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Récepteurs nucléaires PPARα/γ et foie


Hépato-Gastro. Volume 15, Numéro 3, 191-7, Mai-Juin 2008, Mini-revue

DOI : 10.1684/hpg.2008.0209

Résumé  

Auteur(s) : Laurent Dubuquoy, Mathilde Body-Malapel, Alexandre Louvet, Philippe Mathurin, Sébastien Dharancy , Inserm U795, Lille, F-59037 France ; Université Lille 2, F-59037 France ; CHRU Lille, Hôpital Huriez, Service des Maladies de l’Appareil Digestif et de la Nutrition, Lille, F-59037 France.

Résumé : Les récepteurs activés par les proliférateurs des peroxysomes (PPAR) sont des facteurs de transcription qui contribuent à l’homéostasie hépatique. PPARα contrôle le métabolisme lipidique et exerce des activités anti-inflammatoires \; PPARγ régule le métabolisme glucidique et exerce des activités immuno-modulatrices, anti-fibrosantes et anti-prolifératives. Leurs propriétés intrinsèques donnent un rationnel pour les cibler dans les principales hépatopathies chroniques. Des molécules sont disponibles pour les activer : les fibrates, activateurs de PPARα, sont utilisés depuis plus de 20 ans pour les anomalies du métabolisme lipidique et les glitazones, activateurs de PPARγ, sont utilisées depuis 2000 dans le cadre du diabète de type 2. Sur le plan hépatique, l’effet thérapeutique des fibrates observé dans les modèles animaux d’inflammation aiguë et de maladie alcoolique du foie n’est sûrement pas extrapolable chez l’homme en raison de l’existence de différences inter-espèces significatives tant sur le plan quantitatif que qualitatif. La perspective thérapeutique principale concerne les stéatopathies en particulier la NASH, à travers le rôle joué par PPARγ dans la sensibilité à l’insuline. Les résultats des essais thérapeutiques utilisant les glitazones, bien qu’intéressants, doivent être interprétés de façon prudente compte tenu de l’absence de données à long terme et de la possibilité d’effets indésirables graves notamment cardiaques.

Mots-clés : récepteur nucléaire, récepteur activé par les proliférateurs des peroxysomes, inflammation, stéato-hépatite non alcoolique, maladie alcoolique du foie, glitazone

Illustrations

ARTICLE

Auteur(s) : Laurent Dubuquoy, Mathilde Body-Malapel, Alexandre Louvet, Philippe Mathurin, Sébastien Dharancy

Inserm U795, Lille, F-59037 France ; Université Lille 2, F-59037 France ; CHRU Lille, Hôpital Huriez, Service des Maladies de l’Appareil Digestif et de la Nutrition, Lille, F-59037 France

Les récepteurs activés par les proliférateurs des peroxysomes (PPAR) appartiennent à la superfamille des récepteurs nucléaires. Ce sont des facteurs de transcription présents dans toutes les cellules eucaryotes qui ont la capacité de transloquer du cytoplasme dans le noyau pour moduler l’activité transcriptionnelle de gènes cibles en se fixant sur l’ADN. L’existence d’une sous-famille de récepteurs homologues a été démontrée dans différentes espèces avec 3 représentants (α, β/δ et γ) dont les 2 plus étudiés sont PPARα (ou NR1C1) et PPARγ (NR1C3). Leur distribution est tissu-spécifique et ils nécessitent de former un hétérodimère avec un autre récepteur nucléaire, le récepteur X pour les rétinoïdes, pour agir dans le noyau de la cellule (figure 1). Les PPAR participent à l’homéostasie hépatique par le contrôle du métabolisme lipido-glucidique, de la réaction inflammatoire, de la différenciation et du cycle cellulaire et ils constituent ainsi des cibles thérapeutiques potentielles pour les principales hépatopathies chroniques chez l’homme. L’objectif de cette mini-revue est de présenter les principales caractéristiques des récepteurs PPARα et PPARγ, le rationnel de leur utilisation et les premiers résultats de leur ciblage en pathologie humaine.

PPARα

Distribution hépatique et régulation de PPARα

PPARα assure des fonctions cataboliques dans les organes à haut potentiel oxydatif comme le foie, le muscle et le rein. Au niveau hépatique, sa distribution est ubiquitaire mais l’hépatocyte en est la principale source cellulaire [1-3]. Son expression est inhibée par l’insuline et augmentée par les glucocorticoïdes, le stress et le jeûne. PPARα est activé par les acides gras et leurs dérivés (acide arachidonique, prostaglandine, etc.) ainsi que par les molécules de la famille des fibrates (fenofibrate, clofibrate, bezafibrate) utilisés depuis plus de 20 ans dans le cadre du traitement des anomalies du métabolisme lipidique et la prévention des complications cardiovasculaires.

Principales propriétés de PPARα

Régulation du métabolisme lipidique

PPARα contrôle l’expression et l’activité des principales enzymes impliquées dans le métabolisme lipidique (tableau 1). Il permet la libération, la dégradation et l’utilisation des acides gras par l’hépatocyte comme substrat énergétique. Ce rôle est vital en phase de jeûne. Sur le plan thérapeutique, les fibrates qui ciblent PPARα, ont comme effet une augmentation des taux du HDL cholestérol, une diminution des taux de cholestérol total et du LDL cholestérol chez les patients dyslipémiques et diabétiques [4].

Tableau 1 Principales fonctions de PPARα dans le métabolisme lipidique.

PPARα et métabolisme lipidique

Régulation des systèmes d’importation et d’exportation des acides gras

↑ capture des acides gras (↑ fatty acid transport protein))

↓ efflux (↑ acyl CoA-synthetase)

Augmentation du catabolisme des acides gras

↑ β-oxydation peroxysomale (↑Acyl CoA oxidase)

↑ ω-oxydation microsomale (système cytochrome CYP4A)

↑ β-oxydation mitochondriale (↑ carnitine palmitoyl transferase 1)

Stimulation de la cétogenèse (↑ 3-hydroxy-3-methylglutaryl-CoA synthase)

Diminution de la synthèse de VLDL et augmentation des HDL

VLDL

↑ lipoprotéine lipase

↓ apolipoprotéine CIII

HDL

↑ apolipoprotéines AI et AII

Contrôle du métabolisme du cholestérol

Favorisent le retour du cholestérol circulant vers le foie pour élimination biliaire

Activité anti-inflammatoire

Il existe de nombreux arguments expérimentaux et cliniques en faveur de l’activité anti-inflammatoire de PPARα au niveau hépatique. Le principal est la mise en évidence d’une réaction inflammatoire majorée et prolongée chez les souris invalidées PPARα-/- sous les effets d’une stimulation inflammatoire [5]. Plus spécifiquement au niveau hépatique, les animaux PPARα-/- présentent une susceptibilité accrue envers l’inflammation dans différents modèles d’hépatite aiguë avec mise en évidence d’une exacerbation des lésions histologiques [6]. Sur le plan explicatif, Delerive et al ont mis en évidence que l’activation de PPARα par une fibrate inhibait la translocation nucléaire de NF-κB [7]. L’activation de PPARα inhibe également la synthèse des facteurs hémostatiques et des protéines de la phase aiguë de l’inflammation produits par les hépatocytes (tableau 2).

Chez l’homme, il a été mis en évidence que les patients hyperlipidémiques traités par les fibrates présentaient une diminution des concentrations sériques des protéines de la phase aiguë de l’inflammation (fibrinogène, protéine C réactive) ainsi que du TNFα, de l’IFNγ et d’IL6 [8].

Tableau 2 Principales cibles de l’activité anti-inflammatoires de PPARα.

PPARα et inflammation

Dégradation des médiateurs lipidiques

Prostaglandines E2, leukotriènes B4

Inhibition des voies de signalisation de l’inflammation

Inhibition de la voie NF-kB

Inhibition des cytokines pro-inflammatoires

Diminution de la synthèse des protéines de la phase aiguë et des facteurs hémostatiques

Implication dans la carcinogenèse hépatique

Les proliférateurs des peroxysomes favorisent le développement de tumeurs hépatiques bénignes et malignes par un mécanisme non génotoxique chez le rongeur. Les souris invalidées sont réfractaires à ces phénomènes mettant en évidence un rôle de PPARα au cours du processus de carcinogenèse hépatique dans cette espèce [9]. Cette constatation suggère un risque potentiel chez l’homme exposé à des proliférateurs des peroxysomes environnementaux, synthétiques ou médicamenteux. Les fibrates, utilisés depuis plusieurs décennies pour traiter les anomalies du métabolisme lipidique, sont considérés comme d’utilisation sûre. L’effet des fibrates promouvant la carcinogenèse hépatique chez le rongeur n’est en fait pas extrapolable chez l’homme en raison des différences inter-espèces significatives tant sur le plan quantitatif (niveau d’expression hépatique de PPARα) que qualitatif (panel de gènes contrôlés par PPARα) [10].

PPARγ

Distribution hépatique et agonistes de PPARγ

PPARγ est fortement exprimé dans le tissu adipeux où il assure des fonctions anaboliques et de stockage. Dans le foie PPARγ est surtout exprimé par la cellule de Kupffer, mais il est également détecté dans les hépatocytes, les cellules endothéliales et les cellules étoilées quiescentes. Dans ces dernières, son expression diminue parallèlement à l’acquisition du phénotype activé myofibroblastique [11]. Les acides gras polyinsaturés et les dérivés des prostaglandines ont été initialement décrits comme les principaux ligands naturels de PPARγ mais leur capacité physiologique, in vivo, d’activer PPARγ reste discutée. Les molécules de la classe de thiazolidinediones ou glitazones (GZ) sont les principaux agonistes synthétiques de PPARγ utilisés chez l’homme.

Principales propriétés de PPARγ

Régulation du métabolisme glucidique

PPARγ agit sur le métabolisme glucidique en partie par son action adipogénique ; mais également sur les voies de signalisation de l’insuline et sur l’expression de gènes impliqués dans le métabolisme glucidique. Les GZ, qui sont parmi les ligands de PPARγ les plus affins, sont capables d’améliorer la sensibilité musculaire à l’insuline chez les patients insulino-résistants. La pioglitazone et la rosiglitazone, sont utilisées comme médicaments dans ce cadre. Les effets secondaires fréquemment rapportés (>1%) avec les GZ sont les troubles visuels, une prise de poids et des œdèmes. Ces deux derniers effets sont liés à une augmentation du tissu adipeux sous-cutané et à une rétention hydrique. L’utilisation des GZ est contre-indiquée en cas d’insuffisance cardiaque et une mise en garde a été faite en mai 2007 par la Food and Drug Administration (FDA) sur l’utilisation de la rosiglitazone et une augmentation potentielle d’infarctus du myocarde. Cette cardiotoxicité directe ou indirecte mérite, en l’état actuel des connaissances, une attention particulière car elle pourrait potentiellement compromettre l’utilisation des GZ.

Activité immuno-modulatrice

Les lymphocytes T, les cellules NK et les monocytes/macrophages expriment PPARγ et l’activation de ces récepteurs par des agonistes inhibe la production de cytokines pro-inflammatoires et immunomodulatrices [12, 13]. Dans les lymphocytes cette activité immunomodulatrice passe par une diminution de l’activité du nuclear factor of activated T cells, facteur de transcription régulant le promoteur de l’IL-2 [12]. PPARγ inhibe également la prolifération des lymphocytes T et la production d’IFNγ, du TNFα et d’IL-2 par les lymphocytes T CD4+. L’activation de PPARγ interfère avec l’activité des facteurs de transcription tels le NF-κB, la protéine activatrice-1, et les transducteurs de signal et activateurs de transcription (STAT). La meilleure démonstration est la mise en évidence d’une diminution du risque de rejet aigu et chronique par un agoniste de PPARγ, la pioglitazone, dans un modèle de transplantation chez l’animal [14].

Propriétés antifibrosantes

PPARγ joue un rôle clé dans la prévention et le traitement de la fibrose hépatique. Les cellules étoilées du foie (CEF) quiescentes, en réponse à une agression, acquièrent un phénotype activé en myofibroblastes qui est associé à une perte de l’expression de PPARγ. In vitro, l’activation des myofibroblastes est reversée par les agonistes de PPARγ [1, 15]. L’activation de PPARγ inhibe de façon dose dépendante la prolifération des myofibroblastes, le chimiotactisme induit par le platelet-derived growth factor, l’expression du monocyte chemotactic protein-1, un puissant chimio-attractant pour les monocytes et les lymphocytes T. De plus, les ligands de PPARγ inhibent l’expression de la fraction α de l’actine musculaire lisse, du collagène de type 1 et de la fibronectine [16]. Une étude in vivo portant sur des modèles de fibrose hépatique induite chez le rat par administration de dimethylnitrosamine ou de tétrachlorure de carbone a mis en évidence que l’administration orale de pioglitazone ou de rosiglitazone réduisait le dépôt de matrice extracellulaire dans le foie, l’activation des CEF et inhibait le TNFα sérique [16].

Propriétés anti-prolifératives

Les lignées d’hépatocytes tumoraux et les cellules tumorales humaines extraites de CHC expriment de façon constitutive PPARγ. Plusieurs études in vitro suggèrent que les agonistes naturels et synthétiques de PPARγ stimuleraient la différenciation, diminueraient la prolifération cellulaire et favoriseraient l’apoptose [17, 18]. L’utilisation des GZ entraîne un arrêt du cycle cellulaire dose dépendant en phase G1 lié à une augmentation de l’expression des inhibiteurs des cyclines dépendantes de kinases p21, p27, et p18 [19] et favoriserait une apoptose hépatocytaire liée à l’activation de la caspase 3 [18]. Dans un modèle animal de carcinogenèse par xénogreffe tumorale chez la souris nude, la troglitazone, utilisée selon différents schémas thérapeutiques, prévenait l’apparition de tumeurs (en mode préventif), diminuait significativement la croissance tumorale (après introduction précoce) et induisait une régression tumorale (après une introduction tardive) [17]. Ces résultats expérimentaux pourraient susciter l’organisation d’essais thérapeutiques dans le cadre du CHC tout en sachant que pour l’instant les essais cliniques de phase II testant les GZ pour d’autres cancers ont donné des résultats plutôt modestes ou décevants [20, 21].

Applications thérapeutiques en hépatologie

Stéatopathies

Les propriétés intrinsèques des GZ ciblant PPARγ pour traiter l’insulinorésistance en ont fait rapidement des molécules intéressantes dans le traitement des stéatopathies comme la NASH (figure 2). C’est dans ce domaine que les études animales sont les plus nombreuses, et que les essais thérapeutiques chez l’homme sont les plus avancés. Dans les modèles animaux de NASH, la pioglitazone a, par exemple, démontré son efficacité pour : 1) diminuer la stéatose et la stéato-hépatite [22, 23] ; 2) prévenir la fibrose en diminuant l’activation des CEF et l’expression des inhibiteurs tissulaires de metalloprotéases et du procollagene 1 [22, 24] ; 3) diminuer les lésions précancéreuses [24] ; 4) restaurer l’activation des récepteurs de l’insuline [23].

Plusieurs essais thérapeutiques [25-30], suggèrent que les GZ pourraient constituer des molécules intéressantes pour le traitement de la NASH chez l’homme. Ces études sont en faveur d’une normalisation fréquente des taux de transaminases pendant la durée de traitement par les GZ mais cet effet ne semble pas perdurer après leur arrêt [27]. Sur le plan histologique, la stéatose et l’activité nécrotico-inflammatoire régressent mais la diminution de la fibrose n’a été qu’inconstamment retrouvée potentiellement en raison d’une durée de traitement relativement courte (6 ou 12 mois).

Maladie alcoolique du foie (MAF)

Les études ont mis en évidence in vitro une interaction spécifique entre l’acétaldehyde, principal métabolite oxydatif de l’éthanol, et les PPAR (figure 3). L’acétaldéhyde inhibe l’activité transcriptionnelle de PPARα en bloquant sa fixation à l’ADN dans les hépatocytes en culture [31]. L’expression hépatique des PPAR (α/γ) et leur activité transcriptionnelle sont diminuées dans les modèles animaux d’intoxication chronique par l’alcool administré par gavage, et sont inversement corrélées au degré d’inflammation et de fibrose hépatique ainsi qu’au niveau de TNFα. Les gènes cibles de PPARα intervenant dans le métabolisme lipidique comme la fatty acid binding protein et la fatty acyl CoA oxydase sont diminuées dans ces modèles et favorisent le développement de la stéatose. Ces anomalies sont réversibles par l’administration à visée thérapeutique d’un agoniste de PPARα ou de PPARγ. Plusieurs études réalisées chez l’animal mettent en évidence le rôle thérapeutique de l’administration de pioglitazone dans la prévention du développement des lésions hépatiques induites par l’alcool [32]. Les principaux effets observés de la pioglitazone sont : 1) l’inhibition de production hépatique du TNFα ; 2) l’activation de la voie c-Met ; 3) une diminution de la synthèse hépatique en triglycérides [33] ; 4) l’inhibition de la sensibilité des macrophages hépatiques envers le LPS [32]. Il existe un rationnel expérimental pour moduler l’activité de PPARα/γ au cours de la MAF chez l’homme.

Hépatopathies virales

Quelques études se sont intéressées au rôle de PPARα/γ au cours de l’infection par le VHC. Les principaux résultats sont la mise en évidence d’un déficit fonctionnel et d’expression hépatocytaire et d’activité transcriptionnelle de PPARα et/ou de PPARγ : 1) au cours de l’hépatite C chronique chez l’homme [2, 34] ; 2) dans un modèle expérimental de souris transgénique [35] ; 3) dans des modèles de cellules hépatocytaires transfectées exprimant la protéine de capside du VHC [2, 34, 35]. Deux essais thérapeutiques ouverts publiés sous forme de lettres suggéreraient un effet thérapeutique potentiel d’un pan-agoniste de PPARα/β/γ appartenant à la famille des fibrates, le bezafibrate. Dans le premier essai, 30 patients initialement non répondeurs à une monothérapie par interféron présentaient une diminution inattendue de la charge virale C, de l’activité sérique des ASAT/ALAT [36]. Une autre équipe a traité en ouvert 7 patients pendant 8 semaines avec 400 mg/j de bezafibrate [37]. Les taux sériques de l’ALAT et l’ASAT diminuaient sans atteindre le seuil de la significativité mais la charge virale C était significativement plus basse au terme du traitement. La pioglitazone, agoniste de PPARγ est par ailleurs actuellement en cours d’évaluation dans l’hépatite C chez des patients naïfs infectés par génotype 1 et présentant une insulino-résistance (cf. http://clinicaltrials.gov/show/NCT00189163).

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