ARTICLE
bdc.2012.1572
Auteur(s) : Sébastien Héritier1 sebastien.heritier@nck.aphp.fr,
Jean Donadieu2
1 CHU Necker-Enfants malades, unité d’immunologie,
hématologie et rhumatologie pédiatriques, 149, rue de Sèvres, 75015
Paris, France
2 Centre de référence des histiocytoses, hôpital
Armand-Trousseau, service d’hématologie et oncologie pédiatrique,
75012 Paris, France
Tirés à part : S. Héritier
Introduction
La maladie de Gorham, ou anomalie vasculaire osseuse agressive,
est une maladie liée à la présence d’un tissu vasculaire
pathologique agressif intra-osseux, responsable d’une ostéolyse et
qui peut s’étendre aux tissus adjacents [1]. Elle peut être
disséminée ou locale, mais les deux formes peuvent être très
agressives avec une évolution possiblement fatale. La
physiopathologie reste encore mal comprise. Des données suggèrent
le rôle de cellules anormales au sein des lésions produisant de
fortes quantités d’IL-6 et de vascular endothelial growth
factor (VEGF) [2], responsable d’une hyperstimulation des
ostéoclastes [3-5] et de l’extension du tissu vasculaire. Dans la
littérature, le premier cas a été rapporté par Jackson en 1838. Ce
n’est qu’en 1955 que Gorham et Stout en font une description
plus précise, notamment au niveau anatomopathologique [1]. Ces
anomalies vasculaires osseuses agressives sont distinctes des
tumeurs osseuses malignes, telles que les angiosarcomes et les
hémangioendothéliomes [6]. Dans la littérature, ces entités ont été
variablement dénommées sous les noms d’« angiomatose osseuse
kystique disséminée » (de présentation multifocale) [7] ou
d’« ostéolyse massive agressive » [8], aussi dénommée
« maladie de Gorham-Stout » dans les présentations
unifocales. Cependant, certains auteurs ont utilisé la dénomination
de maladie de Gorham-Stout pour l’angiomatose osseuse kystique
disséminée et dix autres dénominations ont été utilisées dans la
littérature, entraînant une certaine confusion. Dans un objectif
d’homogénéisation, Bruder et al. [6] ont recommandé de
classer les pathologies vasculaires osseuses selon la
classification ISSVA (International Society for the Study of
Vascular Abnormalities) [9] et, plus récemment donc, la
terminologie « anomalie vasculaire osseuse agressive » a
été proposée pour les définir [10].
Associée à l’atteinte osseuse, les lymphangiectasies
pulmonaires, compliquées par un chylothorax, sont une extension
fréquente. L’histoire naturelle de cette pathologie est
principalement connue à travers des publications de cas cliniques
uniques et seulement quatre séries comportant plus de dix patients
ont été rapportées [10-13].
Épidémiologie
Cette pathologie est très rare et touche préférentiellement les
enfants et les adultes jeunes. Il existe une prédominance masculine
[3, 13]. Un peu plus de 300 cas sont rapportés dans la
littérature. La prévalence est difficile à établir. En France, au
cours des 20 dernières années, 21 malades ont été
identifiés, faisant estimer la prévalence de cette maladie entre
0,1 et un cas par million d’enfants de moins de 15 ans
comme celle des maladies extrêmement rares [10]. Il n’a pas été
observé de regroupements familiaux de cas, de consanguinité ou de
pathologies associées. Cette maladie apparaît sporadique.
Présentation diagnostique
Il faut penser à cette maladie devant la découverte d’une
ostéolyse uni- ou multifocale du squelette axial (côtes, rachis,
pelvis, crâne) ou de la partie proximale des membres, ou encore
devant la découverte d’un chylothorax.
L’atteinte osseuse est généralement asymptomatique en l’absence
de complication. Ainsi, le premier signe de la maladie est-il le
plus souvent lié à une complication aiguë : douleur de
fracture ou tassement vertébral, dyspnée par exemple. Plus
rarement, elle peut être découverte par des tuméfactions
sous-cutanées, par une cyphose liée à des tassements vertébraux
multiples ou par des douleurs chroniques. Une découverte fortuite
lors d’une imagerie réalisée en routine est également possible
[10].
L’extension de la maladie varie d’une seule localisation osseuse
à de multiples atteintes de l’ensemble du squelette avec parfois
des anomalies vasculaires sur d’autres organes, notamment la rate
dont l’atteinte est asymptomatique. En revanche, l’atteinte
pulmonaire est souvent parlante cliniquement et se manifeste par un
épanchement pleural le plus souvent chyleux, plus ou moins associé
à des lymphangiectasies pulmonaires caractérisées radiologiquement
par un syndrome interstitiel diffus.
Le diagnostic est établi sur un examen anatomopathologique d’une
lésion. En l’absence d’histologie ou si celle-ci n’est pas
réalisable, le diagnostic peut être basé sur des critères
radiocliniques devant une ostéolyse osseuse associée à un
chylothorax avec ou non des lymphangiectasies pulmonaires. Dans le
cas d’une ostéolyse osseuse isolée après avoir éliminé les
diagnostics d’histiocytose langerhansienne et d’abcès infectieux,
le diagnostic est basé sur trois critères [14-16] :
- –. la localisation des lésions osseuses (vertèbres,
côtes, ceintures scapulaire et pelvienne) ;
- –. le caractère asymptomatique ou peu symptomatique des
lésions en l’absence de complication (fractures, tassements
vertébraux) ;
- –. les aspects radiographiques ou IRM qui, bien que non
spécifiques, permettent cependant d’orienter le diagnostic.
Ils montrent des lésions à l’emporte-pièce bien limitées,
pseudokystiques, de topographie centromédullaire et corticale sans
réaction périostée (figures 1 et
2) et des prises de contraste périphériques en
anneau avec remplissage secondaire.
Diagnostic histologique
Au niveau anatomopathologique, l’atteinte se définit par la
présence d’un tissu néovasculaire sanguin et/ou lymphatique
agressif mais non malin. On observe, ainsi, un élargissement ou un
boursouflement de l’espace médullaire, siège d’un tissu vasculaire
pathologique, atteignant secondairement la corticale osseuse. Ce
tissu qui a été qualifié d’« hémangiomateux » et/ou de
« lymphangiomateux » est décrit habituellement comme
composé d’un tissu conjonctif fibreux avec en son sein un réseau de
vaisseaux sanguins et lymphatiques anastomosés plus ou moins
dilatés à paroi fine que certains auteurs décrivent comme
« sinusoïdal » pour souligner ce caractère interconnecté
en réseau. Une des descriptions caractéristiques de ce tissu
vasculaire est l’aspect des vaisseaux capillaires intralésionnels
qui sont plus larges que des capillaires normaux, avec une paroi
fine. Cela donne un aspect de cavité de largeur variable contenant,
soit des hématies (tissu « hémangiomateux »), soit du
liquide lymphatique ou optiquement vide (tissu
« lymphangiomateux »). Cependant, la distinction entre le
caractère sanguin ou lymphatique d’un vaisseau n’est pas aisée [6]
du fait des saignements au niveau des structures lymphatiques lors
d’une intervention chirurgicale. Des études immunohistochimiques,
particulièrement celles réalisant des marquages CD31 (un marqueur
endothélial), CD34 (exprimé par les cellules endothéliales des
vaisseaux sanguins), D2-40 et LYVE-1 (exprimés par les
cellules endothéliales des vaisseaux lymphatiques), ainsi que
l’étude des marqueurs de prolifération vasculaire comme l’index de
prolifération MIB1 et l’expression de VEGF dans les lésions,
apparaîtraient être utiles pour subdiviser, ou au contraire
unifier, ces entités pathologiques. Une étude récente a montré que
ces capillaires sinusoïdes surexprimaient également CD105
(endogline) [17], le corécepteur au transforming growth
factor β (TGF-β), exprimé sur les cellules endothéliales
en voie de prolifération. Dans l’état actuel des connaissances,
nous recommandons de grouper ensemble ces désordres sous le terme
d’« anomalies vasculaires osseuses agressives » au lieu
du terme ancien d’« angiomatose osseuse », car le suffix
« oma » suggère une prolifération tumorale qui n’est pas
prouvée dans ces pathologies. Enfin, la présence et la richesse en
ostéoclaste des zones biopsiées sont variables d’une publication à
l’autre et sources de débats. Cette caractéristique doit être
attentivement recherchée, surtout au niveau des zones de jonction
entre le tissu pathologique et l’os sain (front de lyse).
Bilan d’extension
Ce bilan vise à classer et à connaître l’extension de la
maladie. Il permettra de la classer dans une des trois
présentations clinicoradiologiques habituellement rencontrées et
rapportées dans la littérature :
- –. forme strictement unifocale s’étendant en tache
d’huile, sans atteinte extra-osseuse sauf par contiguïté dans les
tissus mous adjacents ;
- –. forme satellite d’une malformation
vasculaire ;
- –. forme disséminée osseuse prenant un aspect
pseudokystique.
Ce bilan doit donc comprendre une imagerie du squelette entier
par radiographie si possible complétée d’une IRM. L’évaluation IRM
des lésions permet d’apporter des éléments pour le diagnostic
positif et représente un examen sensible pour mettre en évidence
les lésions osseuses et leur extension. L’IRM corps entier apparaît
particulièrement utile pour apprécier l’extension des lésions
(figure
3). En revanche, la scintigraphie osseuse au
technétium n’est pas recommandée du fait de sa faible sensibilité.
Devant de nombreuses descriptions de déminéralisation osseuse
diffuse mise en évidence chez des patients atteints [2, 10],
une ostéodensitométrie osseuse est également recommandée au
diagnostic. Le bilan d’extension des atteintes extra-osseuses doit
comprendre une radiographie et un scanner thoraciques à la
recherche de lymphangiectasies pulmonaires ou d’un épanchement
pleural ainsi qu’une échographie abdominale avec, en particulier,
une analyse morphologique de la rate. Il n’y a pas d’anomalie
biologique spécifique associée à la maladie en dehors de rares cas
de coagulation intravasculaire disséminée rendant nécessaire la
réalisation systématique d’un bilan d’hémostase complet. Les
marqueurs sanguins du métabolisme osseux sont également
potentiellement intéressant à réaliser dans un but prospectif, de
même que le dosage de cytokines pouvant être impliquée dans la
physiopathologie de cette maladie (IL-6 et VEGF)
[3, 4].
Traitement
À ce jour, il n’existe pas de consensus thérapeutique en raison
de l’absence de traitements ayant prouvé leur efficacité. Les
traitements proposés s’appuient sur l’analyse de cas cliniques et
sur des considérations physiopathologiques.
Ainsi, en premier lieu, ce sont les traitements visant à inhiber
la résorption osseuse qui sont proposés. Les bisphosphonates qui
inhibent l’action des ostéoclastes sont donc intéressants, d’autant
plus que certains, comme l’acide zolédronique, ont montré des
propriétés anti-angiogéniques. Leur efficacité en monothérapie a
été rapporté dans des cas cliniques [18, 19].
En deuxième lieu, des traitements aux propriétés
anti-angiogéniques sont également proposés. Parmi eux, l’interféron
alpha est celui qui a été le plus rapporté dans cette indication
[20, 21]. L’utilisation du thalidomide, rapporté une fois, n’a
pas montré d’efficacité [22]. Enfin, l’utilisation des
« nouveaux » anti-angiogéniques, comprenant les anticorps
monoclonaux anti-VEGF (bévacizumab), les petites molécules
inhibitrices des récepteurs des tyrosines-kinases (sunitinib,
sorafénib) et les inhibiteur des intégrines α(v) β3,5
(cilengetide) n’a pas encore été évaluée, mais représentent une
alternative thérapeutique intéressante [23].
Ainsi, dans l’état actuel des connaissances, la combinaison d’un
inhibiteur ostéoclastique associé à un anti-angiogénique représente
une combinaison thérapeutique de choix [24]. La durée de traitement
médical préconisé est d’au moins dix à 12 mois du fait de leur
efficacité retardée [25].
L’utilisation de la corticothérapie ou de cytostatique de type
poison du fuseau (vincristine ou vinblastine) n’a pas montré
d’efficacité.
La radiothérapie sur les lésions osseuses, à des doses de
25 et 45 Gy, a montré une efficacité dans de nombreux cas
[8, 10, 26-28]. Le problème essentiel est la légitimité
de cette utilisation dans une pathologie non maligne, d’autant plus
chez l’enfant, avec une morbidité importante et le risque de cancer
secondaire radio-induit.
Enfin, dans certaines situations particulières (localisation,
extension), l’exérèse du tissu vasculaire pathologique avec
éventuellement un remplacement prothétique peut être réalisée [29],
mais présente un caractère mutilant et expose à un risque de
récidive [26]. Des traitements locaux des lésions par embolisation
ou sclérothérapie n’ont pas montré de résultat convaincant.
La décision thérapeutique doit prendre en compte l’extension de
la maladie (l’ensemble des os versus un seul os), l’atteinte
d’une localisation à risque (rachis, cage thoracique-poumon), la
rapidité de l’extension des lésions au cours du suivi clinique et
radiologique et, enfin, la présence d’une complication (fractures
itératives, retentissement sur la vie quotidienne). Ces décisions
doivent au mieux être prises en réunion de concertation
multidisciplinaire comprenant médecin-oncologue, radiothérapeute et
chirurgien spécialisé.
Évolution, complication et pronostic
L’évolution clinique de la maladie se fait selon un mode
discontinu, imprévisible, marqué par des périodes de stabilisation
et de disparition des symptômes parfois spontanément, puis de
nouvelles poussées pouvant être responsables de complications. Les
complications ostéoarticulaires, représentées par les fractures
pathologiques et les tassements vertébraux, sont les plus
fréquentes et sont souvent à l’origine du diagnostic [10]. Les
fractures posent des problèmes de consolidations, les tassements
vertébraux peuvent entraîner des complications neurologiques
(paraplégies, radiculalgie…). Les complications pulmonaires
surviennent dans environ 20 % des cas [20, 30],
principalement sous la forme d’épanchements pleuraux chyleux ou
plus rarement hémorragiques. Ils sont secondaires à l’envahissement
du canal thoracique ou des feuillets pleuraux par le processus
pathologique. Des atteintes pulmonaires de type lymphangiectasies,
caractérisées par un syndrome interstitiel radiologique, ont été
plus rarement rapportées et peuvent entraîner une insuffisance
respiratoire chronique et des hémoptysies [10]. D’autres
complications plus rares ont été décrites : épanchement
péricardique, atteinte de la base du crâne responsable d’atteinte
sensorielle ou d’une brèche ostéoméningée, fistule duropleurale,
complications stomatologiques et ORL [5]. Au niveau biologique, il
a été rapporté des cas de coagulation vasculaire disséminée
[10].
Le taux de mortalité varie entre 15 et 30 % suivant
les études [3, 10, 11]. Il apparaît très clairement que
la mortalité est liée essentiellement à l’atteinte pulmonaire et
dans une moindre mesure à l’atteinte rachidienne [26]. Environ la
moitié des malades, développant un épanchement pleural, décèdent
dans les suites des complications de l’épanchement chronique
[10, 12].
Conclusion
La maladie de Gorham est une pathologie très rare qui peut
mettre en jeu le pronostic vital. L’atteinte pulmonaire est un
facteur pronostique majeur. L’efficacité des traitements
anti-angiogéniques et des bisphosphonates reste mal définie et doit
être évaluée. Néanmoins, ils sont la base actuelle de la
thérapeutique. Une coopération internationale est souhaitable pour
mettre en place une étude prospective comportant un registre de
patient avec des bilans paracliniques séquentiels associé
éventuellement à des recommandations thérapeutiques, permettant de
progresser dans la compréhension et le traitement de cette
maladie.
Conflits d’intérêts: aucun.
Références
1. Gorham LW, Stout A.P. Massive osteolysis (acute
spontaneous absorption of bone, phantom bone, disappearing bone);
its relation to hemangiomatosis. J Bone Joint Surg Am 1955 ;
37-A : 985-1004.
2. Colucci S, Taraboletti G, Primo L, et al.
Gorham-Stout syndrome: a monocyte-mediated cytokine propelled
disease. J Bone Miner Res 2006 ; 21 : 207-218.
3. Choma ND, Biscotti CV, Bauer TW, Mehta AC, Licata A.A.
Gorham's syndrome: a case report and review of the literature.
Am J Med 1987 ; 83 : 1151-1156.
4. Devlin RD, Bone HG, 3rd.Roodman G.D. Interleukin-6: a
potential mediator of the massive osteolysis in patients with
Gorham-Stout disease. J Clin Endocrinol Metab 1996 ; 81 :
1893-1897.
5. Moller G, Priemel M, Amling M, Werner M, Kuhlmey AS,
Delling G. The Gorham-Stout syndrome (Gorham's massive osteolysis).
A report of six cases with histopathological findings. J Bone
Joint Surg Br 1999 ; 81 : 501-506.
6. Bruder E, Perez-Atayde AR, Jundt G, et al.
Vascular lesions of bone in children, adolescents, and young
adults. A clinicopathologic reappraisal and application of the
ISSVA classification. Virchows Arch 2009 ; 454 :
161-179.
7. Brower AC, Culver JE, Jr.Keats T.E. Diffuse cystic
angiomatosis of bone. Report of two cases. Am J Roentgenol
Radium Ther Nucl Med 1973 ; 118 : 456-463.
8. Heffez L, Doku HC, Carter BL, Feeney J.E. Perspectives
on massive osteolysis. Report of a case and review of the
literature. Oral Surg Oral Med Oral Pathol 1983 ; 55 :
331-343.
9. Mulliken JB, Glowacki J. Hemangiomas and vascular
malformations in infants and children: a classification based on
endothelial characteristics. Plast Reconstr Surg 1982 ; 69 :
412-422.
10. Heritier S, Le Merrer M, Jaubert F, et al.
Retrospective French nationwide survey of childhood aggressive
vascular anomalies of bone, 1988-2009. Orphanet J Rare Dis
2010 ; 5 : 3.
11. Ruggieri P, Montalti M, Angelini A, Alberghini M,
Mercuri M. Gorham-Stout disease: the experience of the Rizzoli
Institute and review of the literature. Skeletal Radiol 2011
; 40 : 1391-1397.
12. Devaney K, Vinh TN, Sweet D.E. Skeletal-extraskeletal
angiomatosis. A clinicopathological study of fourteen patients and
nosologic considerations. J Bone Joint Surg Am 1994 ; 76 :
878-891.
13. Shives TC, Beabout JW, Unni K.K. Massive osteolysis.
Clin Orthop Relat Res 1993 ; 294 : 267-276.
14. Spieth ME, Greenspan A, Forrester DM, Ansari AN,
Kimura RL, Gleason-Jordan I. Gorham's disease of the radius:
radiographic, scintigraphic, and MRI findings with pathologic
correlation. A case report and review of the literature.
Skeletal Radiol 1997 ; 26 : 659-663.
15. Vinee P, Tanyu MO, Hauenstein KH, Sigmund G, Stover
B, Adler C.P. CT and MRI of Gorham syndrome. J Comput Assist
Tomogr 1994 ; 18 : 985-989.
16. Assoun J, Richardi G, Railhac JJ, et al. CT
and MRI of massive osteolysis of Gorham. J Comput Assist
Tomogr 1994 ; 18 : 981-984.
17. Franchi A, Bertoni F, Bacchini P, Mourmouras V,
Miracco C. CD105/endoglin expression in Gorham disease of bone.
J Clin Pathol 2009 ; 62 : 163-167.
18. Mignogna MD, Fedele S, Lo Russo L, Ciccarelli R.
Treatment of Gorham's disease with zoledronic acid. Oral
Oncol 2005 ; 41 : 747-750.
19. Hammer F, Kenn W, Wesselmann U, et al.
Gorham-Stout disease – stabilization during
bisphosphonate treatment. J Bone Miner Res 2005 ; 20 :
350-353.
20. Pfleger A, Schwinger W, Maier A, Tauss J, Popper HH,
Zach M.S. Gorham-Stout syndrome in a male adolescent-case report
and review of the literature. J Pediatr Hematol Oncol 2006 ;
28 : 231-233.
21. Ozeki M, Funato M, Kanda K, et al. Clinical
improvement of diffuse lymphangiomatosis with pegylated interferon
alfa-2b therapy: case report and review of the literature.
Pediatr Hematol Oncol 2007 ; 24 : 513-524.
22. Hagendoorn J, Padera TP, Yock TI, et al.
Platelet-derived growth factor receptor-beta in Gorham's disease.
Nat Clin Pract Oncol 2006 ; 3 : 693-697.
23. Grunewald TG, Damke L, Maschan M, et al. First
report of effective and feasible treatment of multifocal
lymphangiomatosis (Gorham-Stout) with bevacizumab in a child.
Ann Oncol 2010 ; 21 : 1733-1734.
24. Hagberg H, Lamberg K, Astrom G. Alpha-2b interferon
and oral clodronate for Gorham's disease. Lancet 1997 ; 350
: 1822-1823.
25. Takahashi A, Ogawa C, Kanazawa T, et al.
Remission induced by interferon alfa in a patient with massive
osteolysis and extension of lymph-hemangiomatosis: a severe case of
Gorham-Stout syndrome. J Pediatr Surg 2005 ; 40 :
E47-E50.
26. Florchinger A, Bottger E, Claass-Bottger F, Georgi M,
Harms J. Gorham-Stout syndrome of the spine. Case report and review
of the literature. Rofo 1998 ; 168 : 68-76.
27. McNeil KD, Fong KM, Walker QJ, Jessup P, Zimmerman
P.V. Gorham's syndrome: a usually fatal cause of pleural effusion
treated successfully with radiotherapy. Thorax 1996 ; 51 :
1275-1276.
28. Fontanesi J. Radiation therapy in the treatment of
Gorham disease. J Pediatr Hematol Oncol 2003 ; 25 :
816-817.
29. Browne JA, Shives TC, Trousdale RT. Thirty-year
follow-up of patient with Gorham disease (massive osteolysis)
treated with hip arthroplasty. J Arthroplasty 2011 ;
26 : 339 e7-10.
30. Tie ML, Poland GA, Rosenow E.C. 3rd.Chylothorax in
Gorham's syndrome. A common complication of a rare disease.
Chest 1994 ; 105 : 208-213.
|