ARTICLE
Auteur(s) : Evelyne
Aka-Anghui Diarra1, Ange Eric
Kouamé-Assouan1, Mariam Doumbia3, André
Tokpa2, Berthe Assi1, François
Akani2, Beugré Kouassi1
1Service de neurologie, CHU de Cocody, BP V
13 Abidjan 01, Côte-d’Ivoire
2Service de neurologie, CHU de Bouaké,
Côte-d’Ivoire
3Service de neurologie, CHU de Yopougon,
Côte-d’Ivoire
Les manifestations neurologiques sont fréquentes au cours de
l’infection à VIH (virus de l’immunodéficience humaine), et elles
sont associées à une morbidité et à une mortalité importantes.
Trois à 17 % de personnes infectées par le virus du sida peuvent
présenter des crises d’épilepsie à tous les stades de l’évolution
de la maladie. Ces crises en sont parfois la seule
manifestation clinique, et elles peuvent être révélatrices de cette
affection (Modi et al., 2000). L’enquête étiologique permet dans
environ 50 à 60 % des cas de mettre en cause : les affections
opportunistes dominées par la toxoplasmose cérébrale, l’action
directe du virus VIH, des désordres métaboliques, des causes
toxiques, médicamenteuses. La forte proportion d’étiologies
indéterminées prouve qu’un bilan étiologique complet doit être
réalisé. Le traitement anti-épileptique (AE) associé au
traitement étiologique permet de contrôler les crises. Dans
certains cas, les crises épileptiques surviennent chez des patients
régulièrement suivis et en cours de traitement antirétroviral. Nous
rapportons une étude rétrospective dont l’objectif est d’analyser
les aspects épidémiologiques, cliniques, étiologiques et
thérapeutiques des crises d’épilepsie récentes sur terrain
immunodéprimé.
Méthodologie
Nous avons réalisé une étude rétrospective hospitalière sur une
période d’un an, du 1er janvier 2005 au 31 décembre
2006. Le cadre de l’étude a été le service de neurologie du
centre hospitalier universitaire de Cocody à Abidjan. C’est un
service d’hospitalisation d’adultes essentiellement, parfois
d’enfants, qui a une capacité de 30 lits. C’est le seul service de
neurologie de cette structure. La ville d’Abidjan dispose de
deux services de neurologie dans les établissements publics.
Les critères d’inclusion ont été les suivants :
- – tous les patients hospitalisés avec une séropositivité
précédemment connue et ayant présenté au moins une crise
d’épilepsie récente ;
- – des patients qui étaient naïfs pour leur état
sérologique, hospitalisés pour une nouvelle crise, et dont les
tests sérologiques ont été nouvellement réalisés en raison de la
présence d’un facteur de risque d’une immunodépression ou d’une
maladie opportuniste.
Ont été exclus de notre étude tous les patients ayant un
antécédent de maladie épileptique et ceux ayant refusé le test
sérologique de dépistage pour le VIH. Le diagnostic de
l’infection à VIH est fait sur deux prélèvements ; chaque
prélèvement est analysé selon le test Determine HIV1/2 pour
confirmer le statut sérologique. Il s’agit d’un test
immunochromatographique pour la détection qualitative des anticorps
anti-VIH1 et anti-VIH2. La détection du sérotype se fait à
l’aide du test Genie II HIV1/HIV2 qui est un test immunoenzymatique
de double reconnaissance qui utilise des antigènes recombinants et
des peptides pour la détection qualitative des anticorps dirigés
contre les virus VIH1 et 2 dans le sérum ou le plasma humain. Une
fiche d’enquête a été réalisée, et les données ont été recueillies
à partir des informations contenues dans les dossiers des patients
; ces données ont fait l’objet d’une analyse descriptive.
Résultats
Soixante dossiers ont été sélectionnés : 13 hommes et 47 femmes
avec un sex-ratio de quatre femmes pour un homme, des âges allant
de 24 à 63 ans avec une moyenne de 37 ans et 6 mois.
Les adultes jeunes, ayant un âge compris entre 15 et
49 ans, sont au nombre de 53, soit 88,3 %.
L’analyse des crises convulsives a permis de retrouver : des
crises généralisées tonicocloniques chez 29 cas dont un état de mal
épileptique, des crises partielles dans 31 cas dont 12 crises
partielles secondairement généralisées. Les crises
épileptiques étaient associées à d’autres signes neurologiques
dominés par : un syndrome pyramidal chez 49 patients (81,7 %), un
syndrome méningé chez 17 patients (28,3 %), un syndrome
d’hypertension intracrânienne chez 13 patients (21,7 %).
Les autres manifestations neurologiques rencontrées sont : un
syndrome frontal, un syndrome sensitif, un syndrome confusionnel,
une atteinte des nerfs crâniens, un syndrome cérébelleux.
Cinquante-huit patients sont classés au stade C de la
classification du CDC d’Atlanta (Centers for Disease Control) dont
31 (51,7 %) au stade C3 de sida-maladie. Seize patients étaient
séropositifs, diagnostiqués avant la survenue des crises
convulsives, contre 44 patients dont le statut sérologique n’était
pas connu avant leur hospitalisation. La répartition des
sérotypes dans notre population d’étude est la suivante : 46
patients infectés par le VIH1 ; un patient infecté par le VIH2, 13
patients dont le type sérologique n’a pu être précisé.
Cinquante-huit (96,7 %) patients ont été classés dans le stade C
contre deux patients dans le stade B de la classification du CDC
d’Atlanta (CMIT, 2006). La numération des lymphocytes CD4
mettait en évidence un nombre de lymphocytes CD4 inférieur à
200/mm3 chez 32 patients au moment de la survenue de la
première crise. L’électroencéphalogramme a été réalisé chez quatre
patients (7 % des cas) présentant un tableau de processus expansif
intracrânien. Dans un cas, il a été retrouvé de manière sporadique
des ondes lentes thêta à 6 cycles par seconde, localisées dans
les régions centropariétales ; dans deux cas, le tracé montrait des
bouffées généralisées d’ondes lentes thêta aiguës. Le tracé
était normal chez un patient. Une tomodensitométrie (TDM)
cranioencéphalique a été réalisée chez 56 patients. Cet examen
s’est révélé anormal chez 50 patients (82,1 %).
Les principales anomalies retrouvées sont : une image d’abcès
chez 33 patients ; il s’agissait d’images arrondies, le plus
souvent multiples et multifocales fortement rehaussées par
l’injection de produit de contraste, entourées d’un œdème
périlésionnel exerçant un effet de masse sur les ventricules
latéraux, la faux du cerveau et le diencéphale (figure 1). Une prise de
contraste des leptoméninges et des espaces périventriculaires chez
cinq patients (figure
2), une hypodensité non rehaussée par le produit de
contraste chez cinq patients, des plages de démyélinisation de la
substance blanche périventriculaire (un patient), une atrophie
corticale diffuse (trois patients), une hyperdensité spontanée dans
l’espace sous-dural (un patient), une image hétérogène hyperdense
(un patient), une ectasie ventriculaire sans lésion du parenchyme
cérébral (un patient).
L’étiologie des crises épileptiques a été identifiée chez 40
patients. Chez 20 patients, la cause des crises convulsives n’a pu
être authentifiée soit 32,3 % d’étiologies indéterminées.
Les principales affections responsables de crises d’épilepsie
sur terrain immunodéprimé sont : la toxoplasmose cérébrale (32
cas), la méningoencéphalite tuberculeuse (deux cas), la méningite à
cryptocoque (deux cas), la méningite à pneumocoque (un cas), les
hématomes sous-duraux (un cas) une leucoencéphalopathie multifocale
(un cas), un processus tumoral (un cas).
Le traitement antiépileptique a été débuté en cours
d’hospitalisation chez 56 patients : le phénobarbital (PB) chez 22
patients (39,3 %), la carbamazépine (CBZ) chez 21 patients, l’acide
valproïque (VPA) chez huit patients et la phénytoïne (PHT) chez
cinq patients. Le traitement étiologique était couplé au
traitement AE. Parmi les 16 patients dont le statut sérologique
était connu avant l’hospitalisation, dix étaient sous traitement
antirétroviral avant la survenue de la crise d’épilepsie.
Il s’agissait d’un protocole de première ligne associant deux
inhibiteurs nucléosidiques de la transcritptase inverse (INRT) et
un inhibiteur non nucléosidique de la transcritpatase inverse
(INNRT) : zidovudine + lamivudine + éfavirenz ou stavudine +
lamivudine + névirapine.
Chez 56 patients, l’évolution de l’épilepsie a été satisfaisante
en cours d’hospitalisation dès l’instauration du traitement AE.
Le contrôle effectué chez 43 patients un mois après
l’hospitalisation n’a pas retrouvé de récidives des crises.
L’évolution de la pathologie sous-jacente a été marquée par 17
décès (28 %) : un cas de méningoencéphalite à BK, deux cas de
cryptococcose neuroméningée, un cas de leucoencéphalopathie, 13
patients appartenaient au groupe des étiologies indéterminées.
Commentaires
On notera le faible échantillonnage et les biais de sélection :
patients décédés avant la prise en charge en neurologie, patients
hospitalisés dans les services d’urgence, de médecine interne, des
maladies infectieuses et patients refusant de connaître leur statut
sérologique sont les facteurs limitants de notre étude. Dans la
littérature, les chiffres de fréquence des crises épileptiques sur
terrain immunodéprimé sont variables selon les études : 4 % dans
l’étude de Van Paesschen et al. (1995), 5 % dans l’étude de Chadha
et al. (2000). En Côte-d’Ivoire, une étude réalisée par Kouassi et
al. (1993) a trouvé une incidence de 12,9 %. Dans les études
prospectives, l’incidence des crises épileptiques chez les patients
VIH+ serait de 3 %, et passerait de 11 à 17 % dans les études
rétrospectives (Modi et al., 2000 ; Pascual-Sedano et al., 1999).
Dans notre étude, l’âge moyen est de 37 ans, confortant les
études épidémiologiques qui retrouvent que les sujets jeunes sont
les plus menacés par cette pandémie (Onusida, 2004).
Ces chiffres sont superposables à ceux retrouvés par Millogo
et al. (2004) au Burkina Faso où la moyenne d’âge des patients est
de 35 ans avec des extrêmes de 22 à 60 ans et ceux de
Pascual-Sedano et al. (1999) qui observent un âge moyen de 32,8 ±
5,7 ans. Le sex-ratio est nettement en faveur des femmes
contrairement aux études de Millogo et al. (2004) et Pascual-Sedano
et al. (1999) qui trouvent, respectivement, un sex-ratio de 2,3 et
de 1,83 en faveur des hommes. Les études épidémiologiques sur
ce fléau démontrent que la féminisation de l’épidémie n’est nulle
part plus évidente qu’en Afrique subsaharienne, où les femmes
représentent 57 % des infections chez l’adulte, et où 75 % des
infections chez les jeunes touchent les femmes et les filles
(Onusida, 2004).
Sur le plan clinique, les crises les plus spectaculaires, les
mieux reconnues par l’entourage sont les crises du grand mal,
expliquant leur forte proportion dans certaines études : 65 %
(Chadha et al., 2000), 71 % (Bartolomei et al., 1991), 70 %
(Pascual-Sedano et al., 1999). Toutefois, notre travail a montré
une discrète prépondérance des crises partielles. Les états de
mal épileptiques peuvent survenir avec une incidence de 8 à 18 %
des cas selon Garg (1999) et témoignent d’un mauvais pronostic,
d’autant plus que leur prise en charge est rendue difficile en
raison de nombreux désordres hydroélectrolytiques. La faible
proportion d’états de mal épileptique dans notre série s’explique
par une prise en charge initiale des patients dans les services
d’urgence avant leur admission dans le service de neurologie.
D’autres manifestations telles que les myoclonies (Pascual-Sedano
et al., 1999), les épilepsies partielles continues symptomatiques
d’une leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) (Ferrari
et al., 1998), les crises partielles complexes (Garg 1999) ont été
également décrites. Diverses manifestations neurologiques focales
peuvent être associées aux crises d’épilepsie ; elles sont dominées
par le syndrome pyramidal dans 81,7 % des cas dans notre travail.
La classification de l’infection A, VIH du CDC d’Atlanta en
1993, est basée sur des critères cliniques et biologiques (CMIT,
2006). Ainsi sont identifiées des catégories A, B et C
essentiellement cliniques, auxquelles on associe les stades 1, 2 et
3 correspondant au taux de lymphocytes CD4. Ainsi, le stade C
détermine sur le plan clinique les affections opportunistes du
sida-maladie, le stade C1 un taux de CD4 supérieur à
500 mm3, le stade C2 un taux de CD4 compris entre
200 et 500 mm3, le stade C3 un taux de CD4
inférieur à 200 mm3. Les crises épileptiques
peuvent s’observer à tous les stades de l’évolution de l’infection
à VIH. Mais elles surviennent surtout aux stades avancés de la
maladie (stade C) et sont le reflet d’une immunodépression sévère.
Dans notre étude, le taux moyen de lymphocytes CD4 était de
38/mm3, et 58 patients (96,7 %) ont été classés au stade
C de la classification de CDC Atlanta au moment de la survenue de
la première crise épileptique. Ce constat est également
retrouvé dans la série de Pascual-Sedano et al. (1999) dans
laquelle 82,3 % des patients étaient au stade de sida-maladie au
moment de la survenue de la première crise épileptique : 76,5 % des
patients étaient au stade C3, et 5,9 % des patients étaient au
stade C2 de la classification du CDC Atlanta. Le taux moyen de
CD4 au moment de la survenue de la première crise était de 115 ±
16 mm3. L’évolution des crises épileptiques a été
favorable à court terme dans 93 % des cas. Dans l’étude de Chadha
et al. (2000) dans laquelle le suivi à long terme a été possible,
le taux de récurrences était important, de l’ordre de 70 %.
L’électroencéphalogramme a été réalisé chez quatre patients (7 %
des cas). Le faible taux de réalisation de cet examen, qui est
le prolongement de la clinique, s’explique par les difficultés
financières des patients. En effet, la réalité du contexte impose
au praticien de hiérarchiser les examens complémentaires. Ainsi, la
TDM est privilégiée au détriment de l’électroencéphalogramme.
La prise en charge adéquate des crises épileptiques chez le
patient VIH positif nécessite un bilan étiologique le plus
exhaustif possible (neuro-imagerie et analyse microbiologique
parfois de pointe). Parfois, l’examen anatomopathologique ante- ou
post-mortem est utile et permet de redresser des diagnostics ou de
confirmer une étiologie suspectée par la concordance de faisceaux
d’arguments (Moulignier et al., 2005). Pendant la période de
l’étude, la TDM a été le seul examen de neuro-imagerie disponible ;
elle a été réalisée, dans 93 % des cas, avec les limites qui lui
sont reconnues et un résultat normal chez dix patients. Dans les
pays en voie de développement, la toxoplasmose cérébrale est la
principale cause de crises d’épilepsie sur terrain immunodéprimé
(53 % dans notre étude, 65 % pour Millogo et al. (2004), 30 % pour
Chadha et al. (2000)), suivies des méningoencéphalites
tuberculeuses (13 % pour Chadha et al. (2000), 7 % pour Millogo et
al. (2004)), les cryptococcoses neuroméningées (17 % pour Chadha et
al. (2000), 16 % pour Millogo et al. (2004)). L’analyse du liquide
cérébrospinal a permis de mettre en évidence une méningite chez
huit patients. Chiffre qui nous paraît sous-estimé et pourrait
s’expliquer par les longs délais de réalisation de la ponction
lombaire par l’usage systématique des antibiotiques dans les
services d’urgences, responsables de méningites décapitées.
Les étiologies virales des méningites sont rarement retrouvées
en raison des difficultés diagnostiques : PCR (polymerase chain
reaction) coûteuse et peu accessible, tests sérologiques
spécifiques non vulgarisés. En Occident, la proportion de
pathologies virales est importante. Le virus VIH est mis en
cause dans 35 % des cas selon Wong et Labar (1990), 41 % selon Van
Panscheen et al. (1995), 24 % dans l’étude de Holtzman et al.
(1989). Sont également retrouvées des leucoencéphalopathies
multifocales progressives (Moulignier et al., 1995 ; Ferrari et
al., 1998), des encéphalites à cytomégalovirus (Bhigjee, 2005).
Les processus tumoraux sont également mis en cause (Bhigjee,
2005 ; Corti et al., 2004). Les désordres hyroélectrolytiques
et métaboliques fréquents sur ce terrain ont été également
incriminés : l’hypomagnésémie, l’hypocalcémie (Van Paesschen et
al., 1995 ; Holtzman et al., 1989) et l’insuffisance rénale
(Inelman et al., 2005). L’équipe de Pascual-Sedano et al. (1999)
attribue 47 % des crises épileptiques survenues chez des sujets
immunodéprimés par le VIH à une toxicité iatrogène.
Les médicaments incriminés sont largement utilisés pour la
prise en charge des affections opportunistes : la ciprofloxacine et
le forscanet (Fan-Harvard et al., 1994), l’amphotérécine B (Aruna
et al., 2001), le cotrimoxazole (Patey et al., 1998). Parfois,
malgré les investigations les plus exhaustives, de nombreuses
inconnues persistent. La forte proportion de causes
indéterminées retrouvées dans notre étude (32,3 %) et par la
plupart des auteurs en est le reflet : 30,4 % pour Chadha et al.
(2000), 45,7 % pour Bartolomei et al. (1991), 41 % pour Van
Panscheen et al. (1995), 42 % pour Dore et al. (1996).
Sur le plan thérapeutique, les molécules AE de première et
deuxième génération ont été les seules prescrites au cours de notre
étude au détriment des nouvelles molécules, disponibles sur le
marché mais à des prix prohibitifs. Environ neuf patients sur dix
ont été mis sous traitement antiépileptique dès leur admission.
Le PB est le médicament le plus utilisé en raison de son
faible coût. L’absence de prescription des benzodiazépines
s’explique par le fait que nous n’avons pas tenu compte des données
des registres des urgences. En effet, la plupart des patients
hospitalisés dans notre service transitent par le service des
urgences médicales qui instaure un traitement avant l’admission
dans notre service. Dans la littérature, plusieurs propositions
quant au choix de la molécule ont été faites. Pour Chadha et al.
(2000) et Garg (1999), la phénytoïne (PHT) est la molécule de
première génération la plus prescrite. Mais ils soulignent
toutefois la survenue fréquente d’effets indésirables cutanés,
hématologiques, hépatiques. Dans ces circonstances, leur
alternative a été le PB ou le VPA. En Chine, Bhigjee (2005)
préconise l’utilisation des nouveaux AE en raison de leur plus
grande tolérance et de leur pharmacocinétique. Romanelli et al.
(2000) argumentent dans le même sens avec les bons résultats
obtenus avec la gabapentine, le topiramate et la tiagabine.
Les anciennes molécules gardent tout de même leur place soit
en première intention, soit comme alternative comme le montrent les
prescriptions faites dans l’étude de Kellinghaus et al., 2008 :
gabapentine 51,9 %, CBZ 33,3 %, VPA 7,4 %, PHT 3,7 %, lamotrigine
3,7 %. Malgré le traitement antirétroviral, dix patients ont
présenté des crises convulsives, ce qui suggère la nécessité
d’associer aux ARV un traitement antiépileptique combiné dans la
mesure du possible au traitement étiologique.
Conclusion
Les crises épileptiques au cours du sida sont fréquentes et souvent
révélatrices de cette affection. La recherche de la pathologie
en cause nécessite un bilan exhaustif qui n’est pas toujours
réalisable dans nos contrées.
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