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Traitement du lymphome de Burkitt de l’enfant par le protocole LMB89 à Casablanca


Bulletin du Cancer. Volume 92, Numéro 2, 193-8, Février 2005, Article original


Résumé   Summary  

Auteur(s) : Abdellah Madani, Leila Benhmiddoune, Saadia Zafad, M’hamed Harif, Asmaa Quessar, Said Benchekroun , Service d’hématologie et d’oncologie pédiatrique, hôpital du 20 Août 1953, Casablanca, Maroc.

Résumé : Le pronostic du lymphome de Burkitt de l’enfant s’est considérablement amélioré ces deux dernières décennies. Sa prise en charge constitue un véritable défi dans les pays en voie de développement. Nous rapportons les résultats thérapeutiques d’une série de 95 patients pris en charge entre septembre 1990 et décembre 2000 traités selon le protocole LMB89 de la SFOP. La médiane d’âge est de 45 mois avec des extrêmes de 8 mois et 18 ans. La localisation abdominale est prédominante, retrouvée chez 73,5 % des patients, suivie de la localisation maxillaire retrouvée chez 10 %. Selon la classification de Murphy, 1 patient avait un lymphome de stade I, 17 un stade II, 60 un stade III et 17 un stade IV. Selon la classification pronostique du protocole LMB89, 1 patient est classé au groupe A, 83 au groupe B et 11 au groupe C \; 73 patients sont évaluables pour les résultats thérapeutiques. La rémission complète a été obtenue chez 50 patients dont 6 ont rechuté. Dix-huit patients sont décédés de toxicité précoce du traitement. La survie sans rechute à 5 ans est de 56 %. Elle est de 100 %, 84 %, 52 % et 38 % pour les stades I, II, III et IV respectivement. Ces résultats sont très en deçà de ceux rapportés dans les séries occidentales. Une amélioration des moyens de soins de support est essentielle pour diminuer le taux de décès toxiques et améliorer la survie.

Mots-clés : lymphome de Burkitt, enfant, chimiothérapie

Illustrations

ARTICLE

Auteur(s) :, Abdellah Madani*, Leila Benhmiddoune, Saadia Zafad, M’hamed Harif, Asmaa Quessar, Said Benchekroun

Service d’hématologie et d’oncologie pédiatrique, hôpital du 20 Août 1953, Casablanca, Maroc

Article reçu le 1 Mars 2004, accepté le 28 Octobre 2004

Le lymphome de Burkitt représente 30 à 40 % des lymphomes non hodgkiniens (LNH) de l’enfant. Dans les régions équatoriales, il représente 50 % des cancers de l’enfant [1] et plus de 70 % des LNH de l’enfant [2]. En zone équatoriale africaine, il est décrit comme la forme endémique, se caractérise par une prédominance de la localisation maxillaire avec une forte association au virus d’Epstein-Barr (EBV) alors que la forme sporadique observée en Occident se caractérise par une fréquence des formes abdominales et la rareté de son association à l’EBV [1, 3].Le pronostic du LNH de Burkitt s’est considérablement amélioré au cours des dernières décennies. Des résultats excellents ont été rapportés dans les pays développés utilisant des protocoles thérapeutiques intensifs et courts comme le protocole LMB de la Société française d’oncologie pédiatrique (SFOP) ou le protocole BFM allemand [4, 5].Dans les pays en voie de développement, la prise en charge du LNH de Burkitt représente un véritable défi. Le traitement selon les protocoles occidentaux nécessite des moyens matériels et humains non disponibles. Le diagnostic tardif et les difficultés d’un suivi prolongé compliquent la prise en charge et l’évaluation à long terme des résultats thérapeutiques.Cette étude a pour objectif d’évaluer 10 années d’expérience thérapeutique du LNH de Burkitt selon le protocole LMB89 à Casablanca (Maroc).

Résultats

Quatre-vingt-quinze patients ont été colligés entre septembre 1990 et décembre 2000. Leurs caractéristiques sont rapportées dans le tableau 1( Tableau 1 ). Leur âge varie entre 8 mois et 18 ans, 2 sont âgés de moins de 3 ans. Il existe une nette prédominance masculine. L’atteinte abdominale est la plus fréquente (79 %) alors que l’atteinte maxillaire exclusive n’est retrouvée que chez 4 patients. Le diamètre tumoral des masses abdominales est supérieur à 10 cm chez 63 % des patients. Le dosage des LDH a été réalisé chez 44 patients. Il est supérieure à 2 fois la normale chez 77 % des patients dont 5/11 de stade II, 22/26 de stade III et 7/7 de stade IV. Un patient ayant un stade I ganglionnaire cervical non réséqué a été traité comme ceux du groupe B. Par ailleurs, un seul patient ayant eu une invagination intestinale aiguë a été classé en stade II abdominal et inclus dans le groupe A (tableau 1).

Le diagnostic repose sur l’étude cytologique d’un frottis de ponction tumorale dans 60 % des cas, sur l’histologie dans 34,5 % et sur les deux dans 5,5 %. L’étude immunohistochimique n’a été réalisée que chez 8 patients parmi les 38 ayant bénéficié d’une biopsie. Elle a confirmé la nature B de la prolifération dans les 8 cas.
Tableau 1 Caractéristiques des patients et répartition selon les stades et groupes pronostiques

Caractéristiques

Nombre (%)

Patients

95

Âge

8 mois-18 ans, Médiane 45 mois

Sexe : M/F

68/27

Site initial

- Abdomen

70 (73,5)

- Tête et cou

12 (12,5)

- Maxillaire

4 (4,5)

- Abdomen + maxillaire

5 (5,5)

- Adénopathies périphériques

2 (2)

- LAL3

3 (3)

- Os

2 (2)

- SNC

1 (1)

Stades

- I

1 (1)

- II

17 (18)

- III

60 (63)

- IV

17 (18)

Moelle osseuse

13 (14)

Moelle osseuse + SNC

4 (4)

Groupe

- A

1 (1)

1 stade II abdominal

- B

83 (87,5 %)

1 stade I non réséqué

16 stades II non abdominaux

60 stades III

6 stades IV SNC–, MO < 70 %

- C

11 (11,5 %)

7 MO ≥ 70 %, SNC–

4 MO et SNC+

Résultats thérapeutiques

Sur le plan thérapeutique, les patients sont considérés évaluables s’ils sont suivis au minimum 24 mois après la fin du traitement. Soixante-treize (76,8 %) sont considérés évaluables, 1 a été traité selon le groupe A, 63 selon le groupe B et 9 selon le groupe C.

Vingt-deux patients ne sont pas évaluables pour la réponse au traitement car ils ont été perdus de vue en cours ou tôt après la fin du traitement. Trois ont été perdus de vue après le COP, 8 en cours d’induction, 7 en cours de consolidation et 4 après la fin du traitement.

Les résultats thérapeutiques des patients évaluables sont rapportés dans le tableau 2( Tableau 2 ).

Rémission

Cinquante des 73 patients évaluables (68,5 %) ont été mis en rémission complète (RC). Un patient du groupe B en échec après le CYM1 a été mis en RC après une cure de CYVE. Parmi les 4 patients du groupe C avec atteinte neuroméningée initiale, 3 ont été mis en RC.

Huit patients (11 %) sont considérés en échec du traitement initialement programmé, 4 patients ont eu un traitement de seconde ligne par des cures de CYVE, 1 a été mis en RC puis a présenté un rechute et les 3 autres ont été considérés en échec du rattrapage. Deux patients sont décédés d’évolutivité et les 2 autres ont été perdus de vue en échec.
Tableau 2 Résultats thérapeutiques des patients évaluables

Groupes

Stades

A

B

C

I

II

III

IVa

IVb

Total

Nombre

1

83

11

1

17

60

13

4

95

Évaluables

1

63

9

1

13

47

8

4

73

Rémission

1

43

6

1

12

29

5

3

50

Rechute

-

5

1

-

-

5

1

-

6

Échec

-

8

-

-

-

8

-

-

8

Décès toxiques

- En induction

-

13

3

-

2

9

4

1

16

- En rémission

-

-

2

-

-

-

-

2

2

EFS à 5 ans (%)

100

58

33

100

84

52

50

25

56

aStade IV sans atteinte du SNC.

bStade IV avec atteinte du SNC.

Rechute

Six patients mis en rémission première et 1 patient après rattrapage par le CYVE ont rechuté. Sur les 6 patients, 1 était traité selon le groupe C et a rechuté au niveau de la moelle et du SNC 1 mois après la fin du traitement. Les 5 autres étaient traités selon le groupe B et ont rechuté localement au niveau abdominal pour 4 d’entre eux et au niveau du SNC et du testicule pour le dernier. Parmi ces 6 patients, 2 ont été perdus de vue en rechute et 4 ont bénéficié d’un traitement de seconde ligne par des cures CYVE, 2 sont restés réfractaires et sont décédés et 2 sont décédés de toxicité. Le patient qui a été mis en RC après une cure de CYVE a rechuté localement au niveau abdominal et est décédé d’évolutivité.

Masse résiduelle

Trois patients du groupe B ont gardé une masse résiduelle abdominale après le CYM1. L’étude anatomopathologique après exérèse chirurgicale a montré une tumeur évolutive chez 2 patients et une masse fibrosée chez le dernier patient. Les 2 patients avec tumeur évolutive ont reçu 2 cures CYVE et sont restés évolutifs. Le traitement a été poursuivi chez le troisième, qui est en rémission complète maintenue avec un recul de 145 mois.

Décès toxiques

Dix-huit patients (24,5 %) sont décédés de toxicité du traitement. Treize étaient traités selon le groupe B et 5 selon le groupe C. Parmi les 13 patients du groupe B, 8 sont décédés après le COP, 4 après le COPADM1 et 1 après le COPADM2. Sur les 5 patients du groupe C, 3 sont décédés après le COP, 1 après le CYVE1 et le dernier après la séquence 1 (tableau 3( Tableau 3 )).

Cinq patients sont décédés suite à une neutropénie fébrile sans documentation bactériologique. Les décès secondaires à des troubles hydro-électrolytiques ont été observés chez 4 patients à type d’insuffisance rénale de grade 3 et d’hyperkaliémie ou d’hypokaliémie chez 1. Aucun patient n’a bénéficié d’hémodialyse.
Tableau 3 Causes des décès toxiques

Décès

Toxicité et cause de décès

Nombre

Groupe B

13

- Thrombopénie grade 4

1

- Post-COP

8

- Neutropénie fébrile grade 4

1

- Insuffisance rénale grade 3

2

- Neurologique grade 4

1

- Infection grade 4

1

- Troubles ioniques grade 3

2

- Post-COPADM1

4

- Neutropénie fébrile grade 4

3

- Infection grade 4

1

- Post-COPADM2

1

- Neutropénie fébrile grade 4

1

Groupe C

5

- Post-COP

3

- Insuffisance rénale grade 3

1

- Hypokaliémie

1

- Infection grade 4

1

- Post-CYVE1

1

- Neutropénie fébrile grade 4

1

- Post-séquence 1

1

- Neutropénie fébrile grade 4

1

Survie

La survie sans événements à 5 ans est de 56 %. Elle est de 100 %, 58 % et 33 % pour les groupes A, B et C respectivement. Sur les 4 patients avec atteinte neuroméningée initiale, 3 sont décédés de toxicité et 1 est en rémission complète maintenue avec un recul de 128 mois (( figure 1 )). La survie sans événement selon le stade retrouve des taux de 100 %, 84 %, 52 % et 38 % pour les stades I, II, III et IV respectivement (( figure 2 )). Nous n’avons pas observé de séquelles à long terme chez nos patients. La survie sans événement à 5 ans des patients selon le taux des LDH a été calculée chez 29 patients évaluables, elle est de 77 % quand le taux de LDH est inférieur à 2 fois la normale contre 55 % quand il est égal ou supérieur à 2 fois la normale.

Discussion

L’incidence du LNH de Burkitt aux États-Unis et en Europe est de 2 à 3 par million d’habitants [1]. Elle passe à 50 par million dans les zones équatoriales [2, 7, 8]. L’incidence exacte au Maroc n’est pas connue mais le lymphome B est la tumeur maligne solide la plus fréquente dans les unités d’oncologie pédiatrique du pays. L’âge moyen de nos patients est de 6,7 ans avec une prédominance des localisations abdominales (73,5 %). L’atteinte maxillaire n’est retrouvée que dans 9,5 % des cas. Ces données se rapprochent de celles rapportées dans les séries occidentales. Elles sont également rapportées par des séries du Moyen-Orient et de l’Amérique du Sud [7-9]. Le Maroc serait une zone de transition entre la forme endémique et la forme sporadique. L’association de l’EBV et du LNH de Burkitt est rapportée dans une proportion de 90 % dans les formes endémiques et essentiellement dans les formes extra-abdominales [10]. La recherche de l’EBV n’a pas été réalisée chez nos patients.

Dans notre série, le diagnostic repose essentiellement sur l’étude cytologique d’un frottis d’aspiration tumorale, surtout dans les localisations abdominales en montrant des cellules de type L3 selon la classification FAB. Nous n’avons eu à déplorer aucune complication avec ce mode de diagnostic.

Quatre-vingts pour cent des patients se présentent avec des stades disséminés (III et IV), avec un important diamètre des masses tumorales, supérieur à 10 cm dans 63 % des localisations abdominales. Cette répartition selon les stades paraît similaire à celles rapportées dans des séries de pays en voie de développement [9, 11] et est supérieure par rapport à certaines séries occidentales. Toutefois les stades III et IV représentent 79 % dans la série de la SFOP [4].

Notre série précédente [12] avait montré une amélioration des résultats après l’adoption du protocole LMB84 par rapport au protocole COPAD-VCAD. La survie sans événement est passée de 37 % avec le protocole COPAD-VCAD à 47 % avec le protocole LMB84. Dans la série actuelle, 23 % des patients ne sont pas évaluables sur le plan thérapeutique. Ils sont perdus de vue en cours de traitement ou tôt au cours du suivi. Les raisons de cette non-observance sont liées très probablement au manque d’information des parents, aggravée par le niveau de scolarisation très bas ou nul de certaines couches de la population marocaine. En outre, le bas niveau socio-économique des familles les empêche de faire face au coût très élevé du traitement (moins de 20 % de la population marocaine dispose d’une couverture sociale).

Le taux de RC des 73 patients évaluables est de 68,5 %. Il reste faible par rapport aux résultats rapportés avec le même protocole ou ses dérivés [4, 7, 13]. Cela est en grande partie dû au taux de décès toxiques très important (24,5 %) observé dans cette série. Quatorze des 16 décès en induction sont observés chez les stades III et IV. Trente-trois pour cent des décès toxiques sont dus à des troubles hydro-électrolytiques secondaires au syndrome de lyse tumorale en rapport avec le volume tumoral important dû au retard diagnostique secondaire à l’éloignement des patients et à la méconnaissance de leur maladie. La non-disponibilité d’uricolytiques recombinants au Maroc et l’accès difficile à l’hémodialyse peuvent également expliquer ce taux élevé de décès initiaux. Par ailleurs, 19 % seulement des patients sont à des stades localisés I et II. Cette proportion est de 39 % dans la série BFM [5]. En plus de l’état avancé de la maladie, est souvent associée une comorbidité liée à une dénutrition profonde et à un faible niveau d’hygiène. Cela explique le taux de décès observés dans les premiers jours du traitement. Wessels et Hesseling [13] ont rapporté, sur une série de 19 patients sud-africains traités par le protocole LMB89, une survie sans événement à 5 ans de 79 % sans aucun décès toxique signalant la possibilité d’utiliser ce protocole dans les pays en voie de développement avec l’instauration de moyens de soins de support adéquats. Les décès de notre série ont été observés essentiellement pendant les premières années d’application du protocole. Une meilleure connaissance des complications générées par ce protocole ainsi que la mise en place de moyens de soins de support ont permis une réduction substantielle de ces décès lors des dernières années. Ce point a également été noté par Patte dans la série de la SFOP [14] où le taux bas de décès toxiques est en partie dû à l’expérience acquise par les investigateurs avec ce protocole. Le taux de RC dans les stades I et II est de 100 % et 92 % respectivement et la survie sans événement à 5 ans est de 100 % et 84 % respectivement. Patte et al. [4] ont rapporté des taux de survie sans événement de 99 % et 93 % alors que le groupe BFM [5] a rapporté des taux de 97 % et 98 % pour les stades I et II respectivement. La survie sans événement à 5 ans dans les stades avancés dans les séries occidentales est supérieure au taux de 70 % obtenu par la chimiothérapie conventionnelle [4, 5, 15-17].

Nous pensons que l’obtention d’une survie sans événement à 5 ans de 70 % tous stades confondus est un objectif honorable et réaliste dans nos conditions. L’amélioration des moyens de soins de support permettrait d’obtenir ce résultat en réduisant le taux de décès toxiques. À cet effet, nos patients sont actuellement inclus dans l’étude du Groupe franco-africain d’oncologie pédiatrique (GFAOP) qui œuvre pour la promotion de l’oncologie pédiatrique en Afrique à travers plusieurs actions tant de formation que de prise en charge thérapeutique [18].

Conclusion

Le protocole LMB89 permet d’obtenir des résultats excellents dans les LNH B de l’enfant. Son application dans les pays en voie de développement pose le problème de sa tolérance. Cependant, un traitement intensif et une amélioration de la mise en condition, surtout durant la phase initiale du traitement, sont inévitables pour donner à ces patients le maximum de chances de survie.

Remerciements

Nous remercions Arnauld C. Verschuur de l’hôpital AMC, Amsterdam, Pays-Bas pour les corrections apportées à ce manuscrit.

Références

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3 Wright DH. What is Burkitt’s lymphoma and when is it endemic ? Blood 1999 ; 93 : 758-9.

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5 Reiter A, Schrappe M, Tiemann M, Ludwig WD, Yakisan E, Zimmermann M, et al. Improved treatment results in childhood B-cell neoplasms with tailored intensification of therapy : a report of the Berlin-Frankfort-Münster group trial NHL-BFM 90. Blood 1999 ; 94 : 3294-306.

6 Murphy SE. Classification, staging and end results of treatment of childhood non-Hodgkin’s lymphomas : dissimilarties from lymphomas in adults. Semin Oncol 1980 ; 7 : 332-9.

7 Yaniv I, Fischer S, Mor C, Stark B, Goshen Y, Stein J, et al. Improved outcome in childhood B-cell lymphoma with the intensified french LMB protocol. Med Pediatr Oncol 2000 ; 35 : 8-12.

8 Mottl H, Bajciova V, Nemec J, Al Shemmari S, Al Awadi S. High survival rate in childhood non-Hodgkin lymphoma without CNS involvement : results of BFM 95 study in Kuwait. Pediatr Hematol Oncol 2003 ; 20 : 103-10.

9 Chantada GL, Felice MS, Zubizarreta PA, Diaz L, Gallo G, Sackmann-Muriel F. Results of a BFM-based protocol for the treatment of childhood B-non-Hodgkin’s lymphoma and B-acute lymphoblastic leukemia in Argentina. Med Pediatr Oncol 1997 ; 28 : 333-41.

10 Chao TY, Wang TY, Lee WH. Association between Epstein-Barr virus and Burkitt’s lymphoma in Taiwan. Cancer 1997 ; 80 : 121-8.

11 Kavan P, Kabickova E, Gajdos P, Koutecky J. Treatment of pediatric B-cell non Hodgkin’s lymphomas at the Motol hospital in Prague, Czech republic : Results based on the NHL BFM 90 protocols. Pediatr Hematol Oncol 1999 ; 16 : 201-12.

12 D’khissy M. Le lymphome de Burkitt (54 cas). Thèse de médecine, Casablanca, Maroc, 1992, n° 252.

13 Wessels G, Hesseling PB. High-dose intense chemotherapy in south african children With B-cell lymphoma : morbidity, supportive measures and outcome. Med Pediatr Oncol 2000 ; 34 : 143-6.

14 Vannier JP, Patte C, Philip T, Zucker JM, Gentet JC, Lamagniere JP, et al. Traitement des lymphomes B étendus de l’enfant : Études de la Société Française d’Oncologie Pédiatrique. Bull Cancer 1988 ; 75 : 61-8.

15 Atra A, Imesson JD, Hobson R, Gerrard M, Hann IM, Eden OB, et al. Improved outcome in children with advanced stage B-cell non-Hodgkin’s lymphoma (B-NHL) : results of the United Kingdom Children Cancer Study Group (UKCCSG) 9002 protocol. Br J Cancer 2000 ; 82 : 1396-402.

16 Spreafico F, Massimino M, Luksch R, Casanova M, Cefalo GS, Collini P, et al. Intensive, very short-term chemotherapy for advanced Burkitt’s lymphoma in children. J Clin Oncol 2002 ; 20 : 2783-8.

17 Gururangan S, Sposto R, Cairo MS, Meadows AT, Finlay JL. Outcome of CNS disease at diagnosis in disseminated small noncleaved-cell lymphoma and B-cell leukemia : a Children’s Cancer Group Study. J Clin Oncol 2000 ; 18 : 2017-25.

18 Lemerle J, Msefer-Alaoui F, Harif M, Kogumu E, Ladjadj Y, Moreira C, et al. Peut-on traiter les cancers des enfants en Afrique ? L’action du Groupe franco-africain d’oncologie pédiatrique. Médecine Thérapeutique Pédiatrie 2003 ; 3 : 192-7.


 

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