ARTICLE
Les récepteurs activés par les proliférateurs des
peroxysomes (PPAR) font partie de la superfamille des récepteurs
nucléaires. On en distingue trois : PPAR*, PPAR* et PPAR* qui forment
un hétérodimère avec le récepteur X des rétinoïdes
(RXR). Ce complexe intervient dans la transcription de nombreux gènes
cibles après fixation sur un élément de réponse
spécifique de l'ADN appelé PPRE (figure
1). PPAR* est exprimé essentiellement par le tissu adipeux
(figure 2) et intervient
dans la différenciation et la prolifération des adipocytes
ainsi que dans la régulation de la réponse à l'insuline
[1].
Différents ligands synthétiques et naturels peuvent se
fixer sur PPAR* et l'activer. Les thiazolidinediones sont de puissants
ligands de PPAR* et sont utilisés pour réguler la glycémie
de patients atteints de diabète non insulinodépendant de
type 2 [2] (figure 1).
Certains anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont également
des ligands synthétiques de haute affinité pour PPAR* (figure
1) [3]. Parmi les ligands naturels, les acides gras poly-insaturés
[4] ainsi que les métabolites de l'acide arachidonique tels que
les prostaglandines J2 (PGJ2) sont parmi les agonistes les plus efficaces
de PPAR* [5] (figure 1).
La présence de ligands naturels de PPAR* en grande quantité
dans la lumière ou la paroi intestinale et la mise en évidence
du fait que le côlon est une source tissulaire importante de PPAR*
[6, 7] suggèrent que ce récepteur pourrait jouer un rôle
important dans l'homéostasie du tube digestif. De plus, des études
récentes ont mis en évidence que PPAR* peut être impliqué
dans la régulation du cycle cellulaire et l'inflammation.
Le but de cette revue est de faire le point sur les nouvelles fonctions
attribuées à PPAR* exprimé dans le côlon, particulièrement
au cours du cancer et des maladies inflammatoires chroniques intestinales.
Expression
tissulaire de PPAR*
Le gène de PPAR* humain est composé de neuf exons s'étendant
sur plus de 100 kilobases [6]. Situé sur le locus 3p25 [8], il
est entouré de marqueurs polymorphes microsatellites utilisés
pour des études de liaison génétique [9]. Deux isoformes
ont été identifiées chez la souris (PPAR*1, PPAR*2)
[10] et trois chez l'homme (PPAR*1, PPAR*2 et PPAR*3) [11].
L'expression tissulaire de PPAR* au
cours de l'embryogenèse des mammifères est mal connue. Chez
le xénope, PPAR* n'est pas détecté durant l'ovo-genèse
contrairement à PPAR* et PPARß [12]. Chez l'homme, les deux
principales sources tissulaires de PPAR* sont le tissu adipeux (adipocytes)
et le côlon (cellules épithéliales et macrophages)
[6, 13, 14] (figure 2).
Les reins, le foie et l'intestin grêle produisent des taux plus
faibles à peine détectables dans les muscles [6, 15]. Chez
l'animal, l'expression de PPAR* est également restreinte à
certains tissus ou cellules. Le tissu adipeux et le côlon sont les
deux tissus qui expriment l'ARNm et la protéine de PPAR* aux taux
les plus élevés [7]. La distribution tissulaire des différentes
isoformes de PPAR* est hétérogène. L'expression de
l'ARNm de PPAR*3 est limitée aux macrophages et au côlon
[11, 16] alors que PPAR*1 est toujours exprimé majoritairement
par rapport à PPAR*2 dans tous les tissus analysés. Le seul
tissu exprimant des taux relativement élevés de PPAR*2 est
le tissu adipeux où l'ARNm de PPAR*2 représente environ
20 % de l'ARNm total de PPAR* [11].
La régulation de l'expression de l'ARNm et/ou de la protéine
PPAR* dépend de nombreux facteurs métaboliques et hormonaux.
Chez l'animal, l'expression de PPAR* augmente lors d'un régime
alimentaire riche en graisse et diminue lors d'un jeûne ou au cours
du diabète insulinodépendant [17]. Chez l'homme, les modifications
à court terme des habitudes alimentaires ne changent pas le taux
d'expression de PPAR* [15]. En revanche, les régimes hypocaloriques
suivis sur une longue période diminuent son expression [18]. Chez
les sujets de poids normal, l'expression de PPAR* est majoritaire dans
la graisse sous-cutanée alors que, chez les patients obèses,
elle est plus élevée dans le tissu adipeux intra-abdominal
[19]. Dans le tissu adipeux, elle est induite en partie par l'insuline
[18, 20], la leptine [21] et les glucocorticoïdes [18, 20], alors
que le TNF* l'inhibe par les adipocytes [22, 23].
PPAR*,
cycle cellulaire et cancer du côlon
Le rôle de PPAR* sur le cycle cellulaire a été initialement
démontré dans la différenciation et la prolifération
des adipocytes. PPAR* est un facteur central impliqué dans la différenciation
des préadipocytes en adipocytes. Son activation peut également
conduire à des phénotypes cellulaires de type adipocytaire
[24] : différenciation de fibroblastes [25] et de cellules musculaires
[26] en adipocytes et transformation de monocytes en cellules macrophagiques
spumeuses caractérisées par une accumulation de graisse
intracytoplasmique [27]. Ce processus de différenciation cellulaire
peut entraîner l'apoptose des cellules (adipocytes et cellules épithéliales
du côlon) [13, 28] et est généralement associé
à une diminution de la prolifération des cellules. In
vitro, les thiazolidinediones ont la capacité de bloquer la
prolifération de lignées cellulaires d'adipocytes en culture
(HIB-1B ou NIH-3T3) par un mécanisme dépendant de PPAR*
[29]. Ainsi, PPAR* pourrait en partie contrôler l'expression de
gènes impliqués dans la différenciation des cellules
et jouer également un rôle actif dans la régulation
de la prolifération cellulaire.
Le rôle de PPAR* sur la prolifération cellulaire a aussi
été étudié in vitro à partir
de différentes lignées de cellules malignes : cellules de
liposarcome [30], de cancer du sein humain [31, 32], de cancer humain
de la prostate [33], de cancer gastrique [34] et de cancer colique [35].
Dans ces différents modèles, les ligands de PPAR* inhibent
la prolifération cellulaire et induisent des phénomènes
d'apoptose sur les cellules de cancer du sein et de la prostate [31, 32].
De plus, les administrations de rétinoïdes ou de troglitazone,
activateurs de l'hétérodimère PPAR*/RXR, permettent
respectivement la régression du carcinome mammaire chez les rongeurs
et du cancer de la prostate chez l'homme [32] (figure
3). L'utilisation d'agonistes de PPAR* pourrait ainsi représenter
une nouvelle approche thérapeutique prometteuse pour le traitement
de certains cancers chez l'homme (figure
3).
Ces résultats obtenus sur des lignées cellulaires nécessitent
d'être interprétés avec beaucoup de précautions,
et ne peuvent être généralisés à tous
les cancers, et notamment au cancer du côlon (figure
3). En effet, des données épidémiologiques
ont montré une forte corrélation entre l'augmentation du
risque de cancer colique et la consommation d'acides gras poly-insaturés
qui sont des activateurs de PPAR* [36, 37], et la réduction du
risque de cancer par la prise d'AINS dont les mécanismes sont mal
connus, mais pourraient être médiés par une diminution
de la production de PGJ2, activateurs de PPAR*. Chez l'homme, comme chez
la souris, l'ARNm et la protéine PPAR* sont fortement exprimés
dans les adénomes et les adénocarcinomes du côlon
[6, 7, 13, 14, 38]. Dans différents modèles animaux, le
développement du cancer colorectal est influencé par les
prostaglandines, un des ligands naturels de PPAR* [39]. La diminution
de la production de prostaglandines observée chez les souris où
le gène Cox-2 a été modifié ainsi que chez
les animaux et humains traités avec des inhibiteurs de Cox, prévient
ou atténue le développement de cancer colique [40-42]. Ces
dernières études suggèrent donc que le rôle
potentiel de la cyclo-oxygénase (Cox)-2 et des PG dans la genèse
des cancers du côlon pourrait être médié indirectement
par l'activation de PPAR*. Enfin, deux études réalisées
par deux groupes différents ont montré que l'activation
de PPAR* peut promouvoir le développement de polypes [43] et d'adénocarcinomes
coliques chez la souris C57BL/6J-APCMin/+ [38], modèle
animal proche cliniquement de la polypose adénomateuse familiale
et du cancer colique sporadique chez l'homme [44, 45] (figure
3). Dans ces études, l'activation de PPAR* par deux ligands
synthétiques différents augmente la fréquence et
la taille des tumeurs du côlon [38, 43]. L'induction de ces tumeurs
intéresse uniquement le côlon et pas l'intestin grêle
où PPAR* est peu exprimé. Les événements moléculaires
impliqués dans le développement des tumeurs coliques et
secondaires à l'activation de PPAR* ne sont pas entièrement
connus mais pourraient impliquer au moins en partie la ß-caténine
dont les concentrations sont augmentées dans le côlon de
souris C57BL/6J-APCMin/+ ainsi que dans les cellules de carcinome
colique HT-29 [38].
Toutes ces données obtenues in vitro et in vivo
relatives aux effets de PPAR* sur la différenciation et la prolifération
cellulaires, l'apoptose et la carcinogenèse imposent de nouvelles
études pour mieux définir le rôle de PPAR* dans la
survenue de cancer du côlon chez l'homme. Le traitement par des
agonistes de PPAR* de plus d'un million de patients diabétiques
aux États-Unis ne semble toutefois pas influencer l'apparition
de cancer colique dans cette population.
PPAR* et inflammation :
rôles potentiels au cours des maladies inflammatoires intestinales
PPAR* est exprimé à des taux faibles dans les monocytes
humains du sang périphérique [46] ainsi que dans les macrophages
péritonéaux [47], mésentériques [48] et ganglionnaires
[27]. Sa production augmente au cours de la différenciation des
monocytes en macrophages, induite par des agents tels que le GM-CSF, le
M-CSF, la 1,25-dihydroxyvitamine D3 ou des phorbol esters [27, 47]. Inversement,
l'activation de l'hétérodimère PPAR*/RXR stimule
la différenciation des macrophages [27].
Plusieurs arguments obtenus in vitro sont en faveur d'un rôle
anti-inflammatoire de PPAR*. Premièrement, certains AINS sont capables
de se lier et d'activer PPAR* (et PPAR*). Cette activation de PPAR* nécessite
des doses importantes d'AINS (de l'ordre du micromolaire) supérieures
à celles requises pour obtenir une inhibition des cyclo-oxygénases.
Cependant, ces fortes doses d'AINS sont souvent atteintes chez l'homme
au cours de maladies inflammatoires articulaires pour obtenir une activité
anti-inflammatoire [16]. Il est donc possible que PPAR* soit responsable,
au moins en partie, de l'activité anti-inflammatoire des AINS [3].
Deuxièmement, l'activation de PPAR* est capable de limiter la production
de médiateurs de l'inflammation tels que le monoxyde (NO) et les
cytokines inflammatoires produites par les monocytes-macrophages murins
et humains [16] (figure 4).
L'incubation de monocytes-macrophages activés par de l'interféron
(IFN)-* ou du phorbol myristate acétate (PMA) avec de fortes concentrations
de ligands naturels (15d-PGJ2) ou d'agonistes synthétiques (thiazolidinedione
BRL49653, indométacine et ibuprofène) de PPAR* inhibe la
production de NO, de TNF*, d'IL1ß et d'IL6 [46, 47, 49]. Cet effet
semble médié par une inhibition des facteurs de transcription
NF-*B, AP-1, et STAT1 [46, 47] (figure
4). L'action inhibitrice de PPAR* sur la production de médiateurs
de l'inflammation n'est pas retrouvée lorsque cette expérience
est réalisée dans les mêmes conditions avec des macrophages
stimulés par du lipopolysaccharide [46]. Ces résultats mettent
donc en évidence l'implication de PPAR* dans l'action anti-inflammatoire
des AINS et l'importance de la nature du facteur activant les macrophages
qui module l'inhibition de la production des médiateurs de l'inflammation
par des concentrations importantes d'agonistes de PPAR*. Cet effet anti-inflammatoire
de PPAR* a également été mis en évidence au
niveau d'autres types cellulaires. Dans les cellules épithéliales
intestinales, PPAR* diminue la production d'IL8 impliquée dans
le recrutement et l'activation de polynucléaires neutrophiles dans
les tissus [50]. Dans les adipocytes, les agonistes de PPAR* diminuent
l'expression du TNF*, contribuant ainsi à un gain de poids et au
contrôle des voies de signalisation de l'insuline [28, 51]. La régulation
de la production du TNF* par les adipocytes et leur réponse à
cette cytokine inflammatoire sont mal connues mais probablement différentes
de celles observées dans d'autres cellules inflammatoires «
professionnelles » telles que le macrophage. En effet, le TNF* adipocytaire
n'est pas stimulé par le lipopolysaccharide, contrairement au TNF*
produit par les macrophages [52] (figure
4). De plus, une étude récente de Jain et al.
démontre que l'activation des adipocytes 3T3-L1 par le TNF*
aboutit à une activation de NF-*B mais pas de la voie JAK-STAT,
suggérant qu'il existe une réponse spécifique de
l'adipocyte au TNF* [53].
Bien qu'in vitro plusieurs arguments
soient en faveur d'un rôle anti-inflammatoire, le rôle in
vivo de ce récepteur sur l'inflammation intestinale est inconnu.
Récemment, nous avons quantifié in vivo l'expression
colique et mésentérique de PPAR* chez des patients souffrant
de maladies inflammatoires intestinales [14] et exploré ses effets
sur une colite induite par l'acide trinitrobenzène sulfonique (TNBS)
chez la souris. Par une méthode quantitative de PCR compétitive,
un déficit muqueux de la synthèse d'ARNm de PPAR* a été
mis en évidence dans le côlon de patients atteints de rectocolite
hémorragique (RCH) [14]. Ce déficit semble spécifique
à la RCH et localisé uniquement dans le côlon car
il n'est pas observé chez les patients atteints de maladie de Crohn
(MC), ni dans l'intestin grêle au cours de la RCH (figure
5). Cette diminution muqueuse de PPAR* est présente en
zone inflammatoire mais également dans la muqueuse macroscopiquement
et histologiquement saine suggérant que le déficit muqueux
de PPAR* dans la RCH pourrait être primitif. L'origine et les effets
de ce déficit dans la RCH sont encore inconnus. L'immuno-histochimie
utilisant un anticorps polyclonal dirigé contre PPAR* a révélé
que la diminution de l'expression de ce récepteur dans la RCH serait
secondaire à un déficit de synthèse de PPAR* par
les cellules épithéliales et/ou les macrophages infiltrant
la lamina propia [14].
La fonction de PPAR* sur l'inflammation du côlon a été
testée chez la souris dans un modèle de colite induite par
l'administration intrarectale de TNBS. La prise orale d'agonistes de PPAR*
48 heures avant l'induction de l'inflammation prévient les lésions
macroscopiques et histologiques de colite et diminue les concentrations
coliques en myéloperoxidase (médiateur des polynucléaires)
et en TNF* (résultats non publiés). L'administration d'agonistes
de PPAR* après l'induction de la colite permet de diminuer l'intensité
des lésions inflammatoires. L'activation de PPAR* dans le côlon
permet donc de diminuer la production de TNF* et régule l'inflammation
intestinale. Un déficit muqueux de PPAR* au cours de la RCH pourrait
participer au développement de la maladie par défaut de
régulation de la réponse immunitaire muqueuse intestinale
(figure 5).
Dans la MC, l'expression muqueuse de PPAR* est normale, comparable quantitativement
à celle observée chez des patients atteints de troubles
fonctionnels intestinaux [14]. En revanche, nous avons observé
dans cette pathologie une dysrégulation de l'expression de PPAR*
et du TNF* par les adipocytes mésentériques [48]. L'hypertrophie
de la graisse mésentérique est une anomalie macroscopique
bien connue des chirurgiens et des anatomopathologistes, caractéristique
de la MC [48] (figure 5).
Elle peut être associée à des mécanismes inflammatoires
avec fibrose du tissu mésentérique appelée sclérolipomatose.
Chez certains patients, cette anomalie peut co-exister avec une extension
de la graisse mésentérique sur plus de 50 % de la circonférence
intestinale appelée fat wrapping [48] (figure
5). Elle est caractéristique de la MC et n'est pas trouvée,
notamment dans la RCH. Grâce à l'utilisation d'une technique
d'imagerie par résonance magnétique (IRM), nous avons montré
in vivo qu'il existe dans la MC une accumulation de la graisse
intra-abdominale par rapport à la graisse abdominale sous-cutanée
[48]. Dans notre expérience, cette accumulation de graisse intra-abdominale
évaluée par IRM est caractéristique de la MC. Cette
distribution anormale du tissu adipeux mésentérique est
associée à une surexpression de PPAR* et de TNF* synthétisés
par les adipocytes mésentériques. Ces anomalies n'existent
pas dans le tissu adipeux sous-cutané, mais sont uniquement localisées
au mésentère. Ces données obtenues par RT-PCR compétitive,
hybridation in situ et immuno-histochimie suggèrent que
les adipocytes mésentériques dans la MC sont anormaux et
produisent des quantités importantes de PPAR* capables, par un
rôle autocrine ou paracrine, d'augmenter la masse adipeuse mésentérique
et de participer activement par la synthèse de TNF* à l'inflammation
intestinale (figure 5).
Cette production de TNF* par le tissu adipeux mésentérique
pourrait expliquer l'aspect caractéristique des lésions
muqueuses de MC qui sont classiquement longitudinales et localisées
sur le versant intestinal mésentérique [48]. Dans cette
situation et à la différence de la RCH, PPAR* pourrait donc
jouer indirectement un rôle pro-inflammatoire en favorisant la prolifération
d'adipocytes mésentériques synthétisant des quantités
anormalement élevées de TNF*. Récemment, une étude
italienne a mis en évidence une résistance à l'insuline
dans une population de patients avec MC. Cette résistance pourrait
être médiée, comme au cours de l'obésité,
par l'augmentation de la production de TNF* par les adipocytes mésentériques
[54].
CONCLUSION La
mise en évidence de la synthèse de PPAR* dans le côlon
et de son implication dans la régulation du cycle cellulaire et de
l'inflammation ouvre de nouvelles perspectives physiologiques et thérapeutiques
dans le cancer du côlon, la RCH et la MC. L'implication de PPAR* dans
ces différentes pathologies est un marqueur supplémentaire
qui lie les pathologies inflammatoires et cancéreuses. La seule indication
thérapeutique actuelle des agonistes de PPAR* est le traitement de
l'insulinorésistance. Dans cette pathologie, plus d'un million de
patients au Japon, aux États-Unis et en Angleterre ont été
traités au long cours par de la troglitazone donnant peu d'effets
indésirables en dehors d'une hépatotoxicité dont la
fréquence est estimée à moins de 2 % des patients traités
[55, 56]. Une meilleure connaissance des fonctions de PPAR* sur l'intestin
et le développement de nouveaux agonistes-antagonistes de PPAR* devraient
déboucher rapidement sur la réalisation d'essais thérapeutiques
dans les MICI avec de nouvelles classes d'anti-inflammatoires. *REFERENCES
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