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Les lésions histologiques hépatiques associées à la chimiothérapie


Hépato-Gastro. Volume 15, Numéro 4, 295-301, Juillet-Août 2008, Mini-revue

DOI : 10.1684/hpg.2008.0231

Résumé   Summary  

Auteur(s) : Catherine Julié , Service d’Anatomie et de Cytologie Pathologiques, Hôpital Ambroise Paré, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, 9 avenue Charles de Gaulle, 92100 Boulogne Billancourt et UFR de médecine Paris Ile-de-France Ouest, Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.

Résumé : Des données récentes provenant du cancer colorectal métastatique au foie ont montré l’association de lésions histologiques du parenchyme hépatique avec la chimiothérapie. Ces lésions consistent, d’une part, en des lésions vasculaires et, d’autre part, en une stéatohépatite non alcoolique. Les lésions vasculaires consistent essentiellement en une dilatation et hémorragie sinusoïdale, et sont plus fréquentes avec l’oxaliplatine. Seules les lésions vasculaires les plus sévères (nécrose hémorragique centro-lobulaire et hyperplasie nodulaire régénérative) ont un impact clinique, avec un plus grand risque de saignement peropératoire. La relation entre la chimiothérapie et la stéatose n’est pas claire. La stéatohépatite est plus fréquente avec l’irinotécan, et est observée plus fréquemment chez les patients avec un IMC élevé. Une étude a rapporté un taux de mortalité postopératoire plus élevé chez les patients avec stéatohépatite. Afin d’éviter la progression de ces lésions chimio-induites vers des lésions plus sévères (à type de cirrhose), la prudence est recommandée quant au nombre de cycles de chimiothérapie préopératoire.

Mots-clés : chimiothérapie, métastase hépatique, cancer colorectal, lésion histologique, stéatohépatite, dilatation sinusoïdale

Illustrations

ARTICLE

Auteur(s) : Catherine Julié

Service d’Anatomie et de Cytologie Pathologiques, Hôpital Ambroise Paré, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, 9 avenue Charles de Gaulle, 92100 Boulogne Billancourt et UFR de médecine Paris Ile-de-France Ouest, Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines

Des données récentes ont montré l’association de lésions histologiques du parenchyme hépatique avec la chimiothérapie [1, 2]. En raison de l’usage de plus en plus extensif de la chimiothérapie néoadjuvante dans le cancer colorectal métastatique, ces données proviennent principalement des patients porteurs de carcinome colorectal métastatique traités par chimiothérapie préopératoire. Nous allons donc centrer cette mini-revue sur les lésions hépatiques observées après chimiothérapie préopératoire pour métastase hépatique de cancer colorectal.

En effet, les récents progrès liés à une plus grande efficacité des protocoles de chimiothérapie ainsi qu’à l’introduction de thérapeutiques ciblées, ont ouvert de nouvelles perspectives dans le traitement des métastases hépatiques des cancers colorectaux, tant résécables que non résécables. Cependant, l’enthousiasme pour la chimiothérapie néoadjuvante a été un peu tempéré par la publication de lésions histologiques du parenchyme hépatique non tumoral associées à la chimiothérapie préopératoire, et qui pourraient éventuellement augmenter le risque opératoire.

Dans cette mini-revue, nous allons tout d’abord décrire les lésions hépatiques associées à la chimiothérapie ainsi que leur diagnostic histologique, puis nous intéresser à la corrélation entre le type des lésions et le type de chimiothérapie. Enfin, nous aborderons l’impact clinique de ces lésions.

Lésions histologiques associées à la chimiothérapie

Deux types de lésions histologiques associées à la chimiothérapie ont été rapportés : lésions vasculaires d’une part et stéatopathie métabolique d’autre part.

Lésions vasculaires

Rubbia-Brandt et al. [3] ont été les premiers à décrire des lésions vasculaires du parenchyme hépatique non tumoral dans les pièces opératoires de patients ayant subi une résection hépatique après chimiothérapie. Les auteurs ont observé des lésions de dilatation sinusoïdale et d’hémorragie dans 51 % des pièces de résection hépatique après chimiothérapie, alors que chez les patients traités par chirurgie seule, le parenchyme hépatique était normal. Ces lésions correspondaient macroscopiquement à l’aspect de « foie bleu » que chirurgiens et pathologistes connaissent bien (figure 1). Histologiquement, les lésions commencent dans la zone centrolobulaire, consistent essentiellement en une dilatation et congestion sinusoïdale souvent sévères, et peuvent être éventuellement associées à une occlusion fibreuse de la veine centrolobulaire ou à une hyperplasie nodulaire régénérative. Comme ces lésions sinusoïdales étaient identiques à celles de la maladie veino-occlusive, ou syndrome d’obstruction sinusoïdale, les auteurs ont donné le nom de syndrome d’obstruction sinusoïdale (SOS) à ces lésions vasculaires associées à la chimiothérapie. L’hypothèse pathogénique proposée est celle d’une lésion toxique initiale sur la cellule endothéliale sinusoïdale, aboutissant à la rupture de la paroi sinusoïdale.

L’hyperplasie nodulaire régénérative est définie comme des nodules non néoplasiques qui ne sont pas délimités par des septa fibreux. Sur le plan pathogénétique, cette lésion serait liée à une modification du flux intra-hépatique. L’hyperplasie nodulaire régénérative peut entraîner une hypertension portale et une cholestase.

Les lésions vasculaires hépatiques peuvent évoluer vers une fibrose extensive pouvant atteindre un aspect histologique de cirrhose.

Stéatopathie métabolique

La stéatopathie métabolique, ou non alcoolique, représentant l’ensemble des pathologies hépatiques associées à l’accumulation de graisse dans les hépatocytes, correspond à la manifestation hépatique de l’insulino-résistance, qui est une composante du syndrome métabolique [4-6]. La prévalence de la stéatopathie non alcoolique en Amérique du Nord et dans les régions similaires varie de 3 à 23 % [7], et son épidémiologie est analogue à celle de l’obésité [8, 9].

Les aspects histologiques de la stéatopathie non alcoolique sont d’une part la stéatose, et d’autre part la stéatohépatite non alcoolique (NASH).

La stéatose, qui correspond à l’accumulation de graisse dans le cytoplasme hépatocytaire, représente la manifestation la moins sévère de la stéatopathie non alcoolique. La stéatohépatite non alcoolique est une forme plus sévère, évoluant vers la cirrhose dans 20 % des cas [10]. Son diagnostic histologique repose sur une combinaison de lésions [11, 12], les lésions le plus souvent observées étant la stéatose, la ballonnisation hépatocytaire, l’inflammation lobulaire et la fibrose périsinusoïdale. D’autres lésions telles que les corps de Mallory peuvent aussi être présentes. Vauthey et al. [13] ont récemment décrit la présence de stéatohépatite non alcoolique après chimiothérapie préopératoire. L’évolution de la stéatose vers la stéatohépatite non alcoolique pourrait être due au stress oxydatif induit par la chimiothérapie [14, 15].

Ces lésions histologiques ne sont pas mutuellement exclusives. Par exemple, un patient avec stéatose peut développer une stéato-hépatite et/ou des lésions vasculaires.

Diagnostic histologique

Lésions vasculaires

Rubbia-Brandt et al. [3] ont proposé un système de grading des lésions sinusoïdales en fonction de leur extension dans le lobule (figure 2) : le grade 1 correspond à une extension centro-lobulaire limitée à un tiers de la surface lobulaire, le grade 2 correspond à une extension aux deux tiers de la surface lobulaire, le grade 3 correspond à une atteinte de la totalité de la surface du lobule.

Stéatopathie métabolique

La stéatose se définit comme la présence de vacuoles de graisse dans le cytoplasme hépatocytaire, et peut être gradée selon le pourcentage d’hépatocytes atteints. Habituellement, une stéatose est considérée comme sévère quand plus de deux tiers des hépatocytes sont atteints (figure 3).

Le diagnostic histologique de la stéatohépatite non alcoolique repose sur une combinaison de lésions, parmi lesquelles des lésions hépatocytaires (figure 4). L’évaluation histologique reste le seul moyen d’affirmer la présence de lésions hépatocytaires, et donc de distinguer la stéatohépatite d’une « simple » stéatose [11]. Vauthey et al. [13] ont utilisé le score de Kleiner pour le diagnostic de stéatohépatite. Ce score d’activité, développé et validé sur biopsie hépatique, comprend trois items (stéatose, inflammation lobulaire et ballonnisation hépatocytaire), qui sont chacun semi-quantifiés, puis additionnés [16]. Cependant, le diagnostic de stéatohépatite peut parfois être rendu difficile sur une pièce opératoire par la présence « d’hépatite chirurgicale » qui est induite par la manipulation peropératoire du foie. L’hépatite chirurgicale a été décrite par Aloïa et al. dans 41 % de leurs cas, par la présence de nombreux polynucléaires neutrophiles disséminés dans le parenchyme hépatique (figure 5) [17]. Ces cellules inflammatoires peuvent, si elles sont situées dans un parenchyme hépatique par ailleurs stéatosique, masquer ou au contraire imiter une stéatohépatite.

Ces lésions histologiques présentent souvent une distribution irrégulière dans le parenchyme hépatique, ce qui rend leur diagnostic par biopsie percutanée difficile. C’est pourquoi certains auteurs conseillent d’effectuer, chez les patients à haut risque de lésions hépatiques, l’évaluation des lésions induites par la chimiothérapie par laparoscopie avec inspection macroscopique du parenchyme hépatique et éventuellement biopsie chirurgicale [13].

Corrélation des lésions avec le type de chimiothérapie

Lésions vasculaires

Plusieurs études rétrospectives ont démontré la relation entre oxaliplatine et lésions vasculaires hépatiques [3, 13, 17-19]. Dans l’article de Rubbia-Brandt et al. [3], les lésions vasculaires étaient fortement corrélées à l’administration d’oxaliplatine, puisqu’elles étaient présentes chez 74 % des patients traités par 5FU-oxaliplatine et 88 % des patients traités par 5FU-oxaliplatine-irinotécan (comparé à 23 % pour les patients traités par irinotécan). D’autres études rétrospectives ont aussi démontré une forte association entre les lésions vasculaires et l’administration d’oxaliplatine. Dans l’étude de Vauthey et al. [13], les lésions sinusoïdales étaient présentes près de cinq fois plus souvent chez les patients traités par oxaliplatine que chez ceux traités par irinotécan (19 % contre 4 %). Dans l’étude d’Aloïa et al. [17], le taux de lésions vasculaires chez les patients traités par oxaliplatine était de 54 %. Ce taux était de 61 % dans la série de Mehta et al [18], avec en particulier un taux de lésions vasculaires de grade 1 significativement plus élevé chez les patients traités par oxaliplatine que chez ceux traités par une autre drogue et ceux traités par chirurgie seule (53 % contre 27 et 23 %). Dans la série de Pawlik et al. [19], le taux de dilatations sinusoïdales de grade 3 était de 10 % après traitement par oxaliplatine, comparé à 0 % pour les patients qui n’avaient pas reçu de chimiothérapie. Ces études n’ont pas montré de corrélation entre la dose cumulative d’oxaliplatine et la présence de lésions sinusoïdales. Cependant, dans l’étude d’Aloïa et al., la fréquence des lésions vasculaires sévères (comme une nécrose hémorragique centro-lobulaire) augmentait avec le nombre de cycles [17]. Dans l’étude prospective que nous avons effectuée sur les pièces opératoires de 57 patients inclus dans l’essai multicentrique de l’EORTC 40983, nous avons confirmé la relation entre la chimiothérapie néoadjuvante à base d’oxaliplatine et les lésions sinusoïdales, qui étaient présentes dans 48 % des cas après 6 cycles de Folfox, et chez seulement 11 % des patients traités par chirurgie seule [20]. Surtout, dans notre étude, les lésions sinusoïdales grade 2-3, étendues à plus d’un tiers de la surface lobulaire, étaient spécifiques de la chimiothérapie (41 % contre 0 % dans le groupe chirurgie seule).

Une étude récente a montré de façon très intéressante que l’association de bevacizumab au schéma 5FU/Ox protège le parenchyme hépatique des lésions vasculaires [21]. En effet, dans cette étude, le taux de lésions de dilatation sinusoïdale était plus bas chez les 62 patients traités par bevacuzimab que chez les 43 patients traités par 5FU/Ox seul (lésions sinusoïdales quel que soit leur grade : 27 % contre 53 %, lésions grade 2-3 : 8 % contre 28 %).

Stéatopathie métabolique

La relation entre chimiothérapie et stéatose n’est pas claire. Certaines études suggèrent que les patients ayant reçu de la chimiothérapie développent plus souvent une stéatose [19, 22-25], tandis que d’autres ne montrent pas de corrélation entre chimiothérapie et stéatose sévère, quand cette stéatose est distinguée de la stéatohépatite [13].

Deux études ont montré une augmentation de l’incidence de stéatohépatite non alcoolique chez les patients traités par chimiothérapie préopératoire pour métastases hépatiques de cancer colorectal. Fernandez et al. [26] ont noté un score de NASH significativement plus élevé chez les patients qui avaient reçu une chimiothérapie préopératoire (principalement à base d’irinotécan) que ceux qui avaient été traités par 5FU ou qui n’avaient pas eu de chimiothérapie. Dans l’étude multicentrique de Vauthey et al. [13], l’irinotécan était la seule drogue associée à la présence de NASH. Ces deux études soulignaient le rôle de l’obésité dans le développement de la NASH. En effet, dans l’étude de Fernandez et al. [26], un IMC élevé était significativement corrélé à un score de NASH élevé. Dans l’étude de Vauthey et al. [13], le risque de stéatohépatite était plus élevé chez les patients avec un IMC supérieur à 25 kg/m2. Les auteurs recommandent donc la prudence quand un traitement à base d’irinotécan est envisagé chez un patient avec un BMI supérieur à 25 kg/m2, surtout si ce patient est un candidat potentiel à une résection hépatique majeure.

Impact clinique

Si les lésions histologiques associées à la chimiothérapie sont maintenant bien décrites, la relation entre ces lésions et l’évolution clinique est moins bien définie. Quelques études se sont intéressées aux éventuelles conséquences cliniques des lésions histologiques de la chimiothérapie.

Lésions vasculaires

Vauthey et al. [13] ont confirmé d’autres résultats [27] selon lesquels une chimiothérapie à base d’oxaliplatine ne dépassant pas six cycles n’entraîne pas d’augmentation de la morbidité ou de la mortalité après résection hépatique. Ces auteurs ont montré que les lésions vasculaires augmentent le risque de saignement opératoire mais n’augmentent pas la morbidité ou la mortalité périopératoire. En particulier, il n’a pas été observé de décès parmi les 22 patients avec des lésions sinusoïdales modérées à sévères (grade 2-3). Dans l’étude d’Aloïa et al. [17], seules les lésions vasculaires sévères (nécrose hémorragique centro-lobulaire et hyperplasie nodulaire régénérative) étaient associées à une augmentation des transfusions peropératoires.

Stéatopathie métabolique

Dans l’étude de Berhns et al. [23], les patients avec stéatose modérée à sévère présentaient une morbidité périopératoire et un taux de mortalité plus élevés que les patients avec stéatose légère ou qui n’avaient pas de stéatose. Cependant, pour Kooby et al. [25], si la stéatose est associée à un plus grand risque de complications, en particulier de complications infectieuses, elle n’a pas d’impact significatif sur la mortalité.

La stéatohépatite semble être une entité plus dangereuse. Fernandez et al. [26] ont rapporté le premier cas d’insuffisance hépatique imputé à une stéatohépatite due à la chimiothérapie, chez un patient avec un IMC de 35 kg/m2. Vauthey et al. [13] ont rapporté une augmentation du taux de mortalité à trois mois chez les patients avec stéatohépatite (taux de 15 %, comparé à 2 % pour les patients qui n’avaient pas de stéatohépatite). En particulier, les patients avec stéatohépatite avaient un risque plus élevé de décès par insuffisance hépatique postopératoire.

Conclusion

La chimiothérapie est sans aucun doute associée à des lésions histologiques du parenchyme hépatique. Ces lésions consistent, d’une part, en des lésions vasculaires et, d’autre part, en une stéatohépatite non alcoolique.

Les lésions vasculaires consistent essentiellement en une dilatation et hémorragie sinusoïdale, et sont plus fréquentes avec l’oxaliplatine. Seules les lésions vasculaires les plus sévères (nécrose hémorragique centro-lobulaire et hyperplasie nodulaire régénérative) ont un impact clinique, avec un plus grand risque de saignement peropératoire. L’association de bevacizumab à la chimiothérapie conventionnelle aurait un effet protecteur sur les lésions sinusoïdales.

La relation entre la chimiothérapie et la stéatose n’est pas claire.

La stéatohépatite est plus fréquente avec l’irinotécan, et est observée plus fréquemment chez les patients avec un IMC élevé. Une étude a rapporté un taux de mortalité postopératoire plus élevé chez les patients avec stéatohépatite.

Afin d’éviter des lésions histologiques hépatiques chroniques éventuellement plus évolutives, qui pourraient empêcher une chirurgie curative, il est recommandé, chez les patients avec des métastases hépatiques initialement non résécables, d’effectuer la chirurgie dès que les métastases deviennent résécables. Les patients avec des métastases hépatiques résécables peuvent bénéficier d’une chimiothérapie néoadjuvante, mais ne doivent pas non plus recevoir une chimiothérapie trop longue [28].

Addendum

Le nombre de publications sur ce sujet d’actualité augmente rapidement. C’est pourquoi je vous propose quelques références supplémentaires, d’articles sortis depuis la remise de mon manuscript. Je souhaite insister particulièrement sur la série strasbourgeoise (Nakano et al.), qui suggère que les lésions sinusoïdales sont associées à un plus grand taux de complications après hépatectomie majeure.
  • Nakano H, Oussoultzoglou E, Rosso E, Casnedi S, Chenard-Neu MP, Dufour P, et al. Sinusoidal injury increases morbidity after major hepatectomy in patients with colorectal liver metastases receiving preoperative chemotherapy. Ann Surg 2008 ; 247 : 118-24.
  • Kandutsch S, Klinger M, Hacker S, Wrba F, Gruenberger B, Gruenberger T. Patterns of hepatotoxicity after chemotherapy for colorectal cancer liver metastases. Eur J Surg Oncol 2008 ; doi: 10.1016/j.ejso.2008.01.001.
  • Aloysius MM, Zaitoun AM, Beckingham IJ, Neal KR, Aithal GP, Bessell EM, et al. The pathological response to neoadjuvant chemotherapy with FOLFOX-4 for colorectal liver metastases: a comparative study. Virchows Arch 2007 ; 451 : 943-8.

Remerciements

J’adresse mes plus vifs remerciements au Pr Emmanuel Mitry (Service d’Hépato-Gastroentérologie et Oncologie Digestive, Hôpital Ambroise Paré) pour ses conseils précieux.

Références

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2 Morris-Stiff G, Tan YM, Vauthey JN. Hepatic complications following preoperative chemotherapy with oxaliplatin or irinotécan for hepatic colorectal metastases. Eur J Surg Oncol 2007 (in press) doi : 10.1016/J. ejso.2007.07.007.

3 Rubbia-Brandt L, Audard V, Sartoretti P, Roth AD, Brezault C, Le Charpentier M, et al. Severe hepatic sinusoidal obstruction associated with oxaliplatin-based chemotherapy in patients with metastatic colorectal cancer. Ann Oncol 2004 ; 15 : 460-6.

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