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Les ponctions sous échoendoscopie


Hépato-Gastro. Volume 6, Numéro 6, 457-61, Novembre - Décembre 1999, Technique


Résumé  

Auteur(s) : Marc Giovannini, .

Résumé : Le développement de l’échoendoscopie (EE) a permis de mieux préciser l’extension des tumeurs digestives. Néanmoins, la spécificité de ses images reste mauvaise et il est difficile d’affirmer le caractère malin ou bénin d’adénopathies, de masses pancréatiques ou de compressions extrinsèques du tube digestif. Le développement, depuis 7 ans, de l’échoendoscopie sectorielle linéaire a permis de réaliser des biopsies guidées de telles lésions. Les meilleurs résultats sont obtenus au niveau des masses ganglionnaires, des récidives anastomotiques, des compressions extrinsèques et des tumeurs pancréatiques. L’obtention d’une « microbiopsie » permet un diagnostic histologique plus précis et une caractérisation tissulaire précise dans environ 80 % des cas pour le diagnostic de malignité. Les résultats de la littérature montrent une sensibilité globale variant entre 76 % et 91 %, une spécificité de 84 % à 100 % et une fiabilité de 78 % à 94 %. La biopsie guidée sous EE est aujourd’hui la meilleure technique pour obtenir l’histologie d’une masse pancréatique. Par ailleurs, elle a également un impact non négligeable sur la décision thérapeutique, notamment en cas d’adénocarcinomes non vus en TDM, ce qui est actuellement important du fait du développement d’essais de radio-chimiothérapie préopératoire pour les lésions résécables.

Mots-clés : ponction, échoendoscopie, adénopathies, tumeurs pancréatiques.

Illustrations

ARTICLE

Le développement de l'échoendoscopie (EE) a permis de mieux préciser l'extension pariétale et ganglionnaire des tumeurs gastro-
intestinales et pancréatiques. Néanmoins, l'EE ne peut affirmer le caractère malin ou bénin d'adénopathies, de masses pancréatiques ou de compressions extrinsèques du tube digestif. Le développement, depuis 7 ans, de l'échoendoscopie sectorielle linéaire a permis de réaliser des biopsies guidées de telles lésions [1-8].

Matériel et technique

L'échoendoscope

Il semblerait qu'il soit possible de réaliser une ponction guidée sous EE avec les deux types de matériel (radial ou sectoriel-linéaire), mais la technique de ponction avec le système radial est plus longue et techniquement plus difficile et plus dangereuse : il est en effet impossible de suivre en totalité l'aiguille à biopsie lorsqu'elle fait issue du canal opérateur et de la guider vers la lésion.

L'échoendoscope sectoriel-linéaire possède une sonde convexe électronique de petit diamètre adaptée sur un endoscope standard. Il s'agit d'un fibroscope à vision for-oblique de 60° muni d'un canal opérateur de 2 mm, 2,4 mm, 2,8 mm ou 3,2 mm de diamètre selon les appareils, permettant le passage d'une pince ou d'une aiguille à biopsie. Il est possible avec ce type de sonde sectorielle de réaliser des ponctions-biopsies guidées. En effet, on peut suivre la progression de l'aiguille à biopsie à la sortie du canal opérateur et la guider vers la lésion à biopsier car le faisceau d'ultrasons est émis longitudinalement par rapport à l'axe de l'endoscope et non perpendiculairement comme sur les échoendoscopes rotatifs.

Il existe actuellement deux séries d'échoendoscopes électroniques linéaires permettant la ponction guidée :

­ Les endoscopes Pentax-Hitachi. Plusieurs appareils sont disponibles : le FG 34-X (canal opérateur de 2 mm) et le FG 38-X (canal opérateur de 3,2 mm) sont munis de la même sonde d'échographie, sectorielle électronique bifréquence (5 et 7,5 MHz). Il est possible d'utiliser un Doppler-couleur et un angio-Doppler avec ce type de sonde.

­ Les endoscopes Olympus. Un nouvel échoendoscope linéaire électronique muni d'une sonde monofréquence de 7,5 MHz et d'un Doppler-couleur a été développé, mais l'absence de fréquence basse gêne la pénétration des ultrasons et peut rendre la ponction plus difficile, notamment pour des lésions profondes comme certaines adénopathies de petite taille.

L'aiguille

Plusieurs types d'aiguilles de longueurs et de calibres différents ont été utilisées : 25 gauges/5 cm, 22 gauges/
5 cm, 22 gauges écho-tip/6 cm (réglable). Le problème commun à ces premiers prototypes était le risque de perforation du canal opérateur. Actuellement, deux aiguilles ne présentent plus ce risque : l'aiguille Vilkmann-Hancke fabriquée par GIP (Gassau-Germany) et l'aiguille Wilson-Cook. Elles comportent une gaine métallique non téflonnée et surtout une poignée vissée sur l'endoscope, munie d'un frein empêchant toute manipulation lors de leur introduction dans le canal opérateur. Il s'agit d'aiguilles de 22 gauges de 8 à 12 cm de long. L'avantage de l'aiguille Wilson-Cook est d'être entièrement à usage unique alors que la gaine métallique et la poignée de l'aiguille GIP sont réutilisables. Mais après plusieurs utilisations, la gaine métallique a tendance à s'allonger (étirement des spires métalliques) et à pénétrer avec l'aiguille lors de la ponction à travers la paroi digestive, pouvant entraîner un risque d'incarcération de l'aiguille dans la lésion.

La technique de ponction

La ponction est réalisée à la fin de l'examen échoendoscopique, le patient étant en décubitus latéral-gauche. Une neuroleptanalgésie est généralement nécessaire. La technique de ponction est assez simple, elle se déroule en plusieurs phases : a) positionnement de la lésion sur le trajet de sortie de l'aiguille ; b) retrait du mandrin, puis introduction de l'aiguille dans la tumeur, la visualisation de l'écho-tip de l'aiguille permettant de vérifier son bon positionnement dans la lésion (figure 1) ; c) une aspiration à l'aide d'une seringue de 20 ml associée à des mouvements de va-et-vient de l'aiguille dans la tumeur. Un à trois passages sont en général nécessaires pour obtenir une microbiopsie. Il est actuellement possible d'obtenir des microfragments tissulaires dans environ 90 % des cas avec l'aiguille de type Vilmann-Hancke de 22 gauges et 12 cm de long. Les microbiopsies sont obtenues de la manière suivante : la totalité du prélèvement contenu à l'intérieur de l'aiguille est recueillie grâce au stylet mousse qui est réintroduit dans l'aiguille ; ce prélèvement est alors mis dans du formol-aldéhyde ou du cytolit, puis inclus en totalité en paraffine.

Contrairement aux équipes américaines, nous ne réalisons pas systématiquement une injection d'antibiotique dans les suites du prélèvement. À la fin de l'examen, il est nécessaire de surveiller les malades pendant au moins trois heures. La biopsie guidée sous EE peut dans la majorité des cas être réalisée en ambulatoire.

Les principales limites de la techniques sont la taille des lésions inférieure à 5 mm, la profondeur de la lésion par rapport à la sonde supérieure à 6-7 cm et un trouble de la coagulation (TP < 60 %, plaquettes < 80 000/mm3).

Indications et résultats

Données de la littérature

Les principales indications de la ponction guidée sous EE sont présentées dans le tableau 1. Notre expérience porte actuellement sur environ 1 000 prélèvements réalisés au niveau d'adénopathies ou de masses médiastinales, cœliaques et pelviennes, de tumeurs sous-muqueuses, de linites gastriques avec biopsie endoscopique négative et de tumeurs pancréatiques. Les meilleurs résultats sont obtenus au niveau des masses ganglionnaires, des récidives anastomotiques et des compressions extrinsèques ainsi qu'au niveau des tumeurs pancréatiques. Pour ces dernières, le rendement de la biopsie guidée sous EE est meilleur pour les lésions de petite taille (< 4 cm). En effet, les cancers plus volumineux sont le siège de nécrose et/ou de fibrose intratumorale responsable de la non-productivité du prélèvement. L'obtention d'une « microbiopsie » (figure 2) permet un diagnostic histologique plus précis et une caractérisation tissulaire précise dans environ 80 % des cas pour le diagnostic de malignité. Par ailleurs, certaines équipes préconisent la présence d'un anatomopathologiste en salle afin de s'assurer de la bonne qualité du prélèvement. Il n'existe aucune publication dans la littérature concernant le risque d'essaimage avec cette technique de prélèvement.

Les résultats de la littérature montrent une sensibilité globale de la technique variant entre 76 % et 91 % (tableau 2), une spécificité de 84 % à 100 % et une fiabilité de 78 % à 94 %. Une étude prospective regroupant 457 patients de 4 centres (Indianapolis, Copenhague, Marseille et Orange en Californie) a été récemment publiée [9] (tableau 3). Au cours de cette étude, la sensibilité de la ponction était statistiquement meilleure pour les ganglions (94 %) et les tumeurs extraluminales (86 %) que pour les lésions pariétales (tumeurs sous-muqueuses et gros plis gastriques) (61 %, p < 0,001). En revanche, il n'existait pas de différence de spécificité pour ces trois groupes de lésions.

Une autre étude multicentrique réalisée par les mêmes centres a concerné la biopsie guidée sous EE des tumeurs pancréatiques. Elle a porté sur 164 patients (tableau 4), le diamètre moyen des lésions variait entre 28,5 mm et 41,3 mm. La sensibilité, la spécificité, la valeur prédictive positive et la valeur prédictive négative pour le diagnostic de cancer du pancréas ont été respectivement de 83 %, 90 %, 100 % et 80 % et la fiabilité diagnostique de 85 % [10].

Impact sur la démarche diagnostique et/ou thérapeutique

La question la plus importante est de savoir si la réalisation d'une biopsie guidée sous EE est susceptible de modifier la démarche diagnostique et thérapeutique. En ce qui concerne la démarche diagnostique, une biopsie guidée sous EE est peu agressive (5 complications mineures pour 457 prélèvements dont 3 directement imputables à la ponction : 2 épisodes fébriles régressifs sous antibiotiques et 1 hémorragie lors de la ponction d'un kyste du pancréas) [9]. Ces ponctions occasionnent moins de complications qu'une médiastinoscopie ou une thoracotomie exploratrice pour des masses ou des ADP médiastinales d'origine inconnue [11], et qu'une laparotomie exploratrice pour des adénopathies cœliaques non accessibles à une biopsie guidée sous échographie percutanée ou scanner. Par ailleurs, la biopsie guidée sous EE semble indispensable pour les tumeurs pancréatiques, notamment celles uniquement visibles en EE. En effet, la voie d'abord transgastrique ou transduodénale doit diminuer le risque d'essaimage et, pour les tumeurs de la tête du pancréas, le trajet de ponction sera réséqué lors de la duodéno-pancréactectomie céphalique. Enfin, la confirmation d'une récidive sous-muqueuse anastomotique, souvent visible uniquement en EE, paraît indispensable, notamment en ce qui concerne les récidives anastomotiques des cancers du rectum. La confirmation de cette récidive implique souvent une attitude thérapeutique agressive : radiothérapie ± chimiothérapie suivie le plus souvent d'une chirurgie mutilante (amputation abdomino-périnéale ou colectomie élargie) [12]. En revanche, cette attitude agressive n'est pas à appliquer ipso facto aux récidives anastomotiques des cancers de l'œsophage ou ganglionnaires d'un cancer de l'estomac.

La biopsie guidée sous EE va modifier l'attitude thérapeutique. Les premiers travaux concernant les cancers de l'œsophage [13, 14] ont montré qu'il était important de réaliser une biopsie ganglionnaire guidée sous EE lorsque le ganglion était à distance de la tumeur (ganglion cervical ou cœliaque). La confirmation histologique de malignité du ganglion fait changer de stade la tumeur qui doit être alors considérée comme métastatique et donc permet d'éviter une chirurgie lourde et inutile pour le patient.

En ce qui concerne les masses pancréatiques solides, quel est l'impact de l'EE sur la décision thérapeutique ? Il est probablement plus faible que ce qui est rapporté dans la littérature. Cela tient à la faible spécificité des images échoendoscopiques et ce n'est que par le biais de la biopsie guidée que l'EE aura un impact important sur la décision thérapeutique. Nous avons mené une étude prospective sur l'impact de la biopsie guidée sous EE chez 174 patients porteurs d'une masse pancréatique, dont voici les conclusions : 174 patients d'âge moyen 66 ans ont eu une biopsie guidée sous EE pour une masse solide pancréatique. La lésion siégeait 20 fois au niveau du crochet, 43 fois au niveau de la tête, 31 fois au niveau de l'isthme, 41 fois dans le corps et 39 fois dans la queue du pancréas. Le diamètre moyen des tumeurs était de 29 mm (extrêmes : 8-40 mm) et 39 patients présentaient une lésion de moins de 20 mm de diamètre. Pour chaque lésion biopsiée, ont été réalisés un prélèvement pour étude cytologique et un prélèvement pour étude microhistologique. Les dossiers des patients ont été discutés par un staff médical comprenant des gastro-entérologues, des chirurgiens, des oncologues, des radiologues et des radiothérapeutes afin de savoir si le résultat de la biopsie allait modifier l'attitude thérapeutique. La sensibilité, la spécificité et la fiabilité de la biopsie pour le diagnostic de malignité ont été respectivement de 87,2 %, 100 % et 87,9 %. Dans 143 cas, la biopsie guidée sous EE a mis en évidence une tumeur maligne (107 adénocarcinomes, 28 tumeurs neuro-endocrines, 7 métastases pancréatiques et 1 lymphome primitif du pancréas), 7 fois elle a mis en évidence des aspects compatibles avec une pancréatite chronique, 3 fois un abcès après pancréatite aiguë. Dans 21 cas, la biopsie n'a pas été contributive : il s'agissait dans 19 cas d'un adénocarcinome, dans 1 cas d'un somatostatinome et dans 1 cas d'un sarcome pancréatique. Parmi les 7 prélèvements évoquant un nodule de pancréatite chronique, 5 ont été confirmés par la chirurgie et 2 par l'évolution (absence de modification avec un recul de 24 et 36 mois). Le diagnostic d'abcès pancréatique a été porté du fait de l'aspiration de pus et de la disparition de l'image 3 mois après sur une EE de contrôle. Le résultat de la biopsie guidée sous EE a modifié ou orienté le traitement pour les 28 tumeurs neuro-endocrines, les 7 métastases pancréatiques, les 3 abcès, 2 des 7 nodules de pancréatite chronique et 70 des 107 adénocarcinomes qui n'étaient pas visibles sur l'examen tomodensitométrique, soit au total dans 110/174 cas (63,2 %) [15].

La biopsie guidée sous EE est donc aujourd'hui la meilleure technique pour obtenir l'histologie d'une masse pancréatique avec une sensibilité de 85 % à 87 %. Par ailleurs, elle a également un impact non négligeable sur la décision thérapeutique, notamment en cas d'adénocarcinome non vu en TDM, cela étant actuellement important du fait du développement d'essais de radio-chimiothérapie préopératoire pour les lésions résécables.

CONCLUSION

La biopsie guidée sous EE est une technique simple, réalisable après un apprentissage de l'échoendoscopie sectorielle-linéaire. Actuellement, il est possible d'obtenir, dans environ 80 % à
85 % des cas, du matériel biopsique permettant une caractérisation tissulaire. Les meilleures indications sont les masses et adénopathies médiastinales, les adénopathies cœliaques, les petites tumeurs pancréatiques et les compressions extrinsèques du tube digestif. Néanmoins, avant de réaliser ce geste invasif, il faut toujours se poser la même question : la biopsie va-t-elle modifier l'attitude thérapeutique ? *

REFERENCES

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2. Giovannini M, Seitz JF, Perrier H, Monges G, Rabbia I. Endosonography guided fine needle aspiration biopsy in submucosa and extrinsic tumors of gastrointestinal tract : preliminary results in 31 patients. Gastroenterology 1993 ; 104 : A405.

3. Vilmann P, Hancke S, Henriksen FW, Jacobsen GK. Endoscopic ultrasonography with fine needle aspiration biopsy in pancreatic disease. Endoscopy 1993 ; 25 : 523-7.

4. Wegener M, Adamek RJ, Wedmann B, Pfaffenbach B. Endosonographically guided fine-needle aspiration puncture of paraesophagogastric mass lesions : preliminary results. Endoscopy 1994 ; 26 : 586-91.

5. Chang KJ, Katz KD, Durbin TE, Erickson RA, Butler JA, Lin F, et al. Endoscopic ultrasound guided fine-needle aspiration. Gastrointest Endosc 1994 ; 40 : 694-9.

6. Wiersema MJ, Kochman ML, Cramer HM, Tao LC, Wiersema LM. Endosonography-guided real-time fine-needle aspiration biopsy. Gastrointest Endosc 1994 ; 40 : 700-7.

7. Ikenberry S, Gress F, Olivier S, Winberg J. Fine needle aspiration guided by radial scanning endosonography (RSE) of lesions throughout the gastrointestinal tract. Gastrointest Endosc 1996 ; 43 : A536.

8. Vilmann P, Hancke S. A new biospy handle instrument for endoscopic ultrasound-guided fine needle aspiration biopsy. Gastrointest Endosc 1996 ; 43 : 238-42.

9. Wiersema M, Vilmann P, Giovannini M, Chang KJ. Prospective multi-center evaluation of endoscopic ultrasound (EUS) guided fine needle aspiration biopsy (FNA) : diagnostic accuracy and complication assessment. Gastrointest Endosc 1996 ; 43 : A566.

10. Chang KJ, Wiersema M, Giovannini M, Vilmann P, Erickson RA. Multi-center collaborative study on endoscopic ultrasound (EUS) guided fine needle aspiration (FNA) of the pancreas. Gastrointest Endosc 1996 ; 43 : A507.

11. Ikenberry S, Gress F, Olivier S, Winberg J. Fine needle aspiration of posterior mediastinal lesions guided by radial scanning endosonography. Gastrointest Endosc 1996 ; 43 : 605-10.

12. Giovannini M. Biopsie guidée sous échoendoscopie des lésions rectales et périrectales. Acta Endoscopica 1998 ; 1 : 16-20.

13. Hiele M, De Leyn P, Schurmans P, Lerut A, Huys S, Geboes K, Gevers AM, et al. Relation between EUS findings and outcome of patients with tumours of the oesophagus or esophagogastric junction. Gastrointest Endosc 1997 ; 45 : 5, 381-6.

14. Giovannini M, Monges G, Bernardini D, Seitz JF. Diagnostic and therapeutic value of endoscopic ultrasound (EUS) guided biopsy : results in 453 patients. Endoscopy 1997 ; 29 : E3.

15. Giovannini M, Monges G, Bernardini B, Moutardier V, Seitz JF, Houvenaeghel G, et al. Impact thérapeutique de la ponction guidée sous échoendoscopie (EE) des tumeurs solides du pancréas : résultats d'une étude prospective chez 174 patients. Gastroentérol Clin Biol 1999 ; 23 : A130.


 

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