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Le réservoir colique après exérèse rectale pour cancer : justifications et données récentes |
Hépato-Gastro. Volume 6, Numéro 5, 385-92, Septembre - Octobre 1999, Coloproctologie
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Article gratuit
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Auteur(s) : Eric Rullier, Frank Zerbib |
Résumé : L’exérèse du rectum est responsable de troubles fonctionnels qui associent, à des degrés divers, une augmentation de la fréquence des selles, une fragmentation des selles, une impériosité et une incontinence. Cet ensemble qui constitue le « syndrome de résection rectale » est dû à la perte du réservoir rectal et, à un moindre degré, à un éventuel traumatisme du sphincter anal interne. Le réservoir colique en J a été proposé pour pallier la disparition du rectum et améliorer les résultats fonctionnels des anastomoses colo-anales. Sa réalisation est aisée et permet en outre de diminuer de façon significative le risque de fistule anastomotique. L’association d’un réservoir colique à une anastomose colo-anale diminue de moitié le nombre de selles et est susceptible d’améliorer la continence et l’impériosité. Par ailleurs, ce gain par rapport aux anastomoses colo-anales directes est obtenu précocement et persiste à long terme. Le réservoir colique doit être de petite taille (5 à 7 cm) afin d’éviter les difficultés d’évacuation. L’intérêt d’un réservoir en cas de moignon rectal résiduel de petite taille reste à évaluer. |
Mots-clés : réservoir colique, anastomose colo-anale, anastomose colorectale, cancer du rectum, incontinence anale, dyschésie. |
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