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Lettre aux membres de la Société Française d'Hématologie |
Hématologie. Volume 4, Numéro 1, 5-6, Janvier-Février 1998, Editorial
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Auteur(s) : François Sigaux |
Résumé : L'année 1997 aura été féconde en événements pour l'hématologie française. Dans un effort de cohésion et de rassemblement, le Collège des Hématologistes Français s'est inséré dans la vie de la Société qui est donc à présent la seule structure nationale représentant l'hématologie, profession médicale et sujet de recherche et d'enseignement. Je souhaite sincèrement, comme président de cette Société rénovée, que cette évolution ne soit pas seulement une modification d'organigramme, mais qu'elle aboutisse à multiplier les échanges entre collègues, à rompre certains isolements et qu'elle transmette de l'hématologie une image vivante et unie.
Aux candidats aux élections du Conseil Hospitalier, Universitaire et Professionnel, et aux futurs membres de ce Conseil, je suggère plusieurs pistes de réflexion. La première concerne la politique générale de notre discipline. Il me paraît indispensable que des positions claires soient prises concernant la place de l'hématologie universitaire et hospitalière vis-à-vis de la cancérologie, de la médecine interne et également de la cardiologie et des spécialistes de la pathologie vasculaire. Redéfinir des pré-requis pour les futurs cadres des services d'hématologie clinique et biologique, prendre une position forte sur l'organisation de la médecine transfusionnelle, de la thérapie cellulaire sont aussi des tâches prioritaires. En déduire des schémas de formation initiale et permanente adaptés aux différentes facettes de l'hématologie tout en maintenant l'unicité de la discipline, et les défendre auprès des autorités de tutelle doivent être inscrits dans les objectifs importants de ce Conseil. Il est une deuxième mission capitale de ce Conseil, c'est de fournir aux collègues qui le souhaitent une aide et une réflexion dans les situations difficiles que sont les restructurations ou les évolutions des structures hospitalières et universitaires. La Société est parfaitement indépendante de tout circuit officiel. À ce titre, et avec une liberté sûrement plus grande que celle à laquelle peuvent prétendre les structures officielles comme le Conseil National des Universités, elle peut évaluer, proposer et aider. Elle apporte un avis extérieur dénué des passions qui enflamment forcément les discussions et commissions locales et constitue à mon sens pour les collègues, les directeurs d'UFR et les directeurs d'hôpitaux, une source autorisée de conseils et propositions. Je suggère enfin à nos collègues d'œuvrer pour la diffusion des connaissances dans les domaines de la prise en charge diagnostique et thérapeutique. Les moyens ne manquent pas. Hématologie et ses numéros de formation permanente en sont un exemple. Réunir les hématologistes dans des séminaires thématisés à l'occasion ou en dehors de notre congrès est une autre facette de cette action. Les nouveaux statuts ont donnent au Conseil Hospitalier, Universitaire et Professionnel les moyens d'une politique ambitieuse. J'espère que l'année 1998 nous permettra déjà de juger du dynamisme de cette instance.
Aux membres des deux autres conseils, je transmets tous mes remerciements pour le travail considérable réalisé au cours de l'année 1997. Le Conseil scientifique, sous la présidence de Laure Coulombel, a poursuivi ses efforts et nous a fourni un congrès qui, je l'espère, répond à votre attente. Ce Conseil a également développé son action en faveur de nos jeunes scientifiques, action dont les moyens financiers ont été renforcés. Le Conseil d'administration a eu la tâche ardue d'étudier et de modifier nos statuts . Qu'il en soit remercié.
À vous tous enfin, membres ou futurs membres de la Société Française d'Hématologie, je transmets tous mes vœux de réussite à l'aube de cette nouvelle année. |
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