|
|
 |
 |
| |
Version imprimable |
Tolérance des inhibiteurs sélectifs de la cyclo‐oxygénase 2 pris au long cours |
Bulletin du Cancer. Volume 91, Numéro 1, 117-24, Janvier 2004, Synthèse
|
Article gratuit
Summary
|
Auteur(s) : Dominique Lamarque |
Résumé : Les effets secondaires digestifs graves des inhibiteurs spécifiques de la cyclo‐oxygénase de type 2 sont réduits de 60 % par rapport à ceux des anti‐inflammatoires non stéroïdiens non sélectifs. Les principaux facteurs de risque d’ulcère gastro‐intestinal connus avec ces derniers ont été retrouvés avec les inhibiteurs spécifiques pris au long cours (âge > 60 ans, antécédents d’ulcères gastroduodénaux, prise concomitante d’aspirine). En revanche, l’infection par
H. pylori n’est pas un facteur à considérer en dehors d’antécédents d’ulcères. Les complications digestives basses sont deux fois moins fréquentes avec les inhibiteurs spécifiques qu’avec les anti‐inflammatoires non sélectifs. Il semble, en revanche, que le risque d’exacerbation de colites inflammatoires ne soit pas réduit. Les complications cardiovasculaires sont les plus débattues. Le rofecoxib à posologie supra‐thérapeutique a été rendu responsable d’une incidence accrue d’infarctus du myocarde qui n’a pas été retrouvée avec les posologies usuelles ou avec le celecoxib. Les inhibiteurs spécifiques peuvent provoquer une rétention hydro‐sodée et augmenter la pression artérielle, particulièrement chez les patients hypertendus, ce qui nécessite de surveiller la pression artérielle des patients traités. |
Mots-clés : anti‐inflammatoire non stéroïdien, cyclo‐oxygénase 2, ulcère gastro‐duodénal, hémorragie digestive, colite, aspirine, infarctus du myocarde, hypertension artérielle |
|