ARTICLE
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Mise en place d’un environnement musical au cours de soins
infirmiers
Hakimi S, Tache M, Lefort MC, Aubert L, Diers L, Tarreau C,
Duc AG, Orbach D
Institut Curie, Département de pédiatrie, Paris. Association
Artistes à l’hôpital
L’objectif est la mise en place de séances d’environnement
musical au cours de certains soins infirmiers douloureux ou
anxiogènes pour diminuer l’anxiété et l’appréhension liées aux
gestes chez les enfants suivis en oncologie à l’Institut Curie.
Le musicien et les soignantes proposent aux familles et aux
enfants d’associer au geste un environnement musical associant
chants, utilisation d’instruments et contacts physiques rythmiques
avant, pendant et quelques minutes après le geste.
D’avril à juillet 2004, 41 séances ont eu lieu
concernant 31 enfants (12 filles et 19 garçons) âgés
de 1 à 15 ans (moyenne 5). Cinq enfants ont refusé d’y
participer et 1 a arrêté la séance en cours. 91 % des séances
ont eu lieu en hôpital de jour et 9 % en hospitalisation
conventionnelle. Dans 69 % des cas, le musicien connaissait
déjà l’enfant ou sa famille. Étaient présents la mère (80 %
des cas), le père (36 %) et/ou un autre membre (12 %) de
la famille. Les soins concernaient une ponction veineuse ou la pose
de cathlon périphérique (35 %), la pose/ablation d’une
aiguille de chambre implantable (23 %), un pansement de
cathéter à manchon ou un prélèvement sur le cathéter (29 %),
un pansement de cavité orbitaire (8 %) ou un autre soin
(5 %). Les séances ont duré entre 5 et 25 minutes
(moyenne 12). Avant le soin, les enfants étaient prémédiqués par de
l’Emla® (15 cas), de l’Atarax® (3), des
morphiniques (2), du protoxyde d’azote (1) ou rien
(18 cas).
La séance a comporté des chants et l’utilisation d’instruments de
percussions (maracas, djembé, caxixi, tambourin, grelots, hochets)
dans 92 % des cas, un contact manuel dans 46 % des cas.
95 % des enfants ont participé activement à l’activité
musicale avant le soin, 86 % au cours du geste lui-même et
97 % après celui-ci. Les accompagnants familiaux ont collaboré
avec le musicien dans 71 % des cas. En fin de séance,
93 % des enfants interrogeables étaient satisfaits de
celle-ci, comme 92 % des parents et 100 % des soignants.
Dans 11 cas, l’âge de l’enfant n’a pas permis d’obtenir ce
renseignement. Tous les grands enfants souhaitaient l’intervention
du musicien lors d’une prochaine séance, 92 % des parents et
100 % des soignants. Dans 95 % des cas, le musicien pense
avoir contribué à faciliter le soin et dans 93 % des cas à
diminuer l’anxiété lié au soin.
La satisfaction de l’équipe soignante et des familles de cette
approche originale des « soins infirmiers » incite à
poursuivre cette activité dans le département de pédiatrie.
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Soutien psycho-nutritionnel : une approche intégrative
Serin D1, Wipf A1, Goubely
Y1, Feige JM2, Lepeu G3, Féminier
D1
1Institut Sainte-Catherine, BP846,
84082 Avignon Cedex 2 ; 2Clinique
Rhône-Durance, BP872, 84082 Avignon Cedex 2 ;
3Hôpital Henri-Duffaut, rue Raoul-Follereau,
84000 Avignon
L’association Promotion Santé Sud, constituée de deux
oncologues, un hématologue, un cardiologue, un médecin
nutritionniste et deux médecins de santé publique, a créé et mis en
place depuis juin 2004 des ateliers de soutien
psycho-nutritionnel. Au rythme d’un par mois, ces ateliers ont lieu
en partenariat avec l’école hôtelière d’Avignon, durent une journée
et s’adressent à des patients atteints de cancer, de maladies
cardiovasculaires et de sida. Leurs proches, une diététicienne et
des étudiants de l’école hôtelière sont également invités.
Dans un espace démédicalisé dédié à l’accueil et à l’échange, et
dans une atmosphère aussi conviviale que ludique, les participants
reçoivent des informations théoriques et pratiques sur la
nutrition, l’alimentation et la digestion, tout en préparant un
repas qui sera partagé par le groupe en milieu de journée. Cette
approche a pour but de favoriser de façon informelle des
changements nutritionnels bénéfiques en termes de santé globale et
de qualité de vie. Les ateliers sont animés par un médecin
nutritionniste parallèlement formée à l’écoute active et à
l’accompagnement émotionnel. Ainsi, les participants pourront-ils
être accueillis professionnellement dans l’éventuelle expression de
leurs émotions face à la maladie et à la perspective de changements
alimentaires profonds. Ils pourront aussi, grâce au groupe, rompre
l’isolement éventuel auquel la maladie les confronte et découvrir
leur potentiel de participation active au processus thérapeutique,
l’accent étant mis sur l’éducation, la responsabilisation et la
notion de pouvoir personnel.
Les 9 ateliers initiaux ont attiré 72 patients dont
60 % atteints de cancer, 30 % de maladies
cardio-vasculaires et 10 % de SIDA. Les résultats, colligés à
partir de questionnaires de satisfaction distribués aux
participants en fin d’atelier, ont été particulièrement
encourageants. Les points forts ont été le plaisir de la découverte
de l’anatomie et de la physiologie de la digestion, la prise de
conscience de l’importance de l’alimentation sur l’équilibre global
de la santé, la dédramatisation bénéfique de la relation
médecin-patient, l’enthousiasme généré par le sentiment de
responsabilité plutôt que de victimisation par rapport à la
maladie. La qualité des échanges entre participants tout au long de
cette journée dédiée au bien-être permet également de renforcer la
motivation de chacun. Des consultations privées de suivi ont été
assurées par le médecin nutritionniste et plus de 50 % des
patients prennent encore des rendez-vous réguliers pour développer
et entretenir le bien-être intérieur qui s’installe inévitablement
en apprenant à prendre soin de soi.
Cette expérience innovante de médecine intégrative continue et se
développe à Avignon face à la demande croissante des patients dont
la curiosité a été éveillée.
202
Importance de l’observance après traitement hospitalier pour
lymphœdème du membre supérieur après cancer du sein
Vignes S1, Porcher R2, Arrault
M1, Dupuy A3
1Unité de lymphologie, Hôpital Cognacq-Jay, Site
Broussais, 102 rue Didot, 75674 Paris Cedex 14 ;
2Département de biostatistiques et d’informatique
médicale, Université Paris 7, Inserm U717 ;
3Service de dermatologie 2, Hôpital Saint-Louis,
1 avenue Claude-Vellefaux, 75475 Paris Cedex 10
Le lymphœdème secondaire du membre supérieur touche environ 15 à
20 % des femmes traitées pour cancer du sein. La réduction de
son volume repose sur la physiothérapie décongestive dont le
bandage peu élastique est l’élément essentiel. Le maintien du
résultat au long cours est l’objectif principal du traitement.
Le but de l’étude est de suivre une cohorte de femmes 6 et
12 mois après une hospitalisation pour traitement du
lymphœdème et analyser les facteurs prédictifs du maintien du
bénéfice obtenu après physiothérapie décongestive.
Les 535 femmes hospitalisées pour la première fois pour
traitement d’un lymphœdème du membre supérieur ont été incluses
dans l’étude. L’âge médian lors du cancer du sein était de
51 ans (extrêmes 24-81). Le délai médian d’apparition du
lymphœdème était de 22 mois après le traitement du cancer.
Avant la première hospitalisation pour traitement (bandages peu
élastiques, exercices, drainages lymphatiques manuels), le délai
médian d’évolution du lymphœdème était de 33 mois.
À l’entrée en hospitalisation, le volume moyen du lymphœdème,
calculé en assimilant les segments de membre à un tronc de cône,
était de 1054 ± 634 ml. Après 11 jours de
traitement, il était de 648 ± 351 ml. Une
compression élastique était adaptée à la sortie et les techniques
d’auto-bandages étaient apprises à toutes les patientes avec les
conseils de les faire à un rythme minimum de 3 par semaine. À
6 mois, la reprise de volume moyenne était de 78 ml
(IC95 % = 53-104 ml) pour les 426 femmes
revues en consultation. Cette réaugmentation du volume du
lymphœdème concernait 263/426, soit 62 % des patients. Pour
les 356 femmes revues à 1 an, la reprise volumétrique
était de 22 ml (IC95 % = -3-46 ml) en
comparaison avec les mesures faites à 6 mois. L’analyse des
facteurs de maintien du bénéfice de l’hospitalisation a été faite à
6 mois. L’absence de port de compression élastique était
associée à une augmentation du volume du lymphœdème,
282 versus 54 ml (p < 0,0001), de
même que l’absence de pratique régulière de bandages peu
élastiques, 160 ml versus 45 ml
(p < 0,0001). L’absence ou la pratique des drainages
lymphatique manuels n’était pas associée à la réaugmentation du
volume du lymphœdème : 90 versus 73 ml
(NS).
Le traitement hospitalier du lymphœdème secondaire du membre
supérieur après cancer du sein entraîne une réduction de volume qui
se maintient à 6 mois et 1 an. Le port de compression
élastique et la réalisation de bandages peu élastiques sont les
deux éléments indispensables au maintien du bénéfice à long
terme.
203
Activité d’un service de soins de suite en oncologie : Centre
médical de Bligny
Kalla S, Baba Ali L, Marchais V, Gautier H
Service Oncologie Soins de Suite, Centre médical de Bligny,
91640 Briis-sous-Forges
En oncologie médicale, les services de soins de suite sont des
structures de plus en plus sollicitées. En effet la lourdeur des
pathologies et de certaines thérapeutiques, les nombreuses maladies
intercurrentes et l’aspect social nécessitent des soins
particuliers dispensés dans ce type de service ou tous les aspects
liés aux patients sont pris en compte.
Nous avons réalisé une analyse de l’activité du service de soins
de suite en oncologie médicale sur une période allant du
1er janvier au 28 mars 2006 portant sur
48 patients qui ont été hospitalisés au moins une fois dans
notre service. L’étude a porté sur 48 patients (18 hommes
et 30 femmes) âgés de 34 à 96 ans, la moyenne d’âge est
de 65 ans, présentant un cancer du sein
(12 patientes) ; un cancer digestif
(12 patients) ; une tumeur cérébrale (5), un cancer de la
prostate (2), un cancer des VADS (2), un site primitif inconnu (3),
des hémopathies malignes (2), autres (10 patients) dont
1 rein, 1 vessie, 1 poumon. Vingt-sept sur les
48 patients (41,6 %) avaient au moins un site
métastatique, le nombre de sites métastatiques moyen est de 2
(1-4), Le performans status (PS) au moment de
l’hospitalisation était de 1/2/3/4 chez
5/16/22/5 patients respectivement. Les motifs
d’hospitalisation étaient les suivants : 36 patients
étaient admis pour des soins de suite dont 8 en postchimio, 9 en
postopératoire et 19 pour complications et aggravation de leurs
états cliniques. Onze patients ont été hospitalisés pour la
réalisation de leurs traitements : chimiothérapie (7) et
radiothérapie (4). Les pathologies associées étaient représentées
par une hypertension artérielle (10 %), un diabète
insulinodépendant (6 %), une insuffisance respiratoire
associée ou non à la pathologie cancéreuse (10 %), une
insuffisance cardiaque dans 6,2 % des cas. Durant
l’hospitalisation, 15/48 patients, soit 31 %, ont
présenté au moins un épisode infectieux documenté dans 80 %
des cas, ces infections étaient représentées par une septicémie
chez 4 patients, une infection urinaire chez 8, une autre
infection chez 3. La douleur était présente chez 20 patients,
soit dans 42 % des cas, représentée principalement par les
douleurs osseuses traitées et contrôlées essentiellement par des
morphiniques, des biphosphonates et chez 3 patients par une
irradiation à visée antalgique. Les soins de support ont consisté
en l’intervention de la kinésithérapeute pour rééducation motrice
et/ou orthophonique chez 20 patients (42 %), de la
psychologue et/ou psychiatre chez 7 patients
(14,5 %) ; l’intervention de l’assistante sociale a eu
lieu chez 18 patients parmi les 24 dossiers examinés.
24/48, soit 50 %, des patients et leurs familles ont bénéficié
du dispositif d’accueil. Sur les 48 patients, 5 décès
sont survenus dus à la progression de la maladie, 10 patients
(21 %) ont pu regagner leurs domiciles, 9 ont été transférés
en unité de soins palliatifs, 10 ont pu rejoindre leurs centres
référents.
Le parcours de soins en oncologie s’est allongé et est devenu de
plus en plus complexe avec recours à des prestations très
diversifiées. Une prise en charge globale et une coordination
d’équipes multidisciplinaires sont indispensables pour le bon
fonctionnement de ces structures.
204
Améliorer la prise en charge globale en formalisant le recueil des
besoins : adaptation française du Distress Thermometer et de
la liste de problèmes
Dauchy S1, Zenasni F1, Botella
M1, Teller AM2, Etcheverry MP2,
Rovelon P2, Auguste P2, Baron-Merle
G2
1Unité de psycho-oncologie ;
2Département des Soins, Institut Gustave-Roussy,
39 avenue Camille-Desmoulins, 94805 Villejuif
Le développement des soins de support et la nécessité d’une
prise en charge globale des patients atteints de cancer ont mis au
premier plan la question du repérage de la détresse et de
l’identification des besoins. Ce repérage implique l’utilisation
d’outils validés assurant la qualité du recueil et sa transmission,
notamment lors de l’intervention successive de différents
professionnels de santé comme au cours des consultations
paramédicales. C’est dans ce cadre qu’il a été décidé dans notre
institution de mettre en place sur certains sites pilotes une
version traduite et adaptée du Distress Thermometer (DT) et de la
liste de besoins qui l’accompagne [1].
La présente communication décrit la première phase d’adaptation et
de validation de cet outil d’auto-évaluation de la détresse et des
besoins dont une partie a déjà fait l’objet d’une validation en
français [2].
Une traduction à rebours de la liste des besoins a été réalisée.
Conformément aux recommandations de la littérature une question sur
la demande d’aide a été ajoutée afin de formaliser l’identification
des besoins lors des consultations infirmières [2]. Une partie des
patients (n = 235) a complété le Distress Thermometer
ainsi que l’échelle d’anxiété de Spielberger (STAI, 1993). Le
questionnaire complet a été par ailleurs administré à trois
échantillons de patients (nombre total 90) et une étude qualitative
a été organisée auprès de 30 utilisateurs (20 patients et
10 infirmières) afin d’identifier l’acceptabilité et l’utilité
de la liste.
Le score moyen du DT est de 3,00 (SD 2,79, indiquant une bonne
sensibilité). Les scores sont fortement corrélés aux scores
d’anxiété du STAI (R = 0,75). L’analyse des items de la
liste de problèmes montre certaines difficultés dans l’expression
de la demande d’aide. L’ensemble des résultats a permis d’élaborer
une version finale de l’outil (DT + liste de besoins)
actuellement en cours de validation à l’Institut
Gustave-Roussy.
Références
1. Jacobsen PB, Donovan KA, Trask PC et al.
Screening for psychological distress in ambulatory cancer patients.
Cancer 2005, 103 : 1494-502
2. Dolbeault S, Mignot V, Gauvain-Piquard A, et
al. Evaluation of psychological distress and quality of life in
french cancer patients : validation of the « distress
thermometer » french version. Psycho-Oncology
2003 ; 12 : S1-S277, S225
205
Protocole d’évaluation de la parole par analyse du signal
acoustique chez des patients opérés d’un cancer de la langue et du
plancher buccal
Woeller A1, Brix M1, Savariaux
C2, Perrier P2, Lebeau J1
1Service de chirurgie maxillo-Faciale, CHU
Grenoble Hôpital Michallon, BP217, 38043 Grenoble Cedex
09 ; 2 Institut de la communication parlé, UM CNRS
5009 INPG et Université Stendhal, 46 avenue F.-Viallet,
38031 Grenoble Cedex 01
Les moyens d’évaluation de la parole après exérèse de cancer
oropharyngé utilisés dans la littérature font appel plus souvent à
des méthodes subjectives. Nous avons utilisé le signal acoustique
pour étudier l’élocution des patients opérés d’un cancer
endobuccal. Cette méthode est non invasive, reproductible et
quantifiable. Seules les interventions pour traiter les cancers de
la langue et du plancher buccal entraînent des troubles de la
parole.
Un enregistrement est réalisé la veille de l’intervention, à un
mois de l’intervention ou quelques jours avant la radiothérapie, à
3 mois ou quelques jours après la fin de la radiothérapie, à
6 mois et à 1 an. L’enregistrement est réalisé dans une
pièce non isolée phoniquement. Le patient prononce chacune des
voyelles du français et des séquences voyelle-consonne-voyelle. Dix
répétitions de chaque séquence sont réalisées.
Les voyelles sont caractérisées par des fréquences appelées
formants. Le formant F1/le formant F2 permet d’évaluer les
mouvements avant-arrière et haut-bas de la langue. L’analyse des
consonnes est plus complexe. Elle utilise des éléments d’ordre
supérieurs qui permettent de localiser la production du son.
L’analyse spectrale et temporelle permet d’étudier le degré
d’aperture du tractus vocal lors de la prononciation de la
consonne.
Cette technique nous permet d’évaluer les méthodes de
reconstruction, et l’impact de la radiothérapie de façon objective.
Elle permet également d’analyser les moyens de compensation des
patients et donc de mieux guider la rééducation phonétique.
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Implication pluridisciplinaire régionale dans le développement de
la prise en charge psychologique des patients atteints de
cancer
Truc G, Charrier S
Réseau OncoBourgogne, 1 rue du Professeur-Marion,
21000 Dijon
Le réseau OncoBourgogne a anticipé puis accompagné la mise en
place du plan Cancer en créant un groupe multidisciplinaire de
psycho-oncologie. Ce groupe fonctionne à partir de trois
composantes :
– Un groupe pluridisciplinaire comprenant des psychologues,
un psychiatre, un oncologue médical, un oncologue radiothérapeute,
des infirmières, une assistante sociale, un cadre administratif,
une chargée de communication issus d’établissement privés et
publics. Ils se réunissent tous les deux mois autour de travaux de
réflexions et d’actions (élaboration d’un référentiel de bonnes
pratiques, organisation de journées de psycho-oncologie, mise en
place du dispositif d’annonce…).
– Deux psycho-oncologues à mi-temps qui ont été recrutés par
le réseau en 2004. Leur mission première est de favoriser le
développement de la psycho-oncologie dans les établissements
publics et privés. Leurs déplacements dans l’ensemble des
établissements de santé ont permis de faire le bilan de l’existant
puis de promouvoir et soutenir une activité de psycho-oncologie.
Plusieurs postes de psychologues ont déjà été ainsi créés. Ces
psychologues assurent aussi, la mise à jour d’un annuaire régional
des psychiatres et psychologues compétents en cancérologie. Leur
travail intègre à présent, des actions de formation auprès des
acteurs de cancérologie médecins et soignants. Il est prévu qu’ils
interviennent dans le soutien psychologique des équipes.
– Le troisième élément est la constitution plus récente d’un
groupe régional de psychologues travaillant en cancérologie. Ce
groupe leur offre : une plate-forme d’échanges avec la
possibilité d’harmoniser leurs pratiques. Il crée l’infrastructure
qui permettra une évaluation des pratiques et l’estimation des
moyens prioritaires à mettre en œuvre. Ces actions justifieront le
travail des psychologues au sein des équipes et valideront les
besoins restant à pourvoir.
Pour conclure, cette organisation a permis d’initier un
recrutement de psychologues travaillant dans une démarche concertée
sur l’ensemble de la Bourgogne et en relation avec les équipes de
soin. Les premiers résultats obtenus confirment la pertinence de
l’intégration de la psycho-oncologie au sein d’un réseau régional
de cancérologie. Des progrès restent à accomplir pour que cette
action au service de l’ensemble des patients de la région, continue
de se développer dans tous les secteurs d’activité et quel que soit
le lieu de prise en charge.
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