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Compte rendu du IVe symposium international de transplantation de cellules souches du sang périphérique 24-27 mars 1996, Adélaïde, Australie


Hématologie. Volume 2, Numéro 5, 457-60, Septembre - Octobre 1996, COMPTE RENDU DE CONGRES



Auteur(s) : Jean-Pierre Marolleau, Christian Cailliot, Jean-Marc Zini, Hervé Dombret, Hôpital Saint-Louis, Paris..

ARTICLE

Nous allons résumer les nouveautés ou les acquis récents présentés à Adélaïde dans le domaine de la transplantation de cellules souches du sang périphérique. Ce congrès faisait suite au congrès organisé en 1993 à Bordeaux sur le même thème.

Description de la cellule souche hématopoïétique

Très peu de nouveautés ont été rapportées sur ce thème. A. Galy a présenté un résumé des résultats obtenus par son équipe sur la sous-population médullaire de phénotype CD34+, CD45RA+, CD10+, lin-. Cette sous-population ne représente que moins de 5 % de l'ensemble des progéniteurs CD34+ et est restreinte dans sa capacité hématopoïétique, ne se différenciant qu'en cellules T, cellules B, cellules NK et cellules dendritiques (CD1a) sans aucune différenciation myéloïde. Cette sous-population n'est pas retrouvée dans les cellules souches du sang périphérique ou du sang de cordon.

C. Eaves et W. Sheridan ont fait la revue générale de tous les tests fonctionnels permettant l'évaluation des progéniteurs hématopoïétiques, pour en souligner les difficultés de standardisation d'un laboratoire à l'autre. Ces tests sont nombreux : colony forming cells (CFC), long term culture initiating cells (LTCIC), sur stroma humain ou murin, pré-colony forming cells (pré-CFU), high proliferative potential cells (HPP), human competitive repopulating unit (CRU). Ce dernier test de repopulation compétitive est basé sur la technique suivante : des progéniteurs hématopoïétiques marqués sont mélangés à différentes dilutions avec une population de progéniteurs non marqués syngéniques. Ces cellules sont injectées à des animaux receveurs irradiés de façon sublétale. En comptant le nombre de receveurs ayant une reconstitution lympho-myéloïde marquée, on peut calculer, en appliquant la loi de Poisson, le nombre de competitive repopulating units (CRU). Ces CRU, comme les LTCIC, présentent une grande hétérogénéité phénotypique. Il est possible de les expandre en utilisant des facteurs de croissance (C. Eaves). Tous ces tests fonctionnels, à l'exception des CFC, sont difficilement transférables d'un laboratoire à l'autre, aux États-Unis comme en Europe. Par ailleurs, leur réalisation est trop longue pour qu'ils puissent être utilisés en routine. Le même commentaire a été fait en ce qui concerne les analyses phénotypiques complexes des sous-populations de progéniteurs CD34+.

Mobilisation des cellules souches hématopoïétiques vers le sang périphérique

Molécules intervenant dans l'adhésion et dans la mobilité des progéniteurs

- VLA4, VLA5, c-kit

P. Simmons et T. Papayannopoulou ont précisé le rôle majeur des molécules VLA4 et VLA5 dans la mobilisation et le homing des progéniteurs hématopoïétiques. P. Simmons (Adélaïde) a montré que l'on pouvait mettre en évidence une diminution de l'expression de certaines molécules d'adhésion sur les cellules CD34+ mobilisées dans le sang périphérique par rapport à leurs équivalents médullaires, en particulier de VLA4 et VLA5, mais aussi du récepteur c-kit au stem cell factor (SCF). L'amplitude de ces variations d'expression varie selon les protocoles de mobilisation utilisés. À l'inverse, l'expression des molécules VLA2 et de certaines b-intégrines n'est pas modifiée.

Il a, par ailleurs, été démontré que chez les souris déficientes en c-kit (knock-out) il n'y a pas de mobilisation des progéniteurs hématopoïétiques dans le sang périphérique sous l'action du G-CSF et que le SCF diminue l'adhésion des progéniteurs CD34+ aux HUVEC (human umbilical vessel endothelial cells). P. Simmons a retrouvé une corrélation entre la diminution de l'expression du c-kit et la quantité des progéniteurs CD34+ recueillis après stimulation par G-CSF et SCF.

Le système VLA4/VCAM1 semble jouer un rôle important dans le homing. Des souris traitées par un anticorps anti-VLA4 ou anti-VCAM 1 présentent une diminution d'environ 50 % des capacités de homing vers la moelle osseuse des cellules souches réinjectées. Inversement, ces mêmes anticorps augmentent la mobilisation des cellules souches dans le sang périphérique. Cette observation n'est pas retrouvée pour VLA5.

P. Simmons et J.P. Levesque ont proposé un modèle. Les facteurs de croissance tels que le G-CSF ou le SCF, mais aussi l'IL-3, augmentent de façon transitoire l'adhésion des progéniteurs CD34+ à la fibronectine. Cette augmentation de l'adhésion se fait par l'intermédiaire des molécules VLA4 et VLA5. Cette liaison des cellules CD34+ à la fibronectine provoquerait leur migration vers les parois vasculaires. Parallèlement, le G-CSF par son action ostéoclastogénique augmenterait la quantité de calcium extracellulaire. Sous l'action du calcium, une réduction de l'affinité pour la fibronectine (plus que de l'expression) des molécules VLA4 et VLA5 se produirait alors, entraînant une diminution de l'adhésion des progéniteurs à la fibronectine. Ces différents mécanismes favoriseraient le passage des cellules souches dans le flux sanguin.

- Interleukine-8

W. Fibbe, de l'université de Leiden, a résumé ses travaux sur l'interleukine-8 (IL-8). L'IL-8 stimule l'angiogenèse, le chimiotactisme et l'exsudation plasmatique. Chez l'animal, l'IL-8 entraîne une mobilisation rapide des progéniteurs dans le sang périphérique. La cinétique de mobilisation comporte deux temps : 5 minutes après l'injection survient une profonde neutropénie ; puis, 15 à 30 minutes plus tard, une circulation importante de progéniteurs est observée (test CFU). L'IL-8 agirait par l'intermédiaire de métalloprotéinases. L'une d'entre elles semble particulièrement importante, la gélatinase B. W. Fibbe a démontré que le taux de gélatinase B suivait de façon parallèle la mobilisation des progéniteurs CD34+ dans le sang périphérique.

- FLT3 ligand

Le ligand de FLT3 (FLT3-L) semble posséder des propriétés intéressantes dans la régulation de la mobilisation des progéniteurs hématopoïétiques. D. Williams (Immunex) a présenté une revue générale sur cette molécule. Le gène codant pour FLT3-L est situé sur le chromosome 19 (19q13.3) chez l'homme et le chromosome 7 chez la souris. Les souris déficientes en FLT3-L n'ont pas de phénotype particulier. Le récepteur du FLT3-L a une expression limitée aux cellules CD34+. Enfin, la concentration plasmatique du FLT3-L, contrairement à celle du SCF, est fortement augmentée dans les aplasies médullaires. De nombreux travaux récents, présentés au cours du dernier congrès de l'American Society of Hematology (ASH 95), ont montré que l'injection de FLT3-L entraîne une augmentation transitoire des globules blancs, mais aussi des progéniteurs, et qu'une synergie d'action existe avec le G-CSF et le GM-CSF. Signalons enfin que le FLT3-L stimule de préférence la mobilisation des cellules « primitives » CD34+/38-.
D. Williams a également mentionné l'intérêt du FLT3-L (en combinaison avec le GM-CSF, l'IL-4 et le TNFalpha) dans l'obtention in vitro de cellules dendritiques à partir de progéniteurs CD34+. Un effet anti-tumoral du FLT3-L a été démontré chez la souris et des rejets de tumeur ont été décrits après traitement par FLT3-L. Le rôle du FLT3-L dans l'expansion des cellules dendritiques avait déjà été signalé par S. Siena (Milan).

Comment amplifier la mobilisation et la collection des cellules souches du sang périphérique ?

L'augmentation de la quantité de progéniteurs collectés présenterait l'intérêt : 1) de diminuer le nombre de cytaphérèses ; 2) d'améliorer les rendements de recueil chez les patients lourdement prétraités (nombreux cycles de chimiothérapie, radiothérapie) ; 3) d'augmenter la quantité des progéniteurs CD34+ recueillis en vue de manipulations ex vivo (sélection, expansion, transfert de gène).

Dans ce but, AMGEN a présenté deux études testant l'association de SCF et de G-CSF. La plus intéressante a été effectuée chez des patientes suivies pour cancer du sein. Il s'agissait d'une étude de dose-réponse, faisant varier les doses de SCF de 5 à 25 mug/kg. Cent vingt-six patientes ont été randomisées. La dose optimale de SCF, en association avec 10 mug/kg/jour de G-CSF, est de 20 mug/kg/jour pendant sept jours. Cette association augmente le nombre de progéniteurs collectés de deux à quatre fois. Pour diminuer sa toxicité, le SCF a toujours été injecté avec un antihistaminique (80 % des patientes ont néanmoins eu des réactions aux sites d'injection). Il n'a pas été précisé s'il existait des différences fonctionnelles ou phénotypiques entre les progéniteurs recueillis par G-CSF seul et par G-CSF + SCF.

Existe-t-il un contrôle génétique de la mobilisation des progéniteurs hématopoïétiques du sang périphérique ?

L'une des présentations les plus intéressantes du symposium fut celle de A. Roberts (Melbourne) sur la recherche de gènes régulant la mobilisation des progéniteurs du sang périphérique induite par le G-CSF. Chez les sujets sains (en particulier les donneurs allogéniques), nous savons qu'il existe des variations individuelles majeures dans l'efficacité de cette mobilisation. Chez environ 10 % des donneurs, il n'y a pas de mobilisation suffisante des progéniteurs. A. Roberts a décidé d'explorer ces variations de mobilisation dans un modèle murin. Dans un premier temps, il observe que le niveau de mobilisation est variable selon les souches de souris : les souris DBA2 « mobilisent » mieux que les souris SJL, qui, elles-mêmes, répondent mieux que les souris B6. En utilisant ensuite des croisements F1 entre non-répondeurs et répondeurs intermédiaires, puis des croisements F2 entre différents F1, il peut mettre en évidence par SSLP (single sequence length polymorphism) des régions qui seraient impliquées fortement dans la réponse au G-CSF. Quatre régions semblent essentielles, situées respectivement sur les chromosomes 3 et chromosomes 9. Ces travaux, bien que préliminaires, sont très intéressants car ils pourraient permettre d'isoler les gènes régulant la mobilisation des cellules souches et peut-être de mieux comprendre les mécanismes de celle-ci.

Contamination des produits de cytaphérèse par les cellules tumorales

Ce sujet a fait l'objet de nombreuses communications. Dans le domaine des tumeurs solides, nous retiendrons les deux présentations d'A. Ross et de T. Moss. Ces deux intervenants ont fait le point sur la contamination tumorale des produits de cytaphérèse dans les cancers, en particulier les cancers du sein et les neuroblastomes. Comme cela avait déjà été observé, la contamination par les cellules tumorales des produits de cytaphérèse peut être observée, sans qu'il y ait d'envahissement médullaire détectable. Dans le cancer du sein, plus de 2 020 leucaphérèses ont été analysées chez 800 patientes présentant des cancers de stade II, III ou IV : 168 (8 %) contenaient des cellules tumorales, ce qui correspond à 118 patientes (13 %). Ce pourcentage de contamination tumorale est fonction du stade du cancer, pouvant aller jusqu'à 22 % dans les stades IV. Il est aussi fonction du moment où sont réalisées les cytaphérèses. Dans le neuroblastome, 172 leucaphérèses ont été analysées chez 59 patients : 11 % étaient contaminées (20 % des patients). La contamination tumorale étant d'autant plus importante que le patient est prélevé après peu de cycles de chimiothérapie.

Un travail publié par Brugger dans Blood en 1994 avait montré, dans les cancers du poumon et de l'ovaire, que la mobilisation des progéniteurs dans le sang périphérique pouvait être associée à une augmentation de la circulation des cellules tumorales. Cependant, il n'est toujours pas certain que l'emploi d'un facteur de croissance (type G-CSF) favorise la re-circulation des cellules tumorales. Une étude comparative entre différents régimes de mobilisation (chimiothérapie + G-CSF contre G-CSF seul, par exemple) est nécessaire.

A. Ross a rappelé que, dans l'expérience de E.J. Shpall (Denver), la contamination tumorale des progéniteurs réinjectés pourrait être un paramètre influençant la survie et même être un facteur pronostique indépendant. Lors de l'ASH 95, E.J. Shpall a en effet rapporté son expérience de sélection positive CD34+ dans le cancer du sein : la survie sans maladie et même la survie globale étaient supérieures chez les patientes dont le greffon avait été correctement purgé par la sélection positive des progéniteurs CD34+. Cependant, cette étude ne portait que sur peu de patientes et une étude plus vaste semble nécessaire. A. Ross a rappelé que, dans son expérience, les cellules tumorales résiduelles conservaient leur clonogénicité.

Dans les hémopathies, R. Owen (Leeds) a analysé la contamination tumorale chez 57 patients (148 leucaphérèses) atteints de myélome (n = 30), lymphome folliculaire (n = 13), leucémie aiguë lymphoblastique (n = 7), leucémie aiguë myéloblastique (n = 4) et leucémie lymphoïde chronique (n = 3). Les produits de cytaphérèse étaient contaminés chez 33 % des patients ayant un myélome et chez 54 % des patients ayant un lymphome folliculaire. Après sélection positive des progéniteurs CD34+, la contamination tumorale persistait dans quatre des neuf cas informatifs étudiés, démontrant un effet purge incomplet.

Techniques de sélection et de purge

Les différentes compagnies possédant un système de sélection ont présenté leurs résultats :

* A. Tsukamoto a présenté la méthodologie développée par Systemix qui utilise le tri cellulaire et qui a pour but de sélectionner une sous-population de progéniteurs CD34+, Thy1+, lin-. Il a été montré, chez les sujets atteints de myélome, que l'on ne pouvait mettre en évidence de contamination tumorale dans cette sous-population. Neuf patients atteints de myélome ont été inclus dans une étude de phase II (double greffe : Melphalan® 200 mg/m2 puis Melphalan® 140 mg/m2) et des résultats ont été présentés pour trois patients. La pureté finale en cellules de ce phénotype varie de 81 à 96 %. Le délai de reconstitution granulocytaire n'est que de seize jours, ce qui est surprenant pour une population reconnue comme relativement « peu différenciée ».

* J. Bender a présenté le système Isolex 300 i (Baxter), qui utilise une méthode immunomagnétique associée à un système de libération des cellules par un peptide compétiteur. Ce système permet d'obtenir une très bonne pureté en progéniteurs CD34+ (médiane 86 %), avec un rendement de 55 %.

* A. Dynal a présenté son système de sélection, basé sur une méthode immunomagnétique utilisant le Detachbeads (une solution d'anticorps polyclonal ayant une affinité particulière pour le fragment FAB de l'anticorps 561 anti-CD34).

* I. Mac Niece a présenté les données préliminaires du système Amcell Miltenyi. Ce système est une méthode d'immunosélection utilisant des microbilles fer-dextran liées à un anticorps monoclonal dirigé soit contre l'antigène CD34 soit contre des cellules T. Cette méthode semble intéressante avec une pureté de 95 % et un rendement important de 78 %. Le complexe anticorps-billes reste présent à la surface des cellules sélectionnées réinjectées in vivo.

* S. Heimfeld a présenté le système développé par CellPro, système d'immunosélection par immunoabsorption. Actuellement, 2 500 patients ont été traités dans le monde, dont plus de 1 500 avec des cellules souches périphériques, dans plus de 200 centres. La reconstitution hématopoïétique, tant myéloïde que lymphoïde, a toujours été satisfaisante.

* Enfin, J. Lebrowski a présenté la stratégie d'immunothérapie cellulaire développée par AIS, qui consiste, après déplétion par un cocktail d'anticorps et culture en présence d'IL4 + GM-CSF, à obtenir des cellules dendritiques à partir d'un prélèvement de cellules souches du sang périphérique. Cette population enrichie en cellules dendritiques est utilisée comme cellules présentant l'antigène après addition de peptides, en particulier de peptides de mélanome type Mart 1. La co-culture de ces cellules présentant l'antigène et de cellules T CD8+ purifiées permet d'obtenir des clones à activité cytotoxique spécifique contre les cellules de mélanome. Les cellules sont capables de lyser des mélanocytes HLA-A2 Mart 1+ et les cellules tumorales autologues, mais n'ont pas d'activité cytotoxique allogénique.

Au total, ces systèmes de sélection sont associés à une déplétion en cellules tumorales ou en cellules T de l'ordre de 3 à
5 log. Aucune étude comparant ces différents systèmes n'est actuellement disponible. Cependant, les produits restent encore contaminés en cellules tumorales résiduelles. C'est pourquoi certains auteurs et compagnies préconisent d'adjoindre à cette période de sélection positive une étape de sélection négative. Il faut enfin insister sur le fait qu'il n'existe actuellement aucune démonstration formelle par une étude randomisée de l'effet bénéfique de la purge sur la survie sans maladie ou sur la survie globale.

Expansion ex vivo des progéniteurs hématopoïétiques

Dans ce domaine, les mêmes questions sont toujours posées :
Dans quel(s) but(s) expandre les progéniteurs ex vivo ?
* pour diminuer la durée de la période d'aplasie ?
* pour réduire le nombre des cytaphérèses ?
* pour réduire la contamination tumorale ?
* pour obtenir un greffon suffisant à partir du sang de cordon ?
Quelle est la meilleure combinaison de cytokines ?
 
Est-il nécessaire de sélectionner préalablement les progéniteurs CD34+ ?
Doit-on utiliser un système statique (poches perméables au gaz) ou un système dynamique bioréacteur avec un stroma ?
L'équipe du MD Anderson a rappelé son expérience avec le système Aastrom déjà présenté à l'ASH 95. Ce système utilise un bioréacteur. Dix patients ont été inclus dans l'étude. Les cellules mononucléées ont été mises en culture dans le bioréacteur avec une perfusion continue de PIXY-321 (molécule hybride IL-3/GM-CSF), d'érythropoïétine et d'hydrocortisone pendant douze jours. Une expansion (3 fois en nombre de cellules mononucléées ; 4,6 fois en CFU-GM ; 1,3 fois en LTCIC) a été obtenue. Ces cellules ont été réinjectées avec un greffon médullaire après un conditionnement myéloablatif. Il semble exister un petit effet sur la reconstitution plaquettaire en comparaison avec un groupe historique de 29 patients.
 
Baxter et Amcell utilisent un système statique avec des poches perméables et différentes combinaisons de cytokines, PIXY-321 pour Baxter, SCF + MGDF + G-CSF pour Amgen.
CellPro a présenté des données intéressantes utilisant une combinaison de différents récepteurs agonistes des facteurs de croissance (les synthokines). L'expansion des cellules sélectionnées CD34+ avec cette combinaison semble au moins équivalente à celle obtenue avec l'association SCF + IL-3 + IL-6 + G-CSF.
 
Au total, ce symposium a permis de faire le point sur tous les aspects de l'utilisation des cellules souches du sang périphérique. Il semble maintenant acquis que ces cellules souches possèdent des capacités de reconstitution identiques à celles des cellules souches médullaires. Les trois sujets de développement futur restent :
1) les techniques de purge et le rôle des cellules tumorales résiduelles sur la survie sans maladie ;
2) les techniques d'expansion ex vivo, dans le but d'obtenir une plus grande quantité de progéniteurs immatures, mais peut-être aussi des cellules plus différenciées qui peuvent également participer à la réduction de la durée d'aplasie ;
3) enfin, l'emploi de ces cellules souches en thérapie génique et en immunothérapie *


 

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