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Prérequis avant l’administration et prévention des effets secondaires d’une chimiothérapie pour cancer colorectal |
Bulletin du Cancer. Volume 97, Numéro 2, 265-80, février 2010, Synthèse
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Article gratuit
Summary
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Auteur(s) : O Bouché, E Scaglia, S Lagarde |
Résumé : Des paramètres généraux et spécifiques, réglementaires, cliniques et biologiques, sont à prendre en considération avant la mise en route d’une chimiothérapie pour cancer colorectal (CCR) dans des conditions de sécurité optimale. La prescription est réglementairement réservée aux médecins spécialistes ou compétents en cancérologie dans des établissements agréés. Le respect des indications, des contre-indications et des posologies, ainsi que la connaissance des précautions d’emploi, des interactions médicamenteuses et des effets secondaires sont des prérequis généraux nécessaires. Le patient, son entourage et son médecin traitant doivent être informés des effets secondaires, sans oublier certaines thématiques (sexualité, fertilité, contraception, vaccinations, conduite). Cette information doit être simple, adaptée et « rassurante », en insistant toutefois sur les symptômes qui doivent « alerter » sur la survenue d’une toxicité grave. Elle peut être optimisée par une consultation infirmière, la remise du programme personnalisé de soins (PPS) et d’un carnet de liaison, notamment pour les chimiothérapies orales (capécitabine, UFT). La prescription informatisée et standardisée est faite après vérification de la voie d’abord veineuse, de l’état général, de l’état buccodentaire, des paramètres nutritionnels, anatomopathologiques, radiologiques et biologiques. La prise en charge des effets secondaires comporte l’éducation du patient, la prémédication adaptée et la prescription de soins de support préventifs. Des mesures préventives spécifiques peuvent atténuer les effets secondaires cutanés des anti-EGFR et la neurotoxicité sensitive de l’oxaliplatine. L’espérance de vie, les comorbidités, le niveau de dépendance et, si possible, l’évaluation oncogériatrique standardisée sont à prendre en considération chez les patients âgés. La prescription sera « individualisée » selon la biologie hépatique (irinotécan), la fonction rénale (capécitabine et raltitrexed) et l’examen cardiovasculaire (bevacizumab, 5-FU, capécitabine). Des prérequis biologiques moléculaires sont indiqués : détection d’une mutation tumorale KRAS ou BRAF avant anti-EGFR et d’une instabilité microsatellite avant 5-FU dans les stades II. L’intérêt clinique d’autres paramètres moléculaires préthérapeutiques est en cours d’évaluation : génotypage UGT1A1 avant irinotécan et recherche d’un déficit en dihydropyrimidine-déhydrogénase avant fluoropyrimidines. |
Mots-clés : cancer colorectal, chimiothérapie, iatrogénie, biothérapie ciblée, traitement, prérequis |
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