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Le traitement chirurgical des métastases hépatiques colorectales


Bulletin du Cancer. Volume 95, Numéro 3, 365-8, mars 2008, Synthèse

DOI : 10.1684/bdc.2008.0595

Résumé   Summary  

Auteur(s) : Catherine Hubert, Jean-François Gigot , Service de chirurgie et de transplantation abdominale, Cliniques Universitaires Saint-Luc, Bruxelles, Belgique.

Résumé : D’énormes progrès ont été réalisés récemment dans le traitement pluridisciplinaire des métastases hépatiques d’origine colorectale, d’une part grâce à une chirurgie hépatique d’exérèse plus sûre et plus agressive et d’autre part grâce à l’utilisation de chimiothérapies de plus en plus efficaces. L’exérèse chirurgicale reste actuellement le seul traitement à visée curative.

Mots-clés : métastases hépatiques colorectales, hépatectomies, survie

ARTICLE

Auteur(s) : Catherine Hubert, Jean-François Gigot

Service de chirurgie et de transplantation abdominale, Cliniques Universitaires Saint-Luc, Bruxelles, Belgique

Article reçu le 29 Août 2007, accepté le 5 Septembre 2007

Près de la moitié des patients porteurs d’un cancer colorectal vont développer des métastases hépatiques synchrones ou métachrones. En l’absence de traitement chirurgical, leur survie à 5 ans reste exceptionnelle, malgré l’administration de schémas de chimiothérapie de plus en plus efficaces [1-3]. La chirurgie d’exérèse est donc actuellement considérée comme le traitement de choix chez les patients porteurs de métastases hépatiques colorectales (MHCR) réséquables, leur permettant d’atteindre des taux de survie à 5 ans de 35 à 60 %, bien meilleurs que par le passé [4, 5]. Ces bons résultats sont obtenus grâce à une meilleure sélection des malades, à un meilleur staging de la maladie, à une chirurgie plus agressive et plus sûre et, surtout, à une concertation médicochirurgicale pluridisciplinaire continue centrée sur le patient.

Une meilleure sélection des patients

La prédiction de l’opérabilité du patient repose, non sur l’âge en tant que tel, mais surtout sur l’évaluation de la comorbidité générale, essentiellement cardiovasculaire, en tenant compte de l’étendue planifiée de l’hépatectomie. En cas d’hépatectomie majeure (plus de trois segments hépatiques réséqués), le futur foie restant après hépatectomie doit être évalué tant sur le plan de son volume (volumétrie hépatique sectorielle mesurée sur les examens d’imagerie) que de sa fonction (estimée par les tests biologiques et, en cas de perturbation, par un test au vert d’indocyanine). En effet, un volume hépatique résiduel insuffisant expose le patient à un risque significatif d’insuffisance hépatique postopératoire pouvant entraîner le décès.

Le volume hépatique résiduel minimal est de l’ordre de 30 % si le foie non tumoral est sain. Mais en cas d’hépatopathie associée, un volume résiduel de 40 % est préférable pour assurer une hépatectomie majeure avec un risque opératoire minimal. D’autant plus que la chimiothérapie néoadjuvante (surtout si elle excède une durée de 6 mois) a été incriminée dans le développement de plusieurs types de lésion histologique hépatotoxique : congestion et/ou fibrose sinusoïdale, stéatohépatite et même hyperplasie nodulaire régénérative [6-8]. Même si les répercussions cliniques de ces lésions histologiques ne sont pas encore parfaitement connues, il est prudent, en cas d’hépatotoxicité suspectée, d’exiger un volume du futur foie résiduel plus important. Lorsque le volume hépatique résiduel est jugé insuffisant en préopératoire pour permettre la réalisation d’une hépatectomie majeure, on peut recourir à une embolisation portale radiologique ou à une ligature portale afin d’hypertrophier le foie controlatéral à l’exérèse, autorisant la chirurgie hépatique d’exérèse 4 à 6 semaines plus tard [9]. Dans l’intervalle, il est prudent de contrôler la maladie néoplasique par une chimiothérapie néoadjuvante intercurrente.

Un meilleur staging de la maladie

La détermination de la réséquabilité tumorale va dépendre de l’extension de la maladie oncologique en intrahépatique et en extrahépatique. Le nombre, la distribution parenchymateuse hépatique segmentaire et les rapports avec les gros troncs vasculobiliaires des MHCR sont cruciaux pour juger de leur réséquabilité. Le scanner spiralé et la résonance magnétique nucléaire avec contraste sont les examens de référence pour la détection des MHCR, avec une sensibilité de l’ordre de 80 à 90 %. La tomodensitométrie par émission de positons au fluorodéoxyglucose (Pet-FDG) est l’innovation technologique la plus performante pour détecter une localisation métastatique extrahépatique, permettant une meilleure sélection des patients en identifiant des lésions supplémentaires dans un tiers des cas et en modifiant la stratégie thérapeutique dans un quart [10].

Une chirurgie plus agressive et plus sûre

Les critères de réséquabilité actuels ne reposent plus sur le nombre, le caractère bilobaire des MHCR ou sur l’existence de métastases extrahépatiques, mais sur la capacité de réaliser une exérèse complète de toutes les lésions métastatiques (appelées R0), intra et extrahépatiques, en une ou plusieurs opérations, en laissant un foie résiduel de volume suffisant et avec une vascularisation et un drainage biliaire adéquat, le tout avec une mortalité opératoire acceptable (de l’ordre de 1 % dans les centres experts). Des métastases hépatiques multiples, bilobaires ou extrahépatiques ne constituent pas une contre-indication à la chirurgie hépatique, à condition qu’elles soient réséquables de manière radicale également [11].

L’objectif de la chirurgie carcinologique est donc d’assurer une exérèse complète des MHCR avec une marge de sécurité chirurgicale saine en parenchyme hépatique non tumoral. L’anticipation sur l’imagerie d’une marge de sécurité infracentimétrique ne doit pas constituer une contre-indication à l’exérèse, en raison d’un taux de récidive locale non aggravé [12, 13]. Pour ce faire, le choix du type de résection va dépendre de la taille, de la localisation, du nombre des métastases et de leur position par rapport aux troncs vasculobiliaires, en utilisant des résections anatomiques ou non anatomiques. Le concept est d’adapter l’exérèse aux métastases, en réalisant de principe des résections économiques, préservant la possibilité technique de résections itératives.

Lors de l’hépatectomie, un double objectif doit être atteint, d’une part assurer une transsection la moins hémorragique possible (car les saignements peropératoires et les transfusions péri-opératoires sont des facteurs augmentant la morbidité et la mortalité postopératoires), d’autre part, préserver la qualité du parenchyme hépatique restant. En pratique, diverses techniques de clampage pédiculaire, unilatéral ou complet, le plus souvent intermittent, vont ainsi être utilisées.

Outre l’embolisation portale, plusieurs stratégies permettent d’augmenter la réséquabilité chirurgicale, par exemple en pratiquant des hépatectomies en deux temps dans les métastases bilobaires [14], des hépatectomies itératives en cas de récidive [15], des résections chirurgicales combinées de métastases extrahépatiques [11] ou en combinant au geste d’hépatectomie des techniques de destruction locale comme la thermoablation par radiofréquence [16] ou la cryothérapie [17]. Ces techniques de destruction locale ne constituent pas une alternative à la chirurgie de résection qui reste actuellement le traitement de référence, avec de meilleurs résultats en termes de récidive locale [16]. La radiofréquence doit donc être réservée aux patients âgés, à haut risque opératoire qui ne pourraient pas supporter une hépatectomie majeure et aux patients ayant des métastases hépatiques colorectales bilobaires chez qui elle est alors utilisée associée à une résection hépatique homolatérale pour augmenter la radicalité oncologique controlatérale. Elle peut également être utilisée chez des patients présentant une récidive de MHCR, qui ont déjà été opérés à plusieurs reprises et chez qui le volume hépatique restant est insuffisant pour subir une énième hépatectomie. Les critères d’inclusion pour la radiofréquence sont stricts et doivent être respectés : métastases inférieures à 3-4 cm de diamètre, à distance des gros troncs biliaires (pour éviter une nécrose thermique) et des gros vaisseaux intrahépatiques (pour éviter un taux de récidive locale accru par cooling effect).

Dans les centres spécialisés, la mortalité opératoire après résection des MHCR est de l’ordre de 1 à 3 % avec une morbidité entre 17 et 27 % [20-23] (tableau 1). Les principales complications postopératoires sont l’insuffisance hépatique, l’hémorragie, la fistule biliaire et l’abcès sous-phrénique. Le taux de survie à 5 ans varie entre 35 et 58 % [4, 5, 13, 20-22] et peut atteindre 70 % en cas de métastase unique [23] (tableau 1).

Tableau 1 Résultats après chirurgie d’exérèse des métastases hépatiques colorectales

Auteurs

Année de publication

Patients

Mortalité à 2 mois

Survie à 5 ans

Bakalakos

1998

301

1,1 %

29 %

Adam

2001

95

0

35 %

Pawlik

2005

557

0,9 %

58 %

Aloia

2006

180

1 %

71 % si métastases solitaires

Simmonds

2006

-

2,8 %

30 %

Welsh

2007

750

2 %

-

Jonas

2007

660

2,2 %

37 %

Figueras

2007

501

4 %

42 %

Une concertation pluridisciplinaire continue centrée sur le patient

L’heure n’est plus à opposer l’efficacité des traitements existants mais à s’interroger sur leur association optimale afin de guérir les patients porteurs de MHCR. Une concertation pluridisciplinaire continue centrée sur le patient, à tout moment de son histoire oncologique, doit donc être la règle afin d’offrir à celui-ci toutes les chances de guérison issues de chacun des traitements disponibles. C’est sans conteste le facteur le plus important dans l’amélioration actuelle de la survie des patients porteurs de MHCR. Les MHCR jugées non réséquables après concertation avec un chirurgien hépatique spécialisé peuvent être rendues secondairement réséquables dans près de 15 à 20 % des cas grâce à une chimiothérapie néoadjuvante [18, 19]. De ce fait, même en cas de MHCR jugées non réséquables, la chirurgie de la tumeur primitive colorectale doit toujours être carcinologiquement radicale, sous peine de récidive locale colorectale alors que les MHCR sont devenues ultérieurement réséquables sous chimiothérapie. La réponse tumorale à la chimiothérapie néoadjuvante est prédictive de la réséquabilité [24] et la chirurgie d’exérèse « de sauvetage » pour des MHCR qui ne répondent pas à la chimiothérapie est associée à une mauvaise survie [25]. Cependant, en cas de chimiothérapie néoadjuvante de longue durée, une attention particulière sera apportée à la détection d’une hépatotoxicité et au problème de la disparition radiologique des métastases, considérée souvent à tort comme un succès thérapeutique et exposant le patient à un risque de traitement chirurgical incomplet ou à la nécessité de chirurgie itérative. En effet, la disparition morphologique lésionnelle ne correspond pas à une guérison définitive, puisqu’une persistance ou une récidive a été rapportée dans 83 % des cas [26]. Le rôle de la chimiothérapie néoadjuvante en cas de MHCR réséquables est en cours d’évaluation. Son intérêt au décours d’une résection hépatique pour MHCR a été souligné par une amélioration de la survie [27] et de la survie sans récidive [28].

En conclusion

La chirurgie des MHCR en combinaison avec la chimiothérapie est la seule stratégie thérapeutique potentiellement curative actuellement. Elle doit être proposée à tout patient qui présente des métastases pouvant être réséquées en totalité avec des marges saines. On assiste à une meilleure sélection des malades, à un staging plus performant de la maladie, à une extension progressive des indications (métastases extrahépatiques, récidives après hépatectomie, etc.) et au développement de stratégies chirurgicales et chimiothérapiques visant à augmenter la réséquabilité. Les techniques d’ablation constituent un appoint attractif mais elles n’ont pas fait la preuve de leur équivalence en termes de résultats par rapport à l’exérèse. Une approche médicochirurgicale pluridisciplinaire concertée permet d’améliorer la survie à long terme de ces patients. Elle est un élément qualitatif indispensable dans la prise en charge thérapeutique de ces patients, comme cela avait déjà été largement souligné dans le Bulletin du Cancer [29-31].

Références

1 Douillard JY, Cunningham D, Roth AD, Navarro M, James RD, Karasek P, et al. Irinotecan combined with fluorouracil compared with fluorouracil alone as first-line treatment for metastatic colorectal cancer : a multicentre randomised trial. Lancet 2000 ; 355 : 1041-7.

2 Goldberg RM, Sargent DJ, Morton RF, Fuchs CS, Ramanathan RK, Williamson SK, et al. A randomised controlled trial of fluorouracil plus leucovorin, irinotecan, and oxaliplatin combinations in patients with previously untreated metastatic colorectal cancer. J Clin Oncol 2004 ; 22 : 23-30.

3 De Gramont A, Figer A, Seymour M, Homerin M, Hmissi A, Cassidy J, et al. Leucovorin and fluorouracil with or without oxaliplatin as first-line treatment in advanced colorectal cancer. J Clin Oncol 2000 ; 18 : 2938-47.

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6 Fernandez FG, Ritter J, Goodwin JW, Linehan DC, Hawkins WG, Strasberg SM. Effect of steatohepatitis associated with irinotecan or oxaliplatin pretreatment on resectability of hepatic colorectal metastases. J Am Coll Surg 2005 ; 200 : 845-53.

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8 Hubert C, Sempoux C, Horsmans Y, Rahier J, Humblet Y, Gigot JF. Nodular regenerative hyperplasia : a deleterious consequence of long-standing chemotherapy for colorectal liver metastases? Liver Int 2007 ; 27 : 938-43.

9 Azoulay D, Castaing D, Smail A, Adam R, Cailliez V, Laurent A, et al. Resection of nonresectable liver metastases from colorectal cancer after percutaneous portal vein embolization. Ann Surg 2000 ; 231 : 480-6.

10 Selzner M, Hany TF, Wildbrett P, McCormack L, Kadry Z, Clavien PA. Does the novel PET/CT imaging modality impact on the treatment of patients with metastastic colorectal cancer of the liver? Ann Surg 2004 ; 240 : 1027-34 ; (discussion 1035-26).

11 Elias D, Ouellet JF, Bellon N, Pignon JP, Pocard M, Lasser P. Extrahepatic disease does not contraindicate hepatectomy for colorectal liver metastases. Br J Surg 2003 ; 90 : 567-74.

12 Figueras J, Burdio F, Ramos E, Torras J, Llado L, Lopez-Ben S, et al. Effect of subcentimeter nonpositive resection margin on hepatic recurrence in patients undergoing hepatectomy for colorectal liver metastases. Evidences from 663 liver resections. Ann Oncol 2007 ; 18 : 1190-5.

13 Pawlik TM, Scoggins CR, Zorzi D, Abdalla EK, Andres A, Eng C, et al. Effect of surgical margin status on survival and site of recurrence after hepatic resection for colorectal metastases. Ann Surg 2005 ; 241 : 715-22 ; (discussion).

14 Adam R, Laurent A, Azoulay D, Castaing D, Bismuth H. Two-stage hepatectomy : A planned strategy to treat irresectable liver tumors. Ann Surg 2000 ; 232 : 777-85.

15 Adam R, Pascal G, Azoulay D, Tanaka K, Castaing D, Bismuth H. Liver resection for colorectal metastases : the third hepatectomy. Ann Surg 2003 ; 238 : 871-83.

16 Abdalla EK, Vauthey JN, Ellis LM, Ellis V, Pollock R, Broglio KR, et al. Recurrence and outcomes following hepatic resection, radiofrequency ablation, and combined resection/ablation for colorectal liver metastases. Ann Surg 2004 ; 239 : 818-25.

17 Adam R, Akpinar E, Johann M, Kunstlinger F, Majno P, Bismuth H. Place of cryosurgery in the treatment of malignant liver tumors. Ann Surg 1997 ; 225 : 39-48.

18 Adam R, Avisar E, Ariche A, Giachetti S, Azoulay D, Castaing D, et al. Five-year survival following hepatic resection after neoadjuvant therapy for nonresectable colorectal. Ann Surg Oncol 2001 ; 8 : 347-53.

19 Folprecht G, Grothey A, Alberts S, Raab HR, Kohne CH. Neoadjuvant treatment of unresectable colorectal liver metastases : correlation between tumour response and resection rates. Ann Oncol 2005 ; 16 : 1311-9.

20 Simmonds PC, Primrose JN, Colquitt JL, Garden OJ, Poston GJ, Rees M. Surgical resection of hepatic metastases from colorectal cancer : a systematic review of published studies. Br J Cancer 2006 ; 94 : 982-99.

21 Welsh FK, Tilney HS, Tekkis PP, John TG, Rees M. Safe liver resection following chemotherapy for colorectal metastases is a matter of timing. Br J Cancer 2007 ; 96 : 1037-42.

22 Bakalakos EA, Kim JA, Young DC, Martin EW. Determinants of survival following hepatic resection for metastatic colorectal cancer. World J Surg 1998 ; 22 : 399-404.

23 Aloia TA, Vauthey JN, Loyer EM, Ribero D, Pawlik TM, Wei SH, et al. Solitary colorectal liver metastasis : resection determines outcome. Arch Surg 2006 ; 141 : 460-6.

24 Folprecht G, Grothey A, Alberts S, Raab HR, Köhne CH. Neoadjuvant treatment of unresectable colorectal liver metastases : correlation between tumour response and resection rates. Ann Oncol 2005 ; 16 : 1311-9.

25 Adam R, Pascal G, Castaing D, Azoulay D, Delvart V, Paule B, et al. Tumor progression while on chemotherapy. A contraindication to liver resection for multiple colorectal metastases? Ann Surg 2004 ; 240 : 1052-64.

26 Benoist S, Brouquet A, Penna C, Fulié C, El Hajjam M, Chagnon S, et al. Complete response of colorectal liver metastases after chemotherapy : does it mean cure? J Clin Oncol 2006 ; 24 : 3939-45.

27 Parks R, Gonen M, Kemeny N, Jarnagin W, D’Angelica M, DeMatteo R, et al. Adjuvant chemotherapy improves survival after resection of hepatic colorectal metastases : analysis of data from two continents. J Am Coll Surg 2007 ; 204 : 753-63.

28 Portier G, Elias D, Bouche O, Rougier P, Bosset JF, Saric J, et al. Multicenter randomised trial of adjuvant fluorouracil and folinic acid compared with surgery alone after resection of colorectal liver metastases : FFCD ACHBTH AURC 9002 Trial. J Clin Oncol 2006 ; 24 : 4976-82.

29 Penna C. Métastases hépatiques des cancers colorectaux. Bull Cancer 2003 ; 90 : 79-83.

30 De Baere T. La radiofréquence en cancérologie. Bull Cancer 2005 ; 92 : 65-74.

31 Adam R, Vibert E, Pitombo M. Chimiothérapie d’induction et chirurgie des métastases hépatiques colorectales. Bull Cancer 2006 ; 93 : S45-S49.


 

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