ARTICLE
Le syndrome de sevrage alcoolique est constitué par l'ensemble
des signes pathologiques survenant à l'arrêt de la prise
de boissons alcoolisées chez un alcoolodépendant physique
[1, 2]. La dépendance physique à l'alcool s'acquiert en
quelques jours à quelques décennies en consommant quotidiennement
une quantité d'alcool très variable d'un individu à
l'autre ; généralement, elle succède au phénomène
de tolérance. Le syndrome de sevrage survient habituellement après
plus de dix années de consommation quotidienne, sauf chez les ex-dépendants
des opiacés, chez lesquels ce délai est le plus souvent
inférieur à un an, et même quelquefois de quelques
jours [3]. Son mécanisme est vraisemblablement une adaptation neuronale
complexe à la présence d'alcool dans le milieu « ambiant
». L'alcool provoque des modifications de la membrane du neurone
(en rapport avec sa liposolubilité) et perturbe le fonctionnement
de nombreux neurotransmetteurs (GABA, NMDA, dopamine, sérotonine,
opiacés endogènes...). Les modifications structurales d'adaptation
à la présence chronique d'alcool provoqueraient en retour
une hyperexcitabilité neuronale en cas de disparition de l'alcool
dans le milieu [5].
La baisse de l'alcoolémie est devenue alors une « anomalie
», et il s'ensuit un syndrome dont les principaux éléments
sont d'origine adrénergique [6]. La sémiologie du syndrome
de sevrage alcoolique non compliqué comprend donc de façon
prévisible :
sensation de malaise, anxiété, irritabilité
;
tremblement régulier des extrémités, mais
pouvant s'étendre à la totalité du corps ;
nausées, voire vomissements, diarrhée, anorexie
;
sueurs ;
troubles du sommeil (cauchemars et agitation en fin de nuit)
;
élévation de la pression artérielle, tachycardie,
troubles du rythme ;
hyperréflexivité tendineuse.
S'ajoutent assez fréquemment des troubles neurologiques centraux
:
fièvre,
nystagmus,
dysarthrie,
troubles sensoriels (photophobie, hyperacousie, paresthésies)
pouvant aller jusqu'aux hallucinations critiquées.
Au-delà de ces signes, on parle d'accident de sevrage (crise
comitiale généralisée [CCG], hallucinations, delirium
tremens [DT]). Tous ces signes sont associés à la baisse
de l'alcoolémie qui survient pendant le sommeil, ils apparaissent
dès qu'elle passe en dessous d'un certain seuil (« seuil de
confort »), variable d'un individu à l'autre mais souvent
de l'ordre d'un gramme par litre. Ils sont calmés par la prise
d'alcool tôt après le lever, et donc généralement
le matin. Dix à 50 g d'alcool sont nécessaires pour repasser
au-dessus du seuil de confort (un à cinq verres bistrot). Mais
ces signes sont variables en intensité selon le contexte et la
durée du sevrage. Ils peuvent être absents au moment du premier
examen clinique. La dépendance physique est souvent un diagnostic
d'interrogatoire.
Accidents de sevrage
Le syndrome de sevrage peut se compliquer d'accidents spécifiques
et d'accidents intercurrents, éventuellement iatrogènes.
Accidents spécifiques
La fréquence des accidents spécifiques varie selon les
circonstances (notamment l'intensité du stress) ; l'ordre de grandeur
de l'incidence est donné par une étude américaine
: 10 % des alcoolodépendants physiques appartenant à un
groupe témoin (sevrage hospitalier, pas de traitement préventif,
ambiance rassurante) faisaient soit une CCG (4 %), soit un delirium
tremens (6 %). Mais près de 50 % traversaient le sevrage sans
symptôme majeur [7].
Les facteurs prédictifs de la crise comitiale sont :
un antécédent de CCG (de sevrage ou non) [8] ;
le nombre de sevrages antérieurs [9, 10] ;
l'intensité de la dépendance physique [11] ;
la dépendance à d'autres substances psychoactives
[12, 13].
Elle survient généralement à partir de la sixième
heure de sevrage, dans 50 % des cas de 12 à 24 heures, dans 95
% des cas de 7 à 72 heures après la dernière prise
d'alcool. Elle est unique dans 40 % des cas, mais peut survenir «
en salve » (plus de 3 CCG dans 20 % des cas). L'EEG est le plus souvent
normal, sauf à la stimulation lumineuse intermittente dans 20 %
des cas. L'état de mal complique cette ou ces crises dans 1 % à
7 % des cas selon les études. Une crise comitiale de sevrage n'entraîne
pas de risque épileptique en l'absence de rechute alcoolique. Elle
ne justifie donc pas un traitement préventif de la récidive
[14].
Le delirium tremens est également un accident fréquent.
Ses facteurs prédictifs sont moins bien établis [15] ; on
évoque une consommation très élevée [16],
des critères démographiques : sexe masculin et âge
jeune (moyenne 35 ans), et on étend au delirium tremens,
sans preuve aussi formelle, l'antécédent d'accident de sevrage.
La sémiologie du delirium tremens est connue : syndrome
associant confusion, hallucinations non critiquées et menaçantes,
agitation réactionnelle, tremblements apparaissant aux extrémités
mais s'étendant aux membres puis au corps tout entier, et troubles
centraux : fièvre, pression artérielle erratique, troubles
du métabolisme de l'eau. L'évolution spontanée est
péjorative : avant les traitements sédatifs apparus au début
du siècle, les delirium tremens évoluaient, dans
près de 50 % des cas, vers le décès [17].
Accidents intercurrents
Il peut également exister des accidents intercurrents liés
aux pathologies associées ou au traitement. On peut citer deux
exemples d'accidents iatrogènes :
L'hyponatrémie aggravant, voire déclenchant,
le syndrome de sevrage : l'hydratation doit être assurée
per os chez le malade conscient, et il ne faut pas provoquer d'hyperhydratation.
On a cru longtemps qu'il fallait compenser la diurèse surabondante
du buveur d'alcool, liée à l'inhibition de la sécrétion
d'ADH au niveau de la post-hypophyse ; mais il n'existe pas de sidération
prolongée de cette production hormonale et l'hyperhydration peut
conduire à une... intoxication par l'eau [18]. En outre, la correction
trop rapide de l'hyponatrémie semble être à l'origine
d'une complication rarissime, mais gravissime, la myélinolyse centropontine
[19]. En pratique, si le malade n'est pas engagé dans le syndrome
confusionnel, il faut lui laisser régler sa prise d'eau sur sa
soif [20].
La déplétion aiguë en thiamine chez
le patient déjà carencé recevant du sérum
glucosé : l'habitude de perfuser les patients hospitalisés
pour sevrage, qui n'est justifiée qu'en cas de désordres
hydroélectrolytiques constatés, n'a pas disparu, et cela
contribue à provoquer des accidents neurologiques sévères
chez les patients présentant une carence subtotale en vitamine
B1. La psycho-polynévrite de Gayet-Wernicke [21] associe le plus
souvent une polynévrite des membres inférieurs, une paralysie
ou une parésie oculomotrice, des troubles vestibulaires et cérébelleux,
une désorientation temporo-spatiale, voire une obnubilation ou
un coma et des troubles mnésiques. Ceux-ci peuvent rester en séquelles
et la fréquence du syndrome de Korsakoff [22] est scandaleusement
négligée en France, bien qu'il soit démontré
que son incidence varie en fonction des pratiques médicales [23].
De nombreux cas ont probablement commencé par une erreur thérapeutique
dans les hôpitaux. En résumé, s'il est absolument
nécessaire de perfuser avec un sérum glucosé, une
injection ou une perfusion concomitante de vitamine B1 évite les
accidents neurologiques. Il est recommandé d'en assurer un apport
pendant les deux premières semaines, par voie parentérale
en cas de signes neurologiques quels qu'ils soient.
Organisation du traitement préventif de
sevrage
Il existe maintenant une surabondance de preuves qu'un traitement préventif
est efficace et donc légitime. Nous ajouterons que, lorsqu'une
stratégie de prévention existe, le principal facteur d'échappement
et d'accident de sevrage est le délai d'application de cette stratégie
[24].
Le traitement préventif des complications du sevrage repose sur
les calmants. L'ensemble des molécules est efficace car
toutes réduisent l'incidence des accidents. Une attitude raisonnée
cependant permet de la minimiser à l'extrême (< 1 %).
Le traitement préventif de référence s'appuie sur
les benzodiazépines per os [25] qui offrent une meilleure
protection contre les CCG que tous les autres calmants et un meilleur
rapport efficacité/risque (notamment, compte tenu des habitudes
françaises, que les carbamates et le tiapride). Le chlométhiazole
n'est pas utilisé en France.
Si l'état somatique fait craindre un effet latéral des
calmants, il faut permettre une surveillance rapprochée en soins
intensifs et non utiliser des doses inefficaces.
La molécule de référence est le diazépam,
mais toutes les benzodiazépines à demi-vie longue sont aussi
efficaces [26]. En ambulatoire, on utilise plus volontiers les benzodiazépines
moins sédatives (Xanax®, Lexomil®...)
[27].
En ambulatoire, la prévention est systématique chez le
dépendant physique. La surveillance est quotidienne, s'appuie sur
la compréhension du malade, de ses proches, sur un contrôle
qui peut être effectué par une infirmière, le généraliste,
le prescripteur ou un membre de son équipe. Ce « contrôle
» est autant fait pour la motivation que pour la sécurité.
Le traitement en ambulatoire est de première intention : bon
taux de succès à court terme, faibles stress et coût.
À long terme, on obtient des résultats égaux au sevrage
en milieu hospitalier [28]. Les contre-indications au sevrage ambulatoire
sont résumées dans le tableau
2.
Le sevrage alcoolique à l'hôpital
Le sevrage à l'hôpital est plus souvent « accidentel
» que programmé ; il cumule les facteurs de risque (stress,
pathologie grave associée, retard à la prescription...).
En revanche, si le diagnostic de dépendance physique est porté
et qu'il n'existe pas d'antécédent d'accident de sevrage,
on peut régler sa prévention sur un pronostic établi
selon une échelle de gravité actuelle du syndrome, prédictive
de son évolution et permettant une évaluation quantifiée
du risque et une réponse médicamenteuse parallèle
[29, 30].
De nombreuses échelles cliniques sont disponibles [31]. L'une
est la plus utilisée dans la littérature : la CIWA-Ar (Clinical
Index Withdrawal Assessment-Revised) [32] est traduite, mais elle n'est
pas validée en français (tableau
3). Le score de sevrage de Cushman est praticable dans toutes
les langues, étant purement clinique [12]. Il a été
traduit par Rueff [29] et a servi à la pratique clinique et à
plusieurs études françaises depuis [24, 33] (tableau
4).
On peut donc organiser la prévention à l'échelle
d'un hôpital en généralisant, chez les prescripteurs
des urgences et chez les infirmières des salles, les pratiques
résumées dans le tableau
5.
L'attitude conseillée a fait chuter de façon spectaculaire
le nombre d'accidents de sevrage. À l'hôpital Beaujon, un
protocole un peu différent est appliqué et sert depuis quelques
années de modèle [20]. La prescription est déclenchée
par un score de Cushman de 7 ou un antécédent de CCG. On
associe au diazépam un comprimé de bêtabloquant par
jour (dès que la décision de traiter est prise) et des corticoïdes
(et un transfert en réanimation) lorsque le score de Cushman dépasse
14. Cette attitude a été évaluée rétrospectivement.
Les rares accidents de sevrage qui ont été colligés
sur une année ont été analysés [24]. Il s'agissait
soit d'écarts majeurs au protocole (doses insuffisantes d'emblée
ou trop rapidement réduites, utilisation de carbamates), soit de
sous-estimation de la situation liée à la non-prise en compte
d'un traitement bêtabloquant en cours.
Il existe donc encore des difficultés stratégiques incomplètement
résolues :
1. Donner ou non des bêtabloquants ? Les arguments en faveur de
cette attitude sont fondés sur l'efficacité thérapeutique
démontrée des bêtabloquants employés seuls
sur les symptômes du sevrage reliés à l'hyperactivité
adrénergique, mais leur efficacité préventive, testées
dans plusieurs études contrôlées où ils étaient
comparés en général à une benzodiazépine,
montre qu'à eux seuls ils ne réduisent pas le risque de
crise comitiale [34]. Ils améliorent cependant le confort en réduisant
la posologie des benzodiazépines nécessaires pour contrôler
le syndrome de sevrage [35]. Ils améliorent peut-être la
sécurité en association avec les benzodiazépines.
En défaveur de leur utilisation à l'hôpital dans la
stratégie décrite par le tableau
6, ils rendent le score de sevrage plus difficile à interpréter,
et on peut imaginer de provoquer des « échappements hallucinatoires
» (delirium non tremens !). Cependant, quand on est
en présence d'un syndrome déjà sévère,
avec un score dépassant 14, il n'y a pas de risque à introduire
un bêtabloquant.
2. Quand il existe une fièvre, il faut savoir qu'on traite plutôt
par excès si l'on se fie au score de Cushman. Il est vraisemblable
que le traitement « selon les besoins mesurés par le score
» et le traitement systématique reviennent en réalité
au même dans cette circonstance.
Autre pharmacodépendance
associée
En cas d'autre dépendance associée [36], il convient d'adapter
les pratiques :
Opiacés : le risque comitial est peut-être
légèrement accru, mais il n'y a pas d'obstacle à
associer les traitements de sevrage classique pour les deux substances.
En cas de substitution, ne rien changer aux posologies du substitut et
faire le sevrage alcool toutes choses égales par ailleurs.
Benzodiazépines : maintenir, en fin de sevrage
alcool, une posologie suffisante de benzodiazépines et ne réduire
que très progressivement, avec l'accord du patient à chaque
palier.
Tabac : le sevrage concomitant est possible. On peut ici
employer la clonidine et/ou les substituts nicotiniques [37]. Il faut
tenir compte cependant de l'aspect motivationnel, facteur prédominant
de pronostic de la rechute, et si le patient, comme c'est souvent le cas,
ne souhaite pas se lancer dans un double sevrage, on doit différer
autant que possible le sevrage tabagique, mais en prenant clairement date
pour réaliser ultérieurement ce sevrage ou au moins en reparler.
Le traitement des accidents de sevrage
Il repose sur l'utilisation massive de sédatifs d'action rapide.
Là encore, les benzodiazépines sont les plus utilisées.
Pour le delirium tremens, l'usage du diazépam et du flunitrazépam,
en IV, est validé [38] ; le midazolam est maintenant également
souvent sollicité, mais non encore validé (en 1999). L'objectif,
dans tous les cas, est un quasi-coma thérapeutique.
L'hémineurine®, les neuroleptiques sédatifs
ont été également pratiqués. Ces derniers
ne doivent certainement pas être utilisés en première
intention.
Le risque de dépression respiratoire implique la présence
en service de réanimation médicale. Les corrections des
troubles hydroélectrolytiques et végétatifs y sont
également plus facilement réalisés (potassium, magnésium,
clonidine, B1...).
Les corticoïdes sont proposés par Pol, Nalpas, Rueff, mais
non validés [39].
Si survient une CCG, on explore toujours (le diagnostic de crise comitiale
de sevrage est un diagnostic d'élimination : tableau
1), on surveille certainement, on ne traite qu'en cas d'itération
et on ne maintient pas de traitement anti-comitial après l'épisode.
Une fois le sevrage accompli
Il faut chercher à prévenir la rechute : parler d'alcool,
orienter vers un alcoologue en essayant de faire en sorte que la rencontre
ait lieu pendant l'hospitalisation lorsque le sevrage s'est déroulé
à l'hôpital. C'est alors le rôle des équipes
d'alcoologie de liaison (lorsqu'elles existent). Si le sevrage s'est accompli
en ambulatoire, il a en général été mis en
uvre après une discussion sur le sens de la dépendance
et les modifications comportementales qu'elle nécessite au long
cours pour le patient : le maintien de l'abstinence, dans le cas général.
Il faut à chaque fois évaluer ce qui peut et doit être
fait par le soignant non alcoologue, et ce qui peut justifier un recours
au dispositif spécialisé de soin en alcoologie (centres
de cure ambulatoire en alcoologie ou CCAA) [40].
On se doit, après discussion sur les objectifs, de mettre en
route de toute façon un traitement de prévention de la rechute
: acamprosate (Aotal®), agoniste GABA et antagoniste NMDA
et/ou naltrexone (Révia®), antagoniste des opiacés
endogènes [20]. En revanche, il est souhaitable de ne pas maintenir
un traitement par benzodiazépines, sauf dépendance avérée,
qui amène à reprendre ultérieurement avec le patient
la discussion sur un éventuel sevrage de ces drogues.
On doit résister le plus possible à « traiter »
les troubles du sommeil, constants après le sevrage, surtout avec
un abus de café... Si l'on traite, c'est avec de la zopiclone pendant
trois semaines au plus. Un syndrome dépressif persistant doit être
évalué avec le psychiatre : la dépression est fréquente
dans l'alcoolodépendance, mais elle est le plus souvent secondaire.
Seuls 20 % de ces syndromes persistent après sevrage. Un traitement
anti-dépresseur doit être discuté si aucune amélioration
thymique n'est perçue après trois à six semaines
de sevrage.
Évoquer, réévoquer, autant de fois que nécessaire,
l'arrêt bienvenu du tabac : il est bien montré que la persistance
du médecin est un élément favorisant le changement
d'attitude chez les malades.
CONCLUSION Le
sevrage d'alcool est un événement d'une grande banalité.
Il doit, s'il est accompli à la demande du patient, s'accomplir en
première intention en ambulatoire, en résistant à l'apparente
facilité de l'hospitalisation tant que cela est possible.
En ambulatoire, comme en milieu hospitalier, la prévention des
accidents de sevrage en cas de dépendance physique repose sur les
benzodiazépines, de préférence à demi-vie
longue. Il faut renoncer aux carbamates et aux neuroleptiques, comme à
l'alcool dans les verres ou les perfusions.
À l'hôpital, le sevrage d'alcool est rarement programmé,
il est plus souvent provoqué par l'hospitalisation, pour tout autre
motif.
Il est facile de passer aux urgences à côté d'une
dépendance physique. Il faut y penser systématiquement.
On peut presque éradiquer l'accident de sevrage à l'hôpital
: il faut un protocole consensuel pour l'ensemble de l'hôpital,
connu de tous les internes et de toutes les infirmières... et éventuellement
des chefs de services... La logique plaide pour un usage non systématique
du traitement préventif de sevrage, selon deux critères
: antécédents d'accident(s) de sevrage et score de Cushman.
Le score de Cushman est un outil d'une grande facilité de maniement
et qui améliore le confort des soignants comme la sécurité
des malades.
Les bêtabloquants apportent un « plus », mais ils perturbent
la surveillance par le score de Cushman.
Le coma thérapeutique est le traitement du delirium tremens,
ce qui implique une réanimation vigilante.
La CCG n'est pas toujours, loin s'en faut, « de sevrage »
: il faut chercher systématiquement une autre cause, notamment
traumatique, eu égard à la fréquence des traumatismes
chez les alcoolodépendants.
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