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La notion de marge d’exérèse dans le contexte de la pathologie du col utérin : définitions et impact thérapeutique


Bulletin du Cancer. Volume 95, Numéro 12, 1171-5, décembre 2008, dossier thématique

DOI : 10.1684/bdc.2008.0756

Résumé   Summary  

Auteur(s) : T Michy, J Leveque, D Loussouarn, F Dravet, M Dejode, C Sagan, P Descamps, J-M Classe , Service d’oncologie chirurgicale, centre René-Gauducheau, CRLCC Nantes, 44805 Saint-Herblain cedex, France, Service gynécologie obstétrique, CHU de Rennes, 2, rue Henri-le-Guilloux, 35033 Rennes cedex 09, France, Service d’anatomie pathologique, CHU Nord de Nantes, 44093 Nantes, France, Service gynécologie obstétrique, CHU d’Angers, 4, rue Larrey, 49933 Angers cedex 09, France.

Résumé : Le statut des marges d’exérèse dans la pathologie cervicale est un des facteurs pronostiques principaux du risque de récidive. Même si la prise en charge de la pièce opératoire par le pathologiste est standardisée, la qualité du prélèvement chirurgical est fondamentale. Un examen extemporané peut alors être réalisé, permettant de compléter le geste chirurgical en cas d’envahissement des berges d’exérèse. L’analyse peropératoire de la marge endocervicale lors d’une chirurgie conservatrice et de la collerette vaginale lors d’un geste radical est un élément précieux pour le chirurgien. Le statut endocervical lors d’une conisation, paramétrial et vaginal lors d’une hystérectomie totale élargie a un impact majeur sur le risque de récidive. Lors d’une trachélectomie élargie, l’envahissement d’une de ces 3 structures anatomiques est un facteur majeur de récidive local et peut avoir des conséquences sur la fertilité ultérieure des patientes.

Mots-clés : marges d’exérèse, cancer du col utérin, dysplasies cervicales, trachélectomie

ARTICLE

Auteur(s) : T Michy1, J Leveque2, D Loussouarn3, F Dravet1, M Dejode1, C Sagan3, P Descamps4, J-M Classe1

1Service d’oncologie chirurgicale, centre René-Gauducheau, CRLCC Nantes, 44805 Saint-Herblain cedex, France
2Service gynécologie obstétrique, CHU de Rennes, 2, rue Henri-le-Guilloux, 35033 Rennes cedex 09, France
3Service d’anatomie pathologique, CHU Nord de Nantes, 44093 Nantes, France
4Service gynécologie obstétrique, CHU d’Angers, 4, rue Larrey, 49933 Angers cedex 09, France

Article reçu le 24 Septembre 2008, accepté le 27 Octobre 2008

Introduction

Dans le monde, le cancer du col utérin constitue le premier cancer gynécologique. En Europe, en 2004, l’incidence était de 31 000 nouveaux cas et la mortalité de 14 000 femmes [1].

La classification FIGO de col utérin est basée sur l’extension locorégionale de ce cancer. Le stade I correspond à une atteinte cervicale isolée, le stade II à une extension au-delà de l’utérus mais sans atteindre les parois ni le tiers inférieur du vagin, le stade III à une extension jusqu’au tiers inférieur du vagin sans extension à la paroi (T3A), s’é"tendant à la paroi pelvienne et/ou hydronéphrose ou rein muet (T3B) et le stade IV à une atteinte de la muqueuse vésicale ou rectale (T4A) ou métastases à distance (T4B) [2].

L’histoire naturelle du cancer du col utérin est actuellement bien connue. Après un stade intraépithélial, la tumeur infiltre la paroi cervicale avec possibilité d’envahissement des vaisseaux lymphatiques. L’extension ultérieure se fait au niveau du paramètre des ganglions lymphatiques satellites (essentiellement les ganglions pelviens) et du tiers supérieur du vagin, puis vers les ganglions aorticocaves [3]. L’atteinte des ganglions pelviens, notamment dans les cas débutants, est associée à une atteinte du paramètre [4].

La base du traitement des lésions précancéreuses et des cancers du col limités à l’utérus repose sur la chirurgie d’exérèse et de bilan ganglionnaire notamment pelviens, avec une irradiation adjuvante pour les carcinomes invasifs sans atteinte ganglionnaire [5]. En cas d’atteinte ganglionnaire, le traitement proposé comporte une radiochimiothérapie néoadjuvante, avec éventuellement une exérèse chirurgicale en clôture mais qui reste controversée [6].

La conisation est recommandée pour le traitement des dysplasies cervicales sévères, le carcinome in situ et le carcinome micro-invasif (stade Ia1) en fonction de l’âge et des facteurs pronostiques [7].

En cas de cancer débutant chez la femme jeune, la trachélectomie élargie aux paramètres, décrite par Dargent, est une amputation élargie du col utérin permettant de préserver l’utérus [8]. Elle est proposée aux femmes jeunes désirant une grossesse, présentant un cancer du col stade Ib1, répondant à certains critères d’éligibilité : lésion cervicale de moins de 2 cm sans extension endocervicale ni ganglionnaire et sans emboles vasculaires [9].

Quelle que soit la technique chirurgicale proposée, la notion de traitement conservateur fait ressortir l’importance des marges d’exérèse dans le contrôle local de la maladie.

Les marges d’exérèse sont déterminées par le pathologiste à l’examen définitif après prise en charge macroscopique adéquate de la pièce opératoire. Dans certains cas, un examen extemporané des marges d’exérèse peut être pratiqué afin de compléter le geste chirurgical dans le même temps opératoire.

Nos objectifs sont de définir la qualité des marges d’exérèse, insistant sur le rôle du pathologiste, et de déterminer l’impact du statut des marges sur le contrôle local de la maladie.

Qualité des marges d’exérèse : rôle du pathologiste

La prise en charge de la pièce opératoire est fondamentale dans l’analyse définitive des marges d’exérèse. Cet examen anatomopathologique va déterminer la totalité de la thérapeutique. Dans certains cas, un examen extemporané des berges d’exérèse peut permettre de compléter le geste chirurgical dans le même temps opératoire afin d’éviter une autre intervention.

Pièce de conisation

Quelle que soit la technique utilisée par le chirurgien pour réaliser la conisation, il est important d’orienter la pièce, seule façon de s’assurer de la qualité des marges d’exérèse, et de préciser sur le document de liaison avec le pathologiste l’indication du geste, l’aspect du col en colposcopie, les résultats des précédents frottis et biopsies et les antécédents de la patiente.

La technique utilisée pour l’étude histologique de la pièce de conisation est essentielle.

La pièce opératoire a été orientée par le chirurgien (en général un fil repère placé à midi), elle est mesurée dans ses trois dimensions et tatouée à l’encre de chine. Quelle que soit la technique macroscopique, la pièce doit être incluse en totalité.

L’objectif principal d’un examen extemporané de la pièce de conisation est l’étude de la marge endocervicale. En cas d’envahissement, une recoupe chirurgicale complémentaire peut être réalisée. Le pathologiste examine la totalité de la circonférence du canal endocervical. Des marges sont considérées comme positive lorsque des lésions dysplasiques ou carcinomateuses sont retrouvées. Une résection au bistouri électrique trop appuyée peut engendrer des phénomènes de carbonisation qui perturbent l’analyse de la marge. La présence d’épithélium glandulaire et malpighien est notée ainsi que tout stigmate d’infection HPV et d’emboles.

Rouzier et al. ont analysé rétrospectivement 161 conisations avec un examen extemporané pour dysplasies cervicales ou carcinome micro-invasif comparées à une série historique appariée sans examen histologique extemporané [10]. La sensibilité, la spécificité, les valeurs prédictives positive et négative étaient respectivement de 91, 100, 10 et 98 %, démontrant la pertinence de cet examen extemporané.

Les difficultés d’interprétation de la coupe réalisée en extemporané sont liées notamment aux dimensions du prélèvement qui doit être en quantité suffisante, notamment concernant la hauteur endocervicale afin de permettre une analyse satisfaisante. Une muqueuse éversée ou une fragmentation trop importante lors du prélèvement chirurgical peut parfois compromettre l’étude topographique précise. Le pathologiste peut dans ce cas refuser l’interprétation de cet examen extemporané [11].

Pièce d’hystérectomie

La prise en charge macroscopique de la pièce d’hystérectomie est standardisée [12].

Les objectifs sont de déterminer la profondeur de l’infiltration du col, les dimensions de la lésion, l’état des paramètres, les notions d’emboles, de lésions de haut grade, de bas grade ou d’infection HPV associées et la qualité des marges d’exérèse, afin d’établir les facteurs pronostiques nécessaires à la stratégie thérapeutique.

La pièce est orientée par le chirurgien puis est pesée et mesurée dans les 3 dimensions (hauteur, largeur, antéropostérieure) par le pathologiste. Le rôle du pathologiste dans l’interprétation des berges est l’analyse des marges d’exérèse de la collerette vaginale et des paramètres.

L’examen extemporané de la pièce d’hystérectomie repose principalement sur l’étude de la collerette vaginale [13]. En cas d’envahissement, une recoupe sera réalisée par le chirurgien dans le même temps. L’examen extemporané des marges des paramètres est plus complexe de réalisation technique. La reprise chirurgicale pour résection incomplète des paramètres est complexe. L’efficacité de la radiothérapie en rattrapage d’une résection incomplète reste à démontrer.

Pièce de trachélectomie

La trachélectomie élargie aux paramètres comprend 3 structures anatomiques individualisables macroscopiquement : le col, les paramètres et la berge vaginale. La pièce opératoire est orientée. L’absence d’envahissement des paramètres et de la tranche vaginale est confirmée macroscopiquement et ne fait habituellement pas l’objet d’un examen extemporané. L’examen extemporané systématique est surtout réalisable en cas de tumeur macroscopique et doit porter sur la marge endocervicale [14]. Les auteurs recommandent un examen extemporané longitudinal de la pièce pour obtenir la meilleure évaluation de cette distance de sécurité. La lésion doit être à 5-10 mm de la marge d’exérèse endocervicale. Dans le cas contraire, la patiente est informée de la nécessité d’une hystérectomie.

Impact du statut des marges d’exérèse sur la prise en charge

Marges d’exérèse et conisation

Le traitement conservateur des dysplasies de haut grade évite efficacement l’apparition d’un cancer du col utérin, au prix d’une faible morbidité, sans altérer la fertilité [15]. La conisation est le traitement indiqué en cas de lésion de haut grade ou de carcinome épidermoïde in situ. L’impact de la qualité des marges d’exérèse sur le risque de récidive locale reste controversé.

La récente méta-analyse de Ghaem-Maghami et al. constitue une série rétrospective de 35 109 patientes ayant eu un traitement conservateur pour des lésions dysplasiques de bas et de haut grade en marge saine ou non saine (présence de cellules dysplasiques sur les berges d’exérèse), à travers 65 publications [16]. Sur les 24 % de patientes ayant eu une résection en marge non saine, 18 % ont récidivé sous forme d’une néoplasie cervicale de haut grade. Alors que seulement 3 % des patientes ayant eu une résection en marge saine ont récidivé sous forme de lésions de haut grade. Le risque relatif de récidive sous forme de néoplasie de haut grade était de 6,09 (IC 95 % : [3,87-9,60]) pour le groupe « résection non in sano ».

La notion de régression spontanée des lésions dysplasiques doit être prise en compte. Cette régression spontanée est plus fréquente pour les lésions de bas grade [17]. Les lésions de bas grade ne relèvent que d’une surveillance [18]. En cas de lésions de haut grade ne justifiant qu’une biopsie, le risque de développer un cancer infiltrant est de l’ordre de 31 % [19]. En effet, compte tenu de l’importance des régressions spontanées des dysplasies de bas grade, la nécessité d’obtenir des marges d’exérèse est à pondérer. Une reprise chirurgicale n’est pas systématique sous couvert d’une surveillance cytologique régulière. De plus, l’exérèse en marge saine ne permet pas de surseoir à la surveillance du col. Livasy et al., sur une série de 75 patientes, ayant eu une conisation à l’anse pour des dysplasies de haut grade avec absence de lésions résiduelles, ont montré un taux de récidive de 24 % des lésions cervicales à 2 ans [20]. L’association à un portage HPV augmente le risque de récidive [21]. La surveillance postconisation doit comprendre un contrôle à 3-6 mois par cytologie et l’évaluation de lésions HPV résiduelles [22]. La surveillance postconisation doit durer au moins 10 ans [23].

L’évaluation topographique de l’envahissement des berges peut modifier la thérapeutique adjuvante. Certaines équipes ne considèrent pas la marge exocervicale comme un facteur pronostique majeure de lésion résiduelle.

En revanche, l’atteinte de la marge endocervicale ainsi que l’infection HPV sont des facteurs de risque de récidive. Park et al. ont analysé 337 patientes traitées pour une lésion de haut grade par une conisation par électrorésection. L’analyse statistique des différents paramètres étudiés retrouvait l’envahissement de la marge endocervicale comme un facteur prédictif de la lésion résiduelle (p = 0,005) contrairement à la positivité de la berge exocervicale (p = 0,825) [24]. Ainsi, une résection incomplète ne signifie pas toujours maladie résiduelle, car la réaction inflammatoire, la nécrose induite par la résection peuvent détruire la lésion résiduelle de même que l’électrocoagulation et l’acidité vaginale.

Concernant la prise en charge des limites exocervicales pathologiques, il est toujours possible de procéder à une vaporisation laser des berges, et si une récidive survient, elle sera facilement dépistée sur les frottis cervicaux de contrôle ou la colposcopie.

L’adénocarcinome du col utérin est une forme rare de cancer du col utérin. C’est une néoplasie glandulaire de l’endocol, dont le caractère multifocal (16 à 36 % des cas) en fait un type histologique particulier [25]. En effet, en cas de traitement conservateur, la résection en marges saines ne peut affirmer l’absence de lésion résiduelle intracervicale et peut méconnaître l’association à un éventuel adénocarcinome invasif si l’hystérectomie apparaît comme le traitement de référence [26]. L’adénocarcinome de l’endocol atteint généralement la femme de moins de 40 ans susceptibles de désirer une grossesse, justifiant l’éventualité d’un traitement conservateur.

De petites séries ont étudié le suivi des patientes ayant eu une conisation pour adénocarcinome in situ cervical. L’équipe de l’institut Gustave-Roussy a analysé 16 patientes porteuses d’un adénocarcinome endocervical in situ, avec 10 traitements conservateurs et 6 hystérectomies. Aucune récidive n’a été constatée au cours des 74 mois de suivi moyen. Les auteurs concluaient que le traitement conservateur était possible selon certains critères : la qualité des marges d’exérèse, la taille de la conisation et le type de résection chirurgical [27].

En cas de positivité des berges d’exérèse, le taux de récidive est de 40 à 80 %, alors qu’il n’est que de 0 à 33 % en cas de négativité. Ainsi, en cas de résection « non in sano », une reprise chirurgicale est impérative [28].

L’étude de la taille de la pièce opératoire semble être un facteur pronostique majeur. Une valeur seuil à 25 mm a été proposée, associée à un curetage endométrial à la conisation. Au-dessus de cette valeur, la négativité des berges est de 6 à 30 %, alors que les berges sont envahies dans 25 à 75 % des cas lorsque la résection est inférieure à 25 mm [29].

Les différentes techniques de résection ont été étudiées et la conisation au bistouri froid permet d’obtenir des échantillons plus volumineux et donc moins de berges envahies.

Au total, le traitement conservateur de l’adénocarcinome du col utérin est possible chez la femme non ménopausée, ayant un désir d’enfant, selon des critères précis. Idéalement, la conisation doit être réalisée au bistouri froid, mesurer plus de 25 mm, les marges d’exérèse doivent être saines, tenant compte de la multifocalité, et elle doit être associée à un curetage endocervical et endo-utérin.

Marges d’exérèse et hystérectomie

Le traitement local du cancer du col utérin repose sur la chirurgie et la radiothérapie dont les indications dépendent des différents facteurs pronostiques.

Quel que soit le stade, le contrôle local pelvien est corrélé à la survie globale des patientes.

L’envahissement des berges chirurgicales paramétriales après hystérectomie totale élargie augmente le risque de récidive [30]. Les emboles lymphatiques, l’envahissement ganglionnaire, la taille tumorale et le degré d’infiltration tumorale sont des facteurs prédictifs de l’atteinte paramétriale [31].

L’atteinte des paramètres est fonction du stade (11,4 % d’atteinte dans les stades Ib et 21,4 % dans les stades IIb), de l’atteinte des ganglions pelviens et de la taille tumorale [32, 33]. Même en cas de lésion a priori débutante, Ib-IIa, il existe une atteinte du paramètre dans 4 à 31 % des cas [4, 34].

Pour éviter la morbidité, notamment urinaire, d’une chirurgie d’exérèse radicale du paramètre, type Piver III, l’étude des facteurs prédictifs d’atteinte du paramètre permet de pondérer la chirurgie en associant un temps de radiothérapie. L’examen extemporané des ganglions pelviens permet, en cas de négativité, de pondérer l’exérèse paramétriale.

La radiothérapie participant à générer une morbidité urinaire, l’intérêt de l’association chirurgie-radiothérapie doit s’analyser en termes de résultats sur la survie, notamment sans récidive, de morbidité et en termes de qualité de vie [35, 36].

Marges d’exérèse et trachélectomie

La trachélectomie élargie peut être réalisée par voie vaginale ou par voie abdominale [37]. La marge endocervicale peut être analysée en examen extemporané. En cas de distance entre berge d’exérèse et tumeur insuffisante, le geste chirurgical est alors complété. Dans la mesure où la totalité du col est réséqué, une hystérectomie totale de complément est habituellement réalisée. La valeur admise de la limite endocervicale varie en fonction des équipes de 5 à 10 mm [38, 39]. Les recommandations françaises, par analogie au carcinome épidermoïde vulvaire, fixent à 8 mm au minimum la distance entre la tumeur et la berge endocervicale [5].

L’impact de la définition des marges d’exérèse est donc capital sur les conséquences de la fertilité de la patiente. Car, il est quasi impossible de réaliser d’importantes recoupes dans la mesure ou le col est déjà amputé en totalité. L’hystérectomie est donc le complément chirurgical en cas de marge considérée comme positive.

Conclusion

La qualité des marges d’exérèse dans la prise en charge des lésions cancéreuses et précancéreuses du col utérin représente un facteur pronostique majeur du risque de récidive.

L’étude des marges d’exérèse est bien codifiée et doit être précisée dans le compte rendu d’anatomie pathologique. L’évaluation en extemporanée, quand elle est réalisable et programmée, permet de compléter le geste dans le même temps opératoire dans un double objectif de contrôle local de la maladie et de conservation utérine chez les patientes ayant un désir de grossesse.

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