ARTICLE
Auteur(s) : Alfred
Babo
Université de Bouaké, Laboratoire d’économie et de sociologie
rurales (Lesor), 06 BP 26, Abidjan 06, Côte d’Ivoire
En Côte d’Ivoire, les politiques de promotion d’une agriculture de
rente fondée sur le riz, les fruits et légumes, le coton et le café
dans la région Centre (Bouaké, Béoumi, Sakassou, Marabadiassa) se
sont soldées par un constat d’échec. La raison principale réside
dans les contradictions existantes entre les politiques agricoles
et économiques conduites ces trente dernières années qui ont
encouragé ces productions tout en facilitant l’importation, à
moindre coût, des denrées alimentaires de base correspondantes
(riz, fruits et légumes) [1]. De plus, les années de sécheresse et
les feux de brousse concomitants qui ont ravagé les plantations de
caféiers et limité la production de riz dans les années 1980
ont été des causes d’échec de cette politique. Face à ces
contraintes, les paysans du pays baoulé se sont tournés vers les
cultures vivrières traditionnellement destinées à
l’autoconsommation [2, 3] et dont les revenus par actif valaient
pourtant à peine 10 % de ceux que les immigrés tiraient des
cultures pérennes [4]. Si dans le passé les cultures vivrières
présentaient, de façon générale, une incapacité à générer et à
garantir des revenus substantiels et réguliers aux paysans [1],
quels sont donc les facteurs sociaux et économiques qui favorisent
aujourd’hui leur développement ? Quels sont les effets de la
marchandisation de l’agriculture vivrière villageoise sur la
société baoulé ? Notre objectif est de montrer que dans les
zones rurales en périphérie de Bouaké l’émergence de l’économie
marchande locale est due en grande partie à la croissance
démographique [4], mais qu’elle est également liée à la mobilité
sociale et géographique, ainsi qu’aux innovations agricoles promues
ces dernières années dans les villages.Suite à des travaux portant
sur le fonctionnement et l’évolution des circuits de
commercialisation des produits vivriers à Bouaké [5], un projet de
recherche sur la gestion des ressources naturelles a été lancé en
2000 dans quatre villages (Kouakro, Mandéké, Sahounty et Allokokro)
marqués par la présence de jeunes initiateurs de microprojets
innovants. Des entretiens qualitatifs ont été réalisés avec les
chefs coutumiers et les responsables d’associations de jeunes et de
groupements de producteurs. Ils ont été complétés par des enquêtes
quantitatives auprès de 100 chefs d’exploitation [6]. Ces
enquêtes, sans couvrir tout le pays baoulé, ont observé une
diversité de situations réparties selon un gradient de plus ou
moins grande proximité de la ville de Bouaké. Ainsi, en dépit de
leur représentativité géographique certainement limitée, nos
résultats présentent le développement de phénomènes tels que la
marchandisation croissante des cultures vivrières et l’évolution
des rapports fonciers intergénérationnels liés à la mobilité des
jeunes actifs.
Les retours des jeunes migrants
Le recensement national de 1998 indique que la mobilité
interne de la population est à peu près stable depuis les
années 1980. En effet, la proportion de population nationale
migrante est passée de 47,2 % en 1975 (Recensement général de
la population (RGP), 1975) à 42,7 % en 1998 [7]. Dans les
villages baoulé, cette stabilité s’explique par la réduction des
départs et l’accroissement des retours. Alors que deux décennies
plus tôt, près du tiers de la population baoulé avait émigré [8],
aujourd’hui une faible proportion de la population active s’adonne
encore à la migration saisonnière1
(25 % à Sahounty, 4 % à Allokokro et 3 % à Mandéké)
en raison non seulement du développement du maraîchage, de
l’igname, de l’anacardier, et de la relance de la culture du café,
mais aussi de la proximité de la ville de Bouaké qui offre des
opportunités de petits emplois (agents de sécurité, ouvriers à
l’usine textile Gonfreville, etc.). Quant aux retours en pays
baoulé, une enquête2 réalisée en 1993
[9] affirmait déjà une inversion des flux migratoires de la ville
vers les campagnes. Contrairement à la proportion de migrants qui
s’est accrue de 1970 à 1980, passant de 38 % à 46 % [10],
les retours, d’après Janin [11], ont connu une accélération à
partir de 1994 avec 44 % des migrants baoulé qui retournent
dans leur village d’origine. Ainsi, sur une période de dix ans,
63 % des chefs d’exploitation enquêtés dans les quatre
villages d’études sont revenus s’installer dans leur village. Par
ailleurs, 37 % des jeunes n’ont jamais tenté l’aventure de la
migration. Ils considèrent qu’« en restant au village à
cultiver la tomate et l’igname, on gagne, au bout de trois mois,
plus que ce qu’on gagnait en basse-côte3 en six mois ». En effet, avec la chute
des prix du cacao et du café au cours de la décennie 1990-2000, les
revenus des migrants oscillent désormais entre 100 000 et
120 000 F CFA4 pour six
mois de travail. En revanche, depuis quelques années, une nouvelle
culture telle que la tomate, pratiquée au village fournit un revenu
total par actif pouvant fréquemment atteindre
500 000 F CFA pour une durée de travail de trois mois.
Ainsi, l’on peut établir un rapport déterministe entre le reflux
migratoire et le dynamisme économique de l’agriculture locale
(tableau 1( Tableau 1 )). De
fait, on assiste au développement d’une agriculture vivrière
marchande en pays baoulé telle qu’observée dans des études
antérieures [4, 12].
Tableau 1 Évolution de la migration dans les
quatre villages d’études.Table 1. Evolution of migration in
the four villages studied.
|
Village
|
Nombre de « six mois »
|
Actifs permanents (évaluation)
|
% « six mois » par rapport à la population active
(permanents + « six mois »)
|
Évolution
|
|
Sahounty
|
110
|
322
|
25
|
Phénomène qui a progressé de 1980 à 1990. Se stabilise aujourd’hui
sans régresser (comprend aussi extracteurs de bandji,
contractuels)
|
|
Mandéké
|
12
|
296
|
4
|
De l’ordre de 30 « six mois » avant 1993, date de reprise
des plantations de café
|
|
Kouakro
|
2
|
266
|
# 0
|
Avant 1995, au moins 30 garçons et 30 filles. En 1995, la
Sodefor a implanté ses forêts de teck et fournit de l’emploi aux
jeunes et en plus induit d’autres activités telle la fabrication du
charbon
|
|
Allokokro
|
21
|
778
|
3
|
En forte baisse depuis une dizaine d’années du fait du
développement du maraîchage, activité principale des jeunes
hommes
|
Développement d’une agriculture villageoise marchande
D’après Chaléard [12], le taux d’urbanisation de la Côte d’Ivoire,
qui est passé de 3 % en 1940 à plus de 50 % en 1990 a
transformé les cultures vivrières d’autoconsommation en cultures
marchandes. Au Centre, dans le pays baoulé, la plupart des
producteurs se sont intégrés à la sphère marchande par la vente
systématique des surplus de production : igname, arachide,
maïs, etc. [13]. Aujourd’hui, l’agriculture marchande repose sur
des cultures destinées aux marchés locaux (en particulier la ville
de Bouaké) et nationaux (Abidjan et certaines villes de basse-côte)
De ce fait, elle joue un rôle croissant dans l’approvisionnement
des marchés urbains nationaux et sous-régionaux depuis la
dévaluation du franc CFA [14].
Développement du vivrier marchand
Après la dévaluation du franc CFA en 1994, les consommateurs
urbains se sont tournés vers le riz local, l’igname, le manioc et
la banane plantain dont les prix sont restés stables [15]. Ainsi,
dans la zone étudiée, près de la moitié (48 %) de la
production de l’igname Cayenensis dite « précoce »
(lokpa, kpassadjo et kponan), très demandée par les consommateurs
urbains, est directement destinée au marché. Avec un revenu cumulé
de 1 373 400 F CFA pour l’ensemble des exploitants
enquêtés, cette variété fournit 65 % des recettes générées par
l’igname de façon générale et 14 % du revenu agricole après
l’arachide, la tomate et le manioc (tableau 2( Tableau 2 )). En réalité, l’ouverture du
marché de gros de Bouaké en 1997 a constitué une opportunité pour
la commercialisation de l’igname par les producteurs de la
périphérie de Bouaké [16]. À côté de l’igname, 65 % des
exploitants enquêtés produisent de l’arachide. Les revenus
tirés de cette culture ont modifié le statut de ce produit qui est
progressivement passé d’une culture d’autoconsommation de fin de
rotation valorisant des sols pauvres à une culture destinée au
marché. Et, avec un revenu moyen par exploitant de l’ordre de
56 053 F CFA, l’arachide se présente comme la première
culture de rente. Là également, la présence du marché de gros et la
demande urbaine ont suscité dans les villages un intérêt accru des
producteurs pour cette culture. Quant au manioc, des études
avaient attesté de sa vitalité économique depuis la fin des années
1980 [4, 5]. Ainsi, le prix d’achat bord-champs du manioc a cru
pour atteindre 30 000 F CFA/t en 1997 alors qu’il variait
entre 15 000 F CFA/t et 24 000 F CFA/t en 1996
[6]. Aujourd’hui, avec un revenu moyen de 32 500 F CFA
par exploitant, le manioc reste la culture choisie par presque tous
les exploitants après l’igname. Mais la chute des revenus tirés du
manioc due à la baisse continue de son prix de vente (jusqu’à
8 000 F CFA/t bord-champs en 2000) a, en partie, favorisé
le développement du maraîchage.
Tableau 2 Part relative des différentes cultures
dans la constitution du revenu agricole.Table 2. Contribution
of the various crops to agricultural income.
|
Cultures
|
Revenus annuels* (F CFA)
|
Part (%)
|
|
Igname
|
2 122 200
|
14
|
|
Manioc
|
2 700 700
|
18
|
|
Arachide
|
3 643 450
|
25
|
|
Banane
|
1 373 380
|
9
|
|
Taro
|
237 100
|
2
|
|
Tomate
|
3 066 150
|
21
|
|
Autres productions maraîchères
|
1 209 625
|
8
|
|
Autres cultures annuelles (riz)
|
436 940
|
3
|
|
Total
|
14 789 545
|
100
|
Développement des cultures maraîchères
Les études réalisées par l’Orstom5[17] et plus tard par Chaléard [4] dans le
pays baoulé décrivent dans les années 1970 et 1980 des
systèmes de culture à base d’igname et d’arachide intégrant des
légumes traditionnels (piment, gombo, aubergine, tomate) utilisés
uniquement comme condiments dans la cuisine. Mais, depuis le milieu
de la décennie 1990, le secteur horticole a connu un développement
rapide dont la production est destinée aux grandes agglomérations.
En fait, d’après Akindès [18], la restauration extérieure dans les
grandes villes consomme beaucoup de légumes frais. De plus, la
consommation de produits maraîchers est d’abord le fait des
populations urbaines. C’est le cas au Sénégal, où 45 % de la
production maraîchère nationale alimente en priorité la région de
Dakar [19]. Il en est de même de la région de Bouaké qui, avec un
taux d’urbanisation de 78 %, représente un marché de
811 274 consommateurs en 1998 [7]. Ainsi, la demande
alimentaire issue de cette croissance démographique urbaine a
entraîné, à partir de 1996-1997 à Allokokro, des achats anticipés
de tomate sur pieds. Le prix de ce produit, très demandé sur les
marchés de Bouaké et d’Abidjan, a augmenté en 1998-1999, atteignant
800 F CFA/kg, voire 1 200 F CFA/kg en
contre-saison (février-mars 1999) selon l’Office d’aide à la
commercialisation des produits vivriers (OCPV) alors que d’après
l’Institut des savanes/Département des cultures vivrières
(Idessa/dcv) le prix variait de 350 F CFA à
365 F CFA à la même période l’année d’avant. En 2001, la
tomate a généré un revenu moyen de 127 000 F CFA par
maraîcher enquêté avec de forts écarts entre producteurs (de
117 000 à 520 000 F CFA par maraîcher). Les appuis
financiers, matériels et techniques des organismes et projets de
développement incitent les jeunes à produire toute l’année en
recourant aux pesticides et à des variétés sélectionnées plus
résistantes aux maladies. Ainsi, malgré le programme de relance
caféière en 1996 dans les départements de Sakassou et Béoumi et
l’expansion de la culture de l’anacardier dans tout le pays baoulé
[20] en raison de son prix d’achat très attractif en début 2000
(175 à 400 F CFA/kg), les jeunes Baoulé s’orientent
d’abord vers les cultures maraîchères. Le maraîchage, du fait des
facilités de commercialisation, du faible niveau d’investissement
de départ et parce qu’il génère rapidement (3 mois) un revenu
[21], joue un rôle social et économique de sédentarisation et
d’autopromotion pour de nombreux jeunes, leur offrant une
alternative locale à la migration.
Une amélioration substantielle des revenus
On constate que les revenus tirés des cultures vivrières et
maraîchères se sont accrus au bout de deux décennies. En effet,
selon Chaléard [4], « les recettes vivrières atteignaient à
peine 44 000 F CFA par exploitant en 1984-1985, pour
l’ensemble du pays baoulé, et aucun exploitant ne touchait des
sommes comparables à celles des planteurs du Sud (environ
500 000 F CFA par an) ». Mais actuellement, les
revenus moyens par exploitant dans les villages baoulé visités,
sont de l’ordre de 56 053 F CFA pour l’arachide, de
68 670 F CFA pour l’igname « précoce » et de
127 000 F CFA pour la tomate. Ces chiffres traduisent une
augmentation du revenu agricole du paysan baoulé (tableau 2).
Cette situation qui est nouvelle dans le pays baoulé était déjà
observable dans le pays abbey du Centre-Sud où « les ventes
des produits alimentaires restaient au-dessus de
500 000 F CFA à la fin des années 1980 » [12]. De
fait, à Bouaké, les jeunes paysans manifestent un grand intérêt
pour les cultures marchandes qui favorisent la transformation des
règles dans la société baoulé.
Effets de la marchandisation de l’agriculture vivrière
villageoise dans la société baoulé
Avec le retour des jeunes dans leur village et la mise en valeur
des terres par de nouvelles cultures marchandes, le système de
gestion du foncier baoulé tend à se monétariser et à
s’individualiser. En effet, de plus en plus, les bas-fonds
exploités en maraîchage font l’objet de location à plus de
10 000 F CFA/cycle de culture pour des surfaces comprises
entre 200 m2 et 300 m2. Par
ailleurs, les jeunes, en associant la culture de l’igname à celle
de l’anacardier, tentent de s’approprier les terres qui se
transforment en plantations pérennes. En fait, la rentabilité
économique de la tomate, de l’arachide et de l’igname offre des
marges de manœuvre aux jeunes pour la modification des mécanismes
d’accès et d’appropriation des droits fonciers. Le système foncier
baoulé subit ainsi les influences des systèmes monétarisés et
individualisés de l’Ouest forestier d’où reviennent les jeunes
migrants porteurs des innovations. De fait, on observe une rupture
idéologique dans la gestion de la terre, les jeunes substituant la
gestion patrimoniale des aînés par une logique d’exploitation
capitalistique. En conséquence, chez cette catégorie d’acteurs, la
terre tend à perdre sa dimension sacrée et communautaire pour
gagner en valeur vénale. Progressivement, la gestion collective des
droits fonciers apparaît plus illusoire et le rôle des aînés
devient davantage symbolique et religieux. Ainsi, comme dans les
sociétés krou du Sud-Ouest [22], koyaka du Centre-Nord [23] et
sénoufo [24], un processus de régulation foncière se met en place
dans le pays baoulé et se traduit par une modification des règles
de gestion coutumière de la terre ajustée aux dynamiques sociales
et agricoles en cours.
Conclusion
Les études antérieures concluaient que l’essentiel des revenus
agricoles des ruraux baoulé était tiré des cultures pérennes qui
nécessitaient la migration des jeunes actifs en zone forestière et
des flux monétaires en retour vers les villages d’origine. Mais,
aujourd’hui, avec les difficultés que les nouveaux migrants baoulé
ont à s’installer en zone forestière, en raison des conflits
fonciers récurrents et de la baisse des revenus saisonniers, des
dynamiques locales de changement sont à l’origine de la
modification de la structure des revenus agricoles dans cette
région. Le développement des cultures vivrières marchandes permet
aux jeunes baoulé d’avoir rapidement des revenus conséquents et
supérieurs à ceux qu’ils pourraient obtenir en migrant en zone
forestière. Cette évolution est due en grande partie à la mise en
valeur des bas-fonds par les cultures maraîchères, unité de paysage
longtemps sous-exploitée. Dans certains pays africains, le
maraîchage dans les bas-fonds des zones rurales et périurbaines est
une composante spécifique de l’approvisionnement des villes, comme
à Brazzaville où les légumes-fruits proviennent pour plus de
90 % de ce type de situation [25]. Il apporte ainsi des
réponses à la progression de la demande en produits vivriers due à
l’accroissement de la population tant rurale qu’urbaine et
contribue à en assurer la sécurité alimentaire [26]. Des dynamiques
équivalentes sont observées en périphérie de Dakar, Cotonou, et
Bobo-Dioulasso où des maraîchers peuvent exploiter jusqu’à
1 hectare de bas-fond par unité de production [27]. Des
changements techniques (pesticides, variétés, motopompe, etc.)
permettent une production maraîchère presque toute l’année, ce qui
répond bien aux attentes des marchés urbains. De fait, en
périphérie de ces villes, comme à Bouaké, les dynamiques de
l’agriculture maraîchère entraînent un intérêt accru pour les
bas-fonds. Dans un tel contexte, la principale contrainte pour les
producteurs dans ces villes est l’accès à la terre [25].
À Bouaké, elle se traduit par l’émergence d’un nouveau marché
foncier spécifique aux bas-fonds partagés entre une exploitation
agricole par les maraîchers et la vente des terres par les
propriétaires fonciers pour des besoins de construction
d’habitations lorsque la topographie le permet. Les jeunes
maraîchers sont ainsi confrontés à une monétarisation de l’accès
aux terres renforçant le besoin de s’organiser entre eux et de se
coordonner avec leurs aînés.
Références
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d’expériences vivrières. Collection Économie et Développement.
Paris : Karthala-Orstom, 1990.
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d’Ivoire). Abidjan : Orstom éditions, 1971.
3 Wurtz J. Adiaprikoffikro – Douakankro : étude
géographique d’un terroir baoulé de Côte d’Ivoire. Atlas des
structures agraires du Sud du Sahara. 5. Paris : Maison des
Sciences de l’Homme ; Mouton, 1971.
4 Chaléard JL. Temps de villes, temps des vivres :
l’essor du vivrier marchand en Côte d’Ivoire. Paris :
Karthala, 1996.
5 Babo A. Les circuits de commercialisation et de transformation
du manioc à Bouaké. Mémoire de maîtrise, université de Bouaké,
1997.
6 Babo A. Dynamique sociale et mutations dans le système de
gestion du foncier en pays baoulé. Thèse de doctorat unique,
Cirad/Lesor-université de Bouaké, 2003.
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définitifs du RGPH 98. Abidjan : Bureau technique du
recensement (BTR), 1998.
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forêt : étude des migrations des populations du
Centre-Bandama. Abidjan : Université nationale de Côte
d’Ivoire (UNCI), 1984.
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d’Ivoire : une circulation inversée. Dakar : Association
pour l’anthropologie du développement (Apad), 2004.
10 Amoakon A. Quelques effets du développement rural sur la
migration des Baoulé dans le Sud-Ouest ivoirien. Thèse de troisième
cycle, Centre international de formation et de recherche en
population et développement, Louvain-La-neuve, 1993.
11 Janin P. Crises ivoiriennes et redistribution spatiale
de la mobilité : les Baoulé dans la tourmente. Revue Tiers
Monde XLI 2000 ; 164 : 791-813.
12 Chaléard JL. L’essor du vivrier marchand : un
contre modèle aux marges du modèle ivoirien. In : Le modèle
ivoirien en questions : crises, ajustements, recompositions.
Paris : Karthala-Orstom, 1997.
13 Janin P. L’insécurité alimentaire rurale en Côte
d’Ivoire : une réalité cachée, aggravée par la société et le
marché. Cah Agric 2001 ; 10 : 233-41.
14 Akindès F. Dévaluation et alimentation à Abidjan. Les
cahiers de la recherche 1991 ; 40 : 24-42.
15 Babo A, Gbalé P, Kouamé A. Les effets de la dévaluation du
franc CFA sur les ménages à Bouaké. Mémoire de licence, université
de Bouaké, 1996.
16 Babo A. Les risques de réappropriation du marché de gros de
Bouaké par les grossistes de l’igname, de la banane plantain et du
manioc. Mémoire de DEA, université de Bouaké, 1999.
17 Ancey G, Chevassu J, Michotte J. L’économie de
l’espace rural de la région de Bouaké. Abidjan : Orstom
éditions, 1974.
18 Akindès F. Restauration populaire et sécurité
alimentaire à Abidjan. Cah Sci Hum 1991 ; 27 :
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19 Wade I, David-Benz H, Egg J. Information et
régulation des filières maraîchères au Sénégal. Cah Agric
2004 ; 13 : 148-57.
20 Dugué P, Koné R, Koné G. Gestion des
ressources naturelles et évolution des systèmes de production
agricoles des savanes de Côte d’Ivoire. Conséquences pour
l’élaboration des politiques agricoles. Cah Agric 2003 ;
12 : 267-73.
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périurbain d’Allokokro. Bouaké ; Montpellier :
Laboratoire d’économie et de sociologie rurales (Lesor)-université
de Bouaké-URES/Korhogo ; Centre de coopération internationale
en recherche agronomique pour le développement (Cirad), 2001.
22 Kouassi AM. Pressions anthropiques et impacts
socio-économiques et écologiques dans l’espace Buyo (Côte
d’Ivoire). Thèse de doctorat unique, université d’Abobo-Adjamé,
2001.
23 Dugué P, Poamé A, Kouakou D, Babo A.
Étude de la diversité des situations agricoles de la région de
Bouaké : résultats d’un diagnostic pluridisciplinaire et
orientations pour la poursuite des recherches. Bouaké ;
Montpellier : Laboratoire d’économie et de sociologie rurales
(Lesor)-université de Bouaké ; Centre de coopération
internationale en recherche agronomique pour le développement
(Cirad), 2000.
24 Coulibaly S. Le paysan senoufo. Abidjan : NEA,
1978.
25 Moustier P, Pagès J. Le périurbain en
Afrique : une agriculture en marge ? Le Courrier de
l’environnement 1997 ; 32 : 87-98.
26 Centre de recherches pour le développement international
(CRDI). Agriculture urbaine en Afrique de l’Ouest : une
contribution à la sécurité alimentaire et à l’assainissement des
villes. Ottawa : CRDI, 1999.
27 Smith OB, Moustier P, Mougeot LJA,
Fall A. Développement durable de l’agriculture urbaine en
Afrique francophone : enjeux, concepts et méthodes.
Ottawa : Centre de coopération internationale en recherche
agronomique pour le développement (Cirad)-Centre de recherches pour
le développement international (CRDI), 2004.
2 EIMU : enquête ivoirienne sur les
migrations et l’urbanisation.3 Terme
utilisé couramment en Côte d’Ivoire pour désigner les régions
forestières humides du pays proches de l’océan Atlantique et
propices aux cultures d’exportation (café, cacao, hévéa, ananas,
etc.).4 1 euro = 655, 96 F CFA.5 Actuel Institut de recherche pour le
développement (IRD).1 Les migrants
saisonniers communément appelés « six mois »
correspondant à la durée de leur séjour, sont des jeunes actifs
baoulé qui partent travailler comme manœuvres agricoles dans les
plantations en zone forestière sur une base contractuelle.
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