointillés.

Figure 13 Coupes sagittales médianes dynamiques, au repos (figure de gauche), en poussée spontanée (figure du centre) et en poussée avec une hémivalve de spéculum (figure de droite). Au repos, absence de ptose viscérale par rapport à la ligne pubococcygienne (pointillés). En poussée spontanée, on note une atteinte bicompartimentale minime à type de rectocèle (*) avec doute sur une cystocèle débutante (flèche). En poussée avec l’hémivalve de spéculum, on démasque une volumineuse cystocèle. L’hémivalve de spéculum apparaît comme un hyposignal T2 linéaire, le long de la paroi postérieure du vagin (flèches).

Figure 14 Coupes coronale (A) et sagittales médianes (B et C) en postopératoire d’une cure de prolapsus tricompartimental par voie basse utilisant des bandelettes de Pelvicol®. Les bandelettes sont placées par voie transobturatrice et apparaissent en hyposignal T2. Aspect en hamac de la bandelette sous-urétrale en A, aspect pelotonné de la bandelette sous-vésicale en B et bandelette prérectale en C.

Figure 15 Coupe coronale dans le plan de la symphyse pubienne montrant une infection prothétique intéressant les 2 jambages d’une prothèse transobturatrice sous la forme de trajets fistuleux en hypersignal T2 (flèches), en partie collecté du côté droit.


 

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