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Soignant contaminé et malade imaginé : étude anthropologique de la construction de l’individualité en radiothérapie |
Bulletin du Cancer. Volume 92, Numéro 7, 741-5, Juillet - Août 2005, article original
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Article gratuit
Summary
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Auteur(s) : Fanny Soum-Pouyalet, Jean-Marie Dilhuydy, Annie Hubert, Guy Kantor |
Résumé : La méthode anthropologique permet de rendre compte des dynamiques de groupes en établissant un ensemble de liens de causalités pour décrire les relations humaines et sociales. Ainsi, la dimension et la densité de la relation entretenue avec le patient ont des répercussions directes sur la motivation professionnelle. Mais cette proximité a ses revers. Les processus d’identification aux patients sont inévitables et la peur de la contamination n’est pas médicale mais symbolique : elle s’exprime dans la difficulté de saisir la distance, la différence entre l’autre (le malade) et soi (le soignant). Les professionnels de santé doivent donc trouver un compromis délicat entre proximité et stratégies de distanciation. Dès lors, la tentation est grande de considérer avant tout le patient à travers sa pathologie. Ce « malade imaginé » permet au soignant de définir des cadres qui structurent sa relation au patient. Ce faisant, il engendre une déperdition identitaire chez le malade. Dans ce contexte, la relation entre patient et soignant se fonde avant tout sur une nécessaire reconnaissance individuelle du patient que ce dernier exprime en se réappropriant sa maladie. Il s’affirme ainsi comme acteur de la relation thérapeutique et non plus comme objet de soins. |
Mots-clés : anthropologie, radiothérapie, représentations des malades, relation thérapeutique |
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