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Foie et traitements hormonaux


Hépato-Gastro. Volume 10, Numéro 4, 265-70, Juillet 2003, Mini‐revue1

Article gratuit  

Auteur(s) : Marc Bourlière, Paul Castellani

Résumé : Les maladies hépatiques induites ou compliquées par les traitements hormonaux sont relativement rares malgré l‘usage très fréquent de ces traitements. Les œstroprogestatifs et les androgènes sont les deux traitements le plus souvent impliqués dans la genèse de maladies hépatiques ou la survenue de complications sur des maladies hépatiques préexistantes. L‘utilisation prolongée de contraceptifs œstroprogestatifs (COP) est associée à un faible risque de survenue de maladies hépatiques, cholestase ou nécrose hépatocytaire. Les tumeurs bénignes hépatiques sont au premier plan des problèmes diagnostiques et thérapeutiques. Les complications vasculaires des hormones se posent également au niveau du foie avec une incidence qui reste faible. Les œstrogènes ont aussi des propriétés lithogènes. Ils diminuent le flux biliaire et augmentent la saturation et la sécrétion du cholestérol biliaire. Cependant le risque de lithiase biliaire chez les utilisatrices de COP n‘est pas significativement augmenté en l‘absence d‘autres facteurs prédisposants. L‘hormonothérapie substitutive de la ménopause ou après ovariectomie n‘entraîne pas de maladie hépatique significative. À l‘opposé, l‘incidence des maladies hépatiques chez les patients prenant des androgènes reste élevée.

Mots-clés : foie, hormone

 

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