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ers.2012.0554
La Direction générale la Prévention des Risques (DGPR)
intervient dans le domaine de la prévention des risques sanitaires,
technologiques et naturels. Cela recouvre différentes thématiques
comme les pollutions et risques industriels, les déchets, la
santé-environnement, les produits chimiques, le bruit, les
organismes génétiquement modifiés (OGM), les risques naturels ou
encore le transport de matières dangereuses.
Dotée d’un budget de près de 580 millions d’euros en 2011
(hors crédits d’intervention de l’Agence de l’environnement et de
la maîtrise de l’énergie [Ademe]), la DGPR comprend de l’ordre de
250 personnes en Administration centrale. Au sein de la direction,
le service de la Prévention des Nuisances et de la Qualité de
l’Environnement (SPNQE) coordonne la politique du ministère dans le
domaine des risques sanitaires. Dans le domaine des risques
émergents, ce service traite notamment des ondes électromagnétiques
(Mission Bruit et agents physiques), des nanotechnologies et des
perturbateurs endocriniens (Bureau des Substances et préparations
chimiques).
Le levier d’action traditionnel de la DGPR en matière de
santé-environnement est d’ordre réglementaire, en fixant des
prescriptions et assurant des contrôles des installations classées
via les Directions régionales de l’Environnement de
l’Aménagement et du Logement (DREAL), souvent imposés par la
réglementation européenne. La vraie nouveauté introduite par le
Plan national santé-environnement a été de faire travailler
ensemble des administrations ou des organismes qui collaboraient
peu auparavant, sur des sujets non nécessairement soumis à une
réglementation européenne. Pour la première fois, des structures
jusqu’alors éclatées se sont regroupées sous un même
intitulé : la santé-environnement.
La stratégie actuelle de la DGPR sur ces questions est notamment
décrite dans le second Plan national santé-environnement (PNSE 2),
adopté le 24 juin 2009 dont le suivi revient au Bureau de la
Prospective et de l’évaluation et des données (DGPR/SPNQE/BPED). Ce
suivi comprend l’animation du groupe santé-environnement, ainsi que
de ses sous-groupes thématiques 1 (réduction des expositions
responsables de pathologies à fort impact sur la santé) et 3
(risques émergents).
Le BPED pilote également un certain nombre d’actions découlant
directement du PNSE 2 comme l’élaboration de la réglementation sur
l’air intérieur, la méthodologie relative aux études de zones, la
réduction des émissions de 6 substances toxiques prioritaires
(benzène, hydrocarbures aromatiques polycycliques [HAP],
polychlorobiphényles [PCB] et dioxines, arsenic, mercure et
solvants chlorés) dans l’air d’ici 2013. L’état des connaissances
en santé-environnement progresse rapidement, ce qui nécessite un
effort permanent d’adaptation. Sur des sujets transverses
(fertilité et environnement, biologie synthétique, amiante
environnemental…), le bureau contribue à mobiliser les ressources
disponibles en interne tout en veillant à la meilleure concertation
possible avec les autres directions.
Dans le domaine de l’expertise en santé-environnement, le bureau
veille à la coordination entre les programmes de travail des
différents organismes d’expertise en appui aux pouvoirs publics
(Anses, Ineris, InVS1). Il est amené
à réaliser des travaux de synthèse et de hiérarchisation des
priorités, et appuie le Commissariat général au Développement
durable dans la définition d’une politique de recherche en
santé-environnement (APR Anses, Primequal) sur la base des
priorités scientifiques, des remontées du terrain (via les
DREAL) et des attentes sociétales. Enfin, la DGPR cofinance les
études ESTEBAN (Étude de santé sur l’environnement biosurveillance
activité physique et nutrition) portées par l’InVS et la cohorte
ELFE (Étude longitudinale française depuis l’enfance) porté par un
consortium Ined/Inserm/EFS2.
Aurélie Vieillefosse et Fabrice Candia
<fabrice.candia@developpement-durable.gouv.fr>
1 Anses : Agence nationale de
sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du
travail ; Ineris : Institut national de l’environnement
industriel et des risques ; InVS : Institut de veille
sanitaire.
2 Ined : Institut national d’études
démographiques ; Inserm : Institut national de la santé
et de la recherche médicale ; EFS : Établissement
français du sang.
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