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Apports de la bioendoscopie dans le diagnostic des lésions néoplasiques précoces digestives


Hépato-Gastro. Volume 12, Numéro 4, 261-6, Juillet-Août 2005, Mini-revue


Résumé  

Auteur(s) : Emmanuel Coron , Institut des Maladies de l’appareil digestif, CHU Hôtel-Dieu, 1 place Alexis Ricordeau, 44093 Nantes cedex.

Résumé : Le terme de « bioendoscopie » fait référence aux méthodes d’imagerie endoscopique permettant d’interroger le tissu en utilisant les propriétés de la lumière afin d’établir in vivo et in situ un diagnostic auparavant réservé à l’anatomopathologiste. La nécessité de développer de telles méthodes est liée à deux limites de l’endoscopie conventionnelle : 1) la difficulté à détecter des zones dysplasiques planes, en particulier au sein de muqueuses à haut risque de dégénérescence comme l’endobrachyœsophage (EBO) ou la rectocolite hémorragique (RCH) \; et 2) l’absence d’obtention en temps réel de diagnostic de nature certain, malgré l’apport des zooms couplés aux colorations, permettant de guider l’endoscopiste dans son choix de résection d’une lésion. Véritable saut technologique, la bioendoscopie se base sur des techniques d’imagerie tissulaire visant à améliorer à la fois la détection, le diagnostic de nature et le bilan d’extension des lésions néoplasiques précoces digestives. Cette mini-revue aborde le principe de fonctionnement de ces nouvelles méthodes d’exploration de la muqueuse digestive ainsi que les principaux résultats cliniques obtenus chez l’homme.

Mots-clés : bioendoscopie, microscopie confocale, Narrow Band Imaging, fluorescence, spectroscopie, tomographie par cohérence optique

ARTICLE

Auteur(s) :, Emmanuel Coron

Institut des Maladies de l’appareil digestif, CHU Hôtel-Dieu, 1 place Alexis Ricordeau, 44093 Nantes cedex

Les nouvelles méthodes d’imagerie endoscopique comportent la microscopie confocale, la Narrow Band Imaging (NBI), l’autofluorescence, la fluorescence induite, la spectroscopie de dispersion élastique, la spectroscopie Raman et l’interférométrie [1, 2] (tableau 1). Elles permettent théoriquement une analyse du tissu à l’échelon cellulaire (microscopie confocale, tomographie de cohérence optique), subcellulaire (dispersion élastique) ou même moléculaire (Raman). Leur principe de fonctionnement repose sur les bases physiques des interactions entre la lumière incidente et le tissu exploré.

Bases physiques des interactions lumière/tissu

( Tableau 1 )Toutes les méthodes d’imagerie optique sont basées sur les photons réfléchis par la muqueuse [3]. L’endoscopie conventionnelle permet de détecter les aspects anormaux de l’image créée par la lumière blanche réfléchie par la muqueuse. Cependant, trois phénomènes sont limitatifs : a) l’œil de l’endoscopiste ne détecte que le spectre de la lumière visible (400-700 nm) ; b) la profondeur de pénétration dans la muqueuse est faible (<100 µm) car la bande visible est principalement absorbée par l’hémoglobine ; et c) la lumière blanche n’est pas cohérente, c’est-à-dire que la trajectoire des photons est diffuse et non pas organisée comme dans un laser.

La bioendoscopie repousse ces limites en exploitant les propriétés physiques du spectre de la lumière non visible et du trajet intratissulaire de la lumière. En effet, le spectre de la lumière s’étend aux ultraviolets (UV) et aux infrarouges (IR), non visibles car ayant des longueurs d’ondes respectivement plus courtes et plus longues que la lumière visible, et qui ont des propriétés intéressantes pour l’imagerie tissulaire. Ainsi, les UV peuvent produire de la fluorescence via certaines biomolécules, et les IR pénètrent facilement au-delà de 1000 µm dans la muqueuse car ils sont moins sensibles à la dispersion intra-tissulaire et à l’absorption par l’hémoglobine [4]. En ce qui concerne le trajet intratissulaire de la lumière, on distingue la dispersion intratissulaire élastique qui correspond aux photons réfléchis ayant la même longueur d’onde que les photons incidents et la dispersion inélastique lorsque cette longueur d’onde est différente. De plus, les photons peuvent être réfléchis après un seul événement intratissulaire (photons balistiques), ou au contraire subir plusieurs événements intratissulaires (photons diffus). Ces derniers sont utiles pour la mesure de structures fines [5]. L’application de ces propriétés de la lumière à l’imagerie endoscopique est désormais possible grâce à des avancées technologiques spectaculaires concernant les fibres optiques, les sources lumineuses et la biologie moléculaire.
Tableau 1 Description des principales techniques de bioendoscopie.

Technique

Description de l’image endoscopique

Champ de vision

Résolution

Profondeur

Microscopie confocale

Image histologique virtuelle de la muqueuse (parallèlement au plan de la muqueuse) par un microscope miniaturisé

+

++++

++

Narrow Band Imaging

Rehaussement de la microvascularisation tissulaire par filtre du spectre lumineux

+++

++

+

Autofluorescence

Mise en évidence de zones fluorescentes par des biomolécules endogènes

++++

+

+

Fluorescence induite

Mise en évidence de zones fluorescentes par des biomolécules exogènes

++++

+

+

Spectroscopie

Graphe analysant la structure tissulaire à partir de la dispersion élastique ou inélastique (Raman)

+

+

+ / ++

Tomographie par cohérence optique

Image histologique virtuelle de la muqueuse et de la sous-muqueuse (perpendiculairement au plan de la muqueuse) par interférométrie

++

+++

+++

Principales méthodes d’imagerie endoscopique en bioendoscopie

Microscopie confocale

La microscopie confocale est une nouvelle technique de diagnostic optique capable d’obtenir une image grossie jusqu’à environ 1000 fois d’une zone d’intérêt au cours d’endoscopie dans le but d’obtenir un diagnostic de nature en temps réel. Le principe est le suivant : un faisceau laser de faible puissance balaye une zone d’intérêt en illuminant un seul point à la fois dans un champ de vision microscopique. La lumière provenant du point illuminé est concentrée jusqu’au niveau d’un détecteur alors que la lumière produite en dehors du spot lumineux est écartée de la zone de détection. L’image résultante est une section optique représentant environ un plan conjugué focal (d’où le terme de microscopie confocale) situé dans la zone d’intérêt étudiée. La microscopie confocale permet donc de reproduire une image proche de l’anatomopathologie standard à partir de tissus frais non sectionnés, soit in vivo. Les avancées technologiques récentes ont permis la miniaturisation de microscopes confocaux, soit intégrés dans l’endoscope (Optiscan, Australie/Pentax, Japon) [6], soit sous la forme d’une sonde fibrée que l’on peut passer par le canal opérateur de l’endoscope (F400, Mauna Kea Technologies, France ; Fluoview, Olympus, Japon) [7]. Les principaux fluorophores utilisés sont l’acriflavine, la fluorescéine et le crésyl violet [6, 8]. Les résultats des premières études cliniques chez l’homme sont très prometteurs. Ainsi, Kiesslich et al. ont récemment rapporté une excellente sensibilité et spécificité (respectivement 97,4 % et 99,4 %) de la microscopie confocale pour prédire le diagnostic de néoplasie intraépithéliale colorectale à partir de 390 sites étudiés in vivo chez 42 patients [6]. Si elle est confirmée comme étant fiable, l’obtention d’une telle information histologique virtuelle en temps réel représente un progrès majeur en endoscopie car elle permet : premièrement, d’éviter les résections ou biopsies inutiles qui augmentent le risque d’infection, d’hémorragie ou de perforation [9, 10], et deuxièmement, d’éviter un traitement endoscopique insuffisant, comme par exemple de ne réaliser qu’une simple biopsie sur une lésion qui devrait être réséquée par mucosectomie.

À l’avenir, on peut encore espérer une amélioration des performances de la microscopie confocale par l’utilisation d’anticorps anti-tumoraux spécifiques, couplés à des fluorophores afin de visualiser une « signature moléculaire » du cancer. Cette approche, que l’on peut qualifier « d’immunoendoscopie » permettrait d’envisager de dépister plus tôt des lésions cancéreuses, de prédire le risque de dégénérescence cancéreuse, de déterminer les marges précises de la lésion, de sélectionner une thérapie adaptée sur le plan moléculaire ou encore de suivre la réponse au traitement en temps réel.

Narrow Band Imaging

Contrairement à la lumière blanche conventionnelle qui utilise l’intégralité du spectre visible (400-700 nm), la NBI ne laisse passer qu’une partie du spectre lumineux par un système de filtres qui augmentent le passage de la lumière bleue. Il en résulte une image plus détaillée de la microvascularisation tissulaire grâce à l’absorption préférentielle de la lumière bleue par l’hémoglobine. Couplée à un endoscope zoom, cette technique simple paraît prometteuse à la fois dans la détection et la caractérisation de lésions cancéreuses précoces. Au niveau du tube digestif haut, des études récentes ont montré que la NBI améliorait la caractérisation de la muqueuse cardiale [11], de l’EBO [12] ou des lésions cancéreuses gastriques précoces [13]. Dans le colon, la capacité de la NBI à prédire le caractère néoplasique d’une lésion a été comparée à la chromoendoscopie avec indigocarmin et à l’endoscopie conventionnelle sur 43 lésions obtenues chez 34 patients [14].

Dans cette étude, la NBI était nettement supérieure à l’endoscopie conventionnelle avec une spécificité de 75 % versus 44 % respectivement (p < 0,05). En revanche, il n’y avait pas de différence significative entre NBI et chromoendoscopie, ce qui suggère une efficacité comparable mais une utilisation plus simple en faveur de la NBI.

Imagerie endoscopique par fluorescence

Une molécule fluorescente (ou fluorophore) possède la propriété d’absorber de l’énergie lumineuse (lumière d’excitation) et de la restituer rapidement sous la forme d’une lumière fluorescente (lumière d’émission). Cette lumière d’émission est un signal spécifique délivré par le fluorophore car elle a une longueur d’onde plus longue que la lumière d’excitation du fait de la perte d’énergie par rapport à l’énergie initiale [15]. Les fluorophores peuvent être soit endogènes comme le collagène, la forme réduite de la NADH ou encore la porphyrine [16], soit exogènes comme l’acide aminolévulinique (5-ALA). Les différences de fluorescence entre une muqueuse normale et pathologique sont liées aux différences de concentration et de distribution de ces fluorophores et aux changements de la microachitecture tissulaire [17, 18]. Le principe de l’imagerie endoscopique par autofluorescence est le suivant : la lumière bleue d’une lampe xénon ou d’un laser est utilisée pour l’excitation du tissu via un endoscope optique. Des caméras avec CCD intensifiés sont nécessaires pour la détection en raison du relativement faible niveau de fluorescence. La fluorescence est divisée par un miroir dichroïque et filtrée en vert (480-580 nm) et en rouge (620-720 nm). Trois systèmes sont décrits : le système Light-Induced Fluorescence Endoscope (LIFE, Xillix corporation, Richmond, Canada), le système D-Light (Karl Storz, Germany) et le système Auto Fluorescence Imaging (Olympus, Japon). L’intérêt principal de l’imagerie endoscopique par fluorescence réside dans son large champ de vision qui lui confère une capacité de détection à une échelle plus importante que celle des autres techniques de bioendoscopie. Cependant, les résultats cliniques de l’autofluorescence sont hétérogènes. Par exemple, dans une étude récente réalisée chez 34 patients avec un court segment d’EBO, l’exploration initiale en mode autofluorescence dépistait un nombre significativement supérieur de zones de dysplasie de haut grade (DHG) que l’endoscopie conventionnelle (9 versus 1 ; p = 0,016) [19]. En revanche, dans une autre étude réalisée chez 35 patients ayant un EBO, la sensibilité de l’autofluorescence n’était que de 21 % pour la détection de zones néoplasiques comportant respectivement 88 zones de dysplasie de bas grade, 19 zones de DHG et 12 cancers) [20].

Pour certains, les résultats contrastés de l’autofluorescence plaident en faveur de l’utilisation de fluorophores exogènes, dénommée fluorescence induite ou diagnostic photodynamique. Ces biomolécules s’accumulent dans les cellules néoplasiques et permettent ainsi d’augmenter l’intensité de la fluorescence et la détection spécifique des lésions néoplasiques. Un exemple type est le 5-ALA, substrat naturel intervenant dans la synthèse de l’hème qui est converti en protoporphyrine IX dans le compartiment intracellulaire et augmente la quantité de protoporphyrine IX dans les cellules néoplasiques [21]. Mayinger et al. [22] ont montré que l’administration orale d’ALA (15 mg/kg) avait une sensibilité de 85 % versus 25 % par rapport à l’endoscopie conventionnelle pour la détection de lésions néoplasiques œsophagiennes chez 22 patients. Messmann et al. [23] ont également rapporté une excellente sensibilité de la fluorescence induite par l’ALA administré oralement ou localement dans la détection de lésions dysplasiques colorectales chez 37 patients atteints de rectocolite hémorragique ancienne. Cependant, il ne faut pas méconnaître les inconvénients principaux de la fluorescence induite que sont le délai nécessaire à l’émission de la fluorescence, la mauvaise connaissance actuelle des doses de fluorophores exogènes requises ainsi que les effets secondaires de ces produits [2].

Spectroscopie de dispersion élastique

Cette technique, également basée sur la fluorescence, ne permet pas d’obtenir une image endoscopique mais une information tissulaire plus détaillée qui correspond à l’analyse des constituants de la muqueuse à l’échelle sub-cellulaire (noyaux, mitochondries). Le principe est le suivant : une sonde optique, introduite dans le canal opérateur de l’endoscope, émet un faisceau de lumière blanche de type xénon ou un faisceau laser et collecte le signal fluorescent émis en retour à partir de la lumière élastique visible [24]. Le spectre provenant des photons balistiques est obtenu en supprimant au préalable celui des photons diffus. Un modèle mathématique est utilisé pour calculer la fréquence et l’amplitude des oscillations du spectre collecté, et ainsi déterminer la distribution et la densité des photons dispersés [25]. Le signal est ensuite affiché sous la forme d’un graphe représentant l’intensité de la fluorescence en fonction de la longueur d’onde émise.

Par rapport à l’imagerie endoscopique de fluorescence, cette approche a l’inconvénient de ne permettre l’exploration que de petites zones de tissu (1 à 3 mm2). De plus, la sonde doit être positionnée sur une lésion préalablement repérée [2]. Cette technique n’est donc pas destinée à la détection proprement dite de lésions néoplasiques. En revanche, d’excellents résultats sont obtenus en ce qui concerne la caractérisation tissulaire. Ainsi, Mayinger et al. ont rapporté une excellente sensibilité (98 %) et spécificité (89 %) de la spectroscopie de dispersion élastique pour différencier les lésions adénomateuses et non adénomateuses colorectales [26]. Comme pour l’imagerie endoscopique par fluorescence, l’intensité et la spécificité de la fluorescence peuvent être améliorées par l’administration de fluorophores exogènes [27].

Spectroscopie Raman

La spectroscopie Raman permet l’analyse des constituants de la muqueuse à l’échelon moléculaire en mesurant l’énergie vibrationnelle/rotationnelle qui lie les biomolécules d’un tissu entre elles. La lumière d’émission consiste en un faisceau laser IR (700 à 1 300 nm) à travers une fibre optique, résultant en une dispersion inélastique des photons IR au travers le tissu. Le signal de retour analysé est spécifique de la molécule cible, ce qui permet d’obtenir une véritable « empreinte moléculaire » du tissu [28]. Une étude in vivo récente a souligné le potentiel de cette technique en montrant une sensibilité de 100 %, une spécificité de 89 % et une précision diagnostique de 95 % pour différencier 10 adénomes coliques de 9 polypes hyperplasiques chez 3 patients, après validation préalable d’un algorythme diagnostique établi ex vivo [29].

Tomographie par cohérence optique (TCO)

Cette technique est basée sur l’interférométrie, méthode d’observation qui exploite les interférences entre les images obtenues par 2 sources distinctes mais cohérentes entre elles [30]. Une source délivre de la lumière IR, qui est divisée en deux, à travers une fibre optique. La majeure partie de cette lumière est focalisée dans le tissu par un objectif alors que le reste est dirigé sur un miroir de référence. La lumière revenant par les 2 trajets est analysée et un signal est produit lorsque la distance de ces 2 trajets est approximativement la même. L’intensité du signal dépend de la quantité de lumière réfléchie par les structures intratissulaires à une profondeur déterminée par la longueur du trajet de référence. L’image fournie par la sonde de TCO correspond à une coupe sagittale de la paroi digestive sur environ 2 mm de profondeur avec une résolution d’environ 10 µm, affichant ainsi une résolution 10 fois supérieure à celle d’une minisonde d’échoendoscopie mais une profondeur d’exploration beaucoup plus limitée. La TCO permet donc d’explorer finement l’épithélium de surface, la muqueuse, la musculaire muqueuse et la sous-muqueuse [31]. Dans l’œsophage, Poneros et al. ont caractérisé les aspects en TCO de la muqueuse chez 121 patients, et ont retenu les critères suivants comme étant prédictifs d’un EBO : a) l’absence de couches normales d’épithélium malpighien et la présence de cryptes verticales ayant les caractéristiques morphologiques des cryptes muqueuses gastriques ; b) une architecture désorganisée et une surface muqueuse irrégulière ; et c) la présence de glandes sous-muqueuses [32]. Evalués prospectivement, ces critères avaient une sensibilité de 97 % et une spécificité de 92 % pour la détection de l’EBO. Dans le côlon, Pfau et al. ont évalué l’OCT in vivo chez 24 patients à partir de 44 polypes (30 adénomes, 14 polypes hyperplasiques) et ont montré que la TCO était capable de distinguer les polypes hyperplasiques des polypes adénomateux, ces derniers ayant un aspect moins organisé et une intensité moindre que les précédents [33].

Conclusion

En comparaison de l’endoscopie standard qui permet uniquement de voir la surface de la muqueuse en lumière blanche, la bioendoscopie comporte un ensemble de techniques qui permettent non seulement une analyse extrêmement détaillée de la surface de la muqueuse digestive mais également d’interroger le tissu en profondeur et/ou en fonction de l’expression de molécules cibles.

Ces techniques, éventuellement utilisées de manière combinée, devraient permettre dans un avenir proche : a) d’améliorer le dépistage de lésions cancéreuses à un stade précoce, en particulier sur des muqueuses à risque de dégénérescence ; b) d’éviter la réalisation de biopsies « à l’aveugle » ; c) d’obtenir en temps réel un diagnostic de la nature des lésions dépistées pour guider le geste endoscopique.

Des études cliniques prospectives randomisées et contrôlées sont indispensables pour évaluer leur rôle diagnostique en pratique clinique.

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