Accueil > Revues > Médecine > Bulletin du cancer > Texte intégral de l'article
 
      Recherche avancée    Panier    English version 
 
Nouveautés
Catalogue/Recherche
Collections
Toutes les revues
Médecine
Bulletin du Cancer
- Numéro en cours
- Archives
- S'abonner
- Commander un       numéro
- Plus d'infos
Biologie et recherche
Santé publique
Agronomie et Biotech.
Mon compte
Mot de passe oublié ?
Activer mon compte
S'abonner
Licences IP
- Mode d'emploi
- Demande de devis
- Contrat de licence
Commander un numéro
Articles à la carte
Newsletters
Publier chez JLE
Revues
Ouvrages
Espace annonceurs
Droits étrangers
Diffuseurs



 

Texte intégral de l'article
 
  Version imprimable
  Version PDF

Apports de l’évaluation économique et de l’analyse d’impact budgétaire pour la décision publique en santé : l’exemple du cancer du sein


Bulletin du Cancer. Volume 97, Numéro 3, 397-402, mars 2010, Synthèse

DOI : 10.1684/bdc.2010.1050

Résumé   Summary  

Auteur(s) : L Perrier, T Philip , Université de Lyon ; Centre régional de lutte contre le cancer Léon-Bérard, Département cancer et environnement, GATE-UMR 5824-CNRS axe économie de la santé, 28, rue Laënnec, 69008 Lyon, France, Université de Lyon, Centre régionale de lutte contre le cancer Léon-Bérard, Département environnement, 28, rue Laënnec, 69008 Lyon, France.

Résumé : L’objectif de cet article consiste à attirer l’attention du lecteur sur le problème de la diffusion des innovations coûteuses, en particulier dans le domaine de la cancérologie, dans un contexte de rareté des ressources. La description de cinq agrégats économiques relatifs à la santé, plus le produit intérieur brut, permet de capter le poids de ce secteur dans la production nationale mais aussi son coût pour la collectivité. Un zoom sur la cancérologie montre que, pour l’année 2004, le coût du cancer en France, toutes localisations confondues, s’élève à 10,9 milliards d’euros et que le coût sociétal atteint 32 milliards d’euros, soit 2 % du produit intérieur brut. Le coût du cancer du sein, qui représente 36 % des cancers féminins, s’élève à 1,5 milliard d’euros pour la prise en charge et 3,5 milliards d’euros d’un point de vue sociétal, soit 0,2 % du produit intérieur brut. Face à ces coûts importants et, pour certains, en hausse rapide (+ 19,2 % en 2006 et +18,5 % en 2007 pour les dépenses en médicaments inscrits sur la liste des spécialités pharmaceutiques prises en charge en sus des prestations de l’hospitalisation) mais aussi face à la rareté des ressources, le problème de la diffusion des innovations coûteuses n’est pas résolu. Cet article, en s’appuyant sur des exemples concrets dans le traitement du cancer du sein, éclaire le lecteur sur l’apport de l’évaluation économique, puis de l’analyse d’impact budgétaire en termes de décision publique. L’évaluation économique, en particulier l’analyse coût-utilité, permet, en associant les coûts et les conséquences (le résultat générique est habituellement exprimé en années de vie pondérées par la qualité de vie), de hiérarchiser les stratégies diagnostiques et/ou thérapeutiques et de les positionner par rapport à une règle d’acceptabilité. L’analyse d’impact budgétaire permet, quant à elle en dehors de toute considération d’efficacité, de positionner les besoins de financement inhérents à l’adoption d’une innovation coûteuse aux capacités de financement d’une institution.

Mots-clés : analyse d’impact budgétaire, cancer du sein, coût, évaluation économique, QALY

Illustrations

ARTICLE

Auteur(s) : L Perrier1, T Philip2

1Université de Lyon ; Centre régional de lutte contre le cancer Léon-Bérard, Département cancer et environnement, GATE-UMR 5824-CNRS axe économie de la santé, 28, rue Laënnec, 69008 Lyon, France
2Université de Lyon, Centre régionale de lutte contre le cancer Léon-Bérard, Département environnement, 28, rue Laënnec, 69008 Lyon, France

Article reçu le 30 Septembre 2009, accepté le 8 Janvier 2010

Introduction

L’innovation en médecine étant généralement à coût marginal croissant dans un contexte de rareté des ressources, il est nécessaire de prendre en compte la dimension économique du cancer et, de façon plus spécifique ici, du cancer du sein ; et ce d’autant plus, qu’en France par exemple, l’incidence des cancers du sein invasifs a cru globalement de 1 à 3 % par an depuis 30 ans. Cette progression, qui touche toutes les classes d’âge, est encore plus importante pour les cancers in situ du fait de la généralisation du dépistage. En 2005, le cancer du sein représentait 35,7 % des cancers féminins et 20 % de la mortalité par cancer [1]. La mortalité régresse depuis les années 2000 du fait du dépistage et des progrès des thérapies adjuvantes. Ainsi, après avoir présenté l’évolution des principaux agrégats de santé, l’article décrit les coûts du cancer, puis du cancer du sein, dans le budget de la nation sur la base notamment des travaux de l’Institut national du cancer [2]. Un large développement est ensuite réservé à l’apport de l’évaluation économique en santé, notamment de type coût-utilité, avec la notion de seuil d’acceptabilité des traitements innovants. L’exemple de l’Herceptin® dans le traitement du cancer du sein est, de ce point de vue, particulièrement intéressant. L’apport de l’analyse d’impact budgétaire, complémentaire à l’évaluation économique est abordé dans une dernière section, en s’appuyant sur la stratégie innovante « MammaPrint® », dans le traitement du cancer du sein.

Budget de la nation, dépenses de santé et évolution des principaux agrégats

En 2007, la France, avec 11 % de son produit intérieur brut (PIB) consacré à la santé1, occupe la deuxième place des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), loin derrière les États-Unis (16 %) et à un niveau proche de la Suisse (10,5 %) et de l’Allemagne (10,4 %) [3]. En 2008, la dépense courante de santé est de 215 milliards d’euros (+ 3,9 % par rapport à 2007). La consommation de soins et de biens médicaux atteint 170,5 milliards d’euros. Les soins hospitaliers publics et privés absorbent 44 % de la consommation de soins et de biens médicaux (75,2 milliards d’euros), les soins ambulatoires 27 % (46,8 milliards d’euros), les médicaments 21 % (34,9 milliards d’euros), les transports de malades 2 % (3,4 milliards d’euros), les autres biens médicaux 6 % (10,2 milliards d’euros). Le financement de la consommation de soins et de biens médicaux est assuré à 75,5 % par la Sécurité sociale (77,1 % en 2000), 13,7 % par les organismes complémentaires (12,2 % en 2000), 9,4 % par les ménages (9,0 % en 2000) et 1,3 % par la CMU-C et l’Aide médicale de l’État (1,2 % en 2000) [2].

Les dépenses des administrations publiques, y compris l’État, atteignent 919,7 milliards d’euros (794,1 milliards d’euros [hors santé]) en 2005 [3]. Les dépenses de santé des administrations publiques (125,6 milliards d’euros) sont financées à 96 % par les administrations de Sécurité sociale.

Coût du cancer dans le budget de la nation

Le coût de prise en charge du cancer, toutes localisations confondues, a été estimé à 10,9 milliards d’euros, à partir de l’exploitation de la base du Programme de médicalisation du système d’information (PMSI) 2004 [4]. Cette analyse s’inscrit dans la continuité d’un travail pionnier effectué sur la base PMSI 1999, utilisée comme un « traceur » de l’activité hospitalière et de ses coûts [5-7]. Comme le montre la figure 1, les cancers de l’appareil digestif représentent 19,4 % du coût de prise en charge du cancer, suivis du cancer du sein (13,4 %), de l’hématologie (12,8 %) et des cancers de l’appareil respiratoire (figure 1). Le coût de prise en charge du cancer représente en outre 1,4 % des 794,1 milliards dépensés par les administrations publiques (hors santé). Comme le montre la figure 2, si l’on ajoute, aux 10,9 milliards d’euros de prise en charge, le milliard d’euros consacré à la prévention, au dépistage et à la recherche publique sur le cancer, ainsi que les 20 milliards de pertes de production relatives notamment aux arrêts de travail, le coût du cancer du point de vue sociétal est estimé pour l’année 2004 à 31,9 milliards d’euros, soit 2 % du PIB (1 657,6 milliards d’euros) (figure 2).

À partir de l’exploitation de la base PMSI 2004, le coût de prise en charge du cancer du sein a été estimé à 1,5 milliard d’euros. Le financement des établissements de santé représente 54 % de ce coût2 et les soins de ville 46 % [3]. Comme le montre la figure 3, pour obtenir le coût du cancer du sein pour la société, il convient d’ajouter à ces 1,5 milliard d’euros, 0,1 milliard d’euros consacré à la prévention, au dépistage et à la recherche publique3 et 2 milliards d’euros de pertes de production, soit un total de 3,5 milliards d’euros (figure 3). Le coût de prise en charge du cancer du sein représente 0,2 % des 794,1 milliards dépensés par les administrations publiques (hors santé) et le coût du cancer du sein pour la société 0,2 % du PIB.

Efficacité, coût des innovations et contraintes financières croissantes : l’apport de l’évaluation économique

L’analyse économique a deux caractéristiques : d’une part, elle porte sur les coûts et sur les conséquences et constitue, en reliant ces deux variables, une aide à la décision ; d’autre part, elle étudie les choix des acteurs confrontés à la rareté des ressources. Ces choix sont réalisés sur la base de nombreux critères. L’évaluation économique cherche à identifier et à expliciter un ensemble de critères qui aide à faire des choix entre les différentes utilisations possibles des ressources rares [8]. Ainsi, dans le cadre d’une évaluation économique de type coût-efficacité, les coûts des stratégies étudiées (innovante versus standard) sont rapportés à leurs efficacités respectives (survie, par exemple). Un ratio coût-efficacité différentiel est alors calculé. Si l’hypothèse testée par le volet clinique est confirmée (le recours à la stratégie innovante augmente la survie) alors :
  • soit le coût de la stratégie innovante est inférieur à celui de la stratégie standard et la stratégie innovante est dominante ;
  • soit le coût de la stratégie innovante est supérieur à celui de la stratégie standard et la stratégie innovante devra être positionnée par rapport à une droite d’acceptabilité qui représente la disposition de la société à financer le coût supplémentaire de cette stratégie eu égard à son efficacité.

L’analyse de l’utilité est considérée comme une technique intéressante, puisqu’elle tient compte des ajustements par la qualité de vie. Le résultat générique, habituellement exprimé en années de vie pondérées par la qualité de vie (Quality Adjusted Life Years — QALYs), est mesuré en ajustant la durée de vie affectée par le résultat de santé, à l’aide des valeurs d’utilité des états correspondants. Les résultats des analyses coût-utilité sont généralement exprimés en coût par année de vie gagnée en bonne santé, c’est-à-dire en coût par QALY gagné. En Angleterre, le National Institute for Clinical Excellence (NICE) retient habituellement comme seuil d’acceptabilité d’une stratégie un coût inférieur 30 000 £ par QALY4 [9]. Dans l’analyse coût-utilité conduite par Takeda et al. dans le traitement du cancer métastatique du sein, le coût de la stratégie Gemcitabine® plus Paclitaxel® est de 29 669 € contre 18 834 € pour stratégie Paclitaxel® seul, soit un coût différentiel de 10 835 € [10]. Le nombre de QALY est, quant à lui, respectivement de 1,00 et de 0,83, soit une efficacité différentielle de 0,17 QALY. Le coût par QALY atteint donc 67 718 €, valeur largement supérieure au seuil d’acceptabilité retenu par le NICE [11]. Une seconde évaluation économique porte sur la stratégie trastuzumab (Herceptin®) dans le traitement du cancer du sein. Pour les cancers localisés du sein, le coût différentiel du traitement avec versus sans Herceptin® s’élève à 30 794 €. La différence en termes de QALY est, quant à elle, de 1,70 ; soit un coût par QALY de 18 114 €, acceptable au regard des critères du NICE5. Pour les cancers métastatiques du sein, le coût différentiel du traitement avec versus sans Herceptin® s’élève à 32 713 €. En revanche, la différence en termes de QALY est, quant à elle, de 0,56, soit un coût par QALY non acceptable au regard des critères du NICE de 58 416 €.

L’approche QALY consiste, comme nous l’avons vu, à agréger en une dimension unique les deux dimensions qui décrivent les résultats d’une action de santé en termes d’années de vie gagnées et de qualité de vie. La règle d’acceptabilité proposée pose toutefois de nombreux problèmes tant au niveau méthodologique qu’au niveau philosophique, et l’insuffisante robustesse de cette approche permet une manipulation des conclusions d’une étude. Fonder une décision publique sur des résultats d’étude exprimés en termes de QALY requiert donc que certaines conditions soient vérifiées et/ou validées [12]. La règle des seuils d’acceptabilité, qui n’est pas appliquée en France, fait l’objet de sévères critiques outre-Manche6. Néanmoins, compte tenu de l’endettement croissant des administrations publiques françaises (+ 63 % en dix ans), les agences régionales de santé pourront décider de conclure, pour une durée d’un an, un plan d’actions visant à maîtriser l’évolution des dépenses des médicaments « hors groupes homogènes de séjours (GHS) », qui contribue ces dernières années largement au dynamisme des dépenses d’assurance maladie ». En effet, les dépenses de médicaments inscrits sur la liste des spécialités pharmaceutiques prises en charge en sus des prestations de l’hospitalisation (liste initiale publiée au Journal officiel de la République française du 10 mai 2005) ont augmenté de 19,2 % en 2006 et de 18,5 % en 2007 dans les établissements publics. La prise en charge des médicaments hospitaliers onéreux par un budget dédié dit « en sus des prestations d’hospitalisation » ou hors « GHS » est une constante dans la plupart des pays européens qui ont opté pour une tarification à l’activité (Allemagne, Belgique, Italie et Pays-Bas). Seules la Suède et l’Angleterre intègrent le financement de ces dépenses dans leur budget global au niveau régional ou local [13]. Lorsque la gestion des dépenses de ces spécialités pharmaceutiques est décentralisée, la décision d’adopter l’innovation se fait au niveau régional ou local. Cela peut poser des problèmes en termes d’équité d’accès aux soins. Par exemple, en Italie, l’Avastin® dans le traitement des cancers du côlon est pris en charge uniquement en Lombardie. En Angleterre, l’Herceptin® dans le traitement des cancers du sein n’était accepté que par certains organismes locaux financeurs avant sa généralisation sur l’ensemble du territoire. La Belgique et les Pays-Bas sont les seuls pays avec la France à assurer une prise en charge uniforme au niveau national.

Coût des innovations et contraintes financières croissantes : l’apport de l’analyse d’impact budgétaire

L’analyse d’impact budgétaire consiste à mesurer les conséquences de la modification d’une stratégie médicale sur le budget d’une institution (assurance maladie, assurances complémentaires, hôpital, cabinet médical, plateau technique, etc.) ; la modification d’une stratégie médicale pouvant être liée à une innovation technique et/ou à une modification réglementaire. Les gestionnaires, en effet, sans refuser le progrès technique, doivent planifier leurs échéanciers et s’inscrire dans une logique de programmation des besoins de financement. Leur raisonnement renvoie implicitement à la notion de prévalence annuelle et s’écarte donc, contrairement à l’évaluation économique, de la logique du retour sur investissement en santé des dépenses engagées. Une analyse d’impact budgétaire de la stratégie innovante MammaPrint®, qui permet pour certaines patientes de stade N0 de ne pas prescrire de chimiothérapie adjuvante lorsque le risque de récidive est faible, montre que l’assurance maladie n’a pas un besoin de financement significativement différent de la stratégie standard (chimiothérapie adjuvante quel que soit le risque de récidive). En effet, l’impact budgétaire à cinq ans s’élève à 21 348 € (écart-type 957 €) pour le bras MammaPrint®, contre 21 650 € (écart-type 1 164 €) pour le bras standard [14].

Conclusion

Avec 31,5 milliards d’euros, le coût sociétal du cancer pèse sur le PIB, le coût des pertes de production (estimées à 20 milliards d’euros) étant quasiment deux fois supérieur au coût de prise en charge (11 milliards d’euros). Face à la rareté des ressources, l’évaluation économique, puis l’analyse d’impact budgétaire en santé constituent une aide à la décision publique. Bien que la règle d’acceptabilité proposée dans le cadre des évaluations économiques pose de nombreux problèmes, ces dernières apparaissent comme l’un des meilleurs outils comme aide à la décision publique. Face à la progression inquiétante de l’incidence des cancers en général, et du cancer du sein en particulier, une action renforcée de l’économique sur le comportement des individus devient plus que jamais nécessaire.

Conflits d’intérêts

aucuns.Consommation de soins et biens médicaux : soins hospitaliers, soins ambulatoires (médecins, dentistes, auxiliaires médicaux, laboratoires d’analyses, thermalisme), transports sanitaires, médicaments et les autres biens médicaux (optiques, prothèses, petits matériels et pansements).

Consommation médicale totale : consommation de soins et biens médicaux + prévention individuelle primaire et secondaire.

Dépense courante de santé : consommation médicale totale + indemnités journalières + subventions reçues par le système de santé assimilées à des dépenses + les dépenses de prévention collective + dépenses de recherche et de formation médicales + coûts de gestion de la santé.

Dépense nationale de santé : dépense courante de santé – indemnités journalières – dépenses de recherche et de formation médicales + formation brute de capital fixe du secteur hospitalier public.

Dépense totale de santé : dépense nationale de santé + dépenses liées au handicap et à la dépendance + formation brute de capital fixe du secteur privé.

PIB : somme des emplois finals intérieurs de biens et de services (consommation finale effective, formation brute de capital fixe, variations de stocks) + exportations-importations.

Références

1 Rochefort H, Rouesse J. Cancers du sein, incidence et prévention. Bull Acad Natle Med 2008 ; 192 : 161-80.

2 Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Dépenses sociales : premières dépenses publiques. Insee première 2006 ; 1102.

3 Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES). Les comptes nationaux de la santé en 2008, Études et Résultats 2009 ; 701.

4 Institut national du cancer (INCa). Analyse économique des coûts du cancer en France, Collection Études et expertises, Paris : INCa, 2007.

5 Borella L, Peuvrel P, Sauvage M, Maraninchi D, Philip T. Un essai d’exploitation de la base PMSI nationale pour évaluer le volume et les modes de prise en charge du cancer en secteur hospitalier non lucratif. Rev Epidemiol Santé Publique 2000 ; 48 : 53-70.

6 Borella L, Finkel S, Crapeau N, Peuvrel P, Sauvage M, Perrier L, et al. Volume et coût de la prise en charge hospitalière du cancer en France en 1999. Bull Cancer 2002 ; 89 : 809-21.

7 Perrier L, Borella L, Marec-Bérard P, Crapeau N, Bensadon M, Philip T. Un essai d’exploitation de la base nationale du PMSI pour évaluer la spécificité et le coût de la prise en charge hospitalière des cancers pédiatriques en France. Bull Cancer 2002 ; 89 : 975-83.

8 Drummond MF, Sculpher MJ, Torrance GW, O Brien BJ, Stoddart GL. Methods for the economic evaluation of health care programmes (Third edition). Oxford : Oxford University Press, 2005.

9 Rawlins MD. NICE and the public health. Br J Clin Pharmacol 2004 ; 58 : 575-80.

10 Takeda AL, Jones J, Loveman E, Tan SC, Clegg AJ. The clinical effectiveness and cost-effectiveness of gemcitabine for metastatic breast cancer: a systematic review and economic evaluation. Health Technol Assess 2007 ; 11 : 1-62.

11 Garrison LP, Veenstra DL. The economic value of innovative treatments over the product life cycle: the case of targeted trastuzumab therapy for breast cancer. Value in Health 2009 ; 572 ; (in press).

12 Lévy E, de Pouvourville G, Collège des économistes de la santé. Guide méthodologique pour l’évaluation économique des stratégies de santé, 2003.

13 Sécurité sociale. Les comptes de la Sécurité sociale : résultats 2007, prévisions 2008, p255.

14 Réseau d’évaluation en économie de la santé. Analyse d’impact budgétaire de la stratégie MammaPrint® versus stratégie standard dans le traitement du cancer du sein. Document de formation, 2009.

1 Il s’agit ici de la dépense totale de santé qui a remplacé à partir de 2006 la dépense nationale de santé, dans le cadre de la coopération entre l’OCDE, l’Organisation mondiale de la santé et Eurostat. Comme mentionné en annexe, la dépense totale de santé intègre les dépenses liées au handicap, à la dépendance et à la formation brute de capital fixe du secteur privé.

2 Les séjours PMSI 45 %, la radiothérapie privée 8 % et les molécules onéreuses 1 %.

3 La répartition du milliard d’euros consacré à la prévention, au dépistage et à la recherche publique sur le cancer entre les localisations a été effectuée au prorata du coût de la prise en charge.

4 Soit 34 000 € environ ; l’évaluation du rapport coût/bénéfice thérapeutique des médicaments innovants, qui relève du champ du health technology assessment est pratiquée depuis 1994 par le NICE.

5 “One of the first products to be appraised under the Single Technology Appraisal process was Herceptin® for early-stage HER2-positive breast cancer, for which guidance was published in August 2006”. House of Commons, Health Committee, NICE: Written evidence, HC 503-II Published on 17 May 2007 by authority of the House of Commons London: The Stationery Office Limited.

6 “Recent responses to NICE guidance for expensive new drugs such as Herceptin®17 and Aricept18 indicate the growing public disquiet regarding decisions made by NICE. The perception by patients that they are being denied effective treatments is clearly an emotive issue and extensive press coverage of specific decisions further influences public confidence in the Institute”. House of Commons, Health Committee, NICE: written evidence, HC 503-II Published on 17 May 2007 by authority of the House of Commons London: The Stationery Office Limited.


 

Qui sommes-nous ? - Contactez-nous - Conditions d'utilisation - Paiement sécurisé
Actualités - Les congrès
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - Tous droits réservés
[ Informations légales - Powered by Dolomède ]