Accueil > Revues > Médecine > Hépato-Gastro > Texte intégral de l'article
 
      Recherche avancée    Panier    English version 
 
Nouveautés
Catalogue/Recherche
Collections
Toutes les revues
Médecine
Hépato-Gastro
- Numéro en cours
- Archives
- S'abonner
- Commander un       numéro
- Plus d'infos
Biologie et recherche
Santé publique
Agronomie et Biotech.
Mon compte
Mot de passe oublié ?
Activer mon compte
S'abonner
Licences IP
- Mode d'emploi
- Demande de devis
- Contrat de licence
Commander un numéro
Articles à la carte
Newsletters
Publier chez JLE
Revues
Ouvrages
Espace annonceurs
Droits étrangers
Diffuseurs



 

Texte intégral de l'article
 
  Version imprimable
  Version PDF

Cannabis et foie


Hépato-Gastro. Volume 14, Numéro 6, 435-9, novembre-décembre 2007, Mini-revue

DOI : 10.1684/hpg.2007.0164

Résumé  

Auteur(s) : Christophe Hézode, Sophie Lotersztajn, Ariane Mallat , Service d’Hépatologie et de Gastroentérologie, CHU Henri Mondor, Créteil, Inserm U841, CHU Henri Mondor, Créteil.

Résumé : La consommation de cannabis (marijuana, Cannabis sativa) a augmenté durant les 30 dernières années dans le monde occidental. Le cannabis contient plus de 60 composés, dont le principal est le Δ 9–tétrahydrocannabinol (THC). Ils se fixent sur deux récepteurs, CB1 et CB2. Les récepteurs CB1 prédominent dans le cerveau et sont responsables des effets psychoactifs, analgésiques, antiémétiques et orexigènes des cannabinoïdes. Les récepteurs CB2 sont exprimés dans les cellules du système immunitaire et exercent des effets immunomodulateurs et anti-inflammatoires. L’expression de ces deux récepteurs a été également mise en évidence dans plusieurs tissus périphériques comme le foie. Il existe des ligands endogènes de ces récepteurs qui forment la famille des endocannabinoïdes, dont le mieux caractérisé est l’anandamide.Au plan hépatique, des études expérimentales ont montré que les cannabinoïdes par l’induction de CB1 participaient à la genèse de la stéatose hépatique par un mécanisme central, augmentation de la prise alimentaire et par des mécanismes périphériques, régulation du métabolisme glucido-lipidique, diminution de la lipolyse et augmentation de la stéatogenèse hépatocytaire. Il a été rapporté que le développement de l’hypertension portale était favorisé par l’anandamide. Des données expérimentales ont montré dans des modèles de fibrogenèse hépatique, un rôle profibrogénique de CB1 et antifibrogénique de CB2. Chez l’homme, la consommation quotidienne de cannabis est associée au cours de l’hépatite chronique C à une vitesse de progression de la fibrose rapide et à la présence plus fréquente d’une fibrose sévère. Ces résultats sont en accord avec les propriétés profibrogéniques de CB1 et doivent inciter à recommander aux malades atteints d’hépatite chronique C de s’abstenir d’un usage régulier de cannabis. L’ensemble des données actuelles invite à évaluer l’efficacité du rimonabant (antagoniste CB1) dans la fibrogenèse hépatique, la stéatopathie métabolique et dans l’hypertension portale.

Mots-clés : cannabis, foie, fibrose, hépatite C, récepteur CB1, récepteur CB2

Illustrations

ARTICLE

Auteur(s) : Christophe Hézode1,2, Sophie Lotersztajn2, Ariane Mallat1,2

1Service d’Hépatologie et de Gastroentérologie, CHU Henri Mondor, Créteil
2Inserm U841, CHU Henri Mondor, Créteil

La consommation régulière de cannabis (marijuana, Cannabis sativa) est en augmentation en France et toucherait 6,3 % des 18 à 25 ans et 1,3 % de 18 à 44 ans. Elle est due aux effets psychoactifs récréatifs du cannabis. D’autres propriétés, antalgiques, antiémétiques et orexigènes sont également connues depuis l’Antiquité, induisant son utilisation en médecine traditionnelle [1, 2].

Système cannabinoïde

Le cannabis contient plus de 60 composés, dont le principal est le Δ9-tétrahydrocannabinol (THC) (figure 1). Il agit par l’intermédiaire de 2 récepteurs spécifiques, CB1 et CB2. Le récepteur CB1, principalement exprimé dans le système nerveux central, est responsable des effets psychoactifs, analgésiques, antiémétiques et orexigènes des cannabinoïdes [1, 2]. Le nabilone et le dronabinol (THC de synthèse), approuvés aux USA et au Canada sont utilisés dans le traitement des vomissements chimio-induits et de l’anorexie au stade de Sida. Un extrait de cannabis (Sativex®) est prescrit au Canada comme antalgique en spray au cours de la sclérose en plaques. Le récepteur CB2 prédomine dans les cellules du système immunitaire et exerce des effets immunomodulateurs et anti-inflammatoires [1, 2]. Les fonctions spécifiques de ces deux récepteurs peuvent aujourd’hui être déterminées à l’aide d’agonistes ou d’antagonistes spécifiques ou d’animaux génétiquement invalidés pour l’un ou l’autre récepteur [3-6]. Il existe également des ligands endogènes de ces récepteurs, molécules lipidiques, qui forment la famille des endocannabinoïdes. Ils sont impliqués dans de nombreux processus physiopathologiques mais leurs fonctions restent souvent inconnues. Les mieux caractérisés sont l’anandamide qui est un puissant agoniste de CB1 et le 2-arachidonoyl glycérol dont l’affinité est similaire pour les deux récepteurs [1, 7]. La mise au point de molécules de synthèse agonistes ou antagonistes des récepteurs CB1 et CB2 ouvre la voie à de nouvelles perspectives thérapeutiques [1, 2]. Le rimonabant, chef de file des antagonistes sélectifs de CB1, vient ainsi d’obtenir un avis favorable de l’agence européenne du médicament dans le traitement de l’obésité et du syndrome cardio-métabolique [8-11].

Dans le foie normal, le niveau d’expression des récepteurs CB1 et CB2 est faible [12-14] alors qu’il est élevé en cas d’hépatopathie chronique [12, 14-17], notamment en cas de cirrhose. Le rôle des cannabinoïdes a été étudié dans la physiopathologie de la stéatose, de l’hypertension portale, et de la fibrogenèse hépatique [18].

Cannabinoïdes et stéatopathie métabolique

Il a été récemment montré que les cannabinoïdes participent à la genèse de la stéatose en interférant avec la prise alimentaire, le métabolisme glucido-lipidique périphérique et la lipogenèse hépatique [19-23]. Le cannabis et les endocannabinoïdes stimulent la prise alimentaire par l’intermédiaire de récepteurs CB1 centraux, chez l’homme et le rongeur [22, 23]. Cependant, chez la souris obèse, l’administration de rimonabant (antagoniste de CB1) provoque une hypophagie transitoire qui ne peut pas expliquer complètement la perte de poids prolongée induite par la molécule, suggérant l’existence d’effets périphériques des récepteurs CB1 sur le métabolisme énergétique [22, 23].

Il a été rapporté un effet des cannabinoïdes sur la lipogenèse périphérique. Dans les modèles expérimentaux d’obésité, l’induction du récepteur CB1 exprimé par les adipocytes aboutit aux diminutions de la production d’adiponectine, adipokine hypolipémiante, [20] et de la lipolyse par inhibition de cycle d’oxydation des acides gras dans la mitochondrie [24].

Il a été montré un rôle de régulation du métabolisme glucidique par les cannabinoïdes. L’administration de rimonabant dans les modèles murins d’obésité est associée à une correction de l’insulinorésistance par une augmentation de la captation du glucose par le muscle squelettique [25].

Enfin, le système cannabinoïde a un effet de régulation de la stéatogenèse hépatocytaire. Le récepteur CB1 est présent sur les hépatocytes, notamment dans les régions périveinulaires, et active les facteurs transcriptionnels et les enzymes clés de la synthèse des acides gras dans in vitro [12]. Dans le modèle murin d’obésité par un régime hyperlipidique, il existe une surexpression des récepteurs CB1 hépatocytaires et de l’anandamide hépatique, associée à une synthèse accrue d’acides gras et de triglycérides dans l’hépatocyte et à une stéatose [12]. Ces anomalies métaboliques disparaissent chez les souris invalidées pour le récepteur CB1, démontrant le caractère CB1-dépendant de la stéatogenèse dans cette situation.

Ces données expérimentales sont en accord avec les résultats des essais thérapeutiques chez des malades obèses traités par le rimonabant. Il a été observé une perte de poids significative de 5 à 10 % par rapport au placebo et une amélioration des paramètres d’insulino-résistance [8-11].

Cannabinoïdes et hypertension portale

Il a été rapporté un effet hypotenseur de l’anandamide dans des modèles de choc hémorragique, endotoxinémique ou cardiogénique, ainsi que dans différents modèles d’hypertension artérielle [2]. Cette hypotension est liée à un effet vasodilatateur induit par les récepteurs CB1. Au cours de la cirrhose, l’hypertension portale est secondaire, d’une part, à une augmentation de la résistance intra-hépatique hépatique liée aux remaniements architecturaux et à une vasoconstriction excessive des veinules portes et des capillaires sinusoïdes, et d’autre part, à une vasodilatation artérielle, en particulier splanchnique, consécutive à une surproduction périphérique de molécules vasodilatatrices [26]. Il a été montré que le rimonabant réduit la vasodilatation artérielle splanchnique et l’hypertension portale dans deux modèles expérimentaux de cirrhose [17] suggérant que l’activation du système cannabinoïde participe à la vasodilatation systémique induite par la cirrhose. A l’appui de cette hypothèse, les récepteurs CB1 sont exprimés dans les cellules endothéliales d’artères mésentériques et la concentration monocytaire d’anandamide est plus élevée chez les malades cirrhotiques comparés aux témoins [16]. En résumé, l’anandamide a un effet vasodilatateur mésentérique marqué, dépendant de CB1, qui favorise le développement de l’hypertension portale.

Cannabinoïdes et fibrogenèse hépatique

La fibrogenèse hépatique est caractérisée par l’accumulation d’une matrice extracellulaire de composition altérée dans le parenchyme hépatique qui désorganise progressivement l’architecture du lobule. Elle résulte d’un processus de cicatrisation tissulaire exagérée qui associe une augmentation de synthèse des composants matriciels et une altération des mécanismes normaux de dégradation de ces molécules. La fibrogenèse est déclenchée en réponse à une agression chronique du foie, généralement à l’origine d’une activité nécrotico-inflammatoire qui atteint de façon prédominante les hépatocytes (alcool, virus, syndrome dysmétabolique) mais également les cellules biliaires (cirrhose biliaire primitive, cholangite sclérosante). Les cellules étoilées du foie et les fibroblastes des espaces portes jouent un rôle crucial dans ce phénomène. Sous l’action de cytokines produites par les cellules de la réaction inflammatoire, ces cellules subissent un processus de transformation phénotypique en myofibroblastes caractérisé notamment par des propriétés mitogéniques accrues conduisant à leur accumulation dans les zones de nécrose, ainsi que par la production des protéines constituant la fibrose et de molécules bloquant la dégradation de cette fibrose [27].

Au cours de la cirrhose, il existe une surexpression de l’anandamide hépatique et l’expression des récepteurs CB1 et CB2 est élevée, en particulier dans les myofibroblastes hépatiques [13, 14]. Ces résultats ont conduit à étudier le rôle du système endocannabinoïde dans la fibrogenèse hépatique.

L’effet de CB1 a été évalué dans trois modèles de fibrogenèse, intoxication par le tétrachlorure de carbone, ligature du cholédoque, et administration répétée de thioacétamide, en comparant des souris sauvages témoins, des souris sauvages traitées par un antagoniste spécifique du récepteur CB1 et des souris ayant une inactivation génétique du récepteur CB1. Il a été montré que l’inactivation fonctionnelle ou génétique de CB1 est associée à une diminution de la fibrose. Cet effet est lié à une réduction de l’induction du TGFβ1 dans le foie et à une diminution de la prolifération et de l’accumulation des myofibroblastes hépatiques [14]. Ces résultats démontrent l’effet profibrogénique de CB1 au cours de la fibrogenèse hépatique. À l’inverse, dans un travail réalisé chez des souris invalidées génétiquement pour le récepteur CB2 dans le modèle d’intoxication chronique par le tétrachlorure de carbone, il a été montré que le récepteur CB2 diminue la progression de la fibrose par, d’une part, la réduction de la prolifération et d’autre part l’induction de l’apoptose des myofibroblastes hépatiques [13]. Ces résultats démontrent l’effet antifibrogénique du récepteur CB2 au cours de la fibrogenèse hépatique.

Afin d’étayer ces résultats au plan clinique, nous avons étudié l’impact de la consommation de cannabis sur la fibrose hépatique chez 270 malades consécutifs atteints d’hépatite chronique C n’ayant jamais été traités, pour lesquels la durée de la maladie virale C était connue [28]. L’ensemble des facteurs identifiés influençant la progression de la fibrose hépatique a été relevé pour chaque malade, et un questionnaire standardisé a permis de quantifier les consommations d’alcool, de tabac et de cannabis entre la date de l’infection et celle de la biopsie hépatique. Pour l’analyse des résultats, les malades ont été classés en trois groupes selon leur consommation de cannabis : non-fumeurs (52 %), fumeurs occasionnels (moins d’un joint/jour, 15 %) et fumeurs quotidiens (≥ 1 joint/jour, 33 %). Les deux principaux critères d’évaluation ont été la vitesse de progression de la fibrose définie par le rapport entre le stade de fibrose et la durée estimée de la maladie, et la fibrose sévère, (≥ F3 selon la classification Métavir). En analyse multivariée, la consommation quotidienne de cannabis était un facteur prédictif indépendant de vitesse rapide de progression de la fibrose (OR = 3,4 [IC 95 % = 1,5-7,4]) ou de fibrose sévère (OR = 2,3 (IC 95 % = 1,-4,8)). Ces résultats viennent d’être confirmés dans une étude indépendante américaine [29].

La figure 2 illustre la relation entre la sévérité de la fibrose et la consommation quotidienne de cannabis en fonction de l’âge à la biopsie et de la consommation d’alcool. Elle montre que chez les malades qui n’avaient pas une consommation excessive d’alcool (< 30 g/j), la prévalence de fibrose sévère était significativement plus élevée chez les usagers quotidiens que chez les fumeurs occasionnels et les non-fumeurs, quel que soit l’âge à la biopsie. En revanche, chez les consommateurs excessifs d’alcool, l’effet du cannabis sur la fibrose était probablement masqué par l’impact important de l’alcool.

Nous avons également comparé la prévalence de la fibrose sévère (≥ F3) chez les fumeurs occasionnels et quotidiens. Quel que soit le niveau de consommation d’alcool, la proportion de malades avec une fibrose sévère était significativement supérieure chez les consommateurs quotidiens que chez les consommateurs occasionnels (figure 3). En revanche, il n’existait aucune relation entre la consommation de cannabis et l’activité histologique.

Ces résultats sont en accord avec les données expérimentales démontrant les propriétés profibrogéniques du récepteur CB1 et doivent inciter à recommander aux malades atteints d’hépatite chronique C de s’abstenir d’un usage régulier de cannabis. L’ensemble de ces travaux ouvre des perspectives thérapeutiques nouvelles et invite à évaluer l’effet antifibrosant d’un antagoniste de CB1 au cours des maladies chroniques du foie.

Références

1 Piomelli D. The endocannabinoid system : a drug discovery perspective. Curr Opin Investig Drugs 2005 ; 6 : 672-9.

2 Pacher P, Batkai S, Kunos G. The endocannabinoid system as an emerging target of pharmacotherapy. Pharmacol Rev 2006 ; 58 : 389-462.

3 Ledent C, Valverde O, Cossu G, Petitet F, Aubert JF, Beslot F, et al. Unresponsiveness to cannabinoids and reduced addictive effects of opiates in CB1 receptor knockout mice. Science 1999 ; 283 : 401-4.

4 Buckley NE, McCoy KL, Mezey E, Bonner T, Zimmer A, Felder CC, et al. Immunomodulation by cannabinoids is absent in mice deficient for the cannabinoid CB(2) receptor. Eur J Pharmacol 2000 ; 396 : 141-9.

5 Huffman JW. CB2 receptor ligands. Mini Rev Med Chem 2005 ; 5 : 641-9.

6 Thakur GA, Nikas SP, Makriyannis A. CB1 cannabinoid receptor ligands. Mini Rev Med Chem 2005 ; 5 : 631-40.

7 Di Marzo V, Bifulco M, De Petrocellis L. The endocannabinoid system and its therapeutic exploitation. Nat Rev Drug Discov 2004 ; 3 : 771-84.

8 Van Gaal LF, Rissanen AM, Scheen AJ, Ziegler O, Rossner S. Effects of the cannabinoid-1 receptor blocker rimonabant on weight reduction and cardiovascular risk factors in overweight patients : 1-year experience from the RIO-Europe study. Lancet 2005 ; 365 : 1389-97.

9 Pi-Sunyer FX, Aronne LJ, Heshmati HM, Devin J, Rosenstock J. Effect of rimonabant, a cannabinoid-1 receptor blocker, on weight and cardiometabolic risk factors in overweight or obese patients : RIO-North America : a randomized controlled trial. Jama 2006 ; 295 : 761-75.

10 Despres JP, Golay A, Sjostrom L. Effects of rimonabant on metabolic risk factors in overweight patients with dyslipidemia. N Engl J Med 2005 ; 353 : 2121-34.

11 Scheen AJ, Finer N, Hollander P, Jensen MD, Van Gaal LF. Efficacy and tolerability of rimonabant in overweight or obese patients with type 2 diabetes : a randomised controlled study. Lancet 2006 ; 368 : 1660-72.

12 Osei-Hyiaman D, Depetrillo M, Pacher P, Liu J, Radaeva S, Batkai S, et al. Endocannabinoid activation at hepatic CB(1) receptors stimulates fatty acid synthesis and contributes to diet-induced obesity. J Clin Invest 2005 ; 115 : 1298-305.

13 Julien B, Grenard P, Teixeira-Clerc F, Van Nhieu JT, Li L, Karsak M, et al. Antifibrogenic role of the cannabinoid receptor CB2 in the liver. Gastroenterology 2005 ; 128 : 742-55.

14 Teixeira-Clerc F, Julien B, Grenard P, Tran Van Nhieu J, Deveaux V, Li L, et al. CB1 cannabinoid receptor antagonism : a new strategy for the treatment of liver fibrosis. Nat Med 2006 ; 12 : 671-6.

15 Ros J, Claria J, To-Figueras J, Planaguma A, Cejudo-Martin P, Fernandez-Varo G, et al. Endogenous cannabinoids : a new system involved in the homeostasis of arterial pressure in experimental cirrhosis in the rat. Gastroenterology 2002 ; 122 : 85-93.

16 Fernandez-Rodriguez CM, Romero J, Petros TJ, Bradshaw H, Gasalla JM, Gutierrez ML, et al. Circulating endogenous cannabinoid anandamide and portal, systemic and renal hemodynamics in cirrhosis. Liver Int 2004 ; 24 : 477-83.

17 Batkai S, Jarai Z, Wagner JA, Goparaju SK, Varga K, Liu J, et al. Endocannabinoids acting at vascular CB1 receptors mediate the vasodilated state in advanced liver cirrhosis. Nat Med 2001 ; 7 : 827-32.

18 Mallat A, Lotersztajn S. Endocannabinoids as novel mediators of liver diseases. J Endocrinol Invest 2006 ; 29 : 58-65.

19 Cota D, Marsicano G, Tschop M, Grubler Y, Flachskamm C, Schubert M, et al. The endogenous cannabinoid system affects energy balance via central orexigenic drive and peripheral lipogenesis. J Clin Invest 2003 ; 112 : 423-31.

20 Bensaid M, Gary-Bobo M, Esclangon A, Maffrand JP, Le Fur G, Oury-Donat F, et al. The cannabinoid CB1 receptor antagonist SR141716 increases Acrp30 mRNA expression in adipose tissue of obese fa/fa rats and in cultured adipocyte cells. Mol Pharmacol 2003 ; 63 : 908-14.

21 Ravinet Trillou C, Delgorge C, Menet C, Arnone M, Soubrie P. CB1 cannabinoid receptor knockout in mice leads to leanness, resistance to diet-induced obesity and enhanced leptin sensitivity. Int J Obes Relat Metab Disord 2004 ; 28 : 640-8.

22 Matias I, Di Marzo V. Endocannabinoids and the control of energy balance. Trends Endocrinol Metab 2007 ; 18 : 27-37.

23 Pagotto U, Marsicano G, Cota D, Lutz B, Pasquali R. The emerging role of the endocannabinoid system in endocrine regulation and energy balance. Endocr Rev 2006 ; 27 : 73-100.

24 Jbilo O, Ravinet-Trillou C, Arnone M, Buisson I, Bribes E, Peleraux A, et al. The CB1 receptor antagonist rimonabant reverses the diet-induced obesity phenotype through the regulation of lipolysis and energy balance. Faseb J 2005 ; 19 : 1567-9.

25 Liu YL, Connoley IP, Wilson CA, Stock MJ. Effects of the cannabinoid CB1 receptor antagonist SR141716 on oxygen consumption and soleus muscle glucose uptake in Lep(ob)/Lep(ob) mice. Int J Obes (Lond) 2005 ; 29 : 183-7.

26 Mallat A. Hepatic stellate cells and intrahepatic modulation of portal pressure. Digestion 1998 ; 59 : 416-9.

27 Lotersztajn S, Julien B, Teixeira-Clerc F, Grenard P, Mallat A. Hepatic fibrosis : molecular mechanisms and drug targets. Annu Rev Pharmacol Toxicol 2005 ; 45 : 605-28.

28 Hézode C, Roudot-Thoraval F, Nguyen S, Grenard P, Julien B, Zafrani ES, et al. Daily cannabis smoking as a risk factor for fibrosis progression in chronic hepatitis C. Hepatology 2005 ; 42 : 63-71.

29 Ishida JH, Jin C, Bacchetti P, Tan V, Peters M, Terrault A. Influence of cannabis use on severity of hepatitis C disease. Hepatology 2007 ; 44(Suppl 1) : 268.


 

Qui sommes-nous ? - Contactez-nous - Conditions d'utilisation - Paiement sécurisé
Actualités - Les congrès
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - Tous droits réservés
[ Informations légales - Powered by Dolomède ]