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Effets de la stimulation à haute fréquence du noyau subthalamique sur un modèle d’épilepsie partielle motrice pharmacorésistante chez le rat


Epilepsies. Volume 18, Numéro 4, 182-92, Octobre, Novembre, Décembre 2006, Article original

DOI : 10.1684/epi.2006.0034

Résumé   Summary  

Auteur(s) : Stéphan Chabardès , Service de Neurochirurgie, CHU Michallon, BP 217 X, 38043 Grenoble Cedex.

Résumé : Les épilepsies focales pharmacorésistantes situées en zones éloquentes (langage, motricité, mémoire) posent le problème de leur traitement neurochirurgical qui est possible mais au prix de séquelles lourdes finalement inacceptables. De nouvelles options thérapeutiques, dont la stimulation cérébrale profonde de la région sous-thalamique, sont en cours de développement. Si les mécanismes endogènes du contrôle des crises ont été bien étudiés chez l’animal, des données précliniques expérimentales de ce traitement notamment dans un modèle d’épilepsie de la région motrice font défaut. Ce travail rapporte l’effet de la stimulation à haute fréquence du noyau subthalamique (SHF-STN) sur un modèle d’épilepsie focale de la région motrice induit par injection intracorticale de pénicilline chez le rat. La SHF-STN crée une diminution significative de l’amplitude des pointes tout en augmentant leur nombre de façon significative lorsqu’elle est appliquée pendant plusieurs minutes. L’hypothèse d’une désynchronisation de l’activité critique pourrait rendre compte de cet effet modeste mais réel dans ces conditions expérimentales. Cette désynchronisation apparaît retardée et ne bloque pas le déroulement de cet état de mal sévère, ce qui milite pour une SHF-STN chronique continue plutôt qu’une stimulation asservie, en « closed loop ».

Mots-clés : épilepsie motrice, pénicilline, stimulation cérébrale profonde, noyau subthalamique

Illustrations

ARTICLE

Auteur(s) : Stéphan Chabardès

Service de Neurochirurgie, CHU Michallon, BP 217 X, 38043 Grenoble Cedex

Le développement de nouvelles approches thérapeutiques afin de traiter des patients souffrant d’une épilepsie partielle pharmacorésistante pour laquelle aucune chirurgie d’exérèse n’est envisageable est un défi toujours d’actualité.En effet, la chirurgie d’exérèse de la zone épileptogène (ZE) située en zone « éloquente » (cortex sensori-moteur, aires du langage, de la mémoire…) est possible mais s’accompagne alors d’un déficit neurologique postopératoire souvent irréversible et difficilement acceptable. De nouvelles techniques neurochirurgicales telles que la stimulation de la ZE, la stimulation cérébrale profonde (SCP) thalamique ou du noyau subthalamique sont en cours de développement chez l’animal (Eder et al., 1997 ; Mirski et al., 1997 ; Vercueil et al., 1998 ; Hiroshi et al., 2002 ; Kellinghaus et al., 2004), et ont été récemment appliquées chez l’homme (Velasco et al., 1993 ; Velasco et al., 2001 ; Chabardes et al., 2002 ; Hodaie et al., 2002 ; Vonck et al., 2005). Cependant, les résultats préliminaires encourageants ne doivent pas occulter le manque de données expérimentales chez l’animal. En effet, si ces dernières sont abondantes concernant les mécanismes endogènes de contrôle à distance des épilepsies notamment généralisées ou limbiques, (Iadarola et Gale, 1982 ; Garant et Gale, 1983 ; Marescaux et al., 1984 ; Gale 1985 ; Deransart et al., 1998 ; Deransart et Depaulis 2002), peu de données sont disponibles concernant les épilepsies focales néocorticales. Aucun travail n’a, jusqu’à présent, évalué expérimentalement l’effet de la SHF-STN sur ces épilepsies partielles motrices, modèle expérimental peu développé chez le rat. D’autre part, les premières études cliniques chez l’homme, bien qu’encourageantes, laissent entrevoir une hétérogénéité des résultats, probablement due aux difficultés rencontrées pour définir le type d’épilepsie répondant au mieux à la stimulation cérébrale en général et à la SCP en particulier. Or, nous avons rapporté que les patients porteurs d’une épilepsie de la région centrale seraient susceptibles de répondre très favorablement à cette technique (Chabardes et al., 2002). Enfin, le mode de stimulation optimal n’est pas encore défini et les effets respectifs d’une stimulation délivrée en réponse à l’apparition d’une crise (« closed loop ») et celle délivrée en continu sur une longue période, durant les crises mais aussi durant les périodes intercritiques ne sont pas connus.Le but de cette étude était d’évaluer les effets thérapeutiques de la SCP aiguë du noyau subthalamique sur un modèle d’épilepsie partielle motrice chez le rat. Pour cela, nous avons dans un premier temps développé un modèle fiable d’épilepsie focale de la région motrice chez le rat ; dans un deuxième temps, nous avons appliqué sur ce modèle une stimulation à haute fréquence du noyau subthalamique.

Matériel et méthodes

Animaux utilisés

Cinq rats mâles Sprague-Dawley (Charles River Labs, Wilmington, MA, USA), pesant 300 g en moyenne ont été utilisés pour cette expérimentation. Chaque animal était maintenu dans une cage individuelle après chirurgie, la nourriture et la boisson étant données ad libitum. Le protocole expérimental a été approuvé par la commission locale d’expérimentation animale de la Cleveland Clinic Foundation.

Procédure chirurgicale

Création du modèle de crise partielle motrice

Chaque rat a été anesthésié par injection intrapéritonéale de Kétamine (1 mL/kg) puis placé sur le cadre de stéréotaxie (David Kopf Instruments, Tujunga, CA, États-Unis). Pour les enregistrements EEG, quatre vis épidurales ont été fixées dans le crâne de façon bilatérale en région frontale et pariétale et la référence a été placée sur une cinquième vis implantée en région frontale antérieure. De plus, une canule d’injection (0,6 mm de diamètre, Plastic one, Raonake, VA, États-Unis) sur laquelle a été soudée une électrode d’EEG a été implantée en regard de la région motrice correspondant à la projection de la patte antérieure controlatérale (AP + 2 mm, L +2 mm ; D + 1 mm) selon l’atlas de Paxinos (Paxinos et Watson, 1982).

Implantation des micro-électrodes dans le STN

L’implantation du noyau subthalamique a été réalisée de façon bilatérale après repérage micro-électrophysiologique de la cible (coordonnées : AP + 3,8mm, L +2,3 mm ; D + 7,5 mm) selon l’atlas de Paxinos (Paxinos et Watson, 1982). Deux électrodes ( (figure 1) ) en tungstène (FHC…) (impédance moyenne de 0,7 à 1,2 MΩ) ont été ensuite implantées de façon chronique. L’ensemble des électrodes épidurales, la canule d’injection ainsi que les 2 électrodes implantées dans STN ont été reliés à un connecteur cimenté sur le crâne de l’animal ( (figure 2) ).

Enregistrement vidéo-EEG des crises

Les crises ont été obtenues à la demande par injection locale au travers de la canule implantée en région motrice, de 1125 à 2250 IU de pénicilline G (3,75 à 7,5 μL, 300 000 UI/mL) injectée en 5 minutes au travers d’une seringue d’Hamilton grâce à une pompe mécanique. Ce dosage et cette vitesse d’injection ont été établis au préalable de façon à obtenir des crises stables et facilement reproductibles d’un animal à l’autre.

Le monitorage vidéo-EEG a été réalisé sur le système Vangard (Lamont, Madison, WI, États-Unis) identique à celui utilisé en routine dans l’unité clinique de vidéo-EEG de la Cleveland Clinic Foundation. La fréquence d’acquisition était de 100 Hz, les filtres hauts et bas réglés respectivement à 1 Hz et 70 Hz. Toute l’acquisition EEG s’est faite selon un montage référentiel.

Un système automatisé de comptage des pointes d’amplitude supérieure à 500 μV a été mis au point sur le logiciel Matlab permettant l’analyse automatique des tracés EEG et le comptage du nombre de pointes par « bin » de 1 minute. De même, l’amplitude moyenne de chaque pointe a pu être évaluée de façon automatique sur des « bins » également de 1 minute.

Paramètres de stimulations du STN

Chaque électrode implantée dans STN était stimulée par un courant monopolaire, biphasique, à 130 Hz, 100 μsec de largeur d’impulsion et sous le seuil d’intensité des effets secondaires (de 300 à 450 μA). Ce courant était généré par 2 stimulateurs Grass asservis l’un à l’autre et permettant ainsi de créer un courant biphasique. Le stimulateur a été mis en condition ON 30 minutes après l’injection de PG afin d’être certain que l’animal développe bien l’état de mal partiel habituel (voir chapitre résultats). Cette stimulation durait 60 minutes. Deux sessions séparées de 48 heures ont été réalisées sur chaque animal.

Histologie

À la fin de chaque expérimentation, les rats ont été sacrifiés, perfusés par une solution de paraformaldéhide, puis le cerveau de chaque animal a été prélevé. Des coupes fines sériées dans le plan frontal ont été réalisées afin de contrôler la position des électrodes implantées dans le STN, l’absence de lésion induite par la simulation ainsi que la position de la canule au sein du cortex moteur.

Traitement des données

Toutes les données ont été comparées par un test non paramétrique de Mann et Whitney et la significativité du test a été retenue pour un p ≤ 0,05.

Résultats

Crises partielles motrices induites par l’injection intracorticale de pénicilline

L’injection intracorticale de PG au niveau du cortex moteur permet le développement d’un état de mal responsable de clonies rythmiques de la patte antérieure ou de la musculature cervicale controlatérale au site d’injection. Dans un premier temps, l’état de mal débute par le développement de pointes très focales enregistrées par l’électrode canule au niveau du site d’injection de la PG sans retentissement clinique pendant la première minute, puis augmentant rapidement d’amplitude jusqu’à devenir des pointes géantes de 2 500 μV (figures 3A–3D) qui sont alors associées de façon rythmique et synchrone aux clonies controlatérales précédemment décrites. Au fur et à mesure de l’augmentation de l’amplitude, le nombre moyen de pointes se stabilise, passant de 90 pointes/min environ à 40 (figures 4 et 5). Cet état de mal dure environ 8 à 10 heures mais peut durer 24 heures. Ces manifestations motrices ressemblent à celles observées dans le cadre de l’epilepsia partialis continua, elles sont parfaitement reproductibles d’un rat à l’autre, et d’une session à l’autre.

Parfois, des activités rapides peuvent survenir en surcharge sur les pointes géantes et de façon exceptionnelle, être à l’origine d’une généralisation secondaire. Celle-ci n’a été observée que sur un animal lorsque les doses injectées de PG ne dépassaient pas 2 250 UI en 5 minutes. Ces généralisations secondaires sont par contre fréquentes au-delà de cette dose de PG. À la fin de l’état de mal, les rats ont tous repris leur activité habituelle sans aucune mortalité.

Effets de la SHF aiguë du STN

Durant toute la période de stimulation, les animaux ont continué à avoir un comportement identique à celui observable lorsque l’animal développe ses crises motrices, sans aucun autre trouble comportemental associé. Pour des intensités supraliminaires, des mouvements dyskinétiques de la patte antérieure controlatérale ont pu être observés chez trois animaux sur cinq implantés.

Les principaux résultats obtenus sont les suivants :

  • aucun effet de la stimulation du STN sur les signes cliniques développés par les animaux n’a pu être obtenu dans ces conditions expérimentales ;
  • l’amplitude moyenne des pointes s’est significativement réduite et cette réduction a été observée immédiatement après le début de la condition ON. La SHF a créé un artefact sur le signal EEG immédiatement visible, mais d’amplitude très inférieure aux pointes géantes, ce qui a permis de les détecter de façon automatique en utilisant un programme conçu sur Matlab ( (figure 6) ). Ainsi, une diminution significative de l’amplitude moyenne des pointes survenant immédiatement après le réglage ON du stimulateur et s’arrêtant immédiatement après son réglage sur la position OFF a pu être obtenue en aigu (ON : moyenne 1 400 ± 51,5 μV, versus OFF : moyenne 1 787 ± 78,1 μV, p < 0,0001). Parallèlement, leur nombre moyen a augmenté de façon significative (ON : 44,5 ± 3,07 versus OFF : 42,2 ± 3,08, p = 0,006) (figures 7 et 8) ;
  • après quelques minutes de stimulation, l’aspect régulier des décharges de pointes s’est progressivement transformé en bouffées de pointes de plus faible amplitude. Dès l’arrêt de la stimulation, les pointes ont immédiatement recouvré leur amplitude habituelle.

Discussion

Originalité du modèle de crises partielles par injection locale de pénicilline

La difficulté pour évaluer la stimulation cérébrale aiguë chez l’animal présentant une épilepsie focale néocorticale est de disposer d’un modèle animal dont les crises restent focales durant un temps suffisamment long, mais aussi très reproductible en essayant de réduire les variations intra et interanimaux. Quelques modèles existent chez le rat, notamment par application locale intracorticale de fer ou de cobalt permettant l’obtention de crises spontanées récurrentes pendant plusieurs semaines, mais avec une variabilité interanimale importante. Chez les gros mammifères (chat, brebis, primates), ces modèles peuvent être obtenus essentiellement par application locale de crème d’alumine ou de fer. (Willmore et al., 1978 ; Lange et al., 1980 ; Opdam et al., 2002). Chez le rat, le modèle au cobalt (Trottier et al., 1981 ; Chang et al., 2004) notamment, permet d’obtenir des crises focales ou régionales, d’apparition spontanée, durant environ 3 semaines et qui peuvent être fort utiles pour l’étude de l’effet chronique d’une nouvelle technique ou molécule. Pour l’obtention de crises en aigu, là aussi plusieurs agents chimiques tels que le 4 aminopyridine (Yang et Rothman 2001 ; Yang et al., 2003) ou la bicuculline (Zouhar et al., 1989 ; Veliskova et al., 1991) appliqués localement au niveau cortical peuvent donner des crises partielles plus ou moins focales. Dans notre expérience, l’injection locale néocorticale de PG a pour avantage de créer un état de mal clinique très facilement observable, prévisible, reproductible et surtout quantifiable. La PG a été largement utilisée pour comprendre les mécanismes de l’épileptogenèse (Gloor 1969 ; Curtis et al., 1972 ; Gloor et al., 1977 ; Collins 1978a ; Collins 1978b ; Luders et al., 1981 ; Avoli et al., 1983 ; Elger et Speckmann 1983 ; Connors 1984 ; Albowitz et Gasteiger 1985 ; Gasteiger et al., 1985) et permet l’obtention de crises néocorticales très focales rarement généralisées aux doses de PG utilisées dans l’étude, par blocage (lentement réversible) des récepteurs gabaergiques sur les populations neuronales autour du site d’injections. Cet agent a l’avantage de ne pas créer de lésions à distance (Collins 1978) comme peut le faire l’acide kainique, responsable d’état de mal sévère avec généralisations secondaires très fréquentes (Collins 1978 ; Yamamoto et al., 1995 ; Hashizume et Tanaka, 1998) et rendant très difficile et aléatoire l’obtention de crises focales néocorticales dans notre expérience (résultats non présentés).

Ce modèle est particulièrement pharmacorésistant car des sessions préalables nous avaient permis d’établir que la phénytoïne injectée par voie parentérale à la dose de 10 mg/kg était inefficace (données non présentées). De même, des injections intrapéritonéales de barbituriques ne stoppaient pas cet état de mal, les pointes étant toujours visibles (moins larges mais d’amplitude et de nombre identiques) même après injection léthale de penthotal. La pharmacorésistance sévère de cet état de mal peut rendre compte de l’effet modeste obtenu après SHF-STN.

Mode d’action de la stimulation du STN

Sur ce modèle d’épilepsie focale motrice chez le rat, il apparaît que la SHF bilatérale aiguë du STN a un effet sur le nombre de pointes qui augmentent et sur leur amplitude qui baisse de façon modeste mais très significativement. Cet effet en apparence paradoxal, pourrait s’expliquer si l’on fait l’hypothèse, en accord avec les données de la littérature actuelle, que la SHF–STN produit une désynchronisation des activités critiques. Cela est illustré par la ( figure 8 ) montrant lors de la SHF-STN, l’évolution des décharges qui, régulières avant la stimulation, s’organisent ensuite en bouffées pendant la stimulation. Les « pointes géantes » induites par la PG pourraient ainsi être morcelées en plusieurs pointes plus faiblement voltées augmentant ainsi leur nombre tout en diminuant leur amplitude et donnant finalement un aspect de bouffées. Cet effet modeste ne permet pas de stopper l’état de mal possiblement du fait en premier lieu du caractère trop aigu et insuffisant (intensité limitée du fait d’effets secondaires au-delà d’un certain seuil) de la stimulation pour permettre une diminution rapide et franche du nombre de pointes.

Le mode d’action du possible effet anti-épileptique obtenu par la SHF du STN n’est pas connu. Cependant, il a été établi dans la littérature (pour revue, voir Deransart et Depaulis, 2002) que la lésion pharmacologique de la SNr a une action anticonvulsivante. Or, il est maintenant admis que la SHF du STN agit comme une lésion fonctionnelle réversible de ce noyau, ce qui permettrait d’inhiber la voie subthalamo-nigrale glutamatergique et par conséquent, de moduler toutes les voies de sortie nigro-colliculo-thalamique (Nail-Boucheride et al., 2005) et permettre ainsi une désynchronisation de l’activité corticale.

Ce travail expérimental suggère la nécessité de poursuivre des études sur l’effet, notamment à long terme, de la SHF-STN sur un modèle d’épilepsie motrice plus proche des situations cliniques habituelles. D’autre part, des données concernant la cible à inhiber au sein du STN sont encore nécessaires afin d’établir si le site le plus optimal se situe en région somato-motrice ou plus ventralement au contact de la SNr.

Conclusion

Les résultats de cette approche thérapeutique indiquent que la SCP utilisée de façon aiguë sur ce modèle de crises motrices est susceptible de modifier la fréquence et l’amplitude des pointes suggérant une désynchronisation des activités critiques. Cet effet retardé est insuffisant pour pouvoir arrêter de façon aiguë une crise en cours et rend peu probable son utilisation en « closed loop ». D’autres stratégies thérapeutiques doivent être imaginées et associées afin d’optimiser au mieux le traitement des épilepsies de la région motrice. La libération intracorticale au sein de la ZE de faibles doses de drogues anti-épileptiques pourrait être envisagée. De même, des résultats préliminaires suggèrent que le refroidissement (« cooling ») de la ZE pourrait être efficace, ayant l’avantage d’une efficacité très rapide mais nécessitant encore de nombreuses mises au point technologiques.

Remerciements

Ce travail a été réalisé au sein de la Cleveland Clinic Ffoundation (Dr Najm, Dr Luders) et a été soutenu par la Ligue Française Contre l’Epilepsie en association avec les laboratoires GlaxoSmithKline et la Société française de Neurochirurgie en association avec les laboratoires Pfizer. L’auteur tient également à remercier la ville de Vias pour son soutien.

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