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ARN et cancer |
Bulletin du Cancer. Volume 95, Numéro 1, 33-41, janvier 2008, synthèse
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Article gratuit
Summary
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Auteur(s) : Philippe Jeanteur |
Résumé : L’objectif de cette revue est d’attirer l’attention sur les nombreuses étapes de l’expression génique qui opèrent au niveau de l’ARN et qui sont déterminantes dans le processus cancéreux. L’analyse des altérations génomiques dans les cancers s’est longtemps limitée à celle des remaniements chromosomiques ou à celle des mutations ponctuelles observées sur l’ADN. Puis vint l’ère des transcriptomes dont on a d’abord cru, puisqu’il s’agissait d’ARN messagers, que l’on regardait en eux le reflet exact des protéines exprimées. En fait, ces transcriptomes classiques ne donnent qu’une évaluation globale, quantitative, de l’expression d’un locus génique, en méconnaissant la diversité qualitative des messagers engendrés par épissage alternatif. Nous montrerons qu’au-delà de son rôle physiologique essentiel dans la régulation de fonctions propres aux métazoaires comme le développement, l’épissage alternatif apporte une grande vulnérabilité aux mutations qui est à l’origine de nombreuses pathologies et notamment du cancer. Le second aspect qui sera envisagé est celui d’une catégorie entièrement nouvelle d’ARN, les microARN qui, bien que non codants, ont des fonctions d’oncogènes ou de suppresseurs de tumeurs via le contrôle négatif qu’ils exercent sur les oncogènes et suppresseurs conventionnels. Au-delà de leur intérêt diagnostique et pronostique, ces deux derniers mécanismes offrent des cibles thérapeutiques potentielles entièrement nouvelles. |
Mots-clés : épissage alternatif, microARN, expression génique, oncogène, gène suppresseur de cancer |
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