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Tomographie par émission de positons (TEP) et cancer de l’endomètre


Bulletin du Cancer. Volume 99, Numéro 1, 21-8, Janvier 2012, Synthèse

DOI : 10.1684/bdc.2011.1514

Résumé   Summary  

Auteur(s) : Hélène Kolesnikov-Gauthier, Philippe Carpentier, Centre Oscar-Lambret, service de médecine nucléaire, 3, avenue Combemale, BP 307, 59020 Lille Cedex, France.

Résumé : La tomographie par émission de positons (TEP) au 18F-fluorodésoxyglucose (FDG) est largement utilisée pour le diagnostic, le bilan d’extension et la recherche de récidives d’un grand nombre de tumeurs. Néanmoins, il n’y a actuellement pas de recommandations concernant son utilisation dans le cancer de l’endomètre. Cet article est une mise au point des données de la littérature, afin de permettre à chacun de se faire une opinion sur le sujet. Des perspectives d’avenir sont également abordées.

Mots-clés : FDG, TEP, tumeurs utérines, sarcomes utérins

Illustrations

ARTICLE

bdc.2011.1514

Auteur(s) : Hélène Kolesnikov-Gauthier h-gauthier@o-lambret.fr, Philippe Carpentier

Centre Oscar-Lambret, service de médecine nucléaire, 3, avenue Combemale, BP 307, 59020 Lille Cedex, France

Tirés à part : H. Kolesnikov-Gauthier

Le cancer de l’endomètre est le cancer gynécologique le plus fréquent et la septième cause de mortalité par cancer en Europe de l’Ouest [1].

Le pronostic dépend de l’âge, du grade tumoral, de l’histologie, de la profondeur de l’invasion musculaire, de l’atteinte cervicale éventuellement associée et de l’atteinte ganglionnaire.

Le plus souvent, ce cancer est révélé à un stade précoce par des saignements utérins ; cela explique la bonne survie globale des patientes, avec une survie à cinq ans, tous stades confondus, de 83 % [1]. Néanmoins, le pronostic est mauvais dans les stades localement avancés ou s’il existe une dissémination extrapelvienne. La plupart des récidives ont lieu dans les trois ans [1]. Il n’y a pas de consensus sur les modalités de surveillance, lesquelles sont surtout fonction des habitudes locales. Le plus souvent, la surveillance repose sur l’évaluation locale par l’imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM) et/ou la tomodensitométrie (TDM), et le dosage du CA125, qui permet de suspecter une dissémination occulte.

La tomographie par émission de positons (TEP) au 18F-fluorodésoxyglucose (FDG) est utilisée depuis une dizaine d’années pour le diagnostic initial, le bilan d’extension et le diagnostic des récidives d’un bon nombre de cancers. En effet, la plupart des cellules cancéreuses présentent une augmentation du métabolisme glucidique et captent donc ce traceur de façon préférentielle. La TEP présente l’avantage d’une imagerie « corps entier », fort utile pour le diagnostic des métastases.

Les données de la littérature sur la TEP et le cancer de l’endomètre étant encore limitées, il n’y a actuellement pas de standard concernant les indications de la TEP au FDG dans ce cadre [2]. Cet article est une revue de la littérature dont le but est de permettre au clinicien de se faire une opinion sur ce qu’il peut attendre de ce type d’exploration. Les techniques d’acquisition de la TEP et les modalités de réalisation de l’examen ayant déjà été décrites [3], elles ne seront pas revues ici.

Tomographie par émission de positons au 18F-fluorodésoxyglucose

Diagnostic des lésions utérines

Comme beaucoup d’autres cancers, les carcinomes de l’endomètre présentent une augmentation de la glycolyse et donc de la captation du FDG [4]. La TEP au FDG a une bonne sensibilité pour la détection des tumeurs primitives de l’endomètre, de 84 à 96,7 % selon les études (tableau 1). Elle permet même parfois leur découverte fortuite [5, 6].

Tableau 1 Valeurs moyennes des SUVmax et sensibilité de la tomographie par émission de positons (TEP).

Effectif Type histologique SUVmax (écart type) Technique Sensibilité
Suzuki et al., 2007 [22] 30 Adénocarcinome 7,81 (2,7-17,4) TEP 96,7 % (29/30)
Park et al., 2008 [20] 53 Adénocarcinome 8,1 (1,4-21,1) TEP-TDM 91,5 % (5 cas FN)
Kitajima et al., 2008 [17] 40 Adénocarcinome 11,2 ± 5,9 (2-25,6) TEP-TDM 100 %
Nakamura et al., 2010 [12] 44 Adénocarcinome 17,6 (3,04-34,74) TEP-TDM 100 %
Ho et al., 2008 [15] 19 Carcinosarcome 10,3 ± 5,5 (3,1-22,4) TEP-TDM 100 %
Tsujikawa et al., 2009 [33] 22 Adénocarcinome Haut grade : 9,9 ± 14,8 (5,4-14,8) TEP 100 %
Bas grade : 7,1 ± 3,7 (2,4-12,5)
Picchio et al., 2010 [23] 32 Adénocarcinome 13,6 (2,7-39,5) TEP-TDM 90,6 % (29/32)

TDM : tomodensitométrie.

Les faux positifs sont liés à des causes bénignes de captation du FDG qui doivent être évoquées lors de l’interprétation d’un examen :

  • –. des variations physiologiques. Ainsi, chez les femmes non ménopausées, il existe une variation de l’intensité de captation du FDG en fonction du cycle, avec une augmentation lors des trois premiers jours des phases menstruelle et ovulatoire [7, 8]. Chez la femme ménopausée, le taux de captation est plus faible (tableau 2). L’institution d’une hormonothérapie ne semble pas avoir d’influence sur le niveau de captation utérine ;
  • –. un état local inflammatoire, comme la pose récente d’un stérilet ou la nécrobiose aseptique d’un fibrome utérin, peut être responsable d’une hyperfixation ;
  • –. un certain nombre de lésions bénignes peuvent fixer le FDG, parfois de façon intense : léiomyomes [9], adénomyose, hyperplasie endométriale [10, 11].


Tableau 2 Valeurs moyennes de la SUVmax utérine dans des conditions physiologiques (d’après Lerman et al. [8]).

Femmes non ménopausées Femmes ménopausées (avec ou sans hormonothérapie substitutive)
Menstruation 5 ± 3,2 1,7 ± 0,7 (1,1-2,6)
Phase ovulatoire 3,7 ± 0,9
Phase proliférative 2,6 ± 1,1
Phase sécrétoire 2,5 ± 1,1

Les faux négatifs sont liés au type histologique (adénocarcinomes séreux ou à cellules claires) et aux limites de résolution des machines (taille de la lésion primitive infracentimétrique, surtout si elle est située à proximité de la paroi vésicale).

Plusieurs auteurs ont trouvé une corrélation entre la valeur maximale de la SUV et le grade FIGO (Fédération internationale de gynécologie et obstétrique), la taille tumorale ou l’expression des transporteurs GLUT-1 [12, 13]. Une valeur seuil de 8,7 a, ainsi, été proposée pour classer les patients à risque en fonction de l’agressivité tumorale [13]. Néanmoins, ce chiffre a été choisi a posteriori et doit donc être considéré avec précaution, ce d’autant que les valeurs de SUV peuvent varier d’une machine à une autre (fonction, notamment, du type d’appareillage et des méthodes de reconstruction).

Les sarcomes du corps utérin regroupent léiomyosarcomes, carcinosarcomes et sarcomes endométrioïdes. Ce sont des tumeurs rares (3 à 5 % des tumeurs utérines) et peu de données les concernant sont accessibles dans la littérature.

Il semble que la TEP associée à l’IRM permette d’améliorer les performances de l’IRM seule [14]. Les carcinosarcomes sont des tumeurs souvent très fixantes ; ainsi, Ho et al. ont trouvé une valeur de 10,3 ± 5,5 de la SUV moyenne dans 19 cas de carcinosarcomes [15]. Les autres tumeurs sarcomateuses peuvent être plus difficiles à visualiser, notamment celles de bas grade. Ainsi, la TEP au FDG ne peut pas être utilisée pour le diagnostic différentiel de malignité. Il existe, en effet, un chevauchement entre les deux groupes, certains léiomyomes pouvant parfois capter de façon intense le FDG, et certains léiomyosarcomes ayant un faible taux de captation [10]. Nagamatzu et al. ont proposé de combiner la TEP au dosage des LDH pour le diagnostic de léiomyosarcomes, afin d’augmenter la spécificité diagnostique [16].

Bilan d’extension initial

La détermination du stade est importante à la fois en termes de pronostic et de traitement adjuvant. Le bilan d’extension est normalement réalisé chirurgicalement, avec lymphadénectomie pelvienne et lomboaortique systématique selon les recommandations de la FIGO [1].

La sensibilité de la TEP au FDG pour la détection des métastases ganglionnaires pelviennes ou rétropéritonéales est modérée, globalement de l’ordre de 50 % en comparaison avec le gold standard qu’est l’histologie [17, 18].

Plusieurs auteurs ont démontré une relation directe entre la taille des lésions et la sensibilité de l’examen. Ainsi, Kitajima et al. ont trouvé une sensibilité de 16,7 % pour des ganglions de moins de 4 mm à 93,3 % pour des ganglions supracentimétriques [17]. L’adjonction d’une injection de produit de contraste lors de la TEP-TDM ne permet pas d’améliorer les performances et la sensibilité reste de 12,5 % (2/16) pour la détection des ganglions de moins de 4 mm, s’élevant à 66,7 % (16/27) pour une taille de 5 à 9 mm, et 100 % (5/5) si la taille était supérieure à 10 mm [18]. Signorelli et al. ont montré que la TEP-TDM avait manqué les trois métastases ganglionnaires dont le diamètre était égal ou inférieur à 5 mm, deux des huit ganglions (25 %) entre 6 et 10 mm et aucun ganglion de taille supérieure à 10 mm [19].

Même si la sensibilité de la TEP pour les ganglions rétropéritonéaux est légèrement supérieure à celle de l’IRM (69,2 % versus 46,2 % dans l’étude de Park et al. [20]), la TEP ne permet pas de s’affranchir de la lymphadénectomie [4, 18, 20-22].

En revanche, comme sa spécificité est élevée, proche de 100 % [17, 20], la TEP peut jouer un rôle chez des patientes pour lesquelles la lymphadénectomie n’est pas praticable [20]. Elle peut guider vers un élargissement des champs d’irradiation en cas de fixation du FDG en région lomboaortique.

Pour la détection des lésions extra-utérines autres que les ganglions rétropéritonéaux, plusieurs équipes ont trouvé une sensibilité de la TEP supérieure à celle du couple TDM-IRM [22, 23]. Picchio et al. ont correctement identifié tous les patients présentant des métastases (7/32) alors même que le bilan conventionnel n’en avait identifié que deux sur sept [23]. Park et al. retrouvent une sensibilité de 100 % pour le couple TEP-TDM, avec une spécificité de 93,8 % [20].

La TEP peut permettre d’annuler des chirurgies en raison de l’extension des lésions visualisées (figure 1), ou, à l’inverse, de corriger des faux positifs de l’imagerie conventionnelle et de faire poser l’indication d’une chirurgie à visée curative. Cet impact potentiel dans la prise en charge des patientes a été rapporté pour les adénocarcinome endométrioïdes [23, 24], mais également pour les sarcomes utérins. Ainsi, Ho et al. rapportent un impact positif de la TEP sur la prise en charge initiale pour sept des 19 patientes présentant un carcinosarcome [15].

La TEP au FDG présente un intérêt dans le bilan d’extension initial des patientes ayant un risque élevé de dissémination extra-utérine, un type histologique de mauvais pronostic ou une élévation du CA125.

Dépistage et bilan des récidives

La TEP au FDG peut détecter précocement des lésions, même en l’absence de signe clinique, et confirmer une récidive dans les cas douteux (figures 2 et 3). La TEP améliore la précision diagnostique du bilan et sa sensibilité, seule ou combinée à l’IRM + TDM, est supérieure à la sensibilité de l’imagerie anatomique seule pour la détection globale des lésions (tableau 3) [17, 24-28].

Tableau 3 Performance de la tomographie par émission de positons (TEP) dans le diagnostic de récidive des cancers de l’endomètre.

Effectif Modalité Sensibilité (IC 95 %) Spécificité (IC 95 %) Précision diagnostique (IC 95 %)
Belhocine et al., 2002 [25] 34 TEP 96 % (89-100) 78 % (57-100) 90 % (81-99)
Saga et al., 2003 [26] 21 TEP 100 % 83,3 % 91,7 %
Chao et al., 2006a[24] 49a TEP 87 % (79-94) 97 % (96-99) 96 % (94-97)
TEP + IRM-TDM 91 % (83-96) 99 % (97-99) 97 % (96-99)
Kitajima et al., 2008 [17] 30 TEP 80 % (59,8-100) 80 % (59,8-100) 80 % (67,2-92,8)
TEP-TDM 93,3 % (80,7-100) 93,3 % (80,7-100) 93,3 % (84,4-100)
Chung et al., 2008 [27] 31 TEP-TDM 100 % 94,7 % 96,8 %
Ryu et al., 2010 [28] 127 TEP 100 % 88 % 89,8 %

TDM : tomodensitométrie ; IRM : imagerie par résonance magnétique nucléaire.

a Toutes indications confondues (dont 29 suspicions de récidive).

Dans le cadre de la surveillance, la TEP a permis de retrouver des sites de récidives chez 15 % des patientes ayant un bilan standard normal [28]. La récidive est survenue dans la première année post-traitement pour plus de la moitié des patientes. On note, toutefois, un taux élevé de faux positifs (13/32), principalement observés au niveau de la paroi vaginale, des ganglions inguinaux et des vertèbres. L’étude ayant été réalisée sur une TEP seule, les auteurs pensent qu’une bonne partie de ces fixations auraient correctement été interprétées comme physiologique si l’examen avait été réalisé avec une TEP-TDM couplée.

Si l’acquisition couplée TEP-TDM permet de faciliter la lecture et l’interprétation des images TEP, l’apport par rapport à la TEP seule avec lecture conjointe d’une imagerie anatomique (TDM et/ou IRM) reste, cependant, modérée [17, 29].

Pour Belhocine et al., la TEP a modifié la prise en charge thérapeutique pour neuf des 26 patientes présentant une récidive [25]. Pour six d’entre elles, la chirurgie pelvienne initialement prévue a été annulée en raison de la découverte de sites métastatiques extrapelviens, et les patientes ont été mises sous chimiothérapie ± radiothérapie.

Chung et al. ont trouvé un impact clinique de la TEP-TDM dans la surveillance post-thérapeutique, avec une modification de la prise en charge pour sept des 31 patientes de leur étude [27]. La survie sans progression à deux ans était nettement meilleure chez les patientes ayant un examen négatif (100 % versus 33,7 % ; p = 0,015).

La TEP peut ainsi conduire à un changement de prise en charge des patientes [18, 20, 24, 27].

Des résultats similaires ont été rapportés concernant l’utilisation de la TEP dans les récidives de sarcomes utérins [30, 31].

Le taux de récidive des sarcomes utérins est élevé (30 à 60 %) et de localisation le plus souvent extrapelvienne (près de 80 % des cas [30]). La TEP pourrait ici avoir un intérêt grâce à l’avantage d’une imagerie « corps entier ».

La TEP a révélé des sites suspects de récidive chez cinq des huit patientes étudiées, au niveau du péritoine, du foie, des poumons, des os ou des ganglions rétropéritonéaux. La sensibilité de la TEP était de 5/5 récidive contre 3/5 pour la TDM. Dans l’étude de Sung et al., la sensibilité de la TEP est de 14/16 contre 12/16 pour la TDM. C’est notamment au niveau des sites abdominaux que la TEP a une meilleure sensibilité que la TDM [32], à l’exception toutefois des sites pelviens. Les auteurs expliquent cela par les difficultés d’interprétation de la TEP au niveau de la sphère gynécologique en raison de l’accumulation physiologique possible du FDG dans les uretères ou les intestins. Ils suggèrent que le couplage de la TEP avec la TDM devrait permettre d’améliorer les performances diagnostiques de la TEP au niveau du pelvis.

En cas de doute sur une récidive occulte, la TEP au FDG présente un intérêt, permettant une imagerie « corps entier ». Elle peut aider à la prise en charge en précisant le caractère isolé ou non de la récidive avérée.

Perspectives d’avenir

Étude des récepteurs aux œstrogènes

Le 16α-[18F]-17β-œstradiol (FES) permet une étude fonctionnelle des récepteurs aux œstrogènes. Initialement étudié dans les tumeurs mammaires, toutes les publications sur la FES-TEP dans le cancer de l’endomètre proviennent de la même équipe [11, 33, 34].

Tsujikawa et al. ont comparé la captation du FDG avec celle du FES sur une série de 38 patientes ayant des tumeurs utérines bénignes ou malignes. Ils ont trouvé une relation inverse entre l’expression des récepteurs aux œstrogènes et le métabolisme du glucose. En effet, la fixation de ces deux traceurs semble évoluer de façon opposée ; la captation de FES était plus importante en cas de bénignité, celle de FDG plus élevée en cas de malignité. Les cancers à haut risque (FIGO ≥ IC ou grade histologique ≥ 2) avaient un rapport de captation FDG-FES plus élevé que les tumeurs de faible risque. Ainsi, le rapport des SUV (FDG-FES) fournit un indice de différenciation, alors qu’aucune corrélation n’a pu être mise en évidence pour chacun des deux traceurs pris séparément.

Des études TEP combinant les deux traceurs pourraient donc fournir des informations supplémentaires que le diagnostic différentiel des tumeurs utérines et leur pronostic.

Par ailleurs, les auteurs suggèrent que le FES PET pourrait être utilisé pour évaluer la réponse des cancers endométriaux ER-positifs à l’hormonothérapie.

Tomographie par émission de positons-imagerie par résonance magnétique nucléaire

Nakajo et al. ont comparé la précision diagnostique des images TEP-TDM à la fusion d’images TEP-IRM dans le cadre des cancers gynécologiques [35]. Il semble que la fusion des images TEP avec les séquences IRM T2W1 soient la plus performante en termes de détection et de localisation des lésions malignes gynécologiques.

Un système intégré TEP-IRM présente les avantages potentiels suivants :

  • –. l’amélioration du contraste des tissus mous ;
  • –. la possibilité d’effectuer des acquisition séquentielles simultanées ;
  • –. la possibilité d’adjoindre des séquences d’IRM plus complexes de type IRM de perfusion et de diffusion, spectro-IRM ;
  • –. la diminution de l’irradiation au patient.


Les constructeurs ont travaillé sur des systèmes insérant des détecteurs TEP compatibles avec le champs magnétique de l’IRM (Philips, General Electric), ou une réelle intégration des deux technologies avec une acquisition simultanée vraie (Siemens). Les progrès technologiques et méthodologiques en ce domaine sont quasi-quotidiens

Siemens a annoncé au RSNA 2010 la première machine TEP-IRM « corps entier » à acquisition simultanée.

Conflits d’intérêts: aucun.

Références

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