ARTICLE

Installation du patient pour l’examen

Le patient est en position pour commencer
l’examen

Voir de l’arrière de l’appareil

Contrôle des images par le manipulateur au cours
de l’examen
Images de l’abdomen et de vertèbres créées à partir d’images
en coupes
Cette fiche d’information a été élaborée dans le but d’aider les
patients et leurs proches à mieux comprendre le scanner et son
déroulement.
Cette fiche est issue du projet SOR SAVOIR PATIENT (Standards,
Options et Recommandations pour le Savoir des Patients) mené par la
Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC)
et les 20 Centres de lutte contre le cancer (CRLCC), en
partenariat avec la Ligue nationale contre le cancer, la Fédération
hospitalière de France, la Fédération nationale de cancérologie des
centres hospitaliers régionaux et universitaires et la Fédération
nationale de cancérologie des centres hospitaliers généraux. La
démarche des SOR SAVOIR PATIENT vise à mettre à la disposition des
patients et de leurs proches des informations médicales validées,
compréhensibles sur le cancer et sa prise en charge et ainsi, à
faciliter le dialogue avec le médecin et l’équipe
soignante.
Cette fiche a été élaborée par une équipe pluridisciplinaire
(radiologues, cancérologues, chargés de mission en santé,
spécialiste du langage) et plus de 30 patients, anciens
patients et leurs proches.
n Qu’est-ce qu’un
scanner ?
Un scanner (également appelé scanner X, tomodensitométrie ou
TDM) est une technique d’examen qui permet de créer des images
d’une partie du corps à l’aide d’un appareil d’imagerie
médicale.
Cet appareil utilise des rayons X* à faible dose
orientés vers une partie du corps à examiner.
L’appareil comporte une table d’examen (ou couchette) qui glisse
dans un anneau.
Le patient est allongé sur la table d’examen et la partie du corps
à examiner se trouve dans l’anneau dans lequel tourne un émetteur à
rayons X. Le patient n’est donc pas enfermé comme lors d’une IRM*.
À chaque tour, une image de votre corps est prise. Le scanner
permet ainsi de réaliser une succession d’images de l’intérieur du
corps (généralement 100 à 200). Les images sont visualisées sur un
écran d’ordinateur sous forme de coupes. En les assemblant, on peut
recréer une image en trois dimensions.
L’examen est réalisé par un manipulateur de radiologie* sous la
responsabilité d’un médecin radiologue qui analyse les images.
* Voir glossaire.
Copyright © FNCLCC – Tous droits réservés.
n À quoi sert un
scanner ?
Un scanner permet dans certains cas de rechercher des anomalies
que l’on repère moins bien avec d’autres techniques d’imagerie
médicale. Il permet par exemple de rechercher ou de mieux localiser
une tumeur dans un organe, de rechercher une infection ou une
hémorragie. Lorsqu’une tumeur est présente, un scanner peut
permettre aussi de mieux se rendre compte de ses
caractéristiques.
Un scanner permet de contrôler l’efficacité de certains
traitements et de surveiller l’évolution d’une anomalie. En
localisant bien les organes par rapport aux autres, il permet
également de guider des prélèvements percutanés* (biopsies,
ponctions).
Le choix de cette technique par rapport à d’autres dépend de ce
que le médecin recherche. Un scanner vient souvent en complément
d’autres examens radiologiques. Certains examens sont réalisés avec
un produit de contraste* injecté dans le sang afin de mieux
visualiser les vaisseaux ou les anomalies dans les
organes.
Le médecin radiologue est qualifié pour choisir la meilleure
technique adaptée à votre cas. Il se peut toutefois qu’un scanner
ne puisse donner toutes les réponses : d’autres examens
peuvent alors être proposés.
n Qu’est-il nécessaire de
faire avant un scanner ?
Sauf en cas d’urgence, un scanner s’effectue sur rendez-vous. Le
délai pour obtenir un rendez-vous peut varier de plusieurs jours à
plusieurs semaines.
Lorsque vous prenez rendez-vous
Munissez-vous de la lettre du médecin. Dans certains cas, une
prise de sang peut être nécessaire pour vérifier le fonctionnement
des reins.
Il est possible aussi qu’on vous prescrive :
• un produit de contraste à boire avant l’examen pour faciliter
l’examen de l’intestin : dans ce cas des consignes spécifiques
vous seront données.
• un produit de contraste* à injecter : si vous savez ne pas
supporter ce type de produit, n’hésitez pas à le signaler au
secrétariat du service de radiologie.
Le jour de l’examen
Apportez vos documents administratifs : carte
vitale, pièce d’identité, papiers de prise en charge à 100 %
(si c’est votre cas) et de mutuelle.
Les patients étrangers et appartenant aux pays de la Communauté
européenne doivent se munir du formulaire E112. Pour les patients
venant de pays n’appartenant pas à la Communauté européenne, il
vous est demandé une avance des frais. Le coût moyen d’un examen
est de 145 €. En fonction de votre situation sociale, la prise
en charge de l’examen est totale ou partielle. Apportez tous vos
documents radiologiques ainsi que tous les résultats
d’autres examens (prises de sang, comptes rendus de chirurgie).
Si le radiologue repère une anomalie indéterminée au scanner,
l’analyse de ces documents peut permettre de l’expliquer.
Apportez le produit de contraste* (à boire ou à injecter)
si on vous en a prescrit un. S’il s’agit d’un produit de contraste
à injecter, il est nécessaire de ne pas prendre d’aliment quatre
heures avant l’examen, mais vous pouvez boire de l’eau et prendre
vos médicaments. Il est également conseillé d’éviter de fumer.
Le produit de contraste peut entraîner une envie plus pressante
d’uriner. Un scanner peut durer longtemps : n’hésitez pas à
aller aux toilettes avant le début de l’examen afin de ne pas être
gêné pendant son déroulement.
n Comment se déroule
l’examen ?
Après avoir signalé votre arrivée à l’accueil, vous êtes dirigé
vers la salle d’attente. L’équipe médico-technique s’efforce de
limiter l’attente en apportant un soin particulier au respect des
horaires. Toutefois, il existe des imprévus qui peuvent
désorganiser le planning et prolonger votre attente. Vous serez
alors averti d’un éventuel retard. Dans le cas où vous devez
prendre un produit à boire, vous pourrez le boire tranquillement
(0,5 à 1 litre).
Vous passez ensuite dans une cabine de préparation. Le
manipulateur de radiologie* vous indique quels sont les vêtements à
retirer. Vous lui remettez la lettre du médecin et les éléments du
dossier médical en votre possession.
Dans le cas où un produit de contraste* est utilisé, le
manipulateur de radiologie place un cathéter* (avec une perfusion)
dans une veine de votre bras (il peut également utiliser votre site
implantable* si vous en avez un). Cette phase de préparation dure
environ de 15 à 30 minutes.
Plus rarement, d’autres préparations peuvent être nécessaires, on
vous explique alors comment les prendre. Ensuite, vous vous
allongez sur le lit d’examen du scanner. Le produit de contraste
est injecté et le lit d’examen se déplace doucement à travers
l’anneau. Pendant l’examen, vous devez rester immobile et bloquer
votre respiration lorsqu’on vous le demande. Vous restez en contact
permanent avec l’équipe médicale par l’intermédiaire d’un
interphone incorporé dans la machine. Vous pouvez appeler à tout
moment.
Si vous avez froid dans la salle d’examen, vous pouvez demander
une couverture. Vous resterez 10 à 15 minutes environ dans
cette salle. Ensuite la perfusion est retirée. Il est nécessaire de
comprimer la veine qui a été utilisée pendant au moins
3 minutes. Ensuite, vous pouvez vous rhabiller.
n L’examen est-il
désagréable ?
L’examen est rapide (10 à 15 minutes). Il n’est
généralement pas douloureux.
La mise en place de la perfusion est semblable à une simple prise
de sang. L’injection du produit de contraste* peut entraîner une
sensation de chaleur dans le corps (bouffées de chaleur), un goût
bizarre dans la bouche et une envie d’uriner. Plus rarement, des
nausées, voire des vomissements, peuvent survenir.
Quels sont les risques éventuels ?
Les risques de cet examen peuvent être liés à l’utilisation de
rayons X* ou d’un produit de contraste*.
Les risques liés aux rayons X
Les doses de rayons utilisées sont faibles pendant l’examen et
n’entraînent donc pas d’effets indésirables sur votre santé. Si
vous êtes enceinte, il est indispensable de le signaler : des
précautions particulières seront prises.
Les risques liés à l’injection d’un produit de
contraste
Comme lors de toute introduction de produit pharmaceutique dans
le corps, des réactions indésirables peuvent survenir.
Il arrive parfois qu’au moment de l’injection, une partie du
produit sorte autour de la veine. Dans d’autres cas, l’intérieur de
la veine peut s’irriter dans les jours qui suivent l’examen. Dans
ces deux cas, de simples soins locaux sont en général suffisants
pour limiter les réactions.
Une réaction allergique peut se produire : il est impossible
de la prévoir. Toutefois, elle est plus fréquente chez les
personnes ayant des allergies. Si c’est votre cas, signalez-le
lorsque vous prenez rendez-vous car des antécédents allergiques
peuvent concerner d’autres produits ou médicaments : des
comprimés vous seront prescrits pour limiter une éventuelle
réaction. Les réactions sont variables du simple picotement aux
yeux jusqu’à un arrêt cardio-respiratoire. Ces conséquences plus
graves sont très exceptionnelles. Le personnel, formé à cette
éventualité, dispose du matériel nécessaire à proximité. Ces
complications surviennent principalement dans le quart d’heure qui
suit l’injection du produit de contraste. Par conséquent, il est
important de prendre quelques minutes de repos en cabine et/ou en
salle d’attente.
Chez des personnes ayant une maladie fragilisant les reins
(insuffisance rénale, diabète), ces complications au niveau des
reins sont possibles. Si vous êtes diabétique, signalez-le lorsque
vous prenez rendez-vous : il peut être nécessaire de suspendre
momentanément votre traitement.
Il est conseillé de boire abondamment avant l’examen et, sauf
prescription particulière, de boire beaucoup dans les heures qui
suivent l’examen pour accélérer l’élimination du produit de
contraste.
n Quand obtient-on les
résultats d’un scanner ?
Pendant et après l’examen, le médecin radiologue analyse les
images obtenues par le scanner en tenant compte de votre dossier
médical et en particulier de vos anciennes radiographies. Ensuite,
le radiologue vous pose quelques questions afin de faciliter
l’interprétation des résultats. Il est important de lui signaler
les opérations chirurgicales ou d’autres traitements
antérieurs : des cicatrices ne sont pas toujours visibles sur
la peau et peuvent être présentes à l’intérieur du corps, modifiant
ainsi l’image radiologique.
Le radiologue réalise ensuite l’analyse complète des images ;
celle-ci est parfois complexe. Elle prend toujours du temps (chaque
examen produit un grand nombre d’images, à comparer parfois à
celles de vos précédents examens).
Le radiologue rédige ensuite un compte rendu qui est joint aux
images. L’ensemble peut vous être remis mais le plus souvent, pour
vous éviter une longue attente, il sera adressé directement au
médecin de votre choix.
N’hésitez pas à poser toutes les questions qui vous préoccupent à
l’équipe médico-technique.
Glossaire
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• Allergie. Réaction anormale provoquée par un contact
avec une substance étrangère au corps humain (pollen, poils
d’animaux, médicaments, etc.).
• Anesthésie locale. Acte qui consiste à endormir une partie du
corps.
• Cathéter. Tuyau souple et fin installé dans une veine
afin d’y injecter un produit ou des médicaments, ou pour effectuer
une prise de sang. Le plus souvent, la pose d’un cathéter n’est pas
douloureuse.
• Manipulateur de radiologie. Personne qui assiste le
radiologue lors des examens radiologiques. C’est un technicien
diplômé spécialement formé en imagerie médicale.
• Prélèvement percutané. Geste qui consiste à introduire
une aiguille à travers la peau sous anesthésie locale*4 afin de
prélever du liquide, du sang, des cellules ou des tissus. Le but
d’un prélèvement percutané est d’analyser le contenu prélevé au
microscope. L’aiguille est guidée très précisément sous le contrôle
de l’appareil de radiologie ; cela permet d’éviter les zones
dangereuses. Un prélèvement de sang ou de liquides est une
ponction ; un prélèvement de cellules est une
cytoponction ; un prélèvement de tissus est une
biopsie.
• Produit de contraste. Substance qui permet de mieux voir
les vaisseaux et de mieux distinguer les éventuelles anomalies dans
les organes. Pour un examen au scanner, deux types de produit de
contraste peuvent être utilisés :
– un produit de contraste contenant de l’iode, injecté dans
une veine du bras. Il va marquer les vaisseaux sanguins et certains
organes afin qu’ils soient repérés par l’appareil ;
– un produit de contraste à boire avant l’examen : il
sert à repérer l’intestin.
• Rayons X. Rayons invisibles émis par une source
ressemblant à une grosse ampoule électrique. Ces rayons vont être
plus ou moins arrêtés selon les différents composants du corps
humain. La détection des rayons qui auront pu traverser permet de
réaliser des images de l’intérieur du corps. Les rayons X sont
également appelés photons X.
• Site implantable. Petite boîte (réservoir) placée sous la
peau (généralement sur le thorax) et reliée à une veine. On peut
alors, grâce à une aiguille, injecter un produit à travers la peau
dans le réservoir sans abîmer les veines des bras. On parle aussi
de chambre implantable ou de Port-à-Cath®
(PAC).
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Où se procurer les guides SOR SAVOIR
PATIENT ?
Tous les documents d’information sont en accès libre sur le site
internet de la FNCLCC, téléchargeables et imprimables au format
pdf.
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Fédération nationale des centres de lutte
contre le cancer,
101, rue de Tolbiac 75013 Paris
Tél. :
01 44 23 04 68 – Fax :
01 45 82 07 59
e-mail : fnclcc@fnclcc.fr – Internet : www.fnclcc.fr
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Vous pouvez également vous procurer les guides
dans le Centre de lutte contre le cancer le plus proche de chez
vous ainsi qu’à la Ligue nationale contre le cancer.
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Ligue nationale contre le cancer
Tél. :
01 53 55 24 00 – Fax :
01 43 36 91 10
Internet : www.ligue-cancer.asso.fr
Cancer Infoservice : 0 810 810 821
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Membres du groupe de travail
Philippe Thiesse, Responsable du département de radiologie, Centre
Léon Bérard, Lyon (coordonnateur) ; Julien Carretier, Chargé
de mission en santé, FNCLCC, Paris (méthodologiste, responsable des
SOR SAVOIR PATIENT) ; Catherine Vincent, Radiologue, Centre
Jean Perrin, Clermont-Ferrand ; Christine Digabel-Chabay,
Radiologue, Centre René Gauducheau, Nantes ; Philippe
Troufleau, Radiologue, Centre Alexis Vautrin,
Vandœuvre-lès-Nancy ; Laurent Brunereau, Chef de service de
radiologie, CHRU, Tours ; Isabelle Monnier, Cadre
manipulateur ; Patrick Bourguet, Médecin nucléaire, Centre
Eugène Marquis, Rennes. Nous remercions chaleureusement les
patients, anciens patients et proches qui nous ont aidés à réaliser
cette fiche.
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Membres de l’équipe SOR SAVOIR PATIENT
Thierry Philip, directeur des SOR, pédiatre ; Béatrice
Fervers, oncologue médical, directeur adjoint des SOR ; Sylvie
Brusco, méthodologiste ; Line Leichtnam-Dugarin,
méthodologiste, chargée de mission en santé ; Valérie
Delavigne, linguiste ; Elsa Esteves, assistante, FNCLCC,
Paris.
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Validation : février 2003
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Merci aux services d’information et communication
des Centres régionaux de lutte contre le cancer pour leur
participation.
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