ARTICLE
Auteur(s) :, Gilles Houvenaeghel1, Max
Buttarelli1, Isabelle Rossi2, Agnès
Tallet3, Jocelyne Jacquemier4, Patrice
Viens5
1Département de chirurgie,
2Département de médecine nucléaire,
3Département de radiothérapie,
4Département d’anatomopathologie,
5Département d’oncologie médicale, Institut
Paoli-Calmettes, 232 bd Sainte-Marguerite, 13006 Marseille cedex
9
Depuis l’introduction du concept du ganglion sentinelle (GS) en
1977 et son application aux mélanomes malins cutanés, cette
technique a été étudiée dans le cadre des cancers du sein à un
stade précoce à partir des travaux de Giuliano et al. en 1994
[1].De nombreuses études ont permis de valider la fiabilité de
l’identification des premiers relais ganglionnaires sentinelles
avec des taux de 90 à 95 %. Les travaux les plus représentatifs en
termes de reproductibilité correspondent aux études multicentriques
[2-9].Il est cependant rapidement apparu que ce procédé,
multidisciplinaire, nécessitait comme toute nouvelle technique une
période d’apprentissage non seulement pour les chirurgiens mais
également pour les médecins nucléaires et les
anatomopathologistes.Afin de garantir les meilleurs résultats
reproductibles, des précisions techniques et des règles de bonne
pratique ont été établies. Il est en effet fondamental d’intégrer
ce procédé dans un rapport bénéfices/risques et coût dans la
stratégie de traitement précoce, représentant à l’heure du
dépistage la majorité des cas.
Risques
Les risques sont essentiellement liés aux cas de faux
négatifs : ganglion(s) sentinelle(s) négatif(s) ou non
envahi(s) alors qu’il existe un ou plusieurs ganglions envahis au
niveau du creux axillaire. Ce taux, correspondant au nombre de cas
de faux négatifs par rapport au nombre de cas qui présentaient une
atteinte ganglionnaire au curage axillaire, doit être inférieur ou
égal à 5 % pour être jugé acceptable. Les éléments déterminants
pour obtenir un faible taux sont essentiellement l’apprentissage,
la technique utilisée et la localisation de la tumeur dans le sein.
Si la nécessité d’une courbe d’apprentissage a bien été
démontrée, plusieurs questions restent non résolues. Un taux élevé
d’identification de GS est le reflet d’une bonne technique, sachant
qu’un échec d’identification ne représente pas un risque
carcinologique pour la patiente dans la mesure où un curage
axillaire sera pratiqué. Le nombre de cas à réaliser dans ce cadre
doit être au moins de 10 [3, 5].
Cependant, le nombre de cas réalisés en période d’apprentissage
doit être déterminé essentiellement par les cas de faux négatifs
qui représentent un possible risque carcinologique. Le nombre de
cas à réaliser durant cette période a été établi à au moins 20,
voire 30, sur les données d’études multicentriques [3, 5,
10-12].
Il est cependant utile de rappeler que, pour obtenir 30 cas
permettant l’évaluation des faux négatifs et donc présentant une
atteinte ganglionnaire du GS et/ou des ganglions du curage, il sera
nécessaire de pratiquer la procédure du GS dans environ 90 à 100
cas, puisque environ deux tiers des patientes présentant un cancer
du sein à un stade précoce ne présentent pas d’atteinte
ganglionnaire.
De plus, la validité réelle de ces taux a pu être discutée [13]
du fait d’effectifs réduits avec des taux respectifs de faux
négatifs de 1/30 (3,3 %) et 2/30 (6,7 %) pour 1 ou 2 cas. Il s’agit
cependant de chiffres minimum requis (≤ 5 % de faux négatifs et 30
cas) au cours des conférences de consensus [14].
Cette courbe d’apprentissage pose également d’autres problèmes
non résolus qui ne sont pas l’apanage de cette seule
technique :
- • Le nombre de cas traités pendant la période
d’apprentissage qui ne devrait probablement pas excéder 1 an,
permettant de limiter ultérieurement les risques [11, 15].
- • La réalisation d’une technique avec des actes
supplémentaires à celui du curage axillaire, hors essai
thérapeutique, soulevant des problèmes éthiques, de bénéfice
individuel direct et de cohabitation de plus en plus fréquente
d’équipes ayant réalisé leur courbe d’apprentissage par rapport aux
autres, chez des patientes de plus en plus au courant et
demandeuses de procédés les plus récents et performants.
Il apparaît cependant que les médecins et chirurgiens
actuellement en cours d’étude initiale ont déjà réalisé leur
apprentissage (comme celle des autres techniques d’ailleurs) au
cours de leur formation. Par ailleurs, pour les autres médecins et
chirurgiens en exercice, l’apprentissage des nouvelles techniques
pourrait être accéléré par des formations reconnues auprès
d’équipes référentes.
Techniques
Les techniques utilisées ont été progressivement définies, même si
de nombreuses questions (de « détail ? ») persistent
[16].
L’identification par le colorant seul a été défendue par
quelques équipes, reconnaissant pour la plupart un risque accru
d’échec d’identification et surtout de faux négatifs et un
apprentissage plus long, même si d’excellents résultats ont été
obtenus dans quelques équipes.
De plus, le prélèvement des GS nécessite fréquemment une
dissection plus importante et moins ciblée qu’avec les isotopes,
dans la mesure où les canalicules bleus qui guident la dissection
vers les GS ne sont pas toujours facilement visualisés.
L’identification isotopique, avec un repérage précis
peropératoire du ou des sites de fixation permet : 1) une
incision ciblée et de petite taille pour repérer les GS ; 2)
la vérification d’absence de fixation résiduelle significative au
niveau du creux axillaire. Ses inconvénients sont représentés par
un acte supplémentaire, certes peu invasif, et son coût. La
réalisation de cette technique peut être aisément organisée de
façon multidisciplinaire, si besoin au sein de deux plateaux
techniques sur deux sites différents.
L’intérêt de clichés de scintigraphie en préopératoire reste
débattu. Ces clichés n’ont pas permis d’améliorer les taux
d’identification et de faux négatifs dans les études publiées. Ils
permettent cependant :
- • de vérifier une bonne corrélation entre les données
per-opératoires et préopératoires, en particulier le nombre et la
localisation des GS ;
- • de visualiser des sites de fixation extra-axillaires,
en particulier de la chaîne mammaire interne (CMI), dont l’intérêt
pratique reste cependant à démontrer ;
- • d’être vigilant en cas de fixation isotopique modérée
ou médiocre, plus fréquemment corrélée à une atteinte ganglionnaire
importante [17]. Il est donc important de rappeler la nécessité de
palper le creux axillaire par l’incision réalisée et de prélever
tout ganglion augmenté de volume et/ou induré, afin de minimiser le
risque de faux négatifs.
L’ensemble de ces observations a conduit à recommander
l’utilisation de la technique combinée de l’identification [6, 8,
18, 19].
Les autres facteurs pouvant intervenir sur le taux de faux
négatifs sont :
- • La localisation de la tumeur dans les quadrants
supéro-externes du sein, localisation la plus fréquente, est
corrélée à un plus fort taux de faux négatifs [19]. Cela peut être
attribué à une difficulté d’identification des GS situés le plus
souvent dans la partie inférieure de l’étage I de Berg et donc à
proximité du site d’injection isotopique lorsqu’il est réalisé en
péritumoral. Dans les cas de tumeurs très externes ou du
prolongement axillaire, il peut donc être utile de décaler le site
d’injection soit en péri-aréolaire, soit plus interne afin d’éviter
cet écueil.
- • Le nombre de GS prélevés : le taux de faux
négatifs semble plus important lorsqu’un seul GS a été prélevé [6].
Cependant, le nombre de GS prélevés et analysés est le plus
fréquemment de 1 ou 2. Lorsqu’ils sont fixants, les troisième,
voire quatrième ou cinquième GS peuvent être atteints [3], d’où
l’importance de prélever tous les GS fixants de manière
significative (> 10 % du plus fixant), de palper le creux
axillaire et d’établir une corrélation avec la scintigraphie
préopératoire si elle est réalisée.
- • Plusieurs points restent débattus sur l’impact de la
procédure :
- - l’obésité semble accroître le risque d’échec
d’identification, de même qu’un âge élevé [5], sans conséquence
établie sur le taux de faux négatifs ;
- - la fiabilité de la procédure sur des tumeurs bi ou
plurifocales n’est pas démontrée, même si certaines études
apportent des chiffres similaires aux autres cas [20] ;
- - le site d’injection du colorant et de l’isotope , en
péritumoral ou en périaréolaire, en intra ou en sous-dermique par
rapport à une injection profonde, ne fait pas l’objet d’un
consensus [3, 16], de même que la réalisation d’une tumorectomie
préalable [5, 21].
Quels sont les risques carcinologiques de la procédure en cas de
faux négatifs ?
- • La sous-stadification en ignorant une atteinte
ganglionnaire axillaire peut entraîner l’omission d’une
chimiothérapie adjuvante à tort. Cependant, compte tenu des
critères actuellement utilisés, en dehors de l’atteinte
ganglionnaire pour indiquer une chimiothérapie adjuvante, ce risque
apparaît très faible (inférieur à 2 patientes pour 1000) [22].
- • Le risque de ne pas réaliser de radiothérapie au
niveau sus-claviculaire et CMI a été évalué respectivement à 1,3 %
et à moins de 9 patientes pour 1000 [22].
- • Le risque de récidive axillaire apparaît également
très faible [23, 24].
Bénéfices
Les bénéfices de la technique du GS sont essentiellement la
diminution des séquelles du bras et une meilleure stadification
anatomopathologique.
L’étude de quelques ganglions par rapport à un nombre important
de ganglions, généralement au moins 10 prélevés lors d’un curage
axillaire, a permis d’appliquer des techniques d’analyse plus fines
et plus performantes. L’analyse standard d’un ganglion du creux
axillaire est habituellement pratiquée sur la coupe en deux (en
bivalve) du ganglion.
L’analyse des GS peut être réalisée par des coupes sériées en
coloration standard (HES) : l’espacement et le nombre de
coupes par ganglion restent discutés.
Lorsqu’aucune métastase n’a été détectée sur ces coupes sériées,
une étude en immuno-histochimie peut être réalisée afin de détecter
une atteinte ganglionnaire de petite taille et, le plus
fréquemment, une micrométastase correspondant à une taille
inférieure ou égale à 2 mm.
Il a été bien montré que ce type d’analyse permettait
d’augmenter le taux de ganglion envahi détecté d’une proportion de
9 à 33 % [25-27].
Cependant, la recherche en particulier des micrométastases a un
coût non négligeable en achat de réactifs, en temps de technicien
et médecin. L’objectif actuel d’identifier des micrométastases a
permis de préciser les techniques d’analyse qui ne sont cependant
pas univoques, ne font pas l’objet de consensus et posent des
problèmes importants de coût économique. Le nombre de coupes par
ganglion habituellement réalisé est de 6 au minimum ou plus jusqu’à
épuisement du ganglion avec un espacement de 150 microns.
La valeur pronostique de ces micrométastases ganglionnaires
n’est cependant pas clairement établie dans la mesure où les
résultats des études rapportées sur l’impact pronostique divergent.
Il semble cependant que, en dehors des cas de « simples »
cellules isolées au sein du ganglion, la présence des
micrométastases soit un facteur de gravité par rapport à l’absence
d’atteinte ganglionnaire [22]. L’intérêt pratique réel actuel est
d’indiquer un curage axillaire systématique complémentaire dans la
mesure où une atteinte des ganglions non sentinelles est observée
dans 18 % des cas sur un collectif de la littérature (127/705) et
dans 13,4 % dans une étude multicentrique (94/700 cas). La
réalisation d’une analyse en immunohistochimie permet de détecter
un nombre plus important de micrométastases (44,6 % :
312/700 dans une étude multicentrique) ; le taux d’atteinte
des ganglions non sentinelles en cas de micrométastase détectée par
immunohistochimie seule a été dans cette étude de 9,9 %
(31/312) et de 11,4 % (49/431, de 0 à 25 %) dans 14
séries de la littérature. En l’absence de recherche de ces
micrométastases et donc de curage axillaire après leur détection,
le taux de faux négatifs du ganglion sentinelle serait augmenté
d’une proportion de près de 10 %. Ces éléments justifient
actuellement, dans l’attente des résultats des essais randomisant
le curage axillaire ou son omission en cas de ganglion sentinelle
envahi, leur recherche précise, y compris par immunohistochimie
afin de réduire au maximum le taux de faux négatifs. L’utilité
pronostique des micrométastases ganglionnaires devra être étudiée
plus précisément en relation avec les autres facteurs pronostiques
classiques et éventuellement plus récents (protéomique, génomique,
autres récepteurs) et les prélèvements médullaires à la recherche
de micrométastases médulaires.
L’utilisation de la procédure du GS pose la question de la
performance de la biopsie extemporanée (BE) du ou des GS, dont
l’apprentissage doit être réalisé comme celui de l’analyse
anatomopathologique définitive, afin de réaliser le curage
axillaire chaque fois que possible dans le même temps opératoire
lorsqu’il est indiqué en dehors de la période d’apprentissage. La
BE par des coupes à congélation n’est habituellement réalisée que
sur des ganglions supérieurs à 5 mm afin de ne pas perdre de
matériel pour l’analyse définitive. Les équipes utilisent de plus
en plus fréquemment des techniques cytologiques, plus rapides
(voire moins coûteuses) mais qui nécessitent un apprentissage et un
entraînement spécifiques. L’étude peut être réalisée par apposition
sur lames ou « grattage » du ganglion et étude sur lame.
Cette dernière technique semble avoir un rendement légèrement
supérieur. Il faut cependant rappeler que le taux d’échec
d’identification d’une atteinte ganglionnaire en BE est élevé en
cas de micrométastase.
La diminution des séquelles fonctionnelles et l’amélioration de
la qualité de vie représentent les objectifs majeurs de cette
technique. Les séquelles du curage axillaire ont été diversement
appréciées, avec des variations liées au type d’étude, aux critères
d’analyse des séquelles et au délai d’évaluation par rapport au
geste chirurgical. Les principales séquelles rapportées sont le
lymphœdème du membre supérieur dans 10 à 41 % des cas, les douleurs
(10 à 40 %), les troubles de la sensibilité du membre supérieur (58
à 81 %), la gêne à la mobilité (17 à 32 %) [28-31].
Les séquelles sont toutes globalement diminuées de manière
significative et importante après prélèvement du ganglion
sentinelle seul par rapport à la pratique combinée d’un curage
axillaire dès la première année postopératoire [32-39].
L’amélioration de la qualité de vie globale a également été
rapportée, sans retentissement cependant sur les scores de
dépression [39]. Cette évaluation doit cependant être réalisée par
les médecins mais aussi et surtout par les patientes, dans la
mesure où il existe des discordances entre les deux évaluations
avec une sous-estimation des séquelles par les médecins [39].
La réalisation d’un curage axillaire différé après un
prélèvement ganglionnaire sentinelle est couramment plus
« difficile » que le curage axillaire d’emblée du fait de
la réaction inflammatoire et cicatricielle secondaire à la
dissection initiale du creux axillaire pour prélever les GS.
Ces constatations pourraient laisser supposer des séquelles plus
importantes après un curage axillaire secondaire. L’évaluation des
séquelles à un an postopératoire n’a cependant pas mis en évidence
d’effet délétère du curage réalisé dans un deuxième temps
opératoire [39]. Ces conclusions doivent être confirmées sur un
effectif plus important et étayées avec un recul plus important de
2 ans au moins par rapport au geste chirurgical.
Indications
Les indications de la technique du GS reposent actuellement sur la
taille clinique, voire paraclinique (mammographique et
échographique) estimée de la tumeur. Il n’est cependant pas
exceptionnel d’observer des discordances importantes entre la
taille clinique de la tumeur (T) et la taille anatomopathologique
(pT), en particulier pour les cancers lobulaires infiltrants et les
carcinomes infiltrants à prédominance endocanalaire. La fiabilité
de la technique a été bien établie pour les tumeurs invasives pT1
jusqu’à 20 mm.
L’indication de la procédure du GS reste très dépendante des
équipes pour les stades cliniques T2, généralement inférieurs ou
égal à 30 mm. Lorsque la tumeur invasive mesure plus de 30 mm, la
réalisation d’un curage axillaire systématique reste discutée. Dans
notre pratique et pour ces cas, le curage axillaire a été
systématique avec un taux de faux négatifs de 1,4 %.
Le débat reste donc ouvert pour réaliser ou non un curage
axillaire systématique en cas de tumeur invasive de plus de 30 mm
en anatomopathologie définitive et en cas de tumeur clinique T2 de
plus de 30 mm.
Cependant peu d’études sont rapportées sur ces
« grosses » tumeurs et le rapport bénéfice/coût de la
procédure ne semble pas être raisonnable au-delà d’une taille de 40
à 50 mm.
Dans le même esprit, la procédure du GS a été évaluée dans
quelques études en cas de chimiothérapie néoadjuvante, posant la
question de la fiabilité de la procédure du GS et du moment de sa
réalisation avant ou après chimiothérapie dans le cadre d’essais
thérapeutiques.
À l’opposé, les indications de la procédure du GS ont été
étendues aux carcinomes micro-invasifs et aux carcinomes canalaires
in situ, en particulier diffus lorsqu’ils imposent une mastectomie
[4, 40, 41]. Certains ont pu étendre l’indication aux mastectomies
prophylactiques, du fait du risque de découverte de carcinome
micro-invasif ou mini-invasif dans une très faible proportion de
cas, pour éviter alors un curage axillaire.
La nécessité d’une exploration chirurgicale systématique reste
cependant débattue et même remise en cause par certains pour les
carcinomes in situ diffus imposant une mastectomie, pour les
carcinomes micro-invasifs et les cancers de petite taille pT1a (≤ 5
mm) en anatomopathologie définitive. La question de la validité du
GS après tumorectomie initiale avec une taille définitive de plus
de 5 mm est donc de nouveau posée.
Conclusion
La procédure du GS apparaît être une option, validée dans certains
réseaux de cancérologie, par rapport au curage axillaire qui reste
actuellement le standard. Le risque de faux négatifs du curage
axillaire n’est cependant pas nul (2 à 3 %), du fait de ganglions
bas situés dans l’étage de I de Berg ou de ganglions en dehors des
étages I ou II dont l’exérèse n’a pas été réalisée.
L’application de cette procédure en routine, sans curage
axillaire systématique, est en passe de devenir progressivement un
nouveau standard du fait des résultats de nombreuses études de
fiabilité avec curage axillaire et d’une étude randomisée [24]
(monocentrique et avec un faible recul). Les résultats des études
randomisées en cours devront donc être publiés avant d’établir
cette technique comme un nouveau standard. Les règles minimum de
bonne pratique en routine ont cependant été précisées au cours de
conférences de consensus en l’absence de preuve de niveau
indiscutable (taux d’identification de 90 %, taux de faux négatifs
≤ 5 %, apprentissage de 30 cas évaluables au moins, identification
par les deux techniques–colométrique et isotopique–combinées,
indication pour les petites tumeurs cliniques T0 et T1.
L’absence de tout geste ganglionnaire chirurgical est en cours
d’exploration du fait de l’incorporation de l’étage I de Berg dans
les champs tangentiels de radiothérapie du sein, de même que
l’absence de réalisation de curage axillaire même en cas d’atteinte
des premiers relais ganglionnaires sentinelles.
De plus, la question est posée dans ce même esprit, de la
pertinence du PET scanner à détecter une atteinte ganglionnaire au
moins supérieure à 2 mm.
Il est cependant probable que la procédure du GS devienne un
nouveau standard pour les prochaines années, sachant que la
démarche d’évaluation, d’apprentissage et de qualité entreprise
avec cette procédure représente un exemple en oncologie
chirurgicale et plus largement multidisciplinaire.
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