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Gestion des effets secondaires des thérapies ciblées dans le cancer du rein : complications de la chirurgie |
Bulletin du Cancer. Volume 98, Numéro 10, 61-7, Supplément Octobre 2011, Synthèse
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Texte intégral
Summary
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Auteur(s) : Christine Chevreau, Arnaud Méjean, Marc Pocard |
Résumé : La principale complication chirurgicale redoutée chez un patient sous thérapie ciblée anti-angiogénique est la perforation digestive. Il faut donc être vigilant sur les situations « potentiellement à risque » de perforations : diverticulite, carcinose, abcès intra-abdominal, antécédent de radiothérapie externe, coloscopie dans les quatre semaines précédent le traitement, maladie inflammatoire et ulcération muqueuse gastro-intestinale, stent colique, AINS. Il est indispensable de faire un diagnostic précoce, pour une prise en charge qui doit être si possible, conservatrice, avec aspiration nasogastrique sans chirurgie. Le traitement chirurgical n’est proposé que si aggravation ou si échec du traitement médical. Les délais entre une chirurgie et l’initiation d’un traitement anti-angiogénique sont variables en fonction des médicaments. Avec le bevacizumab : chirurgie lourde : quatre semaines \; six semaines si patient porteur de comorbidités. Petite chirurgie (ex : extraction dentaire) : attendre la cicatrisation de la plaie. Après la mise en place d’un PAC, le bevacizumab pourra être si nécessaire administré dès le lendemain de la pose. Avec les ITK : il est recommandé d’attendre la cicatrisation en cas de chirurgie majeure. Aucune recommandation spécifique avec les inhibiteurs de mTOR. Les délais entre l’arrêt d’un traitement anti-angiogénique et la programmation d’une chirurgie sont aussi variables en fonction des médicaments. Avec le bevacizumab : six à huit semaines pour une chirurgie programmée. En cas de chirurgie d’urgence, le chirurgien aura conscience d’un risque accru de complications postopératoires. Avec les ITK, deux jours pour le sorafenib, et quatre jours pour le sunitinib. Aucune autre recommandation spécifique avec les inhibiteurs de mTOR. |
Mots-clés : perforation digestive, chirurgie lourde, cicatrisation |
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