Accueil > Revues > Médecine > Bulletin du cancer > Texte intégral de l'article
 
      Recherche avancée    Panier    English version 
 
Nouveautés
Catalogue/Recherche
Collections
Toutes les revues
Médecine
Bulletin du Cancer
- Numéro en cours
- Archives
- S'abonner
- Commander un       numéro
- Plus d'infos
Biologie et recherche
Santé publique
Agronomie et Biotech.
Mon compte
Mot de passe oublié ?
Activer mon compte
S'abonner
Licences IP
- Mode d'emploi
- Demande de devis
- Contrat de licence
Commander un numéro
Articles à la carte
Newsletters
Publier chez JLE
Revues
Ouvrages
Espace annonceurs
Droits étrangers
Diffuseurs



 

Texte intégral de l'article
 
  Version imprimable
  Version PDF

L'angiogenèse tumorale : progrès récents et défis persistants


Bulletin du Cancer. Volume 97, Numéro 11, 1305-10, novembre 2010, Synthèse

DOI : 10.1684/bdc.2010.1208

Résumé   Summary  

Auteur(s) : J-J Feige , Unité Inserm 878, iRTSV-LAPV, CEA-Grenoble, 17, rue des Martyrs, F-38054, Grenoble Cedex 09, France.

Résumé : Les thérapies antiangiogènes des cancers solides visent à détruire spécifiquement la vascularisation tumorale afin d’« asphyxier » les tumeurs. Elles représentent, depuis quelques années, un nouvel outil thérapeutique qui a permis d'allonger significativement la survie des patients atteints de cancers coliques, mammaires, rénaux et pulmonaires. Cependant, ces thérapies se heurtent à des phénomènes de résistance qui limitent encore leur efficacité. Dans cette revue, je décris les mécanismes moléculaires et cellulaires de l'angiogenèse en insistant sur le rôle central joué par l'hypoxie, le facteur de croissance endothéliale VEGF et les cellules endothéliales situées à l'extrémité des néovaisseaux (tip-cells). Je présente les acteurs de la phase d'activation et de la phase de maturation de l'endothélium et leurs mécanismes d'action respectifs. Dans une seconde partie, l'efficacité et les limites des antiangiogéniques actuellement sur le marché sont décrites, en illustrant plus particulièrement l'élucidation des premiers mécanismes moléculaires de résistance tumorale à l'action des antiangiogéniques.

Mots-clés : angiogenèse tumorale, VEGF, récepteurs du VEGF, cellules endothéliales, médicaments antiangiogènes, résistance tumorale, voie Notch, Dll4

Illustrations

ARTICLE

Auteur(s) : J-J Feige

Unité Inserm 878, iRTSV-LAPV, CEA-Grenoble, 17, rue des Martyrs, F-38054, Grenoble Cedex 09, France

Introduction

Bien que le terme « angiogenèse » ait été proposé pour la première fois par Hertig, en 1935, pour décrire la croissance explosive de vaisseaux sanguins dans le placenta de la guenon, il est communément admis que c'est le chirurgien américain Folkman qui a défini les bases conceptuelles de l'angiogenèse tumorale dans l'ère de la biologie moderne [1]. En particulier, dès 1971, Folkman a été le premier à postuler la possibilité de combattre le cancer par une stratégie thérapeutique visant spécifiquement les vaisseaux sanguins tumoraux, une idée qui se concrétisera une trentaine d'années plus tard par la mise sur le marché des premiers médicaments antiangiogéniques. L'expérience princeps qui a permis d'élaborer ce concept d'angiogenèse tumorale date des années 1970 et a consisté à greffer des fragments de tumeurs humaines sur la cornée avasculaire de souris ou de lapins [2, 3]. Pendant les dix premiers jours, on peut observer une croissance de capillaires sanguins depuis le limbe en direction de l'implant tumoral, indiquant clairement que la tumeur produit des facteurs angiogéniques diffusibles. La taille de la tumeur reste inchangée pendant cette période de croissance microvasculaire. En revanche, au-delà de dix jours, lorsque les vaisseaux ont établi un contact physique avec la tumeur, celle-ci grossit indiquant clairement, là aussi, que la néoangiogenèse tumorale est requise pour la croissance d'une tumeur au-delà de quelques millimètres cube (figure 1). Au cours des années 1980, de nombreuses équipes de recherche ont tenté de purifier et d'élucider la séquence protéique de différents facteurs angiogènes (FGFs : fibroblast growth factors, TGFs : transforming growth factors, etc.), et ces recherches ont culminé avec la découverte, en 1989, du facteur de croissance de l'endothélium vasculaire, VEGF (vascular endothelial growth factor) [4]. Dans les années 1990, l'invalidation chez la souris des gènes du VEGF et de ceux de ses récepteurs a permis d'établir l'importance prépondérante de ce facteur dans l'angiogenèse du développement embryonnaire dans la mesure où la perte d'un seul allèle du VEGF a fait apparaître une létalité embryonnaire précoce avec des anomalies importantes de la vascularisation du sac vitellin et de l'embryon [5, 6]. Enfin, les années 2000 ont été celles des applications thérapeutiques de ces découvertes avec la mise sur le marché américain, en 2004, et européen, en 2005, du bevacizumab, un anticorps monoclonal anti-VEGF humanisé, prescrit pour le traitement du cancer du côlon métastatique [7]. Le champ d'application du bevacizumab a ensuite été étendu aux cancers du sein métastatiques, du poumon non à petites cellules et du rein, suite à des essais cliniques apportant la preuve d'une prolongation de la survie des patients traités.

Encouragées par ces succès, les recherches sur l'angiogenèse se sont poursuivies dans de multiples directions avec l'espoir de définir de nouvelles cibles thérapeutiques mais aussi d'optimiser l'efficacité et le suivi d'efficacité des antiangiogéniques actuellement utilisés. En effet, il est étonnant de constater que, plus de cinq ans après la mise sur le marché du bevacizumab, son mode d'action précis fasse toujours l'objet de débats controversés et que les cliniciens soient toujours en manque de bons marqueurs de suivi thérapeutique. Cette revue a pour objet de faire le point sur ces questions et de décrire quelques-unes des nouvelles cibles thérapeutiques actuellement à l'étude dans les laboratoires.

Angiogenèse : un processus multicellulaire et multiétape

Bien que les mécanismes de l'angiogenèse tumorale mettent en jeu les mêmes systèmes de signalisation cellulaire que ceux de l'angiogenèse physiologique, les résultats, en termes de qualité de vaisseaux sanguins produits, sont cependant très différents. Les vaisseaux tumoraux sont beaucoup plus tortueux et de calibre plus irrégulier que les vaisseaux physiologiques, et leurs propriétés hydrodynamiques sont mauvaises. Cela est le reflet d'une mauvaise couverture péricytaire des capillaires tumoraux et d'une prolifération endothéliale anarchique. La formation d'un nouveau capillaire sanguin à partir d'un vaisseau existant est initiée par un gradient de facteur angiogène diffusible, tel que le VEGF sécrété en abondance par les cellules tumorales, et peut être divisée en deux étapes : une phase d'activation et une phase de maturation. L'hypoxie étant un puissant inducteur de l'expression du VEGF (stimulant à la fois sa transcription et la stabilité de son ARNm), il est admis qu'au-delà de quelques millimètres cube, une masse tumorale devient hypoxique en son centre et commence à produire du VEGF, favorisant ainsi l'émergence d'une néovascularisation indispensable à sa croissance [8]. Le VEGF est un facteur de croissance des cellules endothéliales agissant via des récepteurs transmembranaires à activité tyrosine-kinase. La famille du VEGF comprend cinq protéines homologues parmi lesquelles le VEGF-C et le VEGF-D qui présentent une certaine spécificité d'action pour l'endothélium lymphatique, alors que le VEGF-A, le VEGF-B et le PlGF (placental growth factor) agissent préférentiellement sur l'endothélium sanguin [9]. D'autres facteurs de croissance tels que l'angiopoïétine-2 (via son récepteur TIE-2) contribuent à cette phase d'activation de l'angiogenèse. Il est intéressant de remarquer que lorsqu'un vaisseau sanguin est soumis à un stimulus angiogénique, toutes les cellules endothéliales ne se mettent pas simultanément en mouvement pour migrer en direction de la source de facteur angiogène. On observe une réponse très hiérarchisée avec une cellule pionnière (tip-cell) qui migre dans la matrice extracellulaire entourant le vaisseau, émet des filopodes pour « palper » l'environnement, s'accrocher aux protéines matricielles et se tracter dans le stroma (figure 2). La cellule située en deuxième position dans le bourgeon endothélial, appelée cellule tige (stalk-cell), ne forme pas de filopode, mais se divise en réponse au VEGF, permettant ainsi l'allongement progressif de ce bourgeon [10, 11]. Cette spécification cellulaire est contrôlée par le système Notch/Dll4 (figure 3). La cellule pionnière surexprime Dll4 en réponse au VEGF. En se liant aux récepteurs Notch de la cellule tige à son contact, Dll4 réprime l'expression du récepteur 2 du VEGF (VEGF-R2), diminuant ainsi la réponse de type migratoire. La cellule tige s'engage alors dans une réponse mitogène. Le système Notch-Dll4 agit ainsi comme un régulateur très fin de ramification vasculaire [11]. Lorsque deux bourgeons vasculaires se rencontrent, ils établissent une jonction par des mécanismes, encore peu connus, qui conduisent in fine à la formation d'une nouvelle anastomose microvasculaire. La formation d'une lumière vasculaire fait appel à la fusion de vacuoles intracellulaires puis intercellulaires [10].

Une deuxième étape de l'angiogenèse, tout aussi importante que la première, s'engage alors pour stabiliser le néovaisseau (figure 2). Cette phase de maturation a pour objet de reconstituer une membrane basale autour de ce nouveau capillaire et de lui assurer une couverture péricytaire qui permettra, in fine, aux cellules endothéliales de survivre plusieurs mois dans un état de quiescence, en absence de VEGF environnant. Cette phase de maturation est altérée dans les vaisseaux tumoraux où on observe, par exemple, une apposition très imparfaite des péricytes sur les capillaires [12]. Les acteurs majeurs de cette phase de maturation sont PDGF (platelet-derived growth factor), TGFβ, angiopoïétine-1 et le dernier caractérisé, BMP9 (bone morphogenetic protein 9) [13, 14]. Une étape initiale importante de la phase de maturation est le recrutement de cellules murales (péricytes au contact direct des cellules endothéliales des capillaires et cellules musculaires lisses au contact de la membrane basale des plus gros vaisseaux). Ces cellules se différencient à partir de progéniteurs mésenchymateux qui expriment fortement le récepteur β du PDGF. Le PDGF-B produit par les cellules endothéliales induit la différenciation de ces progéniteurs en cellules murales, leur prolifération, leur migration et leur incorporation dans les néovaisseaux. Le récepteur du PDGF semble agir de concert avec une famille de récepteurs couplés aux protéines G, les récepteurs de la sphingosine-1-phosphate (un sphingolipide sécrété par les cellules endothéliales) [10]. La différenciation des progéniteurs mésenchymateux en cellules murales est également stimulée par le TGFβ via son récepteur ALK5 (activin receptor-like kinase 5) et la voie de signalisation SMAD2/3. ALK5 est exprimé de façon plus importante dans les cellules musculaires lisses que dans les cellules endothéliales. En revanche, le récepteur ALK1 (activin receptor-like kinase 1), un autre membre de cette famille de récepteurs de la famille du TGFβ, est exprimé préférentiellement dans les cellules endothéliales. ALK1 induit un signal de quiescence vasculaire via son ligand BMP9 récemment identifié par notre laboratoire [15]. BMP9 est présent à des concentrations de quelques nanogrammes par millilitre dans le plasma humain et participe au maintien d'un endothélium quiescent [13]. Son expression au cours de l'angiogenèse tumorale est encore mal connue. L'angiopoïétine-1, produite par les cellules murales, agit aussi comme un facteur de quiescence vasculaire en se liant à son récepteur TIE-2 présent à la surface des cellules endothéliales. Au cours de l'angiogenèse tumorale, l'angiopoïétine-2 est produite par les cellules tumorales et agit comme un antagoniste de l'angiopoïétine-1, favorisant ainsi l'initiation du processus (phase d'activation).

Il est donc clair que le processus complexe de néoangiogenèse met en jeu tout un éventail de facteurs régulateurs aux fonctions fines et précises et que ce processus ne peut pas se résumer, malgré son rôle central, à l'action du seul VEGF. Ces autres facteurs définissent des cibles thérapeutiques intéressantes qui font actuellement l'objet de développements pharmacologiques [11].

Thérapies antiangiogènes : réussites et limitations

Parmi les différentes stratégies antiangiogéniques évaluées dans les laboratoires de recherche académiques et industriels au cours des 20 dernières années, seulement deux ont été couronnées de succès par la mise sur le marché pharmaceutique mondial de médicaments anticancéreux. Le premier d'entre eux est le bevacizumab (Avastin™, développé par les laboratoires Genentech/Roche) qui est un anticorps monoclonal anti-VEGF humanisé. Cet anticorps comprend 3 % de séquence d'origine murine (le site de reconnaissance du VEGF) et 97 % de séquence humaine. Plusieurs études de phase III ont établi que son administration en combinaison avec des agents chimiothérapeutiques classiques permet d'augmenter de plusieurs mois la survie ou la survie sans progression des patients atteints de cancer colorectal métastatique [16], de cancer du sein métastatique [17], de cancer du poumon non à petites cellules [18], de cancer du rein [19] et, plus récemment, de glioblastomes [20]. Il faut noter que les essais d'administration de bevacizumab seul ont été arrêtés assez tôt dans leur développement, du fait d'une efficacité inférieure aux chimiothérapies conventionnelles [21]. Cette donnée, combinée à des observations d'imagerie vasculaire des patients traités, a amené Jain à proposer que le bevacizumab agisse en « normalisant » les vaisseaux tumoraux, c'est-à-dire en rétablissant un bon débit sanguin, permettant ainsi une meilleure efficacité des chimiothérapies [22]. Même si un effet transitoire de normalisation a bien été observé dans de nombreuses études, cette notion est très controversée et n'explique pas de façon aussi simple le mode d'action du bevacizumab. D'autres études ont montré que les anti-VEGF permettaient également de sensibiliser les cellules endothéliales tumorales à l'action cytotoxique directe des chimiothérapies sur ce compartiment vasculaire, d'avoir une action cytostatique directe sur les cellules tumorales qui expriment les récepteurs du VEGF (cancers mammaires par exemple), d'inhiber la mobilisation de progéniteurs endothéliaux circulant dans la vascularisation tumorale et de favoriser le recrutement et la différenciation des cellules dendritiques sur les sites tumoraux [23].

La seconde classe d'antiangiogéniques à avoir atteint le marché est constituée des inhibiteurs à spectre plus ou moins large de l'activité tyrosine-kinase des récepteurs du VEGF. La plupart sont des inhibiteurs compétitifs de l'ATP et présentent une forte affinité pour des membres additionnels de la famille des tyrosines-kinases tels que les récepteurs du PDGF, le récepteur de l'EGF (epidermal growth factor), RAF, c-KIT ou RET [24]. Cette action multicible sur plusieurs voies de signalisation mitogène semble un avantage thérapeutique conduisant à l'inhibition non seulement de l'angiogenèse, mais également de la prolifération tumorale. Le sunitinib et le sorafenib sont tous les deux sur le marché pour le traitement du cancer du rein en monothérapie. Le sunitinib est également prescrit pour le traitement des tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST). Le sorafenib, qui a la propriété particulière d'inhiber également la voie des MAP-kinases, est également indiqué pour le traitement du carcinome hépatocellulaire.

Bien que ciblant une cellule non transformée, la cellule endothéliale des vaisseaux tumoraux, les thérapies antiangiogènes font apparaître des résistances. Que ce soit en réponse aux anticorps (bevacizumab) ou aux inhibiteurs de kinases, les tumeurs mettent en place des voies alternatives de signalisation angiogène distinctes de celle du VEGF. Deux travaux récents du groupe de Ferrara impliquent ainsi le recrutement dans la tumeur de cellules myéloïdes CD11b+, Gr1+ qui expriment le facteur angiogène Bv8/prokinéticine 2 [25] et la production de VEGF-C par les fibroblastes du stroma tumoral [26]. La compréhension de ces mécanismes d'échappement souligne la nécessité de poursuivre l'effort de recherche vers la mise au point d'inhibiteurs de troisième et quatrième génération qui pourront être utilisés séquentiellement au fur et à mesure de l'apparition des résistances, comme c'est déjà le cas pour l'imatinib et le sunitinib dans le traitement des GIST [27].Conflits d'intérêts : Jean-Jacques Feige est membre du jury des Bourses de recherche en angiogenèse de la société Roche Pharma.

Références

1 Folkman J. Tumor angiogenesis: therapeutic implications. N Engl J Med 1971 ; 285 : 1182-6.

2 Gimbrone Jr MA, Cotran RS, Leapman SB, Folkman J. Tumor growth and neovascularization: an experimental model using the rabbit cornea. J Natl Cancer Inst 1974 ; 52 : 413-27.

3 Muthukkaruppan V, Auerbach R. Angiogenesis in the mouse cornea. Science 1979 ; 205 : 1416-8.

4 Ferrara N. VEGF and the quest for tumor angiogenesis factors. Nat Rev Cancer 2002 ; 2 : 795-803.

5 Carmeliet P, Ferreira V, Breier G, Pollefeyt S, Kieckens L, Gertsenstein M, et al. Abnormal blood vessel development and lethality in embryos lacking a single VEGF allele. Nature 1996 ; 380 : 435-9.

6 Ferrara N, Carver-Moore K, Chen H, Dowd M, Lu L, O'Shea KS, et al. Heterozygous embryonic lethality induced by targeted inactivation of the VEGF gene. Nature 1996 ; 380 : 439-42.

7 Ferrara N, Hillan KJ, Gerber HP, Novotny W. Discovery and development of bevacizumab, an anti-VEGF antibody for treating cancer. Nat Rev Drug Discov 2004 ; 3 : 391-400.

8 Brahimi-Horn C, Berra E, Pouyssegur J. Hypoxia: the tumor's gateway to progression along the angiogenic pathway. Trends Cell Biology 2001 ; 11 : S32-SS6.

9 Feige JJ. Les facteurs de croissance de l'endothelium vasculaire et leurs récepteurs. In : Robert J, ed. L'Angiogenèse. AMGEN Oncologie-John Libbey Eurotext, 2009.

10 Adams RH, Alitalo K. Molecular regulation of angiogenesis and lymphangiogenesis. Nat Rev Mol Cell Biol 2007 ; 8 : 464-78.

11 Carmeliet P, De Smet F, Loges S, Mazzone M. Branching morphogenesis and antiangiogenesis candidates: tip cells lead the way. Nat Rev Clin Oncol 2009 ; 6 : 315-26.

12 McDonald DM, Choyke PL. Imaging of angiogenesis: from microscope to clinic. Nat Med 2003 ; 9 : 713-25.

13 David L, Mallet C, Keramidas M, Lamande N, Gasc JM, Dupuis-Girod S, et al. Bone morphogenetic protein-9 is a circulating vascular quiescence factor. Circ Res 2008 ; 102 : 914-22.

14 Gaengel K, Genove G, Armulik A, Betsholtz C. Endothelial-mural cell signaling in vascular development and angiogenesis. Arterioscler Thromb Vasc Biol 2009 ; 29 : 630-8.

15 David L, Mallet C, Mazerbourg S, Feige JJ, Bailly S. Identification of BMP9 and BMP10 as functional activators of the orphan activin receptor-like kinase 1 (ALK1) in endothelial cells. Blood 2007 ; 109 : 1953-61.

16 Hurwitz H, Fehrenbacher L, Novotny W, Cartwright T, Hainsworth J, Heim W, et al. Bevacizumab plus irinotecan, fluorouracil, and leucovorin for metastatic colorectal cancer. N Engl J Med 2004 ; 350 : 2335-42.

17 Miller K, Wang M, Gralow J, Dickler M, Cobleigh M, Perez EA, et al. Paclitaxel plus bevacizumab versus paclitaxel alone for metastatic breast cancer. N Engl J Med 2007 ; 357 : 2666-76.

18 Reck M, von Pawel J, Zatloukal P, Ramlau R, Gorbounova V, Hirsh V, et al. Phase III trial of cisplatin plus gemcitabine with either placebo or bevacizumab as first-line therapy for nonsquamous non-small-cell lung cancer: AVAil. J Clin Oncol 2009 ; 27 : 1227-34.

19 Escudier B, Pluzanska A, Koralewski P, Ravaud A, Bracarda S, Szczylik C, et al. Bevacizumab plus interferon alfa-2a for treatment of metastatic renal cell carcinoma: a randomised, double blind phase III trial. Lancet 2007 ; 370 : 2103-11.

20 Friedman HS, Prados MD, Wen PY, Mikkelsen T, Schiff D, Abrey LE, et al. Bevacizumab alone and in combination with irinotecan in recurrent glioblastoma. J Clin Oncol 2009 ; 27 : 4733-40.

21 Jain RK, Duda DG, Clark JW, Loeffler JS. Lessons from phase III clinical trials on anti-VEGF therapy for cancer. Nat Clin Pract Oncol 2006 ; 3 : 24-40.

22 Jain RK. Normalization of tumor vasculature: an emerging concept in antiangiogenic therapy. Science 2005 ; 307 : 58-62.

23 Ellis LM, Hicklin DJ. VEGF-targeted therapy: mechanisms of anti-tumor activity. Nat Rev Cancer 2008 ; 8 : 579-91.

24 Ivy SP, Wick JY, Kaufman BM. An overview of small-molecule inhibitors of VEGFR signaling. Nat Rev Clin Oncol 2009 ; 6 : 569-79.

25 Shojaei F, Singh M, Thompson JD, Ferrara N. Role of Bv8 in neutrophil-dependent angiogenesis in a transgenic model of cancer progression. Proc Natl Acad Sci USA 2008 ; 105 : 2640-5.

26 Crawford Y, Kasman I, Yu L, Zhong C, Wu X, Modrusan Z, et al. PDGF-C mediates the angiogenic and tumorigenic properties of fibroblasts associated with tumors refractory to anti-VEGF treatment. Cancer Cell 2009 ; 15 : 21-34.

27 Gramza AW, Corless CL, Heinrich MC. Resistance to tyrosine kinase inhibitors in gastrointestinal stromal tumors. Clin Cancer Res 2009 ; 15 : 7510-8.


 

Qui sommes-nous ? - Contactez-nous - Conditions d'utilisation - Paiement sécurisé
Actualités - Les congrès
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - Tous droits réservés
[ Informations légales - Powered by Dolomède ]