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Le traitement du myélome du sujet âgé


Bulletin du Cancer. Volume 95, 84-8, FMC Oncogériatrie, Formation SFC

DOI : 10.1684/bdc.2007.0548

Résumé   Summary  

Auteur(s) : Laurent Garderet, Françoise Isnard, Norbert-Claude Gorin , Hôpital Saint-Antoine, service d’hématologie et de thérapie cellulaire, 184, rue du Faubourg Saint-Antoine, 75012 Paris.

Résumé : Pendant 40 ans, le traitement du myélome du sujet âgé (âge supérieur à 65 ans) était défini par l’association melphalan plus prednisone. Le bénéfice thérapeutique était modeste. Trois nouvelles molécules, le thalidomide, le bortezomib et le lenalidomide, modifient profondément la prise en charge et le pronostic. Ces nouvelles molécules sont testées seules et en association. La combinaison melphalan plus prednisone plus thalidomide augmente déjà la survie globale de 2 ans. Pour la première fois, des progrès thérapeutiques importants sont réalisés.

Mots-clés : myélome, sujet âgé, traitement, thalidomide, bortezomib, lenalidomide

Illustrations

ARTICLE

Auteur(s) : Laurent Garderet, Françoise Isnard, Norbert-Claude Gorin

Hôpital Saint-Antoine, service d’hématologie et de thérapie cellulaire, 184, rue du Faubourg Saint-Antoine, 75012 Paris

Article reçu le 3 Septembre 2007, accepté le 26 Novembre 2007

On considère habituellement qu’un sujet atteint d’un myélome est « âgé » s’il a plus de 65 ans. C’est en effet la limite d’âge à partir de laquelle il devient difficile de réaliser une autogreffe, traitement de référence pour les sujets qualifiés de jeunes. Au-delà de 65 ans, on distingue également la tranche d’âge 65-75 ans et plus de 75 ans. Après 75 ans, la tolérance aux traitements est en effet nettement moins bonne. L’âge physiologique est bien sûr aussi, voire plus, important que l’âge civil. Compte tenu du fait que plus de 50 % des patients ayant un myélome ont plus de 70 ans, la prise en charge thérapeutique de cette population est tout à fait essentielle [1, 2].

Le traitement de référence

C’est dans les années 1970 que le Dr Alexanian établit le traitement de référence du myélome [3], traitement qui reste toujours d’actualité, en particulier pour les sujets âgés. Il s’agit de la combinaison d’une chimiothérapie, un alkylant, le melphalan (Alkéran®), et de corticoïdes. Ces deux médicaments sont donnés per os pendant 4 jours toutes les 6 semaines pendant 18 mois. La posologie du melphalan est de 0,25 mg/kg/j (comprimé à 2 mg) et celle de la prednisone est de 2 mg/kg/j. Ce traitement est en général bien toléré sans alopécie, sans troubles digestifs (il est parfois nécessaire d’y associer un anti-émétique de type ondansétron) mais il existe un risque de cytopénie. La corticothérapie à fortes doses peut induire une hypertension artérielle et/ou un diabète. Le taux de réponse est de l’ordre de 50 % avec de très rares rémissions complètes, la médiane de survie sans maladie est de 1,5 an et la médiane de survie globale de 3 ans [4].

L’apport des nouvelles molécules

En 8 ans, trois molécules ont modifié profondément l’approche thérapeutique du myélome en améliorant significativement la survie des patients [5]. Il s’agit du thalidomide dont l’action anti-myélomateuse a été décrite initialement en 1999 lors d’un essai de phase II pour le traitement des myélomes réfractaires [6]. Secondairement sont apparus les inhibiteurs du protéasome dont le représentant principal est le bortezomib (Velcade®) [7] et, plus récemment, un immunomodulateur apparenté au thalidomide, le lenalidomide (Revlimid®) [8]. Leurs modes d’action sont multiples, différents de ceux des chimiothérapies conventionnelles, plus ciblés sur la cellule tumorale. Essentiellement, le thalidomide est anti-angiogénique, le bortezomib est un inhibiteur du protéasome et le lenalidomide est un immunomodulateur (figure 1).

Le thalidomide

Son action principale est anti-angiogénique. On note en particulier une diminution de sécrétion d’une cytokine stimulant la croissance des néovaisseaux, le vascular endothelium growth factor (VEGF). Il induit également l’apoptose des cellules plasmocytaires par activation de la caspase 8. Il active la réponse immunitaire autologue antitumorale en induisant une prolifération et une activation des cellules lymphocytaires T et des cellules natural killer. Enfin, il bloque l’interaction des cellules plasmocytaires avec leur tissu de soutien stromal, inhibant ainsi un nombre important de stimuli qui permettent la croissance et la survie de la tumeur.

La tératogénicité est majeure et en aucun cas une femme en âge de procréer ne peut être enceinte et prendre du thalidomide. La thrombose veineuse est relativement fréquente, surtout s’il est utilisé avec des corticoïdes. La fréquence des thromboses veineuses est de l’ordre de 5 % dans le myélome, elle augmente à 10 % en cas d’utilisation du thalidomide et atteint 15 % si les corticoïdes sont ajoutés. Cette fréquence est encore plus élevée en cas d’adjonction d’une anthracycline. La prophylaxie primaire est mal définie. Trois options sont possibles : l’aspirine à faible dose (de 80 à 325 mg/j), les héparines de bas poids moléculaire ou bien un anticoagulant oral à dose isocoagulante. En revanche, s’il existe un antécédent de thrombose, l’anticoagulation à dose efficace est indispensable [9]. L’autre effet secondaire, pratiquement systématique, est la neuropathie périphérique essentiellement des extrémités des membres supérieurs et inférieurs. Elle survient progressivement après plusieurs mois d’utilisation, plus tôt si les doses sont supérieures à 100 mg/j. La réversibilité est peu fréquente. La surveillance clinique est aidée d’un électromyogramme au moins tous les 6 mois. Enfin, la somnolence, surtout matinale, incite à une prescription le soir au coucher et la constipation est facilement traitée. Une diminution de la libido est possible.

Le bortezomib

Son mode d’action principal est l’inhibition du protéasome, un composant intracellulaire qui dégrade physiologiquement un grand nombre de protéines intracellulaires. Il inhibe en particulier la destruction de IκB, l’inhibiteur de NFκB. Or, au cours du myélome, NFκB est constitutionnellement activé et participe de façon majeure à l’oncogenèse. IκB n’étant plus dégradé, l’inhibition de NFκB est fortement augmentée, expliquant ainsi en partie l’activité anti-myélomateuse [10].

Les effets secondaires les plus fréquents sont : fatigue, troubles digestifs, fièvre, neuropathie périphérique en général transitoire et, sur le plan biologique, une thrombopénie transitoire. La thrombopénie s’accentue à chaque injection de bortezomib pour se corriger spontanément à la suspension du traitement. C’est la raison pour laquelle la troisième semaine du cycle conventionnel de bortezomib est sans traitement. On note également une réactivation fréquente du virus herpes-zona qui incite à prescrire en prophylaxie du valaciclovir.

Le lenalidomide

Ses modes d’action sont similaires à ceux du thalidomide mais avec une prédominance de l’effet immunomodulateur et des effets bien supérieurs. La prolifération des lymphocytes T est 1 000 fois supérieure et l’augmentation de sécrétion de l’interleukine 2 et de l’interféron γ 100 fois supérieure au thalidomide.

La myélosuppression est patente, directement proportionnelle à la dose utilisée. Actuellement, la dose maximale recommandée est de 25 mg/j pendant 21 jours suivie de 10 jours sans traitement pour permettre une reconstitution de l’hématopoïèse.

Le tableau 1 résume les principaux effets secondaires de ces molécules.

Tableau 1 Principaux effets secondaires des nouvelles molécules

Molécule

Clinique

Biologique

Thalidomide

  • Tératogénicité
  • Thrombose veineuse
  • Neuropathie périphérique
  • Ralentissement psychomoteur
  • Constipation
  • Eruption cutanée


Neutropénie (rare)

Bortezomib (Velcade®)

  • Fatigue
  • Neuropathie périphérique
  • Troubles digestifs
  • Zona


Thrombopénie transitoire

Lenalidomide (Revlimid®)

  • Constipation/diarrhée
  • Eruption cutanée
  • Thrombose veineuse


Cytopénie

Les nouvelles molécules en association avec le traitement de référence

En 1999, l’Intergroupe francophone du myélome (IFM) a commencé un essai comparant trois modalités de traitement pour les patients âgés de 65 à 75 ans (protocole IFM 99-06) [11]. Le bras de référence associait melphalan + prednisone (MP), un bras ajoutait le thalidomide au traitement de référence et le troisième bras comportait une induction par 2 cures de VAD (vincristine + adriamycine + dexaméthasone) suivie de deux intensifications par melphalan à fortes doses (100 mg/m2) et autogreffe de cellules souches périphériques. L’association melphalan (M) + prednisone (P) + thalidomide donne des résultats très supérieurs aux deux autres bras améliorant la survie globale d’environ 2 ans. Une étude comparable a été réalisée en Italie qui donne des résultats très similaires avec une nette supériorité de l’association MP-thalidomide [12]. Il est intéressant de noter que l’IFM vient de terminer une étude semblable pour les patients de plus de 75 ans (IFM 01-01) qui comparait deux bras : MP seul en comparaison avec MP-thalidomide. Les résultats préliminaires semblent montrer également pour cette tranche d’age une supériorité nette de l’association MP-thalidomide. Compte tenu de ces trois essais, il est fort probable que cette association deviendra le nouveau traitement de référence des sujets de plus de 65 ans. Cependant, l’adjonction du bortezomib [13] ou bien du lenalidomide [14] à l’association MP donne également de très bons résultats (tableau 2).

Tableau 2 Réponse au traitement de référence (MP) associé aux nouveaux traitements

MPT (IFM)

MPT (Palumbo)

MPV (Mateos)

MPR (Palumbo)

Age > 75 ans

0 (65-75 ans)

25 %

47 %

6 %

Efficacité

CR

15 %

16 %

32 %

17 %

CR + PR

81 %

76 %

88 %

85 %

EFS

28 mois (médiane)

54 % à 24 mois

82 % à 16 mois

87 % à 16 mois

Les nouvelles molécules en monothérapie

Les nouvelles molécules ont d’abord été testées dans des situations réfractaires ou en rechute après autogreffe. Elles ont ensuite été incorporées aux traitements de référence, et en particulier à l’association melphalan-prednisone chez le sujet âgé. Ce n’est que plus récemment qu’elles commencent à être utilisées en première ligne. Il faut noter que, dans tous les cas, elles ont un taux de réponse significativement augmenté quand elles sont associées aux corticoïdes. C’est la raison pour laquelle elles sont rarement utilisées en monothérapie au sens strict mais plutôt couplées à une corticothérapie dont les modalités d’administration sont variables.

Ainsi le thalidomide associé à la dexaméthasone est une très bonne association en première ligne qui est autorisée aux Etats-Unis [15, 16]. Son avantage principal est d’être aussi efficace que l’ancien traitement de référence de première ligne, le VAD et d’être administrable en ambulatoire sans nécessité de voie veineuse centrale. En France, actuellement, il n’a pas l’autorisation de prescription dans cette indication.

L’association bortezomib et corticoïdes est également excellente, en particulier chez le sujet âgé. La vitesse de réponse est très rapide, parfois après une seule injection de bortezomib. En cas d’insuffisance rénale, il n’y a pas d’adaptation posologique à réaliser [17]. La tolérance clinique et biologique est habituellement bonne, même chez le sujet âgé. Un essai thérapeutique réalisé par l’IFM a comparé en première ligne, chez des sujets de moins de 65 ans, l’association bortezomib + dexaméthasone au traitement de référence VAD (protocole IFM2005-01) [18]. Le taux de réponse obtenu avec l’association bortezomib + dexaméthasone est supérieur au bras de référence avec une toxicité acceptable. C’est un traitement qui ne nécessite pas d’hospitalisation ni de voie veineuse centrale. Il est actuellement, en France, accepté en première ligne.

Le lenalidomide est également très prometteur. La cytopénie est un effet secondaire limitant. Les études sont en cours pour préciser sa place.

La place de l’autogreffe

Chez les sujets jeunes de moins de 65 ans, l’intensification thérapeutique par melphalan à haute dose (supérieure ou égale à 140 mg/m2) suivie d’une réinjection de cellules souches autologues (autogreffe) permet une augmentation de la survie [19]. Plus l’âge augmente, plus la toxicité des chimiothérapies intensives est importante, en particulier la toxicité médullaire responsable d’aplasie et de complications infectieuses potentiellement mortelles. La collecte de cellules souches périphériques est également plus difficile chez les sujets âgés mais néanmoins possible en quantité suffisante pour réaliser une autogreffe dans la majorité des cas [20]. C’est la raison pour laquelle les cliniciens sont réticents à proposer une autogreffe au-delà de 65-70 ans. Néanmoins, certains centres effectuent des intensifications par melphalan 200 mg/m2 suivis d’autogreffes au-delà de 70 ans, sans toxicité majeure et avec un bénéfice thérapeutique [21-25] (tableau 3). Peut-être s’agit-il de patients sélectionnés, en bon état général, sans comorbidité ajouté. L’IFM dans son protocole des sujets de 65-75 ans (IFM 99-06) comparait la double autogreffe après deux cycles de melphalan à 100 mg/m2 (à 3 mois d’intervalle) au traitement de référence melphalan-prednisone avec ou sans thalidomide. L’autogreffe n’avait pas de toxicité supérieure mais elle n’apportait aucune amélioration de la survie par rapport au bras de référence et, surtout, la survie était très diminuée par rapport au bras MP + thalidomide [11]. Désormais, en France, on effectue rarement des autogreffes au-delà de 65 ans [26].

Tableau 3 Résultats de l’autogreffe chez les sujets âgés

Auteurs

Nombre de patients

Age médian (extrêmes)

Conditionnement

Mortalité liée à la greffe dans les 100 jours

Résultats

Palumbo et al.

71

71 (55-75)

MEL 100 x 2-3

0

  • CR : 47 %
  • EFS : 34 mois
  • OS : + 56 mois


Sirohi et al.

17

67 (65-74)

MEL 200

17 %

  • CR : 35 %
  • EFS : 2 ans
  • OS : 3,6 ans


Badros et al.

  • 25
  • 45


72 (70-82)

  • MEL 200
  • MEL 140


  • 16 %
  • 2 %


  • CR : 20 % (durée : 31 mois)
  • CR : 28 % (durée : 15 mois)


Reece et al.

110

63 (60-73)

diverses

5 %

  • EFS : 27 mois
  • OS : 39 mois


Jantunen et al.

22

68 (65-73)

MEL 200

0 %

  • CR : 45 %,
  • EFS : 23 mois
  • OS : 57 mois


La place de l’allogreffe à conditionnement atténué

Depuis l’émergence des conditionnements non myéloablatifs (qualifiés d’atténués ou de mini-greffe), la toxicité immédiate de l’allogreffe est très nettement diminuée. Cette procédure peut désormais être proposée à des sujets plus âgés qu’auparavant [27]. Il faut néanmoins avoir un donneur HLA-compatible pour diminuer les complications immunologiques. Dans le myélome, les cellules allogéniques ont un effet anti-myélome patent et l’allogreffe est encore aujourd’hui le seul traitement potentiellement curateur [28].

En pratique, l’effet anti-myélome allogénique est très souvent insuffisant pour contrôler seul la maladie. C’est la raison pour laquelle on effectue habituellement d’abord une autogreffe pour obtenir une réduction tumorale maximale avant de procéder à une allogreffe [29]. De plus, les complications immunologiques, même avec un « bon » donneur, telles que la réaction du greffon contre l’hôte, sont difficilement prévisibles et contrôlables. L’allogreffe est actuellement réservée aux sujets jeunes et certaines équipes ont de bons résultats [30].

Le traitement symptomatique

Parallèlement au traitement étiologique, le traitement symptomatique améliore la qualité de vie.

Les biphosphonates

Soixante-dix pour cent des patients ont des lésions osseuses responsables de douleurs et de fractures pathologiques. Ces lésions résultent d’une augmentation de l’activité destructrice osseuse par les ostéoclastes et d’une diminution de la reconstruction par les ostéoblastes. Une classe médicamenteuse, les biphosphonates, inhibe l’activité ostéoclastique, diminuant ainsi les événements osseux. Ils pourraient également avoir une activité anti-myélomateuse. Il existe deux formes d’administration intraveineuse (le pamidronate, Aredia®, et le zolédronate, Zometa®) et une forme orale (le clodronate, Lytos®). Habituellement, les patients bénéficient d’une perfusion mensuelle au long cours. Il a récemment été mis en évidence une complication rare mais sérieuse des biphosphonates : l’ostéonécrose de la mâchoire pour laquelle il n’y a pas actuellement de traitement [31, 32]. Désormais, on recommande de n’administrer les biphosphonates que pendant 18 mois. Le clodronate n’induirait pas d’ostéonécrose.

L’érythropoïétine recombinante

Au diagnostic de myélome, la prévalence de l’anémie est estimée à 70 %. On a pu également évaluer que, avec un suivi de 6 mois, 85 % des patients présentant un myélome sont anémiques. Enfin, l’anémie a un impact direct sur la qualité de vie [33].

L’érythropoïétine recombinante peut améliorer l’hématopoïèse des patients cancéreux, diminuer les besoins transfusionnels et améliorer la qualité de vie. Dans le myélome, il est recommandé de prescrire de l’érythropoïétine recombinante si l’hémoglobine est inférieure ou égale à 10 g/dL ou bien dès le seuil de 12 g/dL s’il existe des symptômes d’anémie [34]. Il existe un risque d’hypertension artérielle et de thrombose veineuse. Lorsque le traitement est efficace, l’anémie se corrige et il faut arrêter l’apport d’érythropoïétine exogène.

L’avenir

Considérant que le nouveau traitement de référence des sujets de plus de 65 ans est l’association melphalan + prednisone + thalidomide mais que cette association est relativement toxique, notamment sur les plans neurologique et thrombotique, le futur protocole de l’IFM envisage de comparer cette nouvelle référence à l’association lenalidomide + dexaméthasone (faible dose).

Dans l’avenir, il est fort probable que chaque patient sera traité selon les caractéristiques biologiques de sa tumeur, en particulier les caractéristiques génétiques. En effet, au diagnostic, tous les patients atteints de myélomes ne répondent pas de façon identique et n’ont pas la même survie. Certes, la masse tumorale a un rôle important mais il existe des caractéristiques biologiques propres à chaque myélome qui influent de façon déterminante sur le pronostic. En particulier, certaines anomalies cytogénétiques ont une importance pronostique majeure telle que la délétion du chromosome 13 ou bien la translocation [4, 14], deux facteurs biologiques péjoratifs [35-37].

Conclusion

Après 70 ans, on considère que les patients ne sont plus éligibles pour une autogreffe. Le traitement de référence était l’association melphalan + prednisone mais la disponibilité de nouveaux médicaments très performants, tels que le thalidomide, le bortezomib et le lenalidomide, est en train de modifier ce dogme. L’association melphalan + prednisone à laquelle s’ajoute le thalidomide va probablement devenir le nouveau traitement de première ligne du sujet âgé. Néanmoins, l’adjonction de bortezomib ou de lenalidomide donne également de bons résultats. Le choix se fera probablement en fonction de la toxicité de chaque association et des caractéristiques cliniques et biologiques de chaque patient. Si des progrès thérapeutiques considérables ont été réalisés, la rechute à ce jour reste inéluctable.

Références

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