ARTICLE
bdc.2011.1528
Auteur(s) : Élodie Vauleon1,2, Habiba Mesbah3, Daniel Gedouin1, Isabelle Lecouillard4, Guillaume Louvel4, Abderrahmane Hamlat5, Laurent Riffaud5, Béatrice Carsin6, Véronique Quillien2,7, Odile Audrain3 o.audrain@rennes.unicancer.fr,
Thierry Lesimple1
1 Centre Eugène-Marquis, département d’oncologie
médicale, CS 44229, 35042 Rennes Cedex, France
2 UMR 6061 CNRS, université de Rennes-I, IFR 140,
CS34317, 35043 Rennes Cedex, France
3 Centre Eugène-Marquis, département d’information
médicale, avenue Bataille-Flandres-Dunkerque, CS 44229, 35042
Rennes Cedex, France
4 Centre Eugène-Marquis, département de
radiothérapie, CS 44229, 35042 Rennes Cedex, France
5 CHU Ponchaillou, département de neurochirurgie,
35033 Rennes, France
6 CHU Ponchaillou, département de radiologie, 35033
Rennes, France
7 Centre Eugène-Marquis, département de biologie, CS
44229, 35042 Rennes Cedex, France
Tirés à part : O. Audrain
Introduction
Le glioblastome (GB) est la tumeur cérébrale primitive de
l’adulte la plus fréquente et la plus grave [1].
Malgré les progrès récents dans la prise en charge thérapeutique
des GB, la médiane de survie reste comprise entre 12 à 15 mois [2].
Depuis l’essai de Stupp et al., le traitement standard
associe une exérèse chirurgicale la plus complète possible suivie
d’une irradiation associée à une chimiothérapie concomitante puis
adjuvante par témozolomide [2]. L’actualisation de cet essai de
phase III a mis en évidence environ 10 % de longs survivants à
cinq ans [3]. La grande majorité des patients présente ainsi une
récidive dont la prise en charge reste difficile, sans efficacité
démontrée des traitements systémiques. Les essais de phase II
publiés avec les nitrosourées (lomustine, carmustine, fotémustine),
la procarbazine, le cisplatine ou l’irinotécan retrouvent un taux
de réponse objective de 6 %, une survie sans récidive à six
mois de 15 % environ et une survie globale à partir de cette
récidive comprise entre trois à six mois [4].
D’autres approches thérapeutiques ont été essayées comme la
chimiothérapie in situ [5, 6, 7], l’immunothérapie
[8] ou l’utilisation de thérapies ciblées, qui agissent au niveau
de la gliomagenèse [9].
Le GB, étant une tumeur hypervascularisée, l’inhibition de cette
angiogenèse a un rationnel solide [10]. Le vascular endothelial
growth factor (VEGF) est une cible thérapeutique de choix et
son expression est un facteur pronostique péjoratif dans le GB
[11]. Cette protéine est produite non seulement par la cellule
tumorale, mais aussi par son environnement [12]. Une étude de phase
II utilisant un alkylant, l’irinotécan, associé au bévacizumab
– anticorps monoclonal humanisé anti-VEGF – a mis en
évidence un taux de réponse objective élevé de 57 % et une
survie globale à six mois de la récidive de 77 % [13]. Cette
étude prospective de phase II et plusieurs études rétrospectives
ont permis l’obtention pour le bévacizumab aux États-Unis d’une
autorisation de mise sur le marché (AMM) dans le traitement du GB
en récidive. Ce traitement est actuellement une option
thérapeutique des GB récidivants reconnus en Europe [14, 15],
mais où le bévacizumab n’a pas obtenu son AMM dans cette
indication.
Trois présentations au congrès européen de l’Esmo 2010 ont
rapporté des séries rétrospectives multicentriques de patients
traités en récidive par cette association
[16, 17, 18].
L’étude rétrospective rapportée ici analyse l’impact en termes
de survie des patients porteurs d’un GB récidivant et traités par
chimiothérapie conventionnelle ou par l’association d’irinotécan et
de bévacizumab.
Patients et méthodes
Les patients âgés de plus de 18 ans, porteurs d’un glioblastome
histologiquement prouvé et traités en récidive après
radiochimiothérapie concomitante et adjuvante par témozolomide, ont
été analysés. Deux cohortes historiques traitées différemment sont
étudiées. La première cohorte est une population traitée par
chimiothérapie conventionnelle (premier cycle de traitement
effectué entre le 6 septembre 2005 et le 2 novembre 2007) et la
seconde cohorte est traitée par l’association d’irinotécan et de
bévacizumab (premier cycle de traitement effectué entre 15 novembre
2007 et le 22 octobre 2009).
L’objectif principal de cette étude rétrospective monocentrique
de cohorte est d’analyser la survie à partir de la récidive chez
les patients traités par chimiothérapie conventionnelle ou par
l’association d’irinotécan et de bévacizumab, définie comme le
délai entre le diagnostic de récidive et le décès ou les dernières
nouvelles du patient.
Les objectifs secondaires sont l’analyse de la survie à six mois
de la récidive des deux populations de patients. Les toxicités de
grade I à IV, décrites dans les dossiers, ont également été
recueillies.
Résultats
Vingt-quatre patients vérifiant les critères d’inclusion et
d’exclusion ont été analysés rétrospectivement. Douze patients ont
reçu une chimiothérapie conventionnelle, majoritairement par
nitrosourée (n = 12 dont dix par lomustine ou
Bélustine®, un par témozolomide ou Témodal®
et un par carmustine ou Bicnu®) et 12 patients ont reçu
une association d’irinotécan ou Campto® (340 ou
125 mg/m2 en fonction de l’existence ou non d’un
traitement concomitant par antiépileptique inducteur enzymatique)
et de bévacizumab ou Avastin® (10 mg/kg) tous les 14
jours en perfusion intraveineuse.
Les caractéristiques des deux groupes étaient comparables à
l’exception de l’âge moyen, significativement plus faible dans le
groupe irinotécan et bévacizumab (tableau
1). Cette différence était prévisible, l’association ayant
d’abord été proposée essentiellement chez les sujets jeunes après
les résultats préliminaires de l’étude de Vredenburgh et al.
en 2007 [13], avant que l’indication ne soit secondairement élargie
à l’ensemble des patients ne présentant pas de
contre-indication.
Tableau 1 Comparabilité des groupes de patients traités
par chimiothérapie conventionnelle ou association irinotécan et
bévacizumab.
|
| Chimiothérapie conventionnelle |
Irinotécan et bévacizumab |
p |
| Effectif |
12 |
12 |
|
Âge moyen
[âge minimal-âge maximal] |
56 ans
[30-69] |
44 ans
[28-55] |
0,008 |
| Sexe masculin/féminin |
9/3 |
8/4 |
NS |
| Type de chirurgie initiale |
|
| |
Complète
Subtotale
Biopsie |
6
3
3 |
6
6
0 |
NS |
| IK à récidive < ou ≥ 70 % |
1/11 |
1/11 |
NS |
Délai moyen récidive
[délai minimal-délai maximal] |
10 mois
[5-19] |
9,9 mois
[6-20] |
NS |
| Chirurgie à récidive ou non |
1/11 |
1/11 |
NS |
IK : indice de Karnofsky.
L’arrêt du traitement a été motivé par une progression tumorale
chez l’ensemble des patients traités par chimiothérapie
conventionnelle et chez neuf des 12 patients du bras
irinotécan et bévacizumab. Un patient a arrêté l’association
irinotécan et bévacizumab à cause d’une toxicité cardiovasculaire
et deux autres patients devant une stabilité clinique et
radiologique (tableau 2).
Tableau 2 Modalités et toxicités des traitements reçus
dans les deux cohortes.
|
| Chimiothérapie conventionnelle |
Irinotécan et bévacizumab |
| Effectif |
12 |
12 |
Nb moyen de cycles
[minimum-maximum] |
3
[1-9] |
17
[4-33] |
| Traitements reçus |
| |
Nb patients type traitement
(nb cycles, intercure) |
10 lomustine (1-9 cycles, 6 sem)
1 témozolomide (5 cycles, 4 sem)
1 carmustine (2 cycles, 3 sem) |
17 irinotécan bévacizumab
(4-33 cycles, 2 sem) |
| Causes d’arrêt du traitement |
| |
Progression tumorale
Stabilité tumorale
Toxicité |
12
0
0 |
9
2
1 |
| Traitement ultérieur |
| |
Soins palliatifs
Pas de traitement
Chimiothérapie
Nb patients type (nb cycles) |
10
0
2
1 lomustine (1 cycle)
1 carboplatine (11 cycles) |
8
1
3
1 témozolomide (2 cycles)
1 carmustine (5 cycles)
1 bévacizumab (15 cycles) |
| Toxicité |
| |
Grade I
Grade II
Grade III
Grade IV |
0
1
2
1 |
0
0
0
1 |
| Adaptation de posologie |
| |
Nb patients
Cause |
3
Thrombopénie : 3 |
2
Amaigrissement : 1
Antiépileptique : 1 |
Nb : nombre ; sem : semaines ; NS : non
statistiquement significatif.
Un patient traité par lomustine a eu une toxicité hématologique
plaquettaire de grade IV, deux une toxicité de grade III et un de
grade II. Trois adaptations de dose ont été nécessaires. Deux
patients traités par l’association irinotécan et bévacizumab ont eu
une adaptation de dose suite à un amaigrissement et à
l’introduction d’un traitement antiépileptique inducteur
enzymatique. Aucune toxicité hématologique ou non de grade I, II ou
III n’a été décrite dans les dossiers des patients traités par
l’association irinotécan et bévacizumab. Un patient a présenté deux
épisodes d’accident ischémique transitoire ayant entraîné l’arrêt
du traitement après obtention d’une réponse clinique et
radiologique (six cycles au total) (tableau
2).
Deux patients traités par chimiothérapie conventionnelle ont été
traités par une seconde ligne de traitement (lomustine et
carboplatine) et trois patients traités par l’association
d’irinotécan et bévacizumab ont été traités ensuite par bévacizumab
en monothérapie, ou témozolomide ou carmustine (tableau 2). Les autres patients ont bénéficié
d’une prise en charge uniquement palliative.
La médiane de survie à partir de la récidive était
statistiquement différente : cinq mois et 11,5 mois
respectivement dans la cohorte traitée par chimiothérapie
conventionnelle et dans la cohorte traitée par l’association
irinotécan et bévacizumab (p = 0,02) (figure 1). La
survie médiane à partir du premier jour de traitement était
également statistiquement différente entre les deux groupes :
4,5 mois dans la cohorte traitée par chimiothérapie conventionnelle
versus 9,5 mois dans la cohorte traitée par irinotécan et
bévacizumab (p = 0,03).
La survie à six mois du diagnostic de récidive était de
42 % dans la cohorte traitée par chimiothérapie
conventionnelle versus 100 % dans la cohorte traitée
par irinotécan et bévacizumab (p = 0,02).
Compte-tenu de la différence d’âge entre les deux groupes, une
analyse des sous-groupes des patients âgés de moins de 50 ans
(n = 10, trois traités par chimiothérapie conventionnelle et
sept par irinotécan et bévacizumab) et de 50 ans et plus
(n = 14, neuf traités par chimiothérapie conventionnelle et
cinq par irinotécan et bévacizumab) a été réalisée. La survie
médiane à partir de la récidive n’était pas statistiquement
différente chez les sujets âgés de moins de 50 ans ou chez les
patients âgés de 50 ans et plus (sept mois versus 12 mois et
cinq mois versus neuf mois dans la cohorte traitée par
chimiothérapie conventionnelle et dans la cohorte traitée par
irinotécan et bévacizumab respectivement), mais les effectifs des
sous-groupes étaient faibles.
Discussion
Cette étude rétrospective monocentrique de cohorte permet
d’évaluer la prise en charge des récidives de glioblastome par
l’association d’irinotécan et bévacizumab et son impact sur la
survie.
L’effectif de notre analyse rétrospective est faible, mais
celle-ci est le reflet de notre pratique clinique. Certains
patients ont été exclus de l’étude pour avoir reçu une
radiochimiothérapie concomitante avec un autre médicament que le
témozolomide avant la publication de Stupp et al. [3]. De
plus, chez certains patients, l’indication d’une seconde ligne de
traitement n’a pas été retenue du fait de l’aggravation
neurologique pendant ou rapidement après le témozolomide adjuvant
ou du fait de l’altération franche de l’état général
contre-indiquant la mise en route d’une chimiothérapie. La majorité
des patients analysés ont ainsi un bon état général avec un indice
de Karnofsky supérieur à 70 %. Enfin, les données
préliminaires d’efficacité de l’association d’irinotécan et de
bévacizumab n’ont amené un changement d’indication thérapeutique
que secondairement du fait de l’absence d’AMM. L’observatoire des
médicaments et innovations thérapeutiques (Omit) de Bretagne et
Pays de Loire, crée en 2003, a autorisé, après approbation du
comité scientifique fin 2007, l’utilisation de cette association
thérapeutique et donc l’élargissement de l’indication à l’ensemble
des patients présentant une récidive de glioblastome sans
contre-indication. Cela ne permet pas d’augmenter l’effectif de
cette étude de cohorte, notamment des patients non traités par
l’association d’irinotécan et de bévacizumab sans introduire un
biais de sélection.
Plusieurs biais influencent les résultats de cette étude
notamment un biais de recrutement avec des patients traités par
l’association d’irinotécan et de bévacizumab, qui sont plus jeunes
dans notre cohorte avec donc probablement moins de co-morbidités.
Cependant, il faut noter que la survie à partir de la récidive
n’est pas significativement supérieure dans le sous-groupe de
patients âgés de moins de 50 ans traités par l’association
d’irinotécan et de bévacizumab par rapport à une chimiothérapie
conventionnelle.
Aucun patient inclus dans notre étude de cohorte n’a plus de 70
ans, en effet, d’une part, la plupart des patients âgés de plus de
65 ans étaient inclus à l’époque dans un essai européen NORDIC
spécifique du sujet âgé. Ils n’ont donc pas bénéficié d’une
radiochimiothérapie concomitante nécessaire pour l’inclusion dans
notre étude de cohorte. D’autre part, les patients âgés de plus de
70 ans, traités par radiochimiothérapie concomitante et adjuvante
par témozolomide, qui présentent une récidive ne reçoivent pas
toujours une autre chimiothérapie, mais bénéficient parfois d’une
prise en charge uniquement palliative.
La tolérance de l’association d’irinotécan et de bévacizumab est
bonne avec une seule toxicité de grade III-IV rapportée, liée là
aussi probablement à la présélection des patients.
Cette analyse rétrospective va dans le sens d’une supériorité en
termes de bénéfice clinique de l’association d’irinotécan et de
bévacizumab sur la chimiothérapie conventionnelle. La survie à
partir de la récidive est supérieure chez les patients traités par
irinotécan et bévacizumab, incitant à proposer cette association en
l’absence de contre-indication.
Des publications récentes posent la question de l’administration
de bévacizumab en monothérapie [14, 19, 20] ou associé à
d’autres molécules, chimiothérapies ou thérapies ciblées, voire de
l’intérêt de son introduction plus précoce en situation adjuvante.
Enfin, la demande pour l’obtention de l’AMM du bévacizumab dans
cette indication en France est en cours.
Conflits d’intérêts: aucun.
Références
1. Wen PY, Kesari S. Malignant gliomas in adults. N
Engl J Med 2008 ; 359 : 492-507.
2. Stupp R, Mason WP, van den Bent MJ, et al.
Radiotherapy plus concomitant and adjuvant temozolomide for
glioblastoma. N Engl J Med 2005 ; 352 : 987-996.
3. Stupp R, Hegi ME, Mason WP, et al. Effects of
radiotherapy with concomitant and adjuvant temozolomide
versus radiotherapy alone on survival in glioblastoma in a
randomised phase III study: 5-year analysis of the EORTC-NCIC
trial. Lancet Oncol 2009 ; 10 : 459-466.
4. Wong ET, Hess KR, Gleason MJ, et al. Outcomes
and prognostic factors in recurrent glioma patients enrolled onto
phase II clinical trials. J Clin Oncol 1999 ; 17 :
2572-2578.
5. Balossier A, Dorner L, Emery E, et al.
Incorporating BCNU wafers into malignant glioma treatment: European
case studies. Clin Drug Investig 2010 ; 30 : 195-204.
6. Metellus P, Coulibaly B, Nanni I, et al.
Prognostic impact of O6-methylguanine-DNA methyltransferase
silencing in patients with recurrent glioblastoma multiforme who
undergo surgery and carmustine wafer implantation: a prospective
patient cohort. Cancer 2009 ; 115 : 4783-4794.
7. Westphal M, Ram Z, Riddle V, Hilt D, Bortey E. Gliadel
wafer in initial surgery for malignant glioma: long-term follow-up
of a multicenter controlled trial. Acta Neurochir (Wien)
2006 ; 148 : 269-275.
8. Vauleon E, Avril T, Collet B, Mosser J, Quillien V.
Overview of cellular immunotherapy for patients with glioblastoma.
Clin Dev Immunol 2010 ; 2010
(doi:10.1155/2010/689171).
9. de Bouard S, Guillamo J.S. Angiogénèse et stratégies
anti-angiogéniques des glioblastomes. Bull Cancer 2005 ; 92
: 360-372.
10. Jain RK, di TE, Duda DG, Loeffler JS, Sorensen AG,
Batchelor T.T. Angiogenesis in brain tumours. Nat Rev
Neurosci 2007 ; 8 : 610-622.
11. Ferrara N, Gerber HP, LeCouter J. The biology of VEGF
and its receptors. Nat Med 2003 ; 9 : 669-676.
12. Lamszus K, Ulbricht U, Matschke J, Brockmann MA,
Fillbrandt R, Westphal M. Levels of soluble vascular endothelial
growth factor (VEGF) receptor 1 in astrocytic tumors and its
relation to malignancy, vascularity, and VEGF-A. Clin Cancer
Res 2003 ; 9 : 1399-1405.
13. Vredenburgh JJ, Desjardins A, Herndon JE, et
al. Bevacizumab plus irinotecan in recurrent glioblastoma
multiforme. J Clin Oncol 2007 ; 25 : 4722-4729.
14. Chamberlain MC, Johnston S.K. Salvage therapy with
single agent bevacizumab for recurrent glioblastoma. J
Neurooncol 2010 ; 96 : 259-269.
15. Ducray F, Dutertre G, Ricard D, Gontier E, Idbaih A,
Massard C. Actualités dans la biologie, l’imagerie et le traitement
des gliomes de l’adulte. Bull Cancer 2010 ; 97 : 17-36.
16. Grudé F, Campone M, Soulié P, et al.
Bevacizumab abd irinotecan in recurrent malignant glioma: results
of a French retrospective cohort study OMIT of 264 patients in real
practice! Abstract of the 35th ESMO Congress Milan, Italy 8-12
October 2010. Ann Oncol 2010 ; 21 : 1058P.
17. Hofer S, Elandt K, Greil R, et al. Encouraging
overall survival (OS) with bevacizumab (BEV) in patients with
recurrent high-grade glioma (HGG) treated outside clinical trials.
Abstract of the 35th ESMO Congress Milan, Italy 8-12 October 2010.
Ann Oncol 2010 ; 21 : 1057P.
18. Taillibert S, Hoang-Xuan K, Guiu S, et al.
Bevacizumab (B) with irinotecan in recurrent glioblastoma (GBM): a
National restrospective cohort of the ANOCEF (Association des
neuro-oncologues d’expression française) Group. Abstract of the
35th ESMO Congress Milan, Italy 8-12 October 2010. Ann Oncol
2010 ; 21 : 1056P.
19. Friedman HS, Prados MD, Wen PY, et al.
Bevacizumab alone and in combination with irinotecan in recurrent
glioblastoma. J Clin Oncol 2009 ; 27 : 4733-4740.
20. Kreisl TN, Kim L, Moore K, et al. Phase II
trial of single-agent bevacizumab followed by bevacizumab plus
irinotecan at tumor progression in recurrent glioblastoma. J
Clin Oncol 2009 ; 27 : 740-745.
|