Auteur(s) : Marie-Françoise Le Bodic, Elisabeth Cassagnau, .
Résumé : Le cancer colorectal est actuellement le cancer le plus fréquent en France, avec plus de 30 000 nouveaux cas par an. Après exérèse chirurgicale à visée curative, la survie des patients, la survenue de récidives ou de métastases et la prescription éventuelle d'un traitement adjuvant dépendent essentiellement du statut anatomopathologique de la tumeur. De nombreux facteurs ont été reconnus comme ayant une valeur pronostique indépendante. Dès 1932, Dukes [1] mettait l'accent sur l'importance de l'extension en profondeur de la tumeur dans la paroi et de l'extension tumorale ganglionnaire. Ces facteurs restent de beaucoup les facteurs pronostiques de référence les plus performants [2-4]. Depuis cette date, un grand nombre d'autres facteurs pronostiques morphologiques ou biologiques moléculaires ont été étudiés ; nous rapportons ici les plus probants.
Figure 1. Schématisation
des degrés d'envahissement dans la classification d'Astler-Coller.
Figure 2. Illustrations schématiques
de la "clairance" qui correspond à la distance entre le front d'invasivité
profond de la tumeur et la zone de résection chirurgicale profonde.
La "pénétration tumorale" exprimée en valeurs positives
ou négatives correspond à la distance entre la limite externe
de la musculeuse et la partie la plus profonde de la tumeur.