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Cancers colorectaux métastatiques : le concept de pause thérapeutique


Hépato-Gastro. Volume 14, Numéro 4, 299-304, Juillet-Août 2007, Mini-revues

DOI : 10.1684/hpg.2007.0112

Résumé  

Auteur(s) : Jean-Marc Phelip , Unité d’Oncologie digestive, Département d’HGE, CHU de Grenoble, 38043 Grenoble BP217.

Résumé : La pause thérapeutique en oncologie et en particulier dans le cadre du traitement du cancer colorectal, correspond à un arrêt temporaire ou définitif de la chimiothérapie cytotoxique chez des patients répondeurs afin d’en limiter les effets toxiques, d’améliorer le confort de vie sans altération de la survie. Son intérêt s’impose dans la mesure où les progrès thérapeutiques actuels permettent un allongement important de la durée de vie des patients et où il est souvent difficile d’envisager la poursuite permanente et systématique des traitements. Peu d’études sont disponibles, mais leurs résultats convergent vers une faisabilité avec l’amélioration de la qualité de vie des patients et la même survie que les patients traités jusqu’à progression tumorale. Des études complémentaires sont nécessaires pour déterminer de façon plus précise la durée et l’intensité du traitement d’induction, la durée de la pause thérapeutique (prédéterminée ou jusqu’à progression) et le profil des patients en bénéficiant le plus. Il est nécessaire pour cela de réaliser des essais prospectifs randomisés intégrant les principaux facteurs pronostiques cliniques ou biologiques connus. En outre, l’impact économique de telles stratégies doit être mieux évalué d’autant que le coût des traitements délivrés et le nombre de patients traités sont sans cesse croissant.

Mots-clés : cancer colorectal, métastase, chimiothérapie, pause thérapeutique

Illustrations

ARTICLE

Auteur(s) : Jean-Marc Phelip

Unité d’Oncologie digestive, Département d’HGE, CHU de Grenoble, 38043 Grenoble BP217

Le concept de pause thérapeutique en oncologie évoque un arrêt transitoire ou permanent d’une chimiothérapie. De manière un peu caricaturale, on peut considérer que la délivrance de toute chimiothérapie (non continue) implique la réalisation d’une pause thérapeutique puisqu’il faut respecter un intervalle régulier sans traitement entre deux cures. Cet intervalle sans traitement est guidé par les caractéristiques pharmacocinétiques et par le profil de tolérance des molécules utilisées. Il vise à réduire la toxicité tout en respectant une dose efficace. Ainsi, on arrive au concept de « dose-intensité » qui de manière plus générale doit pouvoir se concevoir à l’échelle de la globalité du traitement. L’idée de stopper tout traitement pour une période définie ou jusqu’à progression a pour but de réduire la toxicité des traitements, d’améliorer la qualité de vie des patients sans altérer leur survie.

Comment concevoir la pause thérapeutique ?

L’arrêt de la chimiothérapie cytotoxique peut être programmé dès son instauration (par exemple après 6 à 12 cures) ou réalisé lorsque la réponse est adaptée au souhait du praticien ou encore lorsque la toxicité devient limitante. Cette pause peut être circonscrite dans le temps (3 ou 6 mois par exemple) ou poursuivie jusqu’à la reprise évolutive de la maladie. Enfin, suivant le concept de « pause thérapeutique » il est possible d’alléger le traitement par une chimiothérapie d’entretien, moins toxique (figure 1). Toutes ces stratégies répondent au même impératif : l’amélioration de la qualité de vie sans détérioration de la survie. Seules des études cliniques peuvent permettre de valider ces stratégies et de les comparer entre elles.

Rationnel

En 1990, Harris et al. [1] ont montré dans un essai randomisé sur 132 patients traités pour un carcinome mammaire avancé, que l’arrêt de la chimiothérapie cytotoxique (mitoxantrone pendant 3 semaines) ne réduisait pas la survie sans progression ni la survie globale par rapport à la poursuite du traitement jusqu’à progression (chez les 43 patients répondeurs à 4 cures initiales). En outre, la qualité de vie des patients était significativement améliorée.

En ce qui concerne le cancer colorectal, parallèlement à l’amélioration de l’efficacité de la chimiothérapie, l’amélioration de la qualité de vie des patients est devenue une priorité. Elle est évaluée dans la plupart des essais cliniques et s’appuie le plus souvent sur l’évaluation de l’état général (OMS, Karnofsky) et sur des échelles analogiques ou numériques (visuelle analogique de Spitzer, score QLQ C30) [2].

Maughan et al. ont démontré les premiers l’intérêt d’une chimiothérapie intermittente dans le cancer colorectal métastatique [3]. Après 12 semaines de traitement, 354 patients répondeurs ou stabilisés par une chimiothérapie de première ligne (à base de 5FU ou de Tomudex®) ont été randomisés en un groupe « chimiothérapie intermittente (reprise du traitement en cas de progression) » et en un groupe « poursuite de la chimiothérapie jusqu’à progression ». Les deux groupes étaient statistiquement comparables, en particulier pour les principaux facteurs pronostiques et le type de chimiothérapie reçu. Il n’y avait pas de différence entre les deux groupes concernant la qualité de vie et les effets secondaires rapportés aux traitements. La survie sans progression et la survie globale ne différaient pas non plus (respectivement : survie sans progression 3,7 mois versus 4,9 mois et médiane de survie 10,8 mois versus 11,3 mois). L’absence d’amélioration de la qualité de vie jugée par les patients eux-mêmes est surprenante, d’autant que les patients du groupe intermittent sont restés sans traitement pendant une médiane de 130 jours. Il est intéressant de noter que 37 % des patients ont pu reprendre la même chimiothérapie avec un taux de réponse (RP + stabilisation) proche de 50 %. Bien que les résultats par type de traitement ne soient pas connus, le bénéfice de la stratégie intermittente dans cet essai semble être purement économique, mais il n’y a pas eu d’effet délétère sur la survie ou la qualité de vie.

On ne connaît pas aujourd’hui le temps de traitement optimal, par chimiothérapie, du cancer colorectal métastatique stabilisé ou en réponse sous traitement. L’allongement de la durée de vie des patients ne permet pas d’envisager la poursuite systématique des traitements cytotoxiques. La toxicité limitante oblige souvent à un ajustement de dose, voire à l’arrêt de la chimiothérapie. En outre, la toxicité cumulée chimio-induite est parfois responsable d’une dégradation importante de la qualité de vie. Les nombreuses molécules de chimiothérapie actuellement disponibles permettent d’envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques : chimiothérapie d’induction, d’entretien, chimiothérapie renforcée ou non, chimiothérapie séquentielle ou continue jusqu’à progression.

L’intérêt des pauses thérapeutiques dans le traitement cytotoxique des cancers colorectaux métastatiques est suggéré par plusieurs hypothèses :

  • amélioration de la qualité de vie des patients ;
  • réduction de la toxicité cumulée des molécules utilisées ;
  • réduction du risque de sélection de clones cellulaires résistants.

Ce concept doit cependant répondre à un impératif : la pause thérapeutique ne doit pas avoir d’impact négatif sur la survie des patients.

Enfin, il est important de considérer l’impact médico-économique positif d’une telle stratégie.

Amélioration de la qualité de vie et réduction de la toxicité cumulée des traitements

La toxicité neurologique de l’oxaliplatine apparaît fréquemment après 8 à 10 cures (de Folfox) et nécessite des ajustements de doses et parfois son interruption. Après 12 cures de Folfox4 (figure 2), environ 20 % des patients présentent une neuropathie périphérique de grade III ou IV. Elle est invalidante avec impossibilité de réaliser des gestes simples de la vie quotidienne (écrire, attraper un verre, etc.…). Elle est réversible à l’arrêt de l’oxaliplatine avec moins de 5 % de toxicité de grade III persistante après 1 an d’arrêt [4]. Le Gercor a évalué l’impact d’une stratégie dite « stop-and-go » correspondant à un arrêt programmé de l’oxaliplatine après 3 mois de traitement par Folfox7 (figures 2 et 3) et pendant 6 mois (poursuite du LV5-FU2 seul pour 12 cures), suivi d’une reprise de l’oxaliplatine pour 3 mois. Cette séquence thérapeutique était comparée à la poursuite de l’oxaliplatine selon un schéma Folfox4 jusqu’à toxicité limitante ou progression (essai Optimox1) [5]. Les résultats ont montré que l’intensification des doses d’oxaliplatine (130 mg/m2 pour le Folfox7 versus 80 mg/m2 pour le Folfox4) délivré de manière séquentielle était capable de donner des résultats carcinologiques similaires au schéma traditionnel de type Folfox4 délivré jusqu’à progression. Il y avait par ailleurs une diminution de la neurotoxicité de grade III-IV (13,3 % versus 17,9 %), non significative, mais en faveur du schéma séquentiel (figure 3). La réintroduction de l’oxaliplatine n’a pu être réalisée que chez 40,1 % des patients parmi lesquels 69,4 % ont pu obtenir une nouvelle réponse ou stabilisation. Il n’y avait pas de véritable pause thérapeutique dans cet essai mais un allégement de la chimiothérapie qui a permis d’en améliorer la tolérance. La même équipe a comparé le bras séquentiel (Optimox1) à un bras de chimiothérapie par Folfox à concurrence de 6 cures suivi d’un arrêt « complet » du traitement jusqu’à progression (Optimox2) [6]. Là encore, les deux groupes étaient statistiquement comparables et les résultats montrent des taux de réponses similaires pour les deux stratégies (60 % de RP+S) sans différence de survie sans progression (12,9 mois versus 11,7 mois). Les données réactualisées de cet essai présentées à l’ASCO 2007 montrent cependant une survie sans progression et une survie globale moins favorables dans le bras « pause thérapeutique » (18,9 mois versus 24,6 mois, p = 0,05 et 6,7 mois versus 8,3 mois, p = 0;04). Les taux de réponse sont similaires (61 % versus 63 %). Ces résultats suggèrent qu’il ne faut peut être pas attendre la progression pour envisager une reprise de la chimiothérapie et que la pause thérapeutique doit être d’une durée prédéterminée et relativement courte. Les patients du bras Optimox2 ont pu bénéficier en moyenne de 4,6 mois sans traitement (figure 3).

Une 3e étude confirme ces données. Labianca et al. ont montré chez 336 patients des taux de réponse (35 % versus 29 %), une survie sans progression (7,3 versus 8,8 mois) et globale (17,6 versus 16,9 mois) similaire entre un bras LV5-FU2-irinotécan (figures 2 et 3) continu jusqu’à progression et la même chimiothérapie délivrée pendant 2 mois suivis d’une pause thérapeutique de 2 mois, etc. [7].

Réduction de la sélection de clones cellulaires résistants

Les mécanismes de résistance à la chimiothérapie sont complexes. Schématiquement, on distingue les résistances primaires et les résistances secondaires. Ainsi, en ce qui concerne le cancer colorectal, près de 50 % des patients présentent d’emblée une résistance dite « primaire » à la chimiothérapie et la totalité des autres présenteront une résistance dite « secondaire » qui se traduira par un échappement thérapeutique. Parmi les mécanismes impliqués dans la résistance secondaire, la sélection de clones cellulaires par la chimiothérapie semble jouer un rôle prépondérant. La chimiothérapie est en effet capable d’induire l’amplification de gènes impliqués dans le métabolisme cellulaire causant par exemple une dysrégulation de la thymidylate synthase, cible du 5FU. Elle peut également de manière moins spécifique amplifier le gène de résistance multidrogue (MDR), diminuer les phénomènes d’adhésion cellulaire favorisant la dissémination métastatique, ou encore interférer dans les mécanismes de différenciation cellulaire et donc de sensibilité au traitement [8]. En pratique, l’association de différentes drogues vise en partie à limiter ces mécanismes. L’interruption temporaire de la chimiothérapie cytotoxique pourrait également, en réduisant ces phénomènes de résistances acquises, améliorer la chimio-sensibilité tumorale dans le temps. Cependant, aucune étude clinique n’a encore validé ce concept.

Impact médico-économique d’une stratégie intermittente

L’impact en termes de coût est bien entendu corrélé au prix des molécules utilisées. Il est relativement réduit dans l’étude de Maughan [3] où le 5FU seul était en cause mais est nettement plus important lorsqu’il s’agit de chimiothérapie à base d’oxaliplatine ou d’irinotécan.

Dans les travaux cités, la stratégie de pause thérapeutique a permis de réduire le nombre de cures délivrées de 3 à 5 cures. Outre l’économie directe sur le coût des traitements (400 euros/cure de Folfox ou de LV5-FU2-irinotécan), il faut prendre en compte la réduction du nombre de journées d’hospitalisations (450 euros/jour).

Les chimiothérapies modernes du cancer colorectal associant cytotoxiques et thérapeutiques ciblées (Erbitux®, Avastin®), ont multiplié d’un facteur 100 le coût des traitements. L’impact économique des stratégies de pause thérapeutique avec ces molécules sera sans aucun doute beaucoup plus important et devra être pris en compte.

Perspectives

Le concept de pause thérapeutique paraît donc tout à fait valide pour le cancer colorectal permettant un bénéfice carcinologique au moins aussi bon qu’une stratégie continue, une réduction de la toxicité cumulée et une qualité de vie probablement meilleure. Les études disponibles montrent par ailleurs que pour la plupart des patients la même chimiothérapie peut être reprise avec une efficacité carcinologique satisfaisante.

Plusieurs points méritent cependant d’être éclaircis. Il existe peu de données concernant le nombre optimal de cures ou le temps optimal de traitement initial (avant pause). Coates et al. avaient montré dans un essai randomisé que la qualité de vie, la survie sans progression et la survie globale étaient inférieures dans le groupe de patient traité par 3 cures de chimiothérapie initiale pour un carcinome mammaire avancé suivi d’une pause thérapeutique par rapport à ceux traités par la même chimiothérapie en continu jusqu’à progression [9]. Les auteurs concluaient à l’effet délétère de la pause thérapeutique. Il est probable que la dose intensité de la chimiothérapie d’induction ait été insuffisante (seulement 3 cures de doxorubicine + cyclophosphamide ou 3 cures de cyclophosphamide + méthotrexate + 5FU + prednisone) pour permettre une réponse tumorale prolongée. Il existe donc certainement un seuil de dose de chimiothérapie d’induction en dessous duquel il ne faut pas envisager d’arrêter le traitement. Pour le cancer du côlon, la plupart des essais ont évalué 3 mois de traitement avant arrêt avec un bénéfice au moins identique à la poursuite du traitement. Il est possible qu’une dose intensité plus importante de chimiothérapie initiale puisse avoir des effets bénéfiques plus marqués. On peut en effet imaginer que l’importance de la réponse initiale au traitement soit corrélée à la durée et à l’innocuité de la pause thérapeutique.

Il est probable que tous les patients ne bénéficient pas de telles stratégies. Dans l’étude Optimox2, le sous-groupe des patients de « bon pronostic » (1 seule métastase, LDH normales et Performans Status < 2) bénéficiait d’une pause thérapeutique plus longue que le groupe de mauvais pronostic (35 semaines versus 20 semaines, p = 0,005). Seules des études prospectives prenant en compte les principaux facteurs pronostiques connus (différenciation cellulaire, stade tumoral, caractère symptomatique, taux des marqueurs tumoraux, instabilité des microsatellites, p53, DCC…) ainsi que les facteurs prédictifs d’efficacité et de toxicité des traitements permettront de déterminer les conditions optimales de la pause thérapeutique. Ainsi, la connaissance et la prise en compte de ces facteurs permettront certainement de sélectionner au mieux les candidats répondeurs à la chimiothérapie et susceptibles de bénéficier d’un arrêt des traitements.

Il faut enfin insister sur la nécessité d’évaluer dans ces stratégies la place des thérapies ciblées. En augmentant les taux de réponses, elles renforceront peut-être l’intérêt de l’arrêt transitoire des traitements. À l’inverse, leur efficacité sera peut-être minorée en cas d’interruption les rendant, de ce fait, candidates à des traitements d’entretien. L’étude Dream ou Optimox3 actuellement promue par le Gercor a pour objectif d’évaluer l’impact du bevacizumab sur la durée de la pause thérapeutique.

Conclusion

Les moyens thérapeutiques actuels et la meilleure connaissance des facteurs pronostiques doit nous faire réfléchir à la nécessité de modifier notre approche thérapeutique du cancer colorectal métastatique. Le concept de pause thérapeutique semble tout à fait valide à la vue des essais publiés dont les résultats convergent. À l’instar de beaucoup de tumeurs dites « chimiosensibles », la notion de traitement d’induction suivi d’un traitement d’entretien ou d’une simple surveillance doit encore être évaluée dans le cancer colorectal métastatique pour préciser la dose-intensité optimale du traitement initial qui doit être suffisante pour espérer un contrôle tumoral prolongé et définir au mieux la durée de l’arrêt de la chimiothérapie (pause thérapeutique prolongée jusqu’à progression ou pause de durée courte prédéterminée). Il faudra en outre déterminer l’intérêt d’un traitement d’entretien et la place des nouvelles thérapeutiques ciblées. L’impact économique de telles stratégies ne devra pas être négligé compte tenu du coût sans cesse plus élevé des traitements.

Références

1 Harris AL, Cantwell BM, Carmichael J, Wilson R, Farndon J, Dawes P, et al. Comparison of short-term and continuous chemotherapy (mitozantrone) for advanced breast cancer. Lancet 1990 ; 335 : 186-90.

2 Aaronson NK, Ahmedzai S, Bergman B, Bullinger M, Cull A, Duez NJ, et al. The European Organization for Research and Treatment of cancer QLQ-C30 : a quality-of-life instrument for use in international clinical trials in oncology. J Natl Cancer Inst 1993 ; 85 : 365-76.

3 Maughan TS, James RD, Kerr DJ, Ledermann JA, Seymour MT, Topham C, et al. Comparison of intermittent and continuous palliative chemotherapy for advanced colorectal cancer : a multicentre randomised trial. Lancet 2000 ; 361 : 457-64.

4 Andre T, Boni C, Mounedji-Boudiaf L, Navarro M, Tabernero J, Hickish T, et al. Multicenter international study of oxaliplatin/5-fluorouracil/leucovorin in the adjuvant treatment of colon cancer (MOSAIC) investigators. N Engl J Med 2004 ; 350 : 2343-51.

5 Tournigand C, Cervantes A, Figer A, Lledo G, Flesch M, Buyse M, et al. Optimox1 : a randomized study of Folfox4 or Folfox7 with oxaliplatin in a stop-and-go fashion in advanced colorectal cancer. A Gercor study. J Clin Oncol 2006 ; 24 : 394-400.

6 Maindrault-Goebel F, Lledo G, Chibaudel B, Mineur L, Andre T, Bennamoun M, et al. Optimox2, a large randomized phase II study of maintenance therapy or chemotherapy-free intervals (CFI) after Folfox in patients with metastatic colorectal cancer (MRC). A Gercor study. J Clin Oncol 2006 ; (ASCO Annual Meeting Proceedings Part I, 24 : No. 18S : A3504).

7 Labianca R, Floriani I, Cortesi E, Isa L, Zaniboni A, Marangolo M, et al. Italian Group for the Study of Digestive Tract Can. Alternating versus continuous « Folfiri » in advanced colorectal cancer (ACC) : A randomized « GISCAD » trial. J Clin Oncol 2006 ; (ASCO Annual Meeting Proceedings Part I, 24 No. 18S : A3505).

8 Lesuffleur T, Kornowski A, Augeron C, Dussaulx E, Barbat A, Laboisse C, et al. Increased growth adaptibility to 5-fluorouracil and methotrexate of HT-29 sub-population selected for their commitment to differentiation. Int J Cancer 1991 ; 49 : 731-7.

9 Coates A, Gebski V, Bishop JF, Jeal PN, Woods RL, Snyder R, et al. Improving the quality of life during chemotherapy for advanced breast cancer. A comparison of intermittent and continuous treatment strategies. N Engl J Med 1987 ; 317 : 1490-5.


 

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