ARTICLE
La réflexion bioéthique nous invite sans cesse à
l'humilité. Il n'y a ni « autoroute » ni « airbag
» éthique. Il y a que des chemins hérissés d'obstacles
où le seul repère est le rapport à l'autre dans la
complexité des références. L'histoire de la transfusion
révèle les contradictions d'une activité humaine
généreuse devenue l'épigone d'un drame.
Le don
Le don du sang volontaire, bénévole, anonyme fonctionne
comme un paradigme de l'éthique médicale. Il a même
été à l'origine du principe de la non patrimonialité
du corps humain et de ses produits et donc de la non commercialisation
du corps inscrit dans les lois dites bioéthiques de 1994. Il a
longtemps constitué et constitue toujours une des références
majeures du fonctionnement d'une société idéale par
les concepts qui lui étaient liés de générosité,
de solidarité, de conscience de l'altérité, bref
de participation à l'aventure humaine. Il n'est pas étonnant
que ces objectifs aient émergé en France au lendemain de
la deuxième guerre mondiale, comme témoignages de la renaissance
de notre pays, à travers des valeurs renouvelées : le don
du sang rassembleur, fédérateur, cimentant l'unité
d'un peuple faisant partie des idées plutôt soutenues par
la partie « progressiste » du pays.
Il est nécessaire de se souvenir de ces années 1950 pour
mieux comprendre une certaine histoire de la vision « française
» de la transfusion et ses implications éthiques.
Jean Bernard évoque la transfusion bras à bras où
le donneur bouleversé voyait renaître sous ses yeux la femme
saignée à blanc par la rupture d'une grossesse extra-utérine,
l'homme mourant d'une hémorragie digestive ou le bébé
exsangue. Cette proximité a été une première
fois remise en question par le « flacon » bocal anonyme, puis
la poche réduisant le donneur à une étiquette anonyme.
Anonymat qui restera fondateur du geste et interdira le don pour telle
ou telle personne si contraire à la notion de solidarité
collective.
Si l'anonymat n'a guère posé de problème, en dehors
de quelques revendications individuelles du seul don pour un membre de
sa fratrie, le bénévolat n'a cessé d'être une
question plus censurée, plus objet d'un non dit qu'on ne le croit.
Dans les premières années, coexistent en effet deux systèmes,
l'un rétribué par des « tickets alimentaires »,
voire de petits cadeaux, l'autre revendiquant l'idée d'un bénévolat
pur et dur. Cette dernière attribution a été défendue
par les premières associations de donneurs réguliers et
bénévoles. Ces deux adjectifs « réguliers et
bénévoles » traduisaient bien l'engagement et non le
simple don opportuniste ou de hasard, dans une inévitable incompréhension
du geste.
Cette conception du bénévolat l'emporta. Inscrite pour
la première fois dans la loi du 21 juillet 1952, elle garantissait
le « caractère médical et non lucratif » de la
transfusion sanguine et implicitement le bénévolat. Elle
fût au centre des campagnes de don du sang qui permirent l'essor
de la chirurgie et de la médecine transfusionnelle, les premiers
succès des exsanguino-transfusions. La chirurgie cardiaque par
exemple, très consommatrice qui exigeait des quantités impressionnantes
de sang a pu ainsi passer de l'exploit chirurgical à une routine.
Routine qui, dans d'autres domaines, est devenue irresponsable par sa
banalisation (transfusion comme « fortifiant » !). Les besoins
devenant croissants, la fidèlisation des donneurs devenait une
exigence pour les centres. Comment fidèliser les bénévoles
? Comment entretenir un flux régulier permettant aux prescripteurs,
pas toujours conscients des contraintes d'approvisionnement, de ne pas
être en situation de rupture dangereuse ? Une des réponses
fut de leur conférer un statut particulier, de les « héroïser
», d'insister sur leurs valeurs citoyennes. Les associations de donneurs
vont profiter de cette image et prendre peu à peu un pouvoir considérable
en particulier vis-à-vis du politique. Comment résister
aux mots d'ordre d'une association de citoyens vertueux donnés
en modèle ? Il faut du sang, de plus en plus de sang. Seules les
associations ont capacité à organiser efficacement les campagnes.
Les centres de transfusion sont en situation de dette permanente, coincés
entre les besoins croissants des cliniciens et l'autonomie des donneurs.
Progressivement, quelques ambiguités vont apparaître dans
certaines entreprises, récupérations de demi-journées,
voire de journées de travail, visibilité excessive, médailles,
grandes fêtes commémoratives, petits cadeaux, banquets, où
chacun, quelle que soit son appartenance politique ou sociale, revoyant
en l'autre un identique mû par un sentiment altruiste a le sentiment
de participer à une grande aventure ; le donneur de sang apparaît
comme celui qui s'engage. Mille, dix mille donneurs de sang, ensemble
impressionnent et renforcent cette image. Les ministres, les politiques
sont intimidés, les centres de transfusion dépendants.
Le don par sa valorisation l'emporte sur sa destinée. Il est
devenu un symbole de fraternité, de citoyenneté, mais aussi
de bonne santé. La déception, voire le dépit agressif
vis-à-vis du refus du don par un Centre de transfusion traduit
cette humiliation publique d'être mis à l'écart.
Tout est là pour que le drame commence dans les années
1980. C'est en effet, à cette période que l'épidémie
de l'infection par le VIH commence à diffuser. La consommation
de sang est à son maximum, la demande considérable. Les
campagnes mobiles sillonnent villes et villages. L'image du don est si
forte que certains donneurs, les « nouveaux donneurs », pas
ceux qui sont fidélisés, vont vouloir bénéficier
de celle-ci et participer, ne fut-ce qu'une fois. À la limite plus
le sujet est marginalisé, plus la tentation de se rapprocher de
cette référence valorisante est forte. La communauté
homosexuelle, encore vulnérable à cette époque, devient
très généreuse et proteste vivement de son éviction
dès les premières inquiétudes du risque de transmission
sanguine en faisant état d'une discrimination insupportable qui
sera relayée par la presse nationale. Les sujets, soumis à
la toxicomanie vont faire de leurs dons un témoignage de la non-appartenance
à ce groupe. La prison ouvre ses portes, les prélèvements
y sont importants, faciles, renouvelés, encouragés, au nom
d'une possible rédemption. Plus grave encore, certains sujets,
inquiets d'une infection potentielle vont demander à un centre
de transfusion la détection de leur infection, impraticable ailleurs.
Or cette période débutante d'explosion, de diffusion épidémique
est celle où on ignore encore qu'un sujet qui vient d'être
contaminé et qui est encore séronégatif pendant plusieurs
semaines est plus contaminant que jamais. C'est en effet à ce moment,
avant que les anticorps n'apparaissent, que la charge virale est à
son acmé.
Ainsi d'un côté, le don comme valeur citoyenne, de l'autre
la récupération par certains sujets les plus jaloux de cette
image, au détriment de la sécurité et l'insouciance,
l'indifférence vis-à-vis des receveurs1. La sécurité
longtemps centrée sur la syphilis, l'hépatite B privilégie
alors plus le donneur dans ses données médicales et biologiques
que le risque de transmission des maladies virales aux receveurs. Le Code
international d'éthique pour le don du sang en 1980 insiste à
peu près exclusivement sur les droits et protection des donneurs
et ne parle des receveurs qu'en termes de risque d'immunisation. Il faudra
que certains, comme le professeur Ducos à Toulouse privilégient,
à juste titre, dès 1984, la recherche d'anticorps anti-Hbc
comme marqueur d'infectiosité potentielle pour d'autres virus,
pour que la transmission de l'hépatite C et du VIH soit diminuée
au nom d'un « principe de précaution » avant l'heure.
Malgré la circulaire de 1983, adressée par la direction
générale de la Santé et recommandant une plus grande
vigilance dans le choix des donneurs, les questionnaires proposés
aux donneurs ne sont pas d'une rigueur exemplaire.
Les questions jugées choquantes sur leur intimité placent
les donneurs réguliers et généreux, certes moins
à risque que les nouveaux donneurs, en situation de gêne
et de malaise et sont donc évitées au nom d'un certain respect
de la dignité pour ne pas les décourager. La convivialité
remplace l'expertise, le besoin l'évaluation critique de l'offre.
Pendant ce temps d'autres pays, comme les États-Unis, les Pays-Bas,
mettent au point des questionnaires inquisitoriaux, permettant de recouper
les questions. S'assurer que le donneur a bien compris le sens de ces
questions, lui demander sa signature en bas du questionnaire sont des
critères jugés indispensables pour la sécurité
du receveur.
Mais ces exigences ne seront jamais introduites dans l'interrogatoire
transfusionnel français, même si, peu à peu, des questions
de plus en plus précises cernent le risque éventuel. Elles
seront en tout cas trop tardives pour enrayer cette diffusion de l'infection
VIH par le sang durant les années 1983-1985.
Ainsi la générosité n'a jamais été
un facteur de sécurité ; il faudra bien un jour s'interroger
sur cette responsabilité d'un système fragile ou tout reposait
sur un bon vouloir devenu un bon pouvoir. Des valeurs « éthiques
» de bénévolat et de générosité
érigées en pouvoir non interrogé sont ainsi à
la source d'une situation qui a été très préjudiciable
pour les malades. L'éthique ne réside pas dans la reconnaissance
de soi, elle surgit dans la responsabilité pour autrui. L'altruisme
comme finalité d'un comportement humain ne réside pas simplement
dans le don de son sang. Il mérite d'être sans cesse relativisé
dans son essence même [1-4].
Les produits stables
Les produits stables jusqu'en 93 étaient distribués par
les établissements de transfusion sanguine. La loi du 4 janvier
93, en application de la directive européenne du 14 juin 89, fait
passer les produits stables sous le régime des AMM faisant de ces
produits des « médicaments ». Cette nouvelle conception
d'un produit d'origine humaine, devenu médicament, a longtemps
heurté les associations de donneurs de sang, réticents,
et on peut les comprendre, à l'idée que leurs dons puissent
s'inscrire à terme dans une logique de marché pourtant indispensable.
Ils oublient que le prix du produit fini dépend plus de la technologie
que de la « matière première » qui est certes
indispensable mais qui représente qu'un coût dérisoire.
La gratuité du sang en France était loin de le rendre moins
cher qu'ailleurs. On peut même dire que la maîtrise des approvisionnements
par une organisation rationnelle qui fait dépendre les donneurs
de centres de transfusion et non le contraire est de nature à faire
des économies.
Mais les exigences contemporaines et récentes en termes de sécurité
ont fini par venir à bout de ces réticences. L'éthique
était-elle du côté du refus de l'utilisation du sang
comme médicament avec les exigences sécuritaires qui lui
sont attachées ou du côté de l'attachement à
une tradition ? Dans le repliement sur l'hexagone de produits de fractionnement
français non soumis à une concurrence européenne
? Comment accepter des produits, moins chers pour la Sécurité
sociale, mais venant d'autres pays d'Europe obtenus à partir de
dons rémunérés ? Comme toujours le danger réside
dans l'idéalisation excessive du produit du corps humain en tant
que tel par rapport à son emploi éventuel en thérapeutique.
L'autotransfusion
La panique suscitée par l'affaire dite du sang contaminé2
[1-3] a encouragé les cliniciens et les chirurgiens à recourir
à l'auto-transfusion dès les années 1990. Il a fallu
de longs débats pour que les exigences, en termes de sécurité
concernant les produits sanguins soient les mêmes, qu'il s'agisse
d'auto ou d'allotransfusion. Les malades voulaient en effet considérer
qu'ils avaient droit à recevoir leur propre sang, fut-il porteur
de virus, sans passer par les mêmes contraintes que celles où
le sang était destiné aux autres. Ils voulaient ignorer
que les centres de transfusion ne peuvent faire coexister deux systèmes
sans faire courir un risque de transmission au sein des laboratoires toujours
imprévisible. Il était un peu étrange, qu'au moment
où les règles sécuritaires rendent la transfusion
à peu près sûre, la médecine se méfie
à ce point de la transfusion, qu'elle fasse de l'autotransfusion
une de ses techniques les plus fréquentes. Les prescripteurs sont-ils
conscients des contraintes excessives pour les receveurs, dans un tel
contexte de peur ? Des sujets âgés donnent ainsi leur sang
pendant plusieurs semaines et arrivent épuisés pour leur
intervention ; des propositions banalisées de stimulation par l'érythropoïétine
pour corriger ces anémies iatrogènes en viennent à
être considérées comme « normales » au nom
de l'existence d'un risque virtuel. Où est l'éthique dans
l'autotransfusion ? Dans le respect de la crainte du receveur d'être
contaminé ? Dans le respect de l'angoisse du prescripteur d'être
accusé d'avoir transfusé un produit contaminé ? Dans
la rupture du concept de transfusion sanguine comme geste de solidarité
? Dans la recherche d'une économie de moyens ? À chacun
d'en juger !
L'information aux receveurs
Qu'il est étrange d'être passé de la transfusion
comme paradigme de l'éthique médicale à la transfusion
comme paradigme du risque médical ! Autant, il est légitime
qu'un malade puisse être informé à l'avance des risques
qu'il subit lors d'une exploration ou d'un traitement, autant le stress
administratif et médical subi depuis 1985 a-t-il encouragé
une information exhaustive et bien souvent angoissante. Le sommet a été
atteint probablement avec le risque évoqué de la maladie
de Creutzfeldt-Jakob. Bien qu'aucun cas de transmission de prions dans
l'histoire de la transfusion ne soit jamais survenu, par le don du sang,
produits labiles ou produits stables, l'information concernant la transfusion
en fait désormais état. Certes, elle rappelle que ce risque
n'a pas été démontré mais quand on sait l'angoisse
d'un malade vis-à-vis de cette maladie et vis-à-vis d'un
don du sang, on mesure l'inquiétude suscitée. Cette angoisse
n'est pas uniquement d'ailleurs celle du receveur, elle est aussi celle
des cliniciens. Combien de malades depuis 1985 ont bénéficié
de transfusions, quel que soit leur âge, avec l'idée que
ce geste était porteur d'un risque de transmission de l'hépatite
ou de l'infection VIH alors que le risque était effectivement voisin
de zéro ! Combien de malades anémiés et légitimement
en état de besoin n'ont-ils pas pu recevoir de transfusion par
crainte d'une contamination illusoire ? Au laxisme des années 1980,
fait place un rationnement excessif, d'autant plus que les prix des produits
sanguins ont fini par atteindre des sommets impressionnants au nom des
coûts engendrés par la sécurité technique.
L'éthique dans ce domaine, où est-elle ? Dans la protection
de l'institution, dans la protection du malade, ou dans l'affrontement
partagé des incertitudes ?
Les mesures sécuritaires
S'assurer de la négativité répétable des
sérologies VIH, hépatite B, hépatite C, ne suffit
plus. Il faut la preuve de l'inexistence même du virus. La France
a récemment introduit la nécessité des recherches
par PCR des virus VIH et hépatite C sur l'ensemble des dons, produits
labiles et produits stables. Ces mesures excessives pourtant non recommandées
par la communauté scientifique ont deux inconvénients :
le premier est de considérer que l'interrogatoire n'est pas le
plus important car une sérologie faussement négative serait
de toute façon rattrapée par une technique PCR... Le deuxième
est de transférer de plus en plus sur la technique, ce qui devrait
appartenir à la réflexion psychosociale collective. Comme
si l'histoire ne nous avait justement pas enseigné que le drame
du sang contaminé n'était pas lié uniquement au problème
de tel ou tel laboratoire mais à des facteurs collectifs relevant
plus des sciences humaines que des sciences dites « dures ».
L'éthique est-elle dans l'acharnement sécuritaire à
un coût déraisonnable ou dans la mise à disposition
d'un produit sûr à un coût raisonnable ?
Ainsi si l'on veut faire de l'éthique une protection contre le
danger du futur, cela suppose que ses valeurs soient sans cesse interrogées.
Une éthique qui privilégie un acte, une situation à
l'excès, et n'envisage pas simultanément de mettre parfois
en cause les références et les conséquences éventuelles,
privilégie les convictions au détriment des responsabilités
et de ce fait se renie ou se dénie elle-même. La transfusion
n'échappe pas à cette dimension et cette méconnaissance
doit requérir d'exiger comme pour d'autres domaines de la médecine
pour tous, cliniciens et prescripteurs une vigilance accrue.
La transfusion qui repose toujours sur la solidarité d'une société
devra de plus en plus accepter la notion de solidarité « responsable
» qui reste seule porteuse d'un grand avenir dans la mesure où
chacun saura continuer à tous les niveaux à engager sa responsabilité
d'homme, de femme, de soignant ou de malade.
Notes :
1 Ce n'est en aucune façon porter un jugement négatif
bien injuste sur les associations de donneurs de sang bénévoles,
dont il faut rappeler que sans elles les possibilités transfusionnelles
auraient été compromises et qui méritent la plus
grande reconnaissance ; c'est surtout rappeler la force de l'image qui
pouvait attirer des donneurs moins scrupuleux ou simplement ignorants
des conséquences de leur geste. Les scientifiques ont, dans ce
domaine, joué un rôle amplificateur, plus préoccupés
des questions immunologiques que de transmission de maladies infectieuses.
2 Cette triste histoire est la conséquence de quatre
principales causes :
- la trop grande négligence du risque infectieux par la
communauté médicale des prescripteurs et transfuseurs ;
- la méconnaissance trop longtemps partagée du fait
que la présence d'anticorps traduisait une infection virale et
non une protection comme c'est le cas pour la plupart des maladies infectieuses
virales ;
- l'obsession de trouver du sang, quel que soit le lieu, pour répondre
aux besoins ;
- l'incapacité encore actuelle (en dehors du plasma viro-inactivé)
d'une inactivation virale des produits labiles.
La France a enregistré près de quatre fois plus de contaminations
transfusionnelles que les autres pays européens mais deux fois
moins de contaminations d'hémophiles que les autres pays... [3].
CONCLUSION
Remerciements
Je remercie le Professeur Bernard Genetet de son aide bibliographique
et de m'avoir fait part de son immense expérience ; le respect
des donneurs et la défense de leur mouvement généreux,
si fondamental, dont il apporte témoignage, nuance les propos du
praticien que je suis, qui n'a jamais appartenu au monde professionnel
de la transfusion.
REFERENCES
1. Keown J. The gift of blood in Europe: an ethical defence of EC directive
89/381. J Med Ethics 1997 ; 23 : 96-100.
2. McLachlan HV. The unpaid donation of blood and altruism: a comment
on Keown. J Med Ethics 1998 ; 24 : 252-4.
3. Keown J. A reply to McLachlan. J Med Ethics 1998 ; 24 : 255-6.
4. McLachlan HV. Altruism, blood donation and public policy: a reply
to Keown. J Med Ethics 1999 ; 25 : 532-6.
5. Grémy F. Savoir, connaissance et communication en santé
publique. Évolution du savoir scientifique au moment du drame du
sang contaminé. Débats concernant l'origine et la nature
de la maladie sida. Santé Publique 2000 ; 12 : 91-108.
6. Grémy F. Savoir, connaissance et communication en santé
publique. Évolution du savoir scientifique au moment du drame du
sang contaminé. Débats concernant les décisions face
aux options nouvelles. Santé Publique 2000 ; 12 : 229-44.
7. Grémy F. Réflexions sur les causes systémiques
des drames du sang contaminé : le système transfusionnel.
Rev Fr Aff Soc 2000 ; 3-4.
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