ARTICLE
Validation du rapport initial : 1997
Validation de la dernière mise à jour : novembre 2003
Groupe de travail
Comité de rédaction
Thierry Conroy1
Guillaume Gory-Delabaere2
Antoine Adenis3
Lise Bosquet4
Olivier Bouché5
Christophe Louvet6
Emmanuel Mitry7
Comité associé
Yves Bécouarn8
Jean-François Bosset9
Michel Ducreux10
Pierre-Luc Etienne11
Yacine Merrouche12
Geneviève Monges13
Philippe Rougier14
1 Oncologue médical, Centre Alexis Vautrin, Nancy
(coordonnateur)
2 Pharmacien, FNCLCC, Paris (méthodologiste)
3 Oncologue médical, Centre Oscar-Lambret, Lille
4 FNCLCC, Paris (méthodologiste)
5 Gastro-entérologue, CHU Robert-Debré, Reims
6 Oncologue médical, Hôpital Saint-Antoine, Paris
7 Gastro-entérologue, CHU Ambroise-Paré, Boulogne
8 Gastro-entérologue, Institut Bergonié,
Bordeaux
9 Oncologue radiothérapeute, Hôpital Jean Minjoz,
Besançon
10 Gastro-entérologue, Institut Gustave-Roussy,
Villejuif
11 Oncologue médical, Clinique armoricaine de
radiologie, Saint-Brieuc
12 Oncologue médical, Institut de cancérologie de la
Loire, Saint-Étienne
13 Pathologiste, Institut Paoli-Calmettes,
Marseille
14 Gastro-entérologue, CHU Ambroise Paré, Boulogne
Le programme SOR de recommandations pour la pratique
clinique
Contexte
Le programme « Standards, Options et Recommandations »
(SOR) en cancérologie a été initié par la Fédération nationale des
centres de lutte contre le cancer (FNCLCC) en 1993 et réalisé en
partenariat avec la Fédération hospitalière de France (FHF), la
Fédération nationale de cancérologie des centres hospitaliers
régionaux et universitaires (FNCCHRU) et la Fédération française de
cancérologie des centres hospitaliers généraux (FFCCHG). Ce
programme comprend la définition de recommandations pour la
pratique clinique en cancérologie, leur actualisation, leur
diffusion vers les cliniciens et l’évaluation de leur impact.
L’actualisation des recommandations repose sur une veille
technologique et scientifique.
Il s’agit d’un travail coopératif national des Centres régionaux
de lutte contre le cancer (CRLCC) avec la participation active
d’experts des secteurs public et privé et de sociétés savantes.
Objectif
L’objectif du programme SOR est d’élaborer des recommandations
pour la pratique clinique en cancérologie. Ces recommandations pour
la pratique clinique visent à améliorer la qualité de la prise en
charge des patients atteints de cancer en fournissant aux
praticiens une aide à la décision facilement utilisable et
actualisée.
Les changements organisationnels qui pourraient être nécessaires
pour appliquer les recommandations ne sont pas abordés dans les
SOR. Ils doivent faire l’objet d’une discussion au niveau
locorégional, notamment au sein des réseaux de soins en
cancérologie.
Les Standards, Options et Recommandations ne concernent pas
l’évaluation des stratégies de dépistage.
Les considérations médico-économiques ne sont pas abordées dans
les SOR.
Partenariats scientifiques
Ces recommandations pour la pratique clinique ont été élaborées
en collaboration avec les experts des CRLCC, des CHU et CHG
(via notamment la FNCCHRU et la FFCCHG), de la Fédération
française de cancérologie digestive (FFCD), de la Société nationale
française de gastro-entérologie (SNFGE) et du Groupe coopérateur
multidisciplinaire en oncologie (Gercor).
Méthodes
• Méthode d’élaboration et d’actualisation
La méthode d’élaboration et d’actualisation des SOR repose sur
l’analyse critique des meilleures données scientifiques disponibles
et le jugement argumenté des experts au sein d’un groupe de travail
pluridisciplinaire représentatif des modes d’exercice et des
disciplines concernées par la prise en charge des patients atteints
de cancer. Cette méthode dite « mixte » combine le niveau
de preuve scientifique et l’accord d’experts (tableaux 1 et 2). Le rapport
intégral est revu par des experts indépendants à l’aide d’une
grille de lecture basée sur la grille AGREE. Les commentaires sont
compilés et analysés par le groupe de travail et la nature des
modifications engendrées est décrite dans le processus de
revue.
Tableau 1. Définition des
Standards, Options et Recommandations
| Standards |
| Interventions pour
lesquelles les résultats sont connus et qui sont considérées comme
bénéfiques, inappropriées ou nuisibles, à l’unanimité. |
| Options |
| Interventions pour
lesquelles les résultats sont connus, et qui sont considérées comme
bénéfiques, inappropriées ou nuisibles, par la majorité. Les
options sont toujours accompagnées de recommandations. |
| Recommandations |
| Elles ont pour but,
lorsqu’il existe plusieurs options, de hiérarchiser ces options en
fonction du niveau de preuve. Les recommandations permettent
également aux experts d’exprimer des jugements et des choix
concernant notamment des situations d’exception et indications
spécifiques ainsi que l’inclusion des patients dans des essais
thérapeutiques. |
Tableau 2. Définition des
niveaux de preuve
| Niveau A |
| Il existe une (des)
méta-analyse(s) « de bonne qualité » ou plusieurs essais
randomisés « de bonne qualité » dont les résultats sont
cohérents. |
| Niveau B |
| Il existe des preuves
« de qualité correcte » : essais randomisés (B1) ou
études prospectives ou rétrospectives (B2). Les résultats de ces
études sont cohérents dans l'ensemble. |
| Niveau C |
| Les études disponibles sont
critiquables d’un point de vue méthodologique ou leurs résultats ne
sont pas cohérents dans l'ensemble. |
| Niveau D |
| Il n'existe pas de données
ou seulement des séries de cas. |
| Accord d’experts |
| Il n'existe pas de données
pour la méthode concernée mais l’ensemble des experts est
unanime. |
• Méthode de veille technologique et
scientifique
La méthode de veille scientifique repose sur la recherche
systématique des données susceptibles de modifier les
recommandations pour la pratique clinique et sur l’avis argumenté
des experts.
• Participation des groupes concernés
L’élaboration des recommandations pour la pratique clinique
implique un groupe de travail constitué d’experts praticiens
assistés par une équipe méthodologique, ainsi que des contributeurs
dans le cadre de la relecture externe.
Les opinions et les préférences des patients ne sont pas
actuellement intégrées. Une méthode pour assurer la prise en compte
de l'avis des patients est en cours de développement.
• Définitions des Standards, Options et Recommandations
et des niveaux de preuve
Les Standards, Options et Recommandations accompagnés du niveau
de preuve reposent sur les meilleures preuves scientifiques
disponibles au moment de leur rédaction (best available
evidence), pouvant être selon le sujet des méta-analyses, des
essais randomisés ou des études non randomisées. Lorsque les
preuves scientifiques font défaut pour un point particulier, le
jugement est basé sur l'expérience professionnelle et le consensus
du groupe d'experts (accord d'experts).
Le niveau de preuve est fonction du type et de la qualité des
études disponibles ainsi que de la cohérence ou non de leurs
résultats ; il est explicitement spécifié pour chacune des
méthodes/interventions considérées selon la classification suivante
présentée dans le tableau 2 (pour plus de
détails, cf. Méthodologie de développement des SOR) [1]
[2]).
• Conflits d’intérêts
Les membres du groupe de travail ont effectué une déclaration
auprès du comité d’organisation des SOR afin d’identifier les
conflits d’intérêts potentiels.
• Publication et diffusion des documents SOR
Les recommandations pour la pratique clinique SOR sont
disponibles sous forme :
– de rapport intégral présentant l’ensemble des références
bibliographiques, leur analyse et les conclusions sur lesquelles se
basent les recommandations pour la pratique clinique
établies ;
– de rapport abrégé présentant uniquement les recommandations
pour la pratique clinique ;
– d’arbres de décision.
Ces outils ont pour objectif de permettre une meilleure diffusion
des recommandations pour la pratique clinique, afin d’optimiser
leur application.
Les SOR sont publiés sous format papier et sont accessibles
gratuitement sur internet (http ://www.fnclcc.fr). La liste
d’information des SOR permet d’alerter régulièrement sur les
documents SOR (http ://www.fnclcc.fr/fr/sor/specialiste/
liste_de_diffusion.php).
• Propriété intellectuelle
Les SOR sont une œuvre collective créée par la Fédération
nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC), et
protégée par les dispositions du Code de la propriété
intellectuelle. La FNCLCC est par conséquent titulaire du droit
d'auteur sur cette œuvre et est donc notamment investie des droits
patrimoniaux sur les SOR. La FNCLCC peut seule décider de
l'existence et des modalités de reproduction, publication,
traduction ou diffusion des SOR.
• Sources de financement
Le projet SOR bénéficie d’un soutien financier des Centres
régionaux de lutte contre le cancer (CRLCC), du ministère de la
Santé et de la Protection sociale, de la Ligue nationale contre le
cancer et de la Fédération hospitalière de France (FHF). Le
partenariat avec l’industrie pharmaceutique ne concerne que la
diffusion sans aucune implication scientifique, financière ou
logistique dans la phase d’élaboration. Ce support de publication
et de diffusion n’a pas bénéficié de soutien financier de
l’industrie pharmaceutique.
• Remerciements
Nous remercions les Centres régionaux de lutte contre le cancer
(CRLCC), le ministère de la Santé et de la Protection sociale, la
Ligue nationale contre le cancer, la Fédération hospitalière de
France (FHF), la Fédération nationale de cancérologie des centres
hospitaliers régionaux et universitaires (FNCCHRU), la Fédération
française de cancérologie des centres hospitaliers généraux
(FFCCHG), la Fédération française de cancérologie digestive (FFCD),
la Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE) et le
Groupe coopérateur multidisciplinaire en oncologie (Gercor).
• Responsabilités
Les SOR ne se substituent pas au jugement clinique des
médecins.
Objectifs
L’objectif de ces Standards, Options et Recommandations est de
définir, sur la base d’une revue des données scientifiques de la
littérature, des recommandations pour la prise en charge par
chimiothérapie palliative des patients adultes atteints d’un cancer
colorectal métastatique.
Ces recommandations pour la pratique clinique sont destinées aux
professionnels de santé impliqués dans la prise en charge des
patients atteints de cancer colorectal.
Le rapport original a été validé et publié en 1995 [3] puis mis à
jour et publié de nouveau en 1998 [4]. La mise à jour 2003 ne
concerne que les traitements de première ligne. Les traitements de
seconde et de troisième ligne n’ont pas été abordés dans le cadre
de cette actualisation. La classification TNM actualisée est
présentée dans le tableau 3 [5].
Tableau 3. Classification
TNM, 6e édition 2002 [5]
| Tumeur primitive (T) |
| Tis |
Carcinome in
situ : tumeur intra-épithéliale ou envahissant la
lamina propria (intra-muqueuse) sans extension à la
sous-muqueuse à travers la muscularis mucosae |
| T1 |
La tumeur
envahit la sous-muqueuse sans la dépasser |
| T2 |
La tumeur
envahit la musculeuse sans la dépasser |
| T3 |
La tumeur
envahit, à travers la musculeuse, la sous-séreuse (sans atteinte du
revêtement mésothélial) et le tissu péricolique non péritonéalisé
ou le tissu périrectal |
| T4 |
La tumeur
perfore le péritoine viscéral et/ou envahit les organes de
voisinage |
|
Ganglions régionaux (N) |
| N0 |
Absence de
métastase ganglionnaire |
| N1 |
Métastase(s)
ganglionnaire(s) lymphatique(s) ≤ 3 |
| N2 |
Métastases
ganglionnaires lymphatiques > 3 |
| Nx |
Statut
ganglionnaire non évaluable |
|
Nombre
minimum de ganglions examinés : 12 |
|
Nodule
tumoral > 3 mm situé dans les tissus péricoliques
(avec ou sans tissu ganglionnaire résiduel) = ganglion
métastatique (jusqu’à 3 mm : classer en T) |
|
Métastases (M) |
| M0 |
Absence de
métastase |
| M1 |
Métastases à
distance (l’atteinte des ganglions iliaques externes ou iliaques
communs est considérée comme M1) |
| Mx |
Statut
métastatique inconnu |
Tableau 4. Stades AJCC/UICC, 6e
édition 2002 [5]
|
Stades AJCC/UICC |
T |
N |
M |
|
0 |
Tis |
N0 |
M0 |
|
I |
T1-T2 |
N0 |
M0 |
|
II |
T3-T4 |
N0 |
M0 |
|
– IIA |
T3 |
N0 |
M0 |
|
– IIB |
T4 |
N0 |
M0 |
|
III |
|
|
|
|
– IIIA |
T1-T2 |
N1 |
M0 |
|
– IIIB |
T3-T4 |
N1 |
M0 |
|
– IIIC |
Tous T |
N2 |
M0 |
|
IV |
Tous T |
Tous N |
M1 |
Les questions posées dans le cadre de la mise à jour ont été les
suivantes :
– Quels patients traiter ?
– Quelle est la durée optimale de traitement en première
ligne ?
– Quel schéma thérapeutique adopter ?
Méthodes
La présentation des éléments ayant conduit à la mise à jour de
ce thème, les critères de sélection des études, la stratégie de
recherche bibliographique et les critères d’évaluation sont
présentés dans le chapitre « Méthodes » du rapport
intégral [6, 7].
Ce rapport ne présente que les conclusions de la littérature et
des experts, les données réglementaires, les confrontations entres
les éléments du rapport initial et les éléments de mise à jour
ainsi que les recommandations. L’ensemble de la synthèse des
données et la description des études sont disponibles dans le
rapport intégral [6, 7].
Patients concernés et durée du traitement
Conclusion
La chimiothérapie en situation palliative concerne les patients
dont les métastases ont été préalablement jugées non réséquables.
Elle permet d'améliorer la survie en comparaison à un traitement
purement symptomatique chez les patients en bon état général
(niveau de preuve A). En revanche, il n’y a pas de preuve
que la chimiothérapie soit utile chez les patients dont l’état
général est dégradé (supérieur au grade 2 de l’OMS) ou chez ceux
présentant une défaillance viscérale grave (niveau de
preuve C).
Aucune conclusion formelle ne peut être apportée en termes de
qualité de vie étant donné le manque d’observance, la diversité des
instruments de mesure utilisés et le faible nombre de patients
évalués sur ce critère dans les études publiées.
Une classification pronostique performante, validée à partir de
chimiothérapies à base de 5-fluoro-uracile (5FU), est disponible
mais ne permet pas pour l’instant d’orienter la stratégie
thérapeutique [8] (tableau 5).
Tableau 5. Facteurs
pronostiques de survie en maladie métastatique selon Köhne et al.
[8]
|
Risque |
Fréquence |
Définition
|
Survie médiane
|
|
Faible |
44 % |
OMS
0-1, 1 site envahi |
14,7 mois |
|
Intermédiaire |
35 % |
OMS
0-1, plus d’un site et phosphatases
alcalines < 300 U/L
ou
OMS > 1, globules
blancs < 10.109L,
1 seul site envahi |
10,5 mois |
|
Haut |
21 % |
OMS
0/1, plus d’un site, et phosphatases alcalines
≥ 300 U/L
ou
OMS > 1, plus d’un site envahi
ou
Globules blancs > 10.109L |
6,4 mois |
OMS : Organisation mondiale de la santé.
Chez les sujets âgés (âge supérieur ou égal à 75 ans), peu
de données sont disponibles pour juger de l’intérêt d’une
chimiothérapie. Cependant, les éléments disponibles sont en faveur
d’une efficacité et d’une tolérance comparables à celles des
patients les plus jeunes. C’est en particulier le cas pour les
patients âgés en bon état général, non dépendants et sans
vieillissement pathologique (confusion mentale, dénutrition, etc.)
ni comorbidités majeures. Une chimiothérapie palliative peut être
envisagée lorsque l’espérance de vie du patient est supérieure à
l’évolution spontanée du cancer (niveau de
preuve D).
Les préférences du patient, en particulier celles du sujet âgé,
sont un facteur fondamental de la décision thérapeutique. En
situation palliative, certains patients âgés pourront préférer
privilégier un confort immédiat à la réalisation d’une
chimiothérapie potentiellement toxique.
Confrontation
Les nouvelles données de la littérature concernant la place de
la chimiothérapie palliative sont cohérentes avec les données
présentées dans le document initial et ne modifient pas les
Standards, Options et Recommandations établis en 1997. Les données
identifiées présentent un niveau de preuve supérieur par rapport
aux données ayant servi à l'élaboration des recommandations du
document initial. Les recommandations s'appuient en 2003 sur deux
méta-analyses de bonne qualité (niveau de preuve A). De
nouvelles recommandations concernant la prise en charge des
patients de 75 ans et plus ont été établies.
Les nouvelles données concernant la durée du traitement sont
cohérentes avec les données présentées dans le document initial et
ne modifient pas les Standards, Options et Recommandations établis
en 1997.
Standards, Options et Recommandations
Patients concernés
(arbre 1)
Standards
Lors d’une maladie métastatique non réséquable, l’indication
d’exérèse d’un cancer colique synchrone primitif doit faire l’objet
d’une concertation médicochirurgicale (accord
d’experts).
Une chimiothérapie palliative est indiquée en cas de métastases
non réséquables :
– chez des patients en bon état général et sans
défaillance viscérale grave (niveau de
preuve A) ;
– chez des patients avec un âge supérieur à 75 ans
fonctionnellement indépendants et sans comorbidité (accord
d’experts) ;
– chez des patients avec un âge supérieur à 75 ans
dépendants avec une ou deux comorbidités et dont l’espérance de vie
est supérieure à l’évolution spontanée du cancer (accord
d’experts).
Les patients doivent être clairement informés du traitement prévu
et de ses effets indésirables.
Option
Pour les sujets âgés, l’indication d’une chimiothérapie peut
intégrer une évaluation soigneuse de la mobilité du patient, de son
autonomie physique et de son état psychologique (accord
d’experts).
Recommandations
Il est recommandé d’utiliser la classification pronostique de
Köhne et al., en particulier comme critère de stratification
dans les essais thérapeutiques.
Il est recommandé de réaliser l’évaluation gériatrique à l’aide
des outils standardisés et valides disponibles. Une concertation
pluridisciplinaire incluant des gériatres est recommandée.
|
Standards, Options et Recommandations
Durée des traitements de première ligne
(arbre 2)
Standard
L’arrêt du protocole en cours de chimiothérapie constitue
l’attitude thérapeutique standard en cas de progression. Il n’y a
pas d’attitude standard en cas de stabilité. En cas de réponse, les
possibilités d’exérèse chirurgicale doivent être reconsidérées,
surtout en cas d’atteinte d’un seul organe.
Options
Quel que soit le type de chimiothérapie choisie, en cas de
progression, la mise en place d’un nouveau protocole de
chimiothérapie (niveau de preuve B2) ou l’inclusion
dans un essai thérapeutique sont des options thérapeutiques.
Lorsque le choix d’une chimiothérapie à base de 5FU ou de
raltitrexed a été fait, celle-ci peut être interrompue après
3 mois en cas de stabilité ou de réponse.
Recommandation
La durée du traitement doit être discutée avec le patient au cas
par cas, tenant compte de son souhait, des toxicités, de la réponse
obtenue et des sites de métastases.
|
Tableau 6. Indications selon l’AMM et les
résumés caractéristiques produits des molécules utilisés dans les
cancers colorectaux
|
DCI |
Indications
|
Références
|
|
Raltitrexed |
Traitement de la progression métastatique des cancers colorectaux
chez les malades n’ayant pas reçu de fluoropyrimidine dans cette
situation |
[11-13] |
|
Irinotecan |
Traitement des cancers colorectaux avancés, en monothérapie après
échec d’un traitement antérieur ayant comporté du 5FU
(5-fluoro-uracile) » et « dans le traitement des cancers
colorectaux avancés en association avec le 5FU et l’acide folinique
chez les patients n’ayant pas reçu de chimiothérapie antérieure
pour le stade avancé de leur maladie » |
[14-16] |
|
Oxaliplatine |
Traitement en première ligne des cancers colorectaux métastatiques
en association avec le 5FU et l’acide folinique |
[17, 18] |
|
Capécitabine |
En
première ligne, en monothérapie dans le traitement du cancer
colorectal métastatique |
AMM
européenne, selon la procédure centralisée [9] |
|
UFT |
Traitement de première intention dans le cancer colorectal
métastatique, en association avec l’acide folinique |
AMM
européenne, selon la procédure par reconnaissance mutuelle ;
pays rapporteur : Espagne [10] |
DCI : dénomination commune internationale.
Quel schéma thérapeutique adopter ?
5FU et acide folinique (5FU-AF)
L’administration de fortes doses d’acide folinique n’apporte pas
d’avantage en termes de taux de réponse et de survie par rapport à
l’administration de faibles doses. Il existe des différences en
termes de toxicité, l’utilisation de doses élevées d’acide
folinique (500 mg/m2) conférant un risque accru de
diarrhée.
Il est difficile de conclure d’après les études qui ont comparé
des schémas différents sur la dose d’acide folinique et sur la dose
de 5FU. Le schéma de la Mayo clinic apparaît toutefois
particulièrement toxique.
L’association 5FU-AF améliore le taux de réponse par rapport au
5FU en bolus (niveau de preuve A), sans
amélioration majeure de la survie (niveau de
preuve A).
L’association LV5FU2 permet d’améliorer le taux de réponse
(niveau de preuve A) et la survie sans progression par
rapport à l’association 5FU-AF. Sa toxicité est également moindre
mais il n’a pas été démontré d’amélioration de la survie
globale.
5FU en perfusion continue
La perfusion de 5FU en continu améliore le taux de réponse
(niveau de preuve A) et réduit la toxicité (niveau de
preuve A) par rapport à un traitement de 5FU en bolus,
sans amélioration cliniquement importante de la survie.
Le 5FU en perfusion continue de hautes doses hebdomadaires sur
24 heures (Allemagne, AIO) ou sur 48 heures (Espagne,
TTD) permet d’augmenter le taux de réponse mais pas la survie, par
rapport à un schéma de 5FU-AF type Mayo clinic. Les
perfusions hebdomadaires sur 24 heures du schéma AIO ont été
démontrées moins efficaces sur la survie sans progression que les
perfusions hebdomadaires associées à l’acide folinique. Les
résultats concernant la qualité de vie n’ont jamais été publiés de
manière détaillée.
L’adaptation pharmacocinétique individuelle des doses de 5FU est
également une option permettant d’augmenter le taux de réponse.
5FU et cisplatine (CDDP)
Les résultats médiocres, puis l’apparition de l’oxaliplatine,
ont abouti à l’abandon du cisplatine pour le traitement palliatif
des cancers colorectaux.
5FU et mitomycine C
Le 5FU en perfusion continue associé à la mitomycine C améliore
le taux de réponses (niveau de preuve B1) mais pas la survie
globale par rapport au 5FU en perfusion continue. En dépit d’un
taux de réponse élevé, cette association n’est guère utilisée en
première ligne thérapeutique.
5FU et méthotrexate (MTX)
Compte tenu de l’efficacité modeste et de la modulation par
l’acide folinique plus répandue, l’usage du méthotrexate a
complètement disparu.
5FU et trimétrexate (TMX)
L’adjonction de trimétrexate au 5FU-AF n’améliore ni le taux de
réponse, ni la survie (niveau de preuve B1).
5FU et interféron α (INFα)
L’interféron α augmente la toxicité du 5FU mais pas son
efficacité (niveau de preuve A). Il ne doit donc pas être
utilisé, d’autant qu’il ne dispose pas, en France, d’une
autorisation de mise sur le marché (AMM) dans cette indication.
5FU et PALA
L’adjonction de PALA n’améliore ni le taux de réponse, ni la
survie (niveau de preuve A).
5FU et eniluracile
L’association de l’eniluracile au 5FU per os réduit la
survie et la survie sans progression par rapport à un protocole
5FU-AF Mayo clinic (niveau de preuve C).
Administration orale de fluoropyrimidines
L’UFT associé à l’acide folinique et la capécitabine ne se sont
pas montrés différents de l’association 5FU-AF de type Mayo
clinic, en termes de réponse, de survie globale et de survie
sans progression (niveau de preuve B1). Les profils de
toxicité sont différents entre UFT-AF et 5FU-AF, de même qu’entre
capécitabine et 5FU-AF (niveau de preuve B1).
En termes de qualité de vie, l’association UFT-AF n’apporte pas
de bénéfice par rapport au 5FU-AF. Les résultats obtenus avec la
capécitabine n’ont pas été publiés.
Le rapport efficacité/toxicité apparaît faiblement favorable aux
fluoropyrimidines orales par rapport au 5FU-AF, tout en soulignant
que le traitement 5FU-AF iv bolus, utilisé comme
comparateur, est notoirement suboptimal en termes d’efficacité et
de tolérance. Si la survie sans progression des patients sous
capécitabine ne s’est pas révélée différente de celle des patients
sous 5FU-AF, les données disponibles sont moins claires en ce qui
concerne l’UFT. En effet, dans une des deux études ayant comparé
UFT-AF et 5FU-AF, la survie sans progression est apparue plus
courte avec UFT-AF.
Aucune comparaison par rapport au schéma 5FU continu type LV5FU2
n’est disponible.
Raltitrexed
Le raltitrexed a montré des résultats équivalents, en termes de
réponse, à l’association 5FU-AF Mayo clinic, notoirement
estimée comme suboptimale par rapport à d’autres schémas
d’administration du 5FU (niveau de preuve A). Les résultats
en termes de survie sans progression et de survie globale sont
contradictoires (niveau de preuve C), avec deux essais sur
trois défavorables au raltitrexed en termes de survie sans
progression.
Les profils de toxicité observés sont différents entre le
raltitrexed et l’association 5FU-AF bolus, sans différence
en termes de survie globale et de qualité de vie (niveau de
preuve A).
En revanche, dans deux essais publiés, le rapport
efficacité/toxicité est défavorable au raltitrexed en comparaison
aux schémas de 5FU continu (LV5FU2, 5FU continu hebdomadaire ou 5FU
continu Lokich) (niveau de preuve A). Dans l’un des
deux essais, les données publiées en termes de qualité de vie sont
défavorables au raltitrexed. Le risque de toxicité est majoré par
le non-respect des règles d’adaptation de doses en fonction de la
clairance à la créatinémie. L’adaptation des doses en fonction de
la clairance de la créatinine est impérative.
Irinotecan
Trois études randomisées de phase III rapportent une
augmentation significative du taux de réponse objective et de la
survie sans progression en cas de traitement par
irinotecan + 5FU-AF par rapport à la même chimiothérapie
sans irinotecan (niveau de preuve A).
Pour la survie globale, deux études sur trois ont observé une
augmentation significative de 2 à 3 mois pour l’association
5FU-AF + irinotecan (niveau de preuve C).
Dans l’essai américain, la survie sans progression et la survie
globale après irinotecan en monothérapie étaient globalement
comparables à celles après 5FU-AF Mayo clinic.
L’amélioration de la survie ne s’accompagne pas de différence de
qualité de vie, mais l’interprétation est toutefois difficile en
raison du taux de données manquantes (niveau de preuve
C).
Les accidents cardiovasculaires et les thromboses sont une
toxicité potentielle de l’association
5FU-AF + irinotecan, que le 5FU soit administré en
bolus ou en perfusion (niveau de preuve C).
Globalement, l’essai américain a été plus toxique que le schéma
européen en raison de l’administration 5FU en bolus.
En conclusion, le rapport bénéfice/risque est favorable à
l’irinotecan, en particulier dans le schéma européen.
Oxaliplatine
L’oxaliplatine en monothérapie a une activité antitumorale
certaine, mais marginale, dans les cancers colorectaux
métastatiques (niveau de preuve B1).
En association avec le 5FU modulé par l’acide folinique en
première ligne, les essais montrent une amélioration du taux de
réponse (niveau de preuve A) et de la survie sans
progression (niveau de preuve A) mais pas de différence en
termes de survie globale (niveau de preuve C).
Peu de données fiables sur la qualité de vie sont disponibles
(niveau de preuve C). On ne peut donc conclure pour
l’instant dans ce domaine.
Associations diverses
Le Folfox4 ou 6 et le Folfiri utilisés en première ligne donnent
des résultats du même ordre de grandeur en termes d’efficacité et
différents en termes de tolérance. Il n’est pas possible
aujourd’hui de recommander de débuter une chimiothérapie palliative
par une association plutôt que l’autre. À l’inverse, le Folfox4 est
supérieur au traitement américain IFL
(AF-5FU + irinotecan), tant en termes d’efficacité que de
tolérance. Ces résultats ne sont pas contradictoires avec ceux de
l’étude européenne, car il ne s’agit pas ici d’une comparaison
directe entre l’oxaliplatine et l’irinotécan, mais d’une
comparaison de deux schémas différant également par la dose et le
mode d’administration du 5FU.
Chimiothérapie intra-artérielle des métastases hépatiques
jugées non réséquables
La survie sans progression et la survie globale des patients
traités par chimiothérapie intra-artérielle hépatique pour
métastases hépatiques jugées non réséquables n’est pas différente
de celle de patients traités par 5FU-AF iv bolus
(niveau de preuve B1), tout en rappelant que ce traitement
5FU-AF iv bolus est notoirement suboptimal en termes
d’efficacité et de tolérance.
La survie sans progression et la survie globale des patients
traités par LV5FU2 en intra-artériel pour métastases hépatiques
jugées non réséquables ne sont pas différentes de celles des
patients traités par LV5FU2-iv (niveau de preuve B1). La
qualité de vie, à 13 et 21 semaines après le début du
traitement, des patients ayant répondu aux questionnaires, est
significativement moindre pour ceux ayant reçu la CIAH (niveau
de preuve B1).
Globalement, le rapport efficacité/toxicité semble peu favorable à
la CIAH (surtout s’il s’agit d’associer 5FU et AF) par rapport à la
chimiothérapie systémique.
Confrontation
Les nouvelles données ne sont pas cohérentes avec les données
ayant servi à l’élaboration des recommandations du document
initial. Ces nouvelles données ont modifié les Standards et les
Options établis en 1997.
Les modifications portent sur l’utilisation de l’irinotecan, de
l’oxaliplatine, des fluoropyrimidines orales et du
méthotrexate.
L’utilisation de l’irinotecan et de l’oxaliplatine en association
avec un traitement à base de 5FU continu, modulé par l’acide
folinique (type LV5FU2) devient une attitude standard.
L’utilisation des fluoropyrimidines orales devient une alternative
(option) chez les patients qui refusent les astreintes
d’hospitalisation et les perfusions.
L’utilisation du méthotrexate combiné au 5FU n’est plus une
alternative thérapeutique.
Standards, Options et Recommandations
Sont considérés comme standards, des protocoles de
chimiothérapie qui améliorent la survie sans dégrader la qualité de
vie ou avec une toxicité acceptable au terme d’études randomisées
de phase III.
Standards, Options et Recommandations
Quel schéma thérapeutique adopter ?
(arbre 2)
Standards
La décision doit être partagée. Pour cela, il est nécessaire
d’expliquer au patient les contraintes, les toxicités et les
bénéfices attendus.
L’attitude standard consiste à proposer un traitement à base de
5FU continu, modulé par l’acide folinique (type LV5FU2), avec ou
sans irinotecan ou oxaliplatine (niveau de
preuve A).
Options
L'irinotecan, l’oxaliplatine et le raltitrexed seuls ou en
association deux à deux peuvent être proposés chez les patients
présentant une contre-indication au 5FU (niveau de preuve
D).
Les fluoropyrimidines orales peuvent être proposées chez les
patients qui refusent l’astreinte des hospitalisations et des
perfusions (niveau de preuve B1).
Recommandations
Le choix entre les différentes options thérapeutiques doit être
effectué en fonction des souhaits du patient, des toxicités et des
caractéristiques de la maladie.
Une bithérapie peut être préférée pour les patients à la limite de
la réséquabilité. La pose d’un site implantable est
recommandée.
La chimiothérapie intra-artérielle hépatique ne se conçoit qu’en
cas de métastases hépatiques isolées et non réséquables et
seulement dans des centres expérimentés.
|
Standards, Options et Recommandations
Évaluation du traitement
(arbre 2)
Standard
Pas d’attitude standard.
Option
Pas d’option.
Recommandations
Il est recommandé d’évaluer la réponse à la chimiothérapie tous les
2 à 3 mois.
Un avis chirurgical est recommandé en cas de réponse objective,
surtout si la maladie ne touche qu’un seul organe.
|
Contributeurs
Date de la relecture : octobre 2003
P. Artru, gastro-entérologue, (Clinique Saint-Jean, Lyon), G.
Auclerc, oncologue médical, (CHU La Pitié Salpêtrière, Paris), F.
Borie, chirurgien, (Clinique Saint-Eloi, Montpellier), A. Botton,
oncologue radiothérapeute, (Clinique Sainte-Marie, Pontoise), L.
Cany, oncologue médical, (Polyclinique Francheville, Périgueux), P.
Cellier, oncologue radiothérapeute, (Centre Paul-Papin, Angers), L.
Chiche, chirurgien, (CHU Côte-de-Nacre, Caen), O. Clouet, oncologue
médical, (Centre hospitalier Léon Touhladjian, Poissy), G. Dabouis,
oncologue médical, (CHU Hôtel-Dieu, Nantes), A. de Gramont,
oncologue médical, (Hôpital Saint-Antoine, Paris), E. Dorval,
gastro-entérologue, (Hôpital Trousseau, Tours), J.B. Dubois,
oncologue radiothérapeute, (Centre Val d'Aurelle, Montpellier), F.
Economides, oncologue radiothérapeute, (Centre d'oncologie
dunkerquois, Dunkerque), D. Elias, chirurgien, (Institut Gustave
Roussy, Villejuif), J. Fraisse, chirurgien, (Centre
Georges-François Leclerc, Dijon), F. Gilly, chirurgien, (Centre
hospitalier Lyon-Sud, Pierre-Bénite), F. Guichard, oncologue
radiothérapeute, (Polyclinique Bordeaux Nord Aquitaine, Bordeaux),
P. Haegele, oncologue médical, (Centre Paul-Strauss, Strasbourg),
J.H. Jacob, gastro-entérologue, (Centre François-Baclesse, Caen),
H. Johanet, chirurgien, (Clinique Sainte-Marie, Pontoise), D.
Langlois, oncologue radiothérapeute, (Clinique Saint-Michel, La
Rochelle), H. Lauche, oncologue radiothérapeute, (Clinique
Clementville, Montpellier), D. Luet, gastro-entérologue, (CHU,
Angers), P. Maingon, oncologue radiothérapeute, (Centre
Georges-François Leclerc, Dijon), C. Marchal, oncologue
radiothérapeute, (Centre Alexis-Vautrin, Vandœuvre-lès-Nancy), O.
Maton, oncologue radiothérapeute, (Polyclinique Francheville,
Périgueux), T.D. Nguyen, oncologue radiothérapeute, (Institut
Jean-Godinot, Reims), H. Orfeuvre, oncologue médicale, (Centre
hospitalier Fleyriat, Bourg-en-Bresse), A. Pecking, médecin
nucléaire, (Centre René-Huguenin, Saint-Cloud), J.P. Pignon,
biostatisticien, (Institut Gustave-Roussy, Villejuif), C. Platini,
oncologue médical, (Hôpital Bel Air, Thionville), B. Pradere,
chirurgien, (CHU Purpan, Toulouse), F. Reboul, oncologue
radiothérapeute, (Clinique Sainte-Catherine, Avignon), A. Roth,
oncologue médical, (Hôpital universitaire, Genève), F.
Rothe-Thomas, radiothérapeute, (Centre hospitalier, Chambéry), J.F
Seitz, gastro-entérologue, (Hôpital la Timone, Marseille), I.
Soubeyran, pathologiste, (Institut Bergonié, Bordeaux), P.
Troufléau, radiologue, (Centre Alexis-Vautrin,
Vandœuvre-lès-Nancy), N. Tubiana-Mathieu, oncologue médical, (CHU,
Limoges), P. Wolff, hépato-gastro-entérologue, (Cabinet médical
gastroentérologie, Nîmes).
Comité d’organisation des SOR
T. Philip, directeur des SOR, pédiatre, FNCLCC, Paris (Bureau
exécutif) ; B. Fervers, directeur adjoint des SOR, oncologue
médical, FNCLCC, Paris (Bureau exécutif) ; P. Bey,
représentant du Conseil d’administration de la FNCLCC,
radiothérapeute, FNCLCC, Paris (Bureau exécutif) ; D. Maigne,
délégué général de la FNCLCC, FNCLCC, Paris (Bureau
exécutif) ; A. Bataillard, coordinatrice des SOR
spécialistes, médecin généraliste, FNCLCC, Paris (SOR
spécialistes) ; G. Gory-Delabaere, méthodologiste, pharmacien,
FNCLCC, Paris (SOR spécialistes) ; L. Bosquet, méthodologiste,
FNCLCC, Paris (SOR spécialistes) ; N. Fabre, méthodologiste,
FNCLCC, Paris (SOR spécialistes) ; S. Rousmans, méthodologiste
adjoint, FNCLCC, Paris (SOR spécialistes) ; E. Luporsi,
méthodologiste associé, oncologue médical, FNCLCC, Paris (SOR
spécialistes) ; S. Theobald, méthodologiste associé, médecin
de santé publique, FNCLCC, Paris (SOR spécialistes) ; F.
Farsi, référent réseau, médecin de santé publique, FNCLCC, Paris
(SOR spécialistes) ; J. Carretier, responsable des SOR SAVOIR
PATIENT, méthodologiste, chargé de mission en santé, FNCLCC, Paris
(SOR SAVOIR PATIENT) ; L. Leichtnam-Dugarin, méthodologiste,
chargée de mission en santé, FNCLCC, Paris (SOR SAVOIR
PATIENT) ; S. Brusco, méthodologiste, FNCLCC, Paris (SOR
SAVOIR PATIENT) ; V. Delavigne, linguiste, FNCLCC, Paris (SOR
SAVOIR PATIENT) ; E. Esteves, assistante, FNCLCC, Paris (SOR
SAVOIR PATIENT) ; M. Haugh, responsable SOR projets
internationaux, biochimiste, FNCLCC, Paris (projets
internationaux) ; V. Millot, assistante de gestion, FNCLCC,
Paris (projets internationaux) ; S. Guillo, documentaliste
scientifique, FNCLCC, Paris (documentation) ; A.G. Guy,
technicienne documentaliste, FNCLCC, Paris (documentation) ;
S. Debuiche, responsable administrative, FNCLCC, Paris (service
administratif et éditorial) ; H. Borges-Paninho, chargée de
l’édition des documents, FNCLCC, Paris (service administratif et
éditorial) ; D. Gouvrit, assistante, FNCLCC, Paris
(service administratif et éditorial) ; L. Pretet, assistante,
FNCLCC, Paris (service administratif et éditorial) ; E.
Sabatier, secrétaire, FNCLCC, Paris (service administratif et
éditorial).
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des Standards, Options et Recommandations diagnostiques et
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cancer du côlon. In : Fédération nationale des centres
de lutte contre le cancer, ed. Recommandations pour la pratique
clinique en cancérologie [CD-ROM]. 2nd ed. Paris : FNCLCC,
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13. Thériaque. Tomudex : Rectificatif AMM
française 28/11/2001 [online]. 05/09/2002.
http://www.theriaque.org/.
14. Prescrire. Irinotecan (Campto®) et
cancer colorectal, une évaluation en progrès. Prescrire
1999 ; 19 : 423-5.
15. Prescrire. Irinotecan et cancer colorectal en
première ligne, un avantage modeste. Prescrire 2000 ;
20 : 733-6.
16. Thériaque. Campto : Rectificatif AMM
française 14/08/2001 [online]. 05/09/2002.
http://www.theriaque.org/.
17. Prescrire. Oxaliplatine (Eloxatine°) et cancer
colorectal, un élargissement d'indication non justifié.
Prescrire 1999 ; 19 : 659-61.
18. Thériaque. Eloxatin : Rectificatif AMM
française 25/02/2002 [online]. 2002.
http://www.theriaque.org/.
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