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L’imagerie en radiothérapie


Bulletin du Cancer. Volume 97, Numéro 2, 225-31, février 2010, Synthèse

DOI : 10.1684/bdc.2009.1020

Résumé   Summary  

Auteur(s) : O Berges, F Dhermain, F Bidault , Institut Gustave-Roussy, Service de radiodiagnostic, 39, rue Camille-Desmoulins, 94805 Villejuif, France, Institut Gustave-Roussy, Service de radiothérapie, 39, rue Camille-Desmoulins, 94805 Villejuif, France.

Résumé : La radiothérapie a pour but de délivrer une dose de rayonnement élevée à la tumeur et aux régions à risque d’envahissement, pour le contrôle tumoral, et basse aux tissus sains adjacents, pour éviter les effets secondaires. Les techniques de curiethérapie, de radiothérapie conformationnelle, de radiothérapie de conformation avec modulation d’intensité, de tomothérapie, de radiochirurgie (CyberKnife ®) et d’hadronthérapie, ont pour but d’optimiser cette distribution de dose. Elles nécessitent l’utilisation d’une imagerie anatomique précise pour être bien adaptées à la tumeur et aux organes à risque (OAR). C’est pourquoi l’imagerie, telle que le scanner, est déjà recommandée pour la planification de la radiothérapie. Cependant, l’oncoradiothérapeute s’intéresse également aux autres modalités d’imagerie pour la planification du traitement, ainsi qu’aux outils d’imagerie aptes à contrôler le mouvement pendant le traitement. L’objectif de cet article est d’exposer et d’illustrer la place de l’imagerie pour le traitement au travers de techniques telles que : scanner 4D, IRM et techniques d’IRM avancées, tomographie par émission de positons (TEP), équipements d’imagerie embarqués sur les accélérateurs.

Mots-clés : cancer, radiothérapie, scanner 4D, imagerie par résonance magnétique (IRM), tomographie par émission de positons (TEP), imaging-guided radiotherapy (IGRT)

Illustrations

ARTICLE

Auteur(s) : O Berges1, F Dhermain2, F Bidault1

1Institut Gustave-Roussy, Service de radiodiagnostic, 39, rue Camille-Desmoulins, 94805 Villejuif, France
2Institut Gustave-Roussy, Service de radiothérapie, 39, rue Camille-Desmoulins, 94805 Villejuif, France

Article reçu le 16 Octobre 2009, accepté le 19 Octobre 2009

Introduction

L’utilisation en radiothérapie des modalités d’imageries et l’intérêt des thérapeutes pour la recherche en imagerie viennent de la précision balistique des techniques d’irradiation qui sont notamment : curiethérapie, radiothérapie conformationnelle, radiothérapie de conformation avec modulation d’intensité, tomothérapie, radiochirurgie (CyberKnife®), hadronthérapie (protonthérapie, ions carbone). Ces technologies offrent la possibilité de sculpter, à des degrés divers, la dose délivrée au patient en l’adaptant à la forme de la tumeur, à ses extensions supposées, tout en évitant autant que faire se peut les organes sains dits à risque (vulnérables aux rayonnements ionisants). Les critères d’agrément pour la pratique de la radiothérapie externe recommandent déjà que les centres de radiothérapie effectuent la préparation du traitement par l’utilisation d’imagerie tridimensionnelle : la tomodensitométrie (TDM) dédiée ou, à défaut, l’accès à des plages horaires en service de radiodiagnostic [1]. D’autres sources d’images en provenance de spécialités médicales, telles que le radiodiagnostic avec l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et la médecine nucléaire avec la tomographie par émission de positons au fluoro-désoxyglucose (TEP-FDG), sont également utilisées. Le rappel du flux de travail en radiothérapie permet de cerner l’intérêt de ces imageries. Plusieurs exemples concrets sont exposés afin d’illustrer l’utilisation de l’imagerie en radiothérapie pour la préparation du traitement et pour sa réalisation.

Flux du travail en radiothérapie

La figure 1 représente les étapes de la préparation et de la réalisation du traitement par radiothérapie. Elle ne prétend pas couvrir avec exhaustivité les différentes procédures disponibles dans la discipline, mais permet d’avoir une vision globale et résumée des étapes utilisant de l’imagerie.

La définition de ce que sont les différents volumes cibles utilisés en radiothérapie est nécessaire à la bonne compréhension des principes de planification du traitement [2].

Le volume tumoral macroscopique ou gross tumor volume (GTV) correspond à la maladie visualisable par toutes données cliniques et d’imagerie diagnostique. Le volume cible anatomoclinique ou clinical target volume (CTV) correspond aux extensions microscopiques de la tumeur autour du GTV. Il ne s’agit pas a priori d’une extension automatiquement isotrope autour du GTV, mais de l’addition d’une marge tenant compte de la topographie et de l’histologie tumorale. Le planning target volume (PTV) est obtenu par l’addition d’une marge autour du CTV qui prend en considération à la fois les mouvements d’organes et l’incertitude de repositionnement. Il est divisé en deux volumes. Le volume interne ou internal target volume (ITV), correspondant à la marge ajoutée autour du CTV pour prendre en considération les mouvements des organes au cours de la réalisation du traitement. Il s’agit, en particulier, des mouvements liés à la respiration comme dans le traitement des tumeurs pulmonaires, hépatiques ou mammaires. Le set-up margin (SM) correspond à l’incertitude de repositionnement des patients à chaque séance de radiothérapie. On obtient ainsi le volume irradié permettant la réalisation de la balistique des faisceaux d’irradiation et de la dosimétrie en respectant un compromis entre la dose à délivrer aux volumes tumoraux et les doses à ne pas dépasser aux organes à risque (OAR).

Place de l’imagerie dans la préparation du traitement

Les centres de radiothérapie possèdent ou ont accès à un scanner pour la préparation du traitement par radiothérapie. Les exemples suivants illustrent l’utilisation des modalités d’imagerie pour la radiothérapie ou pour la curiethérapie.

Cancers pulmonaires et radiothérapie asservie à la respiration (RAR) : place de la TDM corrélée à la respiration (4DCT)

Avec un taux de contrôle locorégional de 10 %, à deux ans, et une probabilité de survie, à cinq ans, de 5 à 10 %, tous stades confondus, la prise en charge des cancers du poumon représente un défi en cancérologie. La radiothérapie, exclusive ou associée à une chimiothérapie, constitue le traitement habituel des cancers bronchiques non à petites cellules, localement avancés, non métastatiques ou inopérables. L’échec de ces traitements peut au moins, en partie, être expliqué par le fait d’un sous-dosage tumoral en raison de la proximité d’OAR (moelle épinière, parenchyme pulmonaire sain, cœur, œsophage) ou par l’inclusion incomplète du volume tumoral, en raison des mouvements respiratoires. La prise en compte de ces mouvements réside en l’ajout d’une marge de sécurité autour du CTV, appelée ITV, décrite précédemment. Les valeurs de ces marges sont relativement élevées, notamment pour les tumeurs proches du diaphragme amenant à une irradiation du parenchyme pulmonaire sain [3].

Afin de contrôler les mouvements respiratoires, deux techniques de RAR ont été développées. La première est la technique du blocage volontaire ou actif de la respiration. Elle consiste à délivrer la dose au cours d’apnées successives en inspiration à l’aide d’un spiromètre. La seconde est la radiothérapie quadridimensionnelle (4D) qui prend en considération toutes les modifications anatomiques du thorax au cours du temps [4]. Elle consiste à suivre en temps réel le cycle respiratoire d’un patient en respiration libre, par l’intermédiaire de différents capteurs externes. Elle nécessite la réalisation d’une TDM corrélée à la respiration ou respiratory correlated tomodensitometry (4DCT) pendant laquelle l’amplitude respiratoire est enregistrée. Deux modalités d’acquisition du 4DCT sont possibles, soit prospective, soit rétrospective. La première consiste à déclencher l’acquisition des images 4DCT à une phase précise du cycle respiratoire prédéterminée par l’oncologue-radiothérapeute. Cette méthode est facile à réaliser, mais plus longue, car elle nécessite de suivre un plus grand nombre de cycles respiratoires. La seconde consiste à enregistrer les images pendant plusieurs cycles respiratoires et à attribuer rétrospectivement à chaque coupe sa position dans le cycle. Cette technique est plus rapide à réaliser et permet le choix de la meilleure phase du cycle pour le traitement ; cependant, elle nécessite l’acquisition d’un grand nombre d’images. Une fois la planification du traitement réalisée pour une phase optimale du cycle respiratoire, la même technique est appliquée lors de l’irradiation, ainsi le patient sera traité toujours à la même phase respiratoire. La RAR permet de diminuer les doses reçues aux OAR dans le traitement des cancers du poumon, du sein ou du foie [5, 6]. Cependant, les études cliniques sont encore relativement rares, et des comparaisons des différents systèmes existants sont nécessaires et seront prochainement reportées dans les conclusions du projet de STIC RAR (Programme de soutien aux techniques innovantes coûteuses) [7].

Cancer du col utérin et curiethérapie : intérêts de l’IRM pelvienne

La curiethérapie joue un rôle majeur dans le traitement des cancers du col utérin du stade I au stade IVA de la classification FIGO et fait partie intégrante de l’arsenal thérapeutique, avec le traitement standard de type radiochimiothérapie concomitante [8, 9]. Son efficacité repose sur le haut gradient de dose délivré par la source radioactive au contact des volumes d’intérêts. Son évolution a été marquée, ces dernières années, par une amélioration des techniques pour optimiser la dose délivrée aux volumes tumoraux, et par l’utilisation d’imageries, comme la TDM et l’IRM, qui permettent une meilleure définition des volumes cibles. L’IRM a montré sa supériorité sur l’examen clinique et sur la TDM dans le bilan d’extension tumorale et constitue actuellement l’examen de référence [10, 11]. Elle est également recommandée, dans la planification du traitement de curiethérapie, par les experts du Groupe de travail en gynécologie GEC-ESTRO (European Society for Therapeutic Radiology and Oncology). Son utilisation a permis de définir deux nouveaux volumes cibles [12]. Un CTV dit à haut risque (HR CTV) correspondant à la maladie macroscopique à haut risque de récidive locale, pour lequel la dose délivrée doit être la plus importante possible, et un CTV dit à risque intermédiaire (IR CTV), correspondant à la maladie microscopique à risque intermédiaire de récidive locale, pour lequel la dose doit être d’au moins 60 Gy. Pour cette technique, l’IRM est le plus souvent pratiquée en service de radiodiagnostic sur des plages horaires dédiées à la radiothérapie. L’IRM est réalisée avec le moule vaginal personnalisé qui servira de support aux sources radioactives. L’oncologue-radiothérapeute détermine, sur les images IRM, les volumes cibles tumoraux, les HR CTV et les IR CTV, ainsi que les OAR (vessie, rectum, sigmoïde) lors de la planification du traitement par curiethérapie (figure 2). L’utilisation de l’IRM en curiethérapie a permis de diminuer les volumes traités, d’augmenter les doses délivrées aux volumes tumoraux sans augmenter les doses reçues par les OAR et, très probablement, d’améliorer le taux de contrôle local [13, 14].

Maladie de Hodgkin et radiothérapie externe : place de la TEP-FDG

La prise en charge des maladies de Hodgkin a considérablement évolué ces 20 dernières années. Actuellement, le traitement standard consiste en une association de chimiothérapie suivie d’une irradiation. La radiothérapie reste indispensable dans le traitement, car en l’absence d’irradiation, il persiste un risque de rechute aux sites ganglionnaires initialement envahis [15]. En parallèle, les travaux actuels visent à réduire toujours davantage les doses de radiothérapie et à optimiser les champs d’irradiation afin de diminuer les toxicités tardives. On a ainsi réduit les doses de radiothérapie, et on est passé d’une irradiation dite du mantelet, correspondant à de larges volumes, à une irradiation limitée aux aires ganglionnaires envahies dite en involved field (IF) [16]. Pour améliorer la définition des volumes cibles, le recours à la TDM et à la TEP-FDG est proposé. Les experts du groupe de travail de l’European Organisation for Research and Treatment of Cancer (EORTC) et du Groupe d’études des lymphomes de l’adulte (GELA) recommandent l’utilisation de la TEP-FDG pour la définition des champs de radiothérapie. La technique proposée est de réaliser l’examen TEP en position de traitement afin de faciliter le recalage avec le scanner de radiothérapie, qui reste le support de référence pour la planification de l’irradiation. L’information TEP est ici réellement fonctionnelle. La fixation de FDG renseigne sur la consommation en glucose des tissus. Il est important de préciser l’absence d’identité anatomique entre la maladie réelle et la fixation en TEP-FDG : certains ganglions, prouvés comme étant envahis, ne fixent pas fortement le FDG ou le fixent sur une partie seulement de leur volume. Par contre, la technique permet de dépister et d’inclure, dans les champs de radiothérapie, des ganglions ou des infiltrations lymphomateuses difficilement repérés sur un examen uniquement morphologique. Dans le protocole H10 de l’EORTC-GELA, il est proposé de réaliser une TEP-FDG préchimiothérapie, et à deux cycles de chimiothérapie, une TDM postchimiothérapie, puis de les recaler à la TDM préchimiothérapie [17]. Les adénopathies suspectes sont d’abord délinéées sur la TDM préchimiothérapie, puis vérifiées avec les images de la TEP-FDG préchimiothérapie. Les volumes sont ensuite adaptés à la TDM postchimiothérapie qui constitue la TDM de référence pour la réalisation du traitement (figure 3).

Gliomes cérébraux et radiothérapie externe : place de l’IRM cérébrale

Dès 2002, la notion de signal en IRM morphologique apparaît dans les SOR de la FNCLCC (Standards, options et recommandations de la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer) pour la définition des volumes à traiter en radiothérapie externe pour les gliomes de l’adulte [18]. La communauté médicale réfléchit depuis, également, à l’utilisation des techniques d’IRM avancées et de la TEP pour la planification de la radiothérapie [19-21]. Quel que soit l’examen utilisé, son recalage au scanner de radiothérapie reste la règle. Les séquences d’IRM morphologique (pondération T1, T2 Flair, T1 avec injection de chélate de gadolinium) sont d’emploi facile avec des corrélations anatomocliniques bien définies. Elles fournissent une information précieuse du fait du contraste IRM supérieur à celui du scanner pour l’exploration cérébrale. Les techniques d’imageries fonctionnelles (IRM de perfusion, de perméabilité et de diffusion) et les méthodes d’imageries moléculaires (spectroscopie IRM, TEP-FDG, TEP à la tyrosine ou à la méthionine marquées) apportent des informations supplémentaires. Cependant, comme pour la TEP-FDG dans le lymphome, l’information n’est ni binaire, ni spécifique de la tumeur. Comme pour les autres champs de la cancérologie (caractérisation diagnostique, évaluation thérapeutique), une première difficulté est de comprendre la valeur de l’information fournie par chaque technique, pour la corréler avec un intérêt en radiothérapie (prédiction du site de rechute en spectroscopie IRM dans les glioblastomes, valeur pronostique de l’IRM de perméabilité dans les gliomes de bas grade) [21, 22]. Certaines revues de la littérature peuvent éclairer le lecteur à ce sujet [23-27]. Une deuxième difficulté tient à la disparité des méthodes d’imagerie en recherche, notamment en imagerie de perfusion, rendant les méta-analyses et la diffusion des techniques difficiles dans le cadre d’études prospectives multicentriques. Une troisième difficulté, technologique, tient aux difficultés d’obtention des radiotraceurs pour la TEP.

Place de l’imagerie pendant la réalisation du traitement : radiothérapie guidée par l’image (IGRT)

Depuis une décennie, les progrès technologiques des accélérateurs et de l’informatique ont permis le développement des techniques d’irradiation dites conformationnelles avec, dans certains cas, l’utilisation de la modulation d’intensité, de techniques de radiochirurgie crânienne et extracrânienne et de particules à haut dépôt d’énergie, comme les protons et les ions carbone. Ces techniques modernes de haute précision permettent un important différentiel de dose délivrée entre la tumeur et les OAR. Toutes ces techniques se basent sur la TDM de planification qui donne une représentation initiale de la situation. Cependant, des déplacements ou des variations de volumes et de formes peuvent survenir au décours dans les cinq à huit semaines de traitement (incertitude interfractions) ou pendant les séances d’irradiation (incertitude intrafraction). La vérification du bon positionnement du patient (et non de la tumeur) au cours du traitement est de longue date, assurée par la réalisation d’une imagerie portale montrant les structures osseuses, à la façon d’une radiographie. Cette imagerie est peu adaptée à la vérification de positionnement d’organes mous, tels que la prostate. Or, la mobilité de ces organes peut impliquer des sous-dosages d’irradiation, responsables d’une diminution du contrôle local ou, au contraire, des surdosages aux OAR (vessie, rectum). L’IGRT a été développée pour répondre à ces problèmes. Elle propose un large spectre de techniques qui restent coûteuses et chronophages et qui nécessitent d’être évaluées, mais leur impact thérapeutique semble non négligeable [28]. Le principe de l’IGRT est de localiser la cible tumorale par visualisation directe des tissus mous ou indirecte, à l’aide des reliefs osseux ou de marqueurs radio-opaques implantés. Les images obtenues sont comparées à la TDM de planification, et, en cas de déplacements significatifs, des recalages sont réalisés. Différentes modalités d’IGRT ont été développées. Certaines techniques se basent sur une imagerie planaire avec pour principe de visualiser des marqueurs radio-opaques implantés dans la tumeur. Elles permettent de localiser la cible en temps réel et de prendre en compte les mouvements pendant la séance de radiothérapie. C’est la modalité d’IGRT utilisée dans les traitements de radiochirurgie par CyberKnife® [29]. D’autres techniques se basent sur une imagerie volumique. La tomographie conique (CBCT) est la plus employée. Elle utilise la technologie des détecteurs 2D embarquée sur les accélérateurs. Deux types d’acquisition sont possibles soit en kilovoltage (kV CBCT), soit en mégavoltage (MV CBCT), permettant de visualiser les tissus mous. Une autre modalité est la tomothérapie hélicoïdale qui a pour particularité d’embarquer, sur un statif de scanner, un accélérateur de 6 MV fonctionnant en mode hélicoïdal. Une image proche de celle d’un scanner peut être réalisée à chaque séance [30]. D’autres techniques d’IGRT, non irradiantes, comme l’échographie, sont utilisées quotidiennement dans certains centres avant chaque séance d’irradiation prostatique [31]. Outre le fait de contrôler le repositionnement, l’IGRT permet de détecter une variation significative de volume tumoral, nécessitant alors la réalisation d’une nouvelle planification. Toutes ces techniques constituent donc un enjeu thérapeutique majeur, car elles pourraient conduire à l’amélioration du contrôle local sans augmentation des toxicités, mais les indications consensuelles, la fréquence d’utilisation et le contrôle qualité pour chaque technique restent encore à définir.

Conclusion

L’observation du flux de travail en radiothérapie place l’imagerie comme un enjeu majeur tant pour la préparation du traitement que pour sa réalisation à chaque séance. Toutes les étapes du traitement bénéficient des avancées technologiques de l’imagerie. Cependant, c’est probablement la préparation du traitement qui fédère le plus oncoradiothérapeutes, radiologues et médecins nucléaires. Cette coopération se base historiquement sur l’interprétation d’imageries anatomiques, mais évolue, avec l’imagerie fonctionnelle (TEP et techniques IRM avancées), vers un questionnement sur le sens des images et les conséquences thérapeutiques potentielles. Ce questionnement judicieux et le traitement qui en découle justifient une démarche scientifique commune des spécialistes de radiothérapie et d’imagerie.

Remerciements

Remerciements aux Drs Christine Haie-Meder et Théodore Girinsky pour l’iconographie (Département de radiothérapie, Institut Gustave-Roussy, Villejuif, France).

Références

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