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Intérêt du dosage du récepteur soluble de la transferrine (sTfR) pour l'évaluation de l'érythropoïèse et de l'état du fer


Hématologie. Volume 7, Numéro 3, 161-9, Mai - Juin 2001, Revues


Résumé   Summary  

Auteur(s) : Yves Béguin, Université de Liège, département d'hématologie, CHU Sart-Tilman, 4000 Liège, Belgique..

Résumé : Le transport du fer dans le plasma est assuré par la transferrine délivrant le fer aux cellules grâce à son interaction avec un récepteur spécifique, le récepteur de la transferrine (TfR). Une forme tronquée et soluble (sTfR) du TfR a été identifiée dans le sérum. Le déterminant le plus important du taux de sTfR est l'activité érythropoïétique médullaire qui peut le faire varier jusqu'à huit fois en dessous et 20 fois au-dessus des valeurs normales. Le taux de sTfR est réduit lors d'une diminution de l'érythropoïèse, par exemple lors de l'insuffisance rénale, l'anémie aplastique ou après chimiothérapie cytotoxique. Son taux est augmenté lorsque l'érythropoïèse est stimulée par une hémolyse ou une érythropoïèse inefficace. La mesure du sTfR en conjonction avec l'hématocrite, l'indice des réticulocytes et l'Epo sérique est très utile pour connaître la physiopathologie d'une anémie, permettant d'évaluer quantitativement le niveau absolu d'érythropoïèse et son adéquation au degré d'anémie, ainsi que la capacité proliférative de la moelle érythropoïétique. La mesure de sTfR est aussi d'un grand intérêt pour suivre la réponse érythropoïétique au traitement, étant prédictive des changements de l'érythropoïèse en réponse à l'Epo recombinante, dès le début du traitement avant un changement du taux d'hémoglobine. Le statut en fer influence également les taux de sTfR qui sont considérablement élevés dans l'anémie ferriprive mais restent normaux dans l'anémie inflammatoire, ce qui peut être d'une aide considérable pour le diagnostic différentiel des anémies microcytaires. Cela est particulièrement utile pour identifier un état ferriprive concomitant lors d'un état inflammatoire parce que le taux de ferritine est généralement normal ou élevé. Des taux élevés de sTfR sont aussi caractéristiques d'un état ferriprive fonctionnel, une situation définie par un déficit martial tissulaire, des cellules de la lignée rouge en particulier, en dépit de réserves en fer adéquates. Le rapport sTfR/ferritine reflète la disponibilité du fer pour l'érythropoïèse dans une large gamme de réserves martiales. À l'exception de la leucémie lymphoïde chronique (LLC), des lymphomes non Hodgkiniens de haute malignité et du carcinome hépatocellulaire, les taux de sTfR ne sont pas augmentés chez les patients cancéreux. En conclusion, le sTfR représente une excellente mesure quantitative de l'activité érythropoïétique médullaire ainsi qu'un marqueur important d'une carence martiale ou d'un déficit tissulaire.

Mots-clés : récepteur soluble de la transferrine, érythropoïèse, carence martiale.

Illustrations


   
   Figure 1. Représentation schématique du TfR. La partie gauche représente le TfR cellulaire, composé de deux monomères (PM 95 000 chacun) reliés par deux ponts disulfures, et capable de lier une molécule de transferrine (cercle gris, avec deux atomes de fer). La partie droite représente sTfR, monomère tronqué du TfR cellulaire (PM 85 000), circulant sous la forme d'un complexe de transferrine et de deux monomères tronqués.



   
  

Figure 2. Taux (moyenne ± déviation standard) de sTfR dans des groupes de patients ayant une érythropoïèse hypoplasique en raison d'une anémie aplastique sévère (AA), d'une insuffisance rénale chronique (IRC), ou d'une chimiothérapie intensive (Chimio). La zone grise représente l'intervalle de référence des sujets normaux.




   
   Figure 3. Taux (moyenne ± déviation standard) de sTfR dans des groupes de patients ayant une érythropoïèse hyperplasique en raison d'une anémie hémolytique auto-immune (AHAI), d'une sphérocytose héréditaire (SH), d'une beta-thalassémie majeure (Thal), d'une maladie HbH (HbH), or d'une polyglobulie (PG). La zone grise représente l'intervalle de référence des sujets normaux.



   
    



   
    




 

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