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Cancer de l’endomètre : on n’y comprend plus rien ?


Bulletin du Cancer. Volume 99, Numéro 1, 3-4, Janvier 2012, Éditorial

DOI : 10.1684/bdc.2011.1517


Auteur(s) : Éric Leblanc, François Narducci, Catherine Uzan, Philippe Morice, .

ARTICLE

bdc.2011.1517

Auteur(s) : Éric Leblanc, François Narducci f-narducci@o-lambret.fr, Catherine Uzan, Philippe Morice

Cette phrase, souvent entendue – surtout dans la bouche des plus anciens – est la conséquence directe des nombreux résultats d’études biologiques et cliniques publiées ces deux à trois dernières années.

Pendant longtemps, le cancer de l’endomètre était réputé pour son bon pronostic et la relative simplicité de sa prise en charge. Ainsi, les formes précoces, de loin les plus fréquentes, étaient systématiquement traitées avec un succès certain par une chirurgie d’exérèse utéro-annexielle simple avec lymphadénectomie pelvienne suivie ou non de radiothérapie. Pour les formes plus avancées, l’irradiation seule et/ou un traitement médical étaient plus systématiquement envisagés.

Les données cliniques et biologiques récentes remettent en question ces certitudes et laissent entrevoir des voies d’amélioration tant dans la quantité de survie des patientes que sa qualité. On s’oriente, ainsi, vers une plus grande personnalisation des traitements.

On sait que le cancer de l’endomètre regroupe des types génético-histopronostiques très différents qui, en plus du stade évolutif FIGO – également révisé récemment – relèvent probablement de prises en charge spécifiques.

Cette individualisation commence par l’interprétation d’une imagerie de qualité qui combine, en fonction de la situation clinique, une imagerie morphologique qui s’est améliorée (apport de nouvelles séquences, de l’IRM 3T) et/ou fonctionnelle (TEP scanner) qui précisent, mieux qu’auparavant, les rapports immédiats de la tumeur avec l’utérus, mais aussi son extension locale et à distance. Ces informations seront essentielles au choix et à la planification des différents traitements proposés (technique, voie d’abord, etc.)

Le traitement chirurgical reste toujours le premier traitement proposé. Il a vu singulièrement diminuer sa morbidité grâce au développement des approches mini-invasives (la laparoscopie et, plus récemment, la robotique) et les indications plus sélectives des gestes de stadifications péritonéales et surtout ganglionnaires, indications qui risquent encore de se modifier dès que la place du ganglion sentinelle dans cette pathologie sera mieux définie. Dans les rares cas où cette néoplasie surviendrait chez la femme en âge de procréer, le traitement conservateur de la fertilité peut être envisagé avec succès, mais en le confinant à des conditions d’indication et de suivi très strictes.

L’approche radiothérapique a également connu récemment de grands progrès dans la réduction de sa morbidité, grâce à de nouvelles modalités d’administration (curiethérapie 3D guidée par l’image, radiothérapie conformationnelle). De même, les résultats des grands essais PORTEC qui ont permis de clarifier ses indications et ses modalités, en fonction du risque de rechute. Enfin, à l’instar des tumeurs du col utérin, la question de la radiochimiothérapie concomitante est en cours d’évaluation pour les formes de plus mauvais pronostic.

Si le contrôle local de la maladie est en nette amélioration, les rechutes à distance restent un défi important pour l’avenir, surtout pour les formes histologiques péjoratives. C’est insister sur l’intérêt des essais sur de nouvelles substances de chimiothérapies et des thérapies ciblées qui, du fait de leur meilleure tolérance, pourraient constituer à l’avenir des armes de choix dans ce contexte clinique.

Mais il faut garder à l’esprit que le cancer de l’endomètre touche de préférence les femmes âgées, souvent porteuses de comorbidités sévères. On ne peut occulter les progrès de la prise en charge périthérapeutique de ces malades. En effet, la prise en compte des recommandations oncogériatriques pour les patientes les plus âgées, la correction de troubles nutritionnels fréquents, et l’utilisation de techniques d’anesthésie-réanimation plus personnalisées, ont repoussé les limites de faisabilité et le succès des traitements curatifs. Bien qu’encore peu évalués prospectivement, ces éléments participent sensiblement à l’amélioration de la survie de ces patientes.

Tous ces aspects sont largement discutés dans ce numéro spécial et clarifient, tout en les mettant en perspective, les nouvelles recommandations nationales sur le sujet.

Certes, le traitement des cancers de l’endomètre s’est sophistiqué ces derniers temps, mais c’est au bénéfice de nos patientes… et parce qu’on le comprend mieux !

Conflits d’intérêts: aucun.


 

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