| Niveau A. Il existe une (des)
méta-analyse(s) « de bonne qualité » ou plusieurs essais
randomisés « de bonne qualité » dont les résultats sont
cohérents. |
| Niveau B. Il existe des preuves
« de qualité correcte » : essais randomisés (B1) ou
études prospectives ou rétrospectives (B2). Les résultats de ces
études sont cohérents dans l'ensemble. |
| Niveau C. Les études disponibles
sont critiquables d'un point de vue méthodologique ou leurs
résultats ne sont pas cohérents dans l'ensemble. |
| Niveau D. Il n'existe pas de
données ou seulement des séries de cas. |
| Accord d'experts. Il n'existe pas
de données pour la méthode concernée mais l'ensemble des experts
est unanime. |
NB. Pour plus de détails, cf. Méthodologie de développement des
SOR[1, 2]
Propriété intellectuelle
Les SOR sont une œuvre collective créée par la Fédération
nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC), et
protégée par les dispositions du Code de la propriété
intellectuelle. La FNCLCC est par conséquent titulaire du droit
d'auteur sur cette œuvre, et est donc notamment investie des droits
patrimoniaux sur les SOR. La FNCLCC peut seule décider de
l'existence et des modalités de reproduction, publication,
traduction ou diffusion des SOR.
Sources de financement
Le projet SOR bénéficie d'un soutien financier des Centres
régionaux de lutte contre le cancer (CRLCC), du ministère de la
Santé, de la Famille et des Personnes handicapées, de la Ligue
nationale contre le cancer et de la Fédération Hospitalière de
France (FHF). Le partenariat avec l'industrie pharmaceutique ne
concerne que la diffusion sans aucune implication scientifique et
financière dans la phase d'élaboration.
Partenariats scientifiques
Ces recommandations ont été élaborées en collaboration avec
l'Association des neuro-oncologues d'expression française (Anocef)
et avec la participation de la Société de neurochirurgie de langue
française (SNCLF).
Introduction
Les gliomes représentent un ensemble complexe et hétérogène de
tumeurs cérébrales primitives. Les statistiques de mortalité
mettent en évidence une progression régulière et continue du nombre
de décès annuels par tumeurs cérébrales en France, depuis 1950, de
l'ordre de 5 % par an, tant chez les hommes que chez les
femmes. La part des décès par tumeurs cérébrales dans l'ensemble
des décès liés aux cancers est passée progressivement de 0,5 %
en 1950 à près de 2 % en 1985. En 1985, les tumeurs cérébrales
représentaient 1,7 % des décès par cancer en France
(2 300 personnes ; 58 % d'hommes), et près de
3 % des décès par cancer entre 35 et 64 ans [3]. Les
données disponibles sur cette maladie, en particulier sur les
traitements, sont limitées du fait de la faible incidence de ces
tumeurs.
Objectif
L'objectif de ce travail est de définir, sur la base d'une revue
systématique des données scientifiques de la littérature et de
l'accord d'experts, des recommandations pour la prise en charge des
adultes atteints de tumeurs gliales intracrâniennes (gliomes).
La prise en charge des gliomes de l'enfant, des tumeurs de la
moelle épinière, des tumeurs non gliales, des tumeurs
hypophysaires, des neurinomes et des schwanomes n'est pas abordée
dans ce document. Les Standards, Options et Recommandations pour
la prise en charge du neuroblastome et du médulloblastome de
l'enfant sont disponibles [4, 5].
Ces recommandations s'adressent aux professionnels de santé devant
prendre en charge des adultes atteints de gliomes intracrâniens.
Une traduction de ce document, destinée aux patients et à leurs
proches, est en cours d'élaboration.
Les principales questions posées par le groupe de travail sont les
suivantes :
– le diagnostic histologique,
– l'imagerie,
– les moyens thérapeutiques,
– la prise en charge de chaque type cellulaire.
Méthode
Stratégie de recherche bibliographique
La recherche systématique de la littérature a été faite par
l'interrogation des bases de données Medline® et
Cancerlit® entre 1990 et 2000 avec des mots-clés
adaptés à chaque sujet traité. Cette bibliographie a été complétée,
lors de la recherche initiale, puis en 2001, par des références
bibliographiques personnelles du groupe de travail non obtenues par
la recherche systématique. Dans la majorité des cas, les articles
sélectionnés étaient rédigés en langue anglaise ou française. Les
publications expérimentales (études animales) n'ont pas été
sélectionnées. Du fait de l'abondance de la bibliographie, ce
travail ne peut prétendre être exhaustif, une sélection délibérée a
été effectuée par chaque groupe d'experts impliqués.
Analyse des données
Les SOR reposent sur l'analyse critique des données actuelles de
la science publiées et sur l'expertise des spécialistes impliqués
dans la rédaction des SOR. Les critères d'évaluation de
l'efficacité sur les tumeurs gliales sont basés sur les critères de
MacDonald :
– réponse complète, partielle,
– survie sans progression,
– survie globale.
Ce rapport abrégé a été élaboré à partir du rapport intégral
validé en juin 2002, bientôt disponible sur le site de la FNCLCC à
l'adresse http ://www.fnclcc.fr. Il a été publié en version
anglaise [6].
Incidence et facteurs de risques des tumeurs gliales
intracrâniennes
La littérature rapporte une augmentation de l'incidence des
tumeurs gliales intracrâniennes (niveau de preuve C).
En dehors des phacomatoses, la prédisposition familiale n'a pu
être mise en évidence que dans moins de 5 % des cas, et ne
justifie pas de dépistage familial.
Parmi les facteurs de risque extrinsèques :
– l'exposition aux dérivés nitrés a été identifiée et est
inscrite au tableau des maladies professionnelles (niveau de
preuve C) ;
– l'exposition aux téléphones portables n'est pas reconnue
comme un facteur de risque de survenue d'une tumeur cérébrale
(niveau de preuve C) ;
– l'exposition aux champs électromagnétiques de basses
fréquences est suspectée être un facteur causal (niveau de
preuve C).
De nombreux éléments incitent à créer un registre national des
tumeurs cérébrales primitives (recommandation).
Diagnostic : histologie, biologie moléculaire et
cytogénétique
Afin d'éviter toute erreur de classification (due le plus
souvent à une sous-estimation du grade), le chirurgien doit prendre
soin de prélever un (des) échantillon(s) représentatif(s) de la
lésion, particulièrement au niveau de la zone de prise de contraste
quand elle est présente (standard). Ce prélèvement doit
permettre le diagnostic histopathologique, c'est-à-dire de
déterminer le type de gliome et le grade (standard) et, si
possible, de permettre la réalisation d'études de cytogénétique et
de biologie moléculaire (option).
Certaines techniques nécessitant un conditionnement spécifique, il
est recommandé que la pièce prélevée par le chirurgien soit
conditionnée sans délai par le pathologiste
(recommandation).
Pour le diagnostic histopathologique, une fixation dans le formol
à 10 % ou le formol zinc doit être réalisée pour l'inclusion
en paraffine (standard).
La fixation dans l'AFA (alcool-formol-acide acétique) peut être
réalisée (option) et est recommandée par certains pour les
études en biologie moléculaire.
Les étalements (smears) réalisés à partir de tissu frais
sont recommandés pour le diagnostic (recommandation).
La fixation en glutaraldéhyde à 2 % peut être réalisée en vue
de la microscopie électronique (option).
Pour les autres techniques, sont possibles
(options) :
– la mise en culture en conditions stériles
(cytogénétique) ;
– la congélation immédiate en azote liquide (biologie moléculaire
et constitution d'une tumorothèque).
Un étalement permettra de vérifier le caractère pathologique des
prélèvements ainsi congelés (recommandation) pour les
recherches ultérieures.
Diagnostic histopathologique
La classification de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)
2000 est reconnue comme un standard pour le diagnostic et le
grading histopronostique des gliomes. Les autres
classifications (Smith, Daumas-Duport) peuvent être utilisées en
complément pour le typage et le grading des
oligodendrogliomes (option).
L'immunohistochimie à visée diagnostique ou pronostique (GFAP,
Ki67, etc.) peut être réalisée (option).
La recherche en biologie moléculaire de la délétion du 1p et du
19q est recommandée, particulièrement pour les tumeurs
oligodendrogliales.
La confrontation de l'histologie avec l'imagerie peut utilement
contribuer à l'établissement du diagnostic (option).
La relecture des lames par un comité d'experts est recommandée
pour les cas difficiles et pour tout essai clinique
(recommandation).
Imagerie
Diagnostic
Les images préopératoires sont réalisées sans et avec injection
de produit de contraste (standard). L'imagerie par résonance
magnétique (IRM) est préférable à la tomodensitométrie
(standard, accord d'experts). Les trois plans de l'espace
doivent être explorés avec une technique uniforme
(standard). L'IRM doit être réalisée avec des séquences
pondérées en T1 (avec et sans injection), en T2 et/ou FLAIR
(fluid attenuated inversion recovery) (standard). Il est
recommandé de digitaliser les images IRM sur un support numérique
(cédérom par exemple) pour l'éventuelle étude dosimétrique
ultérieure (recommandation).
À cette imagerie, peuvent être associées
(options) :
– une IRM fonctionnelle,
– une IRM de diffusion,
– une IRM de perfusion,
– une spectroscopie RMN.
Dans le cadre de protocoles de recherche clinique, il est possible
de réaliser (options) :
– une tomographie à émission de positons (TEP),
– une single photon emission computed tomography
(SPECT).
Imagerie post-thérapeutique et surveillance
En cas d'exérèse, l'évaluation d'un résidu tumoral peut être
réalisée (option). Si cette option est retenue, elle doit
reposer sur l'imagerie, si possible par une IRM (recommandation,
niveau de preuve B2), dans les 72 heures, sans et avec
injection de produit de contraste (recommandation). Pour le
suivi évolutif, l'IRM est préférée à la tomodensitométrie
(recommandation).
Moyens thérapeutiques
Chirurgie
• Obtention de l'histologie
La confirmation histologique est fondamentale pour le diagnostic
car les examens neuroradiologiques ne sont pas suffisamment
spécifiques (standard, accord d'experts). Dans des
situations exceptionnelles, par exemple pour les patients âgés
présentant un mauvais état général ou neurologique avec des lésions
situées en profondeur, le clinicien peut considérer que le risque
d'établir un mauvais diagnostic est plus faible que le risque lié à
la biopsie et peut décider de ne pas pratiquer de biopsie
(option, accord d'experts). Cela doit rester une
exception.
• Geste chirurgical
Les critères d'opérabilité dépendent de l'âge du patient, de son
état général, de son performance status ainsi que des
données anatomiques et fonctionnelles, du type tumoral présumé, et
des supports techniques disponibles pour la chirurgie (accord
d'experts).
Quand elle est proposée, l'exérèse tumorale doit être optimale
c'est-à-dire aussi large que possible, sans risque fonctionnel
majeur (standard, accord d'experts).
L'exérèse chirurgicale est le meilleur moyen d'obtenir des
fragments représentatifs de l'ensemble de la lésion et de réduire
l'effet de masse quand il est présent (standard).
Des aides techniques (IRM fonctionnelle préopératoire, aspirateur
ultrasonique, microscope opératoire, neuro-navigation, cartographie
peropératoire) peuvent optimiser cette exérèse chirurgicale
(option, accord d'experts).
Une biopsie (stéréotaxique, à ciel ouvert) est proposée quand
l'exérèse chirurgicale n'est pas retenue (standard).
Radiothérapie
• Radiothérapie externe
L'irradiation doit être focale par radiothérapie externe
conventionnelle (standard, niveau de preuve B1). Le volume
tumoral macroscopique, ou GTV, correspond à la prise de contraste à
l'imagerie ou, en cas d'exérèse complète, aux bords de la cavité
opératoire (standard, accord d'experts). Pour les tumeurs
hétérogènes (associant régions hypointenses et hyperintenses), et
pour les tumeurs hypointenses en T1, l'hypointensité tumorale sera
incluse dans le GTV (recommandation, accord d'experts).
Le volume cible anatomoclinique, ou CTV, comprend une zone de
sécurité de 20 mm, située au-delà des limites du GTV, dans les
trois dimensions de l'espace (standard, accord
d'experts).
En fonction du grade, du type histologique et du volume tumoral,
cette marge de sécurité peut être réduite (option, accord
d'experts). Des rayonnements multiples, focalisés et non
coplanaires (3 à 5) doivent être utilisés afin de minimiser la dose
totale délivrée par fractionnement dans le cerveau normal
(standard). Des histogrammes représentant la dose en
fonction du volume peuvent aider à déterminer le meilleur protocole
du traitement (option).
Tous les champs doivent être irradiés le même jour par une dose
fractionnée variant de 1,8 à 2 Gy par fraction et par jour,
cinq fois par semaine (standard). La dose doit être adaptée
au type histologique et au grade de la lésion et ne doit pas
dépasser un total de 60 Gy (standard).
La corticothérapie préventive ne doit pas être proposée
systématiquement (option, accord d'experts), mais elle peut
réduire le risque d'encéphalopathie aiguë ou précoce (« œdème
radique »).
• Complications de la radiothérapie externe
Une aggravation clinique et/ou radiologique d'un patient dans
les 2 mois qui suivent la fin de la radiothérapie doit être
interprétée avec prudence et ne pas être obligatoirement considérée
comme un échappement thérapeutique (standard, niveau de preuve
C).
Le protocole d'irradiation (volume, dose totale, et surtout dose
par fraction), la présence de facteurs tels que l'âge
(> 50 ans) et/ou un terrain vasculaire (HTA, diabète,
hyperlipidémie) constituent des facteurs déterminants dans la
survenue des complications neurologiques tardives (radionécrose,
leucoencéphalopathie radique) (niveau de preuve C).
Le recours à la TEP-FDG, à la spectro-RMN ou à la scintigraphie
cérébrale au MIBI peuvent contribuer au diagnostic différentiel
entre récidive et radionécrose (option).
• Les autres modalités d'irradiation
La curiethérapie (niveau de preuve B2), la radiothérapie
stéréotaxique (accord d'experts), les radio-sensibilisants
(niveau de preuve B1) ou les particules lourdes (accord
d'experts) doivent être utilisés uniquement dans le cadre
d'essais thérapeutiques car l'efficacité de ces techniques n'a pas
été prouvée (recommandation).
Chimiothérapie
• Efficacité de la chimiothérapie
Par voie systémique
Les nitrosourées pour lesquelles il existe des données
d'efficacité sont le BCNU (niveau de preuve A), le CCNU
(niveau de preuve C), la fotémustine (niveau de preuve
C). Les nitrosourées, et particulièrement le BCNU, ont
uniquement été évaluées dans des essais cliniques utilisant des
critères de réponse qui ne sont plus valides.
Les dérivés des nitrosourées peuvent être utilisés en association
(PCV) : procarbazine, CCNU et vincristine (option, niveau
de preuve B2).
En deuxième ligne, le témozolomide (niveau de preuve variable
selon l'histologie), les sels de platine en mono ou
polychimiothérapie (niveau de preuve C), la procarbazine
(accord d'experts) peuvent être utilisés. Il est également
possible de réutiliser une autre nitrosourée, si le délai par
rapport à la première ligne est suffisant (niveau de preuve
D).
Par voie locale
Le BCNU en implant local peut être utilisé chez les patients car
il a prouvé son efficacité en situation de récidive (option,
niveau de preuve C). Les autres chimiothérapies locales doivent
être envisagées uniquement dans le cadre d'essais cliniques
(recommandation).
Traitement biologique en cours d'évaluation
Les agents pharmacologiques présentant des modes d'action
spécifiques (inhibition de la protéine kinase, ciblage par
anticorps monoclonaux ou ligands, immunothérapie et/ou thérapie
génique) doivent être utilisés uniquement dans le cadre d'essais
cliniques (recommandations).
Traitements médicaux associés
Traitement antiœdémateux
Un traitement antiœdémateux doit être prescrit en présence d'une
symptomatologie clinique ou radiologique d'œdème cérébral
(standard, accord d'experts). La dose minimale efficace doit
être recherchée et régulièrement réévaluée (standard, accord
d'experts).
Un traitement par corticoïdes ou, moins fréquemment, par un agent
osmotique peut être envisagé (option, accord d'experts). Il
faut surveiller les effets secondaires (standard, accord
d'experts).
La méthylprednisolone et la prednisolone sont prescrites de façon
préférentielle, en une seule dose journalière, le matin
(recommandation, accord d'experts).
En cas de suspicion de lymphome, la corticothérapie est à éviter
avant la confirmation histologique, sauf si l'état neurologique
l'impose (standard, accord d'experts).
L'évaluation clinique et radiologique de l'évolution de la tumeur
doit prendre en compte les variations de la dose de corticothérapie
(standard, accord d'experts).
Traitement préventif des complications gastriques
Une protection gastrique par inhibiteurs des récepteurs H2 ou de
la pompe à protons est recommandée en périopératoire, pour les
patients recevant de fortes doses de corticoïdes et/ou en cas de
facteurs prédisposant au développement d'ulcère (antécédents
d'ulcère, anticoagulant associé ou AINS, etc.).
Traitement antiépileptique
• Périopératoire
Un traitement antiépileptique peut être institué
systématiquement en période périopératoire chez les patients ayant
présenté une crise (standard). Dans les autres cas, le
traitement antiépileptique périopératoire est une option
(option, niveau de preuve C).
• Postopératoire
En cas d'antécédent de crise, le traitement antiépileptique sera
poursuivi en postopératoire (standard). Étant donné que
l'efficacité d'un traitement prophylactique chez les patients
n'ayant pas fait de crises n'est pas démontrée, sa prescription
doit être adaptée à chaque patient (option, accord
d'experts).
Il n'existe aucune donnée spécifique sur la molécule
antiépileptique à utiliser (recommandation). Il faut prendre
en compte les effets inducteurs, potentialisateurs et toxiques de
la chimiothérapie (recommandation, accord d'experts). Il est
recommandé d'instaurer, en première intention, un traitement en
monothérapie.
Traitement antalgique
Un traitement antalgique adapté doit être prescrit en cas de
nécessité : hypertension intracrânienne, méningite
gliomateuse, douleurs liées aux rétractions associées aux déficits
permanents (standard).
Traitement anticoagulant
Il faut surveiller, prévenir et traiter la maladie
thromboembolique qui est plus fréquente chez les sujets atteints de
gliomes (standard).
La prévention des complications thromboemboliques périopératoires
par héparine de bas poids moléculaire et bas de contention est
recommandée (niveau de preuve B2). En cas de complications
thromboemboliques et au-delà de 4 à 5 jours après l'opération
chirurgicale, le traitement repose sur les anticoagulants prescrits
à doses efficaces sans risques hémorragiques supplémentaires
(recommandation, accord d'experts).
Stratégies thérapeutiques spécifiques
La prise en charge des patients suspectés d'être porteurs de
gliomes doit être discutée par une équipe multidisciplinaire de
neuro-oncologie (standard).
Gliomes de grades III et IV
• Facteurs pronostiques
L'âge et l'état fonctionnel préopératoire du patient ainsi que
le type histologique et le grade de la tumeur sont les facteurs
pronostiques reconnus (niveau de preuve A).
Chez les patients atteints d'oligodendrogliome, la délétion 1p (en
particulier quand elle est combinée à une délétion 19q) est un
facteur pronostique favorable en termes de survie et
potentiellement en termes de réponse au traitement (niveau de
preuve B2).
• Diagnostic et traitement initial
(arbre 1)
Pour la réalisation d'une biopsie ou une chirurgie, le patient
doit être systématiquement transféré dans un centre spécialisé
(standard).
Une chirurgie d'exérèse optimale, lorsqu'elle est techniquement
faisable avec un faible risque de séquelle fonctionnelle
postopératoire, doit être proposée chez tous les patients sauf pour
ceux présentant un âge physiologique élevé, et/ou des facteurs de
comorbidité, et/ou ayant un mauvais performance status,
et/ou chez les patients atteints de lésions en zones
fonctionnelles, multifocales ou centrohémisphériques (standard,
accord d'experts). À défaut, une biopsie doit être envisagée
pour obtenir une preuve histologique (standard).
L'évaluation des critères d'opérabilité est un standard.
L'existence d'un résidu après chirurgie d'exérèse peut être
recherchée (cf. imagerie) mais sa valeur pronostique en termes de
survie est controversée (option, accord d'experts).
Chez de rares patients pour lesquels un traitement carcinologique
optimal n'est pas pertinent (âge physiologique élevé, pathologies
multiples, mauvais état fonctionnel, localisation centrale des
lésions, etc.), il est possible de ne pas pratiquer une biopsie
(option). Le traitement palliatif, la radiothérapie ou la
chimiothérapie peuvent être envisagés pour ces patients
(options).
• Traitement postopératoire
(arbre 2)
La confrontation de l'histologie avec l'imagerie et la
clinique avant l'instauration de tout traitement complémentaire
carcinologique doit être réalisée afin de s'assurer de la cohérence
du tableau clinique (recommandation). Le traitement
complémentaire doit débuter dans le mois qui suit
(recommandation). Les modalités de la radiothérapie et de la
chimiothérapie doivent être adaptées à l'état du patient.
Il est recommandé d'inclure des patients dans des essais cliniques
évaluant le traitement postopératoire des tumeurs gliales de haut
grade (recommandation).
La radiothérapie externe doit être proposée comme traitement de
première intention des gliomes de haut grade car des études ont
montré une amélioration significative en termes de survie
(standard, niveau de preuve A). Bien que les patients
présentant des facteurs de mauvais pronostic (indice de Karnofsky
faible et/ou âge physiologique avancé et/ou tumeur étendue ou
multicentrique) ont été habituellement exclus de ces études.
La radiothérapie doit être délivrée à une dose totale de
60 Gy, avec un fractionnement de 1,8 à 2 par fraction et par
jour (recommandation).
Glioblastomes et astrocytomes anaplasiques
La radiothérapie est le traitement standard (standard, niveau
de preuve A). Elle peut être associée à une chimiothérapie par
nitrosourée (option, niveau de preuve B1).
Si l'option chimiothérapie est choisie, la monothérapie par
nitrosourée doit être proposée pour les glioblastomes (standard,
niveau de preuve A) et une chimiothérapie à base de nitrosourée
en mono (BCNU) ou polychimiothérapie (PCV) doit être proposée pour
les astrocytomes anaplasiques (recommandation, niveau de preuve
C).
Oligodendrogliomes et oligoastrocytomes anaplasiques
La radiothérapie est le traitement standard des oligodendrogliomes
et oligoastrocytomes anaplasiques (standard, niveau de preuve
B2). La chimiothérapie (PCV) a une efficacité sur les
oligodendrogliomes.
L'association radiothérapie et chimiothérapie peut être proposée
bien que la séquence optimale de la chimiothérapie (néoadjuvante
versus adjuvante versus situations de rechute) reste
à déterminer (option, niveau de preuve B2). Pour des
patients sélectionnés présentant des tumeurs très étendues non
réséquables et/ou d'âge avancé, et/ou ayant une réponse complète à
la chimiothérapie néoadjuvante, la radiothérapie peut ne pas être
réalisée (option, accord d'experts).
• Traitement de la rechute tumorale
(arbre 3)
Il n'y a pas d'attitude standard. L'inclusion de patients dans des
essais cliniques est recommandée. Cinq options thérapeutiques
peuvent être envisagées (option, accord
d'experts) :
– la chirurgie,
– la chimiothérapie systémique,
– la chimiothérapie locale,
– la ré-irradiation,
– les soins palliatifs sans traitement cancérologique
spécifique.
La chirurgie doit être discutée de façon multidisciplinaire
(recommandation).
Dans des cas particuliers, une nouvelle irradiation peut être
proposée, selon des modalités diverses (curiethérapie,
radiothérapie en conditions stéréotaxiques) (option).
Glioblastomes
Il n'y a pas d'attitude standard. Cinq options thérapeutiques
peuvent être envisagées (option, accord
d'experts) :
– la chirurgie,
– la chimiothérapie systémique,
– la chimiothérapie locale,
– la ré-irradiation,
– les soins palliatifs sans traitement cancérologique
spécifique.
Si le choix de la chimiothérapie est fait, les molécules suivantes
ont montré une efficacité modérée : témozolomide (option,
niveau de preuve C), les nitrosourées (option), le BCNU
en implants locaux (option, niveau de preuve C).
Astrocytomes anaplasiques
Il n'y a pas d'attitude standard. Cinq options thérapeutiques
peuvent être envisagées (option, accord
d'experts) :
– la chirurgie,
– la chimiothérapie systémique,
– la chimiothérapie locale,
– la ré-irradiation,
– les soins palliatifs sans traitement cancérologique
spécifique.
Si le choix de la chimiothérapie est fait, le témozolomide a
montré une efficacité significative (option, niveau de preuve
C) et le BCNU en implants locaux une efficacité modérée
(option, niveau de preuve C). Les nitrosourées peuvent être
proposées, si elles n'ont pas été utilisées antérieurement
(option, accord d'experts).
Oligodendrogliomes et oligoastrocytomes anaplasiques
La stratégie de deuxième ligne dépend du traitement utilisé en
première ligne :
– en cas de rechute après radiothérapie seule :
chimiothérapie par PCV (option, niveau de preuve
B2) ;
– si rechute après association
radiothérapie + chimiothérapie par PCV :
chimiothérapie par témozolomide (option, niveau de preuve
C) ;
– si rechute après chimiothérapie PCV seule : radiothérapie
doit être envisagée en premier (option). Si la radiothérapie
n'est pas indiquée (principalement pour les patients âgés
présentant de mauvaises conditions et des tumeurs étendues), une
chimiothérapie de deuxième ligne (option) peut être
proposée.
Gliomes de grade II
(arbre 4)
La décision thérapeutique est un arbitrage entre
l'espoir d'améliorer la symptomatologie et d'éviter ou de retarder
la transformation anaplasique d'une part, et le risque d'engendrer
des perturbations iatrogènes particulièrement chez des patients
pauci-symptomatiques dont la tumeur peut rester parfois longtemps
indolente d'autre part.
• Facteurs pronostiques
Les facteurs de mauvais pronostic des gliomes de grade II
sont :
– âge ≥ 35-40 ans (niveau de preuve
B1),
– indice de Karnofski bas (niveau de preuve B1),
– hypertension intracrânienne, déficit fonctionnel (niveau de
preuve C),
– épilepsie incontrôlée (niveau de preuve C),
– volume de la tumeur important ou d'évolution rapide et un effet
de masse (niveau de preuve C),
– localisation dans une zone fonctionnelle (niveau de
preuve C),
– atteinte des structures profondes (niveau de preuve
C),
– présence d'une prise de contraste en IRM (niveau de
preuve C ).
• Diagnostic et traitement initial
L'évaluation radiologique des gliomes de grade II doit reposer
sur l'IRM, tant au moment du diagnostic que du suivi
(standard).
Pour les gliomes de grade II, une exérèse optimale est une
ablation totale ou subtotale du volume tumoral défini à partir des
séquences pondérées en T2 et/ou FLAIR de l'IRM (accord
d'experts).
La valeur pronostique de l'exérèse complète est encore
controversée. Cependant, quand elle est sans risques et qu'elle
peut avoir comme objectif une exérèse radiologiquement complète, la
chirurgie doit être effectuée (standard, accord
d'experts).
Quand la radiothérapie est proposée, la dose peut être discutée
entre 45 et 54 Gy (standard, niveau de preuve B2). Il
est recommandé de délivrer une dose comprise entre 50 et 54 Gy
(accord d'experts). La chimiothérapie peut être proposée
pour les tumeurs oligodendrogliales symptomatiques,
préférentiellement dans le cadre d'essais cliniques, parce que son
rôle et ses indications sont incertains (option, niveau de
preuve D).
La stratégie thérapeutique est basée sur l'opérabilité de la
tumeur et sur les facteurs pronostiques.
Si une exérèse optimale est possible :
– en présence d'au moins un des facteurs de mauvais
pronostic, la chirurgie d'exérèse est le traitement
standard ;
– en l'absence de facteurs de mauvais pronostic, la chirurgie
d'exérèse ou la surveillance avec ou sans biopsie sont les options
thérapeutiques.
Si une exérèse optimale n'est pas possible :
– en présence d'au moins un des facteurs de mauvais
pronostic, la chirurgie partielle, la chirurgie partielle suivie de
radiothérapie, la radiothérapie exclusive et la chimiothérapie
peuvent être proposées (options). Les deux dernières options
ne sont envisageables qu'après confirmation histologique. Il n'y a
pas d'attitude standard ;
– en l'absence de facteurs de mauvais pronostic, la surveillance
avec ou sans biopsie, la chirurgie partielle, la chirurgie
partielle suivie de radiothérapie ou la biopsie suivie d'une
radiothérapie peuvent être proposées (options). Il n'y a pas
d'attitude standard.
Il est recommandé de continuer à inclure des patients dans les
essais cliniques afin d'évaluer les stratégies thérapeutiques
(recommandation).
Gliomatoses cérébrales
Le diagnostic de gliomatose cérébrale repose sur la
confrontation des données issues de la biopsie et des données
anatomoradiologiques (standard, accord d'experts).
Trois options thérapeutiques peuvent être envisagées pour traiter
les gliomatoses cérébrales :
– la chimiothérapie exclusive (option, niveau de preuve
D),
– la surveillance si les patients sont asymptomatiques sans signe
d'évolutivité radiologique (option),
– la radiothérapie de l'encéphale in toto
(option).
Astrocytomes pilocytiques, subépendymomes,
xanthoastrocytomes
• Astrocytomes pilocytiques
(arbre 5)
Les astrocytomes pilocytiques ne doivent plus être désignés sous
les termes d'astrocytome ou de gliome de bas grade. La croissance
des astrocytomes pilocytiques est lente, parfois nulle, en
particulier dans le cas de la neurofibromatose de type 1.
Une exérèse chirurgicale complète améliore significativement la
durée de survie des patients et, souvent, les guérit (niveau de
preuve C).
Une chirurgie d'exérèse optimale doit être proposée en respectant
les critères d'opérabilité (standard). Même si elle doit
être incomplète, une exérèse chirurgicale respectant les critères
d'opérabilité peut être proposée (option).
Une évaluation postopératoire de la qualité de l'exérèse
chirurgicale doit être faite par IRM (standard, accord
d'experts). En cas de résection complète, authentifiée par une
IRM, la surveillance simple est indiquée, et peut être clinique
(option, accord d'experts). Il n'y a pas d'attitude
standard. En cas de résection incomplète, une surveillance
prolongée (clinique et morphologique par IRM), peut être proposée à
un rythme annuel (option, accord d'experts). Il n'y a pas
d'attitude standard.
La radiothérapie et/ou de la chimiothérapie peuvent être utilisées
si la résection est incomplète ou impossible et quand la tumeur est
évolutive bien que leurs indications et leurs modalités ne soient
pas claires (option).
• Xanthoastrocytomes pléomorphes
(arbre 6)
Une exérèse optimale doit être proposée dans tous les cas
(standard, niveau de preuve C). Si l'examen histologique
révèle des aspects anaplasiques (grade III), et indépendamment de
la qualité de l'exérèse chirurgicale, une radiothérapie
postopératoire externe doit être réalisée (standard, niveau de
preuve C).
Si une re-évolution tumorale clinique ou radiologique est
constatée, une chirurgie et/ou une radiothérapie externe peut être
envisagée (option, niveau de preuve C). Il n'y a pas
d'attitude standard.
La surveillance clinique comporte la réalisation d'IRM
(recommandation).
La constitution d'un registre des xanthoastrocytomes pléomorphes
est recommandée (recommandation).
• Subépendymomes
(arbre 7)
L'exérèse optimale est le traitement de première intention des
subépendymomes symptomatiques (standard). Dans le cas d'une
récidive, une ré-intervention optimale ou une radiothérapie peuvent
être envisagées (option).
Épendymomes intracrâniens
(arbre 8)
L'histologie peut être prise en compte mais elle reste un
facteur pronostique discuté (option). Le bilan peut
comporter une IRM spinale et une ponction lombaire en cas de
localisation sous-tentorielle (option).
• Formes localisées
L'exérèse chirurgicale est un standard (standard, niveau de
preuve B). L'exérèse chirurgicale complète confirmée par une
IRM postopératoire précoce est un facteur de bon pronostic
(niveau de preuve B2). En cas d'utilisation de radiothérapie
complémentaire, il faut faire une radiothérapie focale et non
crâniospinale (standard, accord d'experts).
En cas de chirurgie complète et de tumeur de grade II, aucun
traitement complémentaire n'est nécessaire (standard). Si la
tumeur est de grade III, les options thérapeutiques complémentaires
sont une radiothérapie postopératoire focalisée (option, niveau
de preuve C) ou la surveillance (option). Il n'y a pas
d'attitude standard.
En cas de chirurgie incomplète et de tumeur de grade II, une
surveillance, une ré-intervention ou une radiothérapie focalisée
postopératoire (options, niveau de preuve C) sont les
options thérapeutiques. Il n'y a pas d'attitude standard. Si la
tumeur est de grade III, la radiothérapie focalisée est le
traitement standard. Dans ce cas, les options thérapeutiques
complémentaires sont une ré-intervention ou une chimiothérapie.
Dans le cas d'une récidive, une ré-intervention, une
radiothérapie, une chimiothérapie ou un traitement palliatif,
peuvent être envisagés (option).
• Formes métastatiques
Les formes métastatiques (LCR positif et/ou métastases
intracrâniennes et/ou métastases spinales) d'emblée sont de mauvais
pronostic (niveau de preuve B2).
La radiothérapie crâniospinale est un standard (standard,
accord d'experts). Elle peut être précédée d'une exérèse
optimale (option).
Une chimiothérapie peut être envisagée (option).
Tumeurs du tronc cérébral
(arbre 9)
Chez les patients présentants une hydrocéphalie, une dérivation
de LCR peut être proposée (standard). La localisation et
l'aspect neuro-radiologique permettent d'identifier des entités
pronostiques différentes.
• Formes diffuses
Il n'y a pas d'attitude standard. La biopsie est une option.
Le traitement doit être discuté en fonction de l'état clinique du
patient (recommandation) :
– seules les tumeurs évolutives, diagnostiquées sur la base
de symptômes cliniques et/ou des images radiologiques, doivent être
traitées par radiothérapie (option, niveau de preuve C).
– une chimiothérapie sera mise en place à la suite d'un échec de
la radiothérapie (option).
– un traitement uniquement palliatif peut être proposé chez
certains patients (option).
•Formes exophytiques focalisées
Il n'y a pas d'attitude standard. Une biopsie ou une exérèse
peuvent être proposées (option). En fonction de l'histologie
(si elle est accessible : voir chapitre spécifique), de l'âge,
et des constatations IRM, plusieurs options thérapeutiques sont
possibles : exérèse optimale, radiothérapie ou surveillance.
Il est recommandé de réaliser une exérèse optimale chaque fois
qu'elle est possible.
• Lésions de la lame tectale
Il n'y a pas d'attitude standard. Dans les lésions de la lame
tectale, une abstention sous surveillance peut être discutée
(option).
• Neurofibromatose de type 1
Il n'y a pas d'attitude standard. Seule une surveillance peut
être envisagée en cas de tumeur du tronc cérébral non évolutive
(option). Une radiothérapie et/ou une chimiothérapie peuvent
être envisagées en cas de tumeur du tronc cérébral évolutive
(options).
Contributeurs
A. Adams (neurologue, CHU Kremlin-Bicêtre, Kremlin-Bicêtre), C.
Alapetite (radiothérapeute, Institut Curie, Paris), A. Ameri
(neurologue, CH, Meaux), O. Arsene (oncologue médical, CH Mail P.
Charlot, Blois), J.J. Auregan (radiothérapeute, Centre
Guillaume-de-Varye, Saint-Doulchard), A. Autret (neuropsychiatre,
CHU Bretonneau, Tours), N. Barbet (oncologue médical, Centre
d'oncologie radiothérapie, Mâcon), P. Beauchene (neurochirurgien,
CH Bellevue, Saint-Etienne), L. Benboubker (oncologue médical, CHU,
Tours), J. Boulliat (neurologue, Centre Hospitalier,
Bourg-en-Bresse), H. Boissonnet (neurochirurgien, Fondation
Rothschild, Paris), H. Bourgeois (oncologue médical, CHU,
Poitiers), J.L. Brault (neurologue, Hôpital de Fontenoy, Chartres),
P. Bret (neurochirurgien, Hôpital Neurocardiologique Pierre
Wertheimer, Bron), J. Brunon (neurochirurgien, Clinique mutualiste,
St Etienne), B. Bui (oncologue médical, Institut Bergonié,
Bordeaux), G. Calais (radiothérapeute, CHU, Tours), H. Cambon
(neurologue, CH, Saint-Germain-en-Laye), C. Campello (neurologue,
CHU, Nîmes), P.E. Cailleux (radiothérapeute, Clinique Fleming,
Tours), A. Carpentier (neuro-oncologue, CHU Pitié-Salpêtrière,
Paris), J.M. Caudrelier (radiothérapeute, Centre Oscar-Lambret,
Lille), D. Celerier (radiothérapeute, Clinique Paulmy, Bayonne), J.
Chalençon (infirmière soins palliatifs, Centre Léon-Bérard, Lyon),
B. Chassande (neurologue, Etampes), N. Cheron (soins palliatifs,
Hôpital de Bligny, Briis-sous-Forges), L. Cinotti (médecine
nucléaire, Hôpital Neurocardiologique Pierre Wertheimer, Bron), P.
Colin (radiothérapeute, Polyclinique Courlancy, Reims), P. Cornu
(neurochirurgien, CHU Pitié-Salpêtrière, Paris), D. Cote
(neurologue, CH, Fontainebleau), J.P. Cottier (radiologue, CHU,
Tours), P. Deck (neurochirurgien, CHU Mondor, Créteil), J.Y.
Delattre (neuro-oncologue, CHU Pitié-Salpêtrière, Paris), D. Denvil
(neurologue, CHU Pitié-Salpêtrière, Paris), J.M. Derlon
(neurochirurgien, CHRU, Caen), R. Deruty (neurochirurgien, Hôpital
Neurocardiologique Pierre Wertheimer, Bron), G. Desfosse (soins
palliatifs, Hôpital de la cité universitaire, Paris), C.
Desuzingues (radiologue, Centre Léon-Bérard, Lyon), Y. Devaux
(oncologue médical soins palliatifs, Centre Léon-Bérard, Lyon), E.
Diot (neurologue, CH Lucien-Hussel, Vienne), F. Dubois
(neuro-oncologue, CHU Roger-Salengro, Lille), H. Duffau
(neurochirurgien, CHU Pitié-Salpêtrière, Paris), E. Ellie
(neurologue, CH, Bayonne), M. Fabbro (oncologue médical, Centre Val
d'Aurelle Paul-Lamarque, Montpellier), F. Fauchon (radiothérapeute,
Centre de cobaltothérapie, Nice), T. Faillot (neurochirurgien,
Hôpital du Val-de-Grâce, Paris), P. François (chirurgien
orthopédique, Clinique Velpeau, Tours), M. Frenay (oncologue
médical, Centre Antoine-Lacassagne, Nice), G. Ganem
(radiothérapeute, Clinique Victor-Hugo, Le Mans), P. Girard Madoux
(neurologue, le Forum, Villefranche), C. Haglon-Duchemin (médecin
généraliste, Saint-Maur-des-Fossés), C. Haie-Meder
(radiothérapeute, Institut Gustave-Roussy, Villejuif), D. Hey Mans
(radiothérapeute, Centre Saint-Michel, La Rochelle), J. Hildebrand
(neuro-oncologue, Hôpital Erasme, Bruxelles, Belgique), C. Hommet
(neurologie, CHU, Tours), J. Honnorat (neurologue, Hôpital
Neurocardiologique Pierre Wertheimer, Bron), J.P. Jacquin
(oncologue médical, St-Etienne), E. Jadaud (radiothérapeute, Centre
Paul-Papin, Angers), M. Jan (neurochirurgien, CHU, Tours), A.
Jouvet (pathologiste, Hôpital Neurocardiologique Pierre Wertheimer,
Bron), O. Joyeux (neurologue, CH, Valence), M. Kalamaride
(neurochirurgien, Hôpital Beaujon, Clichy), G. Kantor
(radiothérapeute, Institut Bergonié, Bordeaux), B. Kin
(radiothérapeute, Clinique Francheville, Périgueux), M. Kujas
(pathologiste, CHU Pitié-Salpêtrière, Paris), C. Lapras
(neurochirurgien, Clinique du lac et d'Argonnay, Argonnay), D.E. La
roche (radiothérapeute, Clinique mutualiste, St-Etienne), D.
Larregain-Fournier (oncologue médical, Hôpital de Bayonne,
Bayonne), C. Lebrun-Frenay (neurologue, Hôpital Pasteur, Nice), O.
Lefloch (radiothérapeute, CHU, Tours), R. Leloup (radiothérapeute,
CHR, Orléans), M.H. Lemaître (neurologue, CH, Roanne), F. Lapierre
(neurochirurgien, CHU, Poitiers), T. Lesimple (oncologue médical,
Centre Eugène-Marquis, Rennes), M. Levy-Soussan (soins palliatifs,
CHU Pitié-Salpêtrière, Paris), E. Lioret (neurochirurgien, CHU,
Tours), M. Lopes (neurochirurgien, CHU Pitié-Salpêtrière, Paris),
C. Martin (oncologue médical, CH, Annecy), O. Maton
(radiothérapeute, Clinique Francheville, Périgueux), F. Maugière
(neurologue, Hôpital Neurocardiologique Pierre Wertheimer, Bron),
J.F. Meder (radiothérapeute, CH Sainte-Anne, Paris), J. Mikol
(pathologiste, Hôpital Lariboisière, Paris), B. Mogodin (oncologue
médical, CHG, Montélimar), A. Monjour (neurologue, Hôpital Pasteur,
Colmar), K. Mokhtari (pathologiste, CHU Pitié-Salpêtrière, Paris),
P. Monteil (neurochirurgien, CHU, Bordeaux), F. Mornex
(radiothérapeute, Hôpital Lyon-Sud, Pierre-Bénite), G. Noël
(radiothérapeute, Centre de protonthérapie, Orsay), F. Parker
(neurochirurgien, CHU Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre), P.Y. Peaud
(oncologue médical, CH, Valence), F. Pene (radiothérapeute, Hôpital
Tenon, Paris), M. Perrier (soins palliatifs, CHU, Tours), J.Y.
Pierga (oncologue médical, Institut Curie, Paris), J. Poirier
(pathologiste, CHU Pitié-Salpêtrière, Paris), E. Raymond (oncologue
médical, Institut Gustave-Roussy, Villejuif), M. Reisenleiter
(oncologue médical, CH, Vendôme), H. Robert (neurologue, CH,
Mâcon), G.H. Robert (neurochirurgien, Fondation ophtalmologique
Rothschild, Paris), H. Roché (oncologue médical, Centre
Claudius-Regaud, Toulouse), M. Ruchoux (pathologiste, Hôpital
Robert-Salengro, Lille), J.H. Ruel (neurologue, CH, Annecy), P.
Ryvlin (neurologue, Hôpital Neurocardiologique Pierre Wertheimer,
Bron), J.F. Savet (neurologue, CH, Mâcon), J. Servan (neurologue,
CH René Dubos, Pontoise), A. Setiey (neurologue, CHG,
Villefranche-sur-Saône), J.M. Simon (radiothérapeute, CHU
Pitié-Salpêtrière, Paris), M. Sindou (neurochirurgien, Hôpital
Neurocardiologique Pierre Wertheimer, Bron), J. Stecken
(neurochirurgien, CHR, Orléans), L. Tallandier (neuro-oncologue,
Hôpital Saint-Julien, Nancy), S. Tallibert (oncologue médical, CHU
Pitié-Salpêtrière, Paris), P. Thiesse (radiologue, Centre
Léon-Bérard, Lyon), JM. Tourani (oncologue médical, CHU, Poitiers),
N. Tubiana (oncologue, CHU, Limoges), B. Vallee (neurochirurgien,
Hôpital Neurocardiologique Pierre Wertheimer, Bron), C. Van den
Berghe (soins palliatifs, centre médico-chirurgical de Bligny,
Briis-sur-Forges), L. Vieillevigne (radiophysicien, Centre
Eugène-Marquis, Rennes), A. Vighetto (neurologue, Hôpital
Neurocardiologique Pierre Wertheimer, Bron), D. Vincent
(neurologue, CH, La Rochelle).
Comité d'organisation des SOR
T. Philip, directeur des SOR, pédiatre, FNCLCC, Paris (Bureau
exécutif), B. Fervers, directeur adjoint des SOR, oncologue
médical, FNCLCC, Paris (Bureau exécutif), P. Bey, radiothérapeute,
représentant du Conseil d'administration de la FNCLCC, Paris
(Bureau exécutif), D. Maigne, délégué général de la FNCLCC, Paris
(Bureau exécutif), A. Bataillard, coordinatrice des SOR
spécialistes, médecin généraliste, FNCLCC, Paris (SOR
spécialistes), G. Gory-Delabaere, méthodologiste, pharmacien,
FNCLCC, Paris (SOR spécialistes), M. Haugh, méthodologiste,
biochimiste, FNCLCC, Paris (SOR spécialistes), F. Farsi, référent
réseau, médecin de santé publique, FNCLCC, Paris (SOR
spécialistes), E. Luporsi, méthodologiste associé, oncologue
médical, FNCLCC, Paris (SOR spécialistes), S. Theobald,
méthodologiste associé, médecin de santé publique, FNCLCC, Paris
(SOR spécialistes), L. Bosquet, méthodologiste adjoint, FNCLCC,
Paris (SOR spécialistes), N. Fabre, méthodologiste adjoint, FNCLCC,
Paris (SOR spécialistes), S. Rousmans, méthodologiste adjoint,
FNCLCC, Paris (SOR spécialistes), S. Brusco, méthodologiste,
FNCLCC, Paris (SOR Savoir Patient), J. Carretier, méthodologiste,
chargé de mission en santé, FNCLCC, Paris (SOR Savoir Patient), V.
Delavigne, linguiste, FNCLCC, Paris (SOR Savoir Patient), L.
Leichtnam-Dugarin, méthodologiste, chargée de mission en santé,
FNCLCC, Paris (SOR Savoir Patient), S. Guillo, documentaliste
scientifique, FNCLCC, Paris (Documentation), A.G. Guy, technicienne
documentaliste, FNCLCC, Paris (Documentation), S. Debuiche,
responsable administrative, FNCLCC, Paris (service administratif et
éditorial), H. Borges-Paninho, chargée de la gestion des documents,
FNCLCC, Paris (service administratif et éditorial), E. Esteves,
secrétaire, FNCLCC, Paris (service administratif et éditorial), L.
Pretet, assistante, FNCLCC, Paris (service administratif et
éditorial), D. Ropé, assistante, FNCLCC, Paris (service
administratif et éditorial).
Remerciements. Nous remercions les Centres régionaux
de lutte contre le cancer (CRLCC), le ministère de la Santé, de la
Famille et des Personnes handicapées, la Ligue nationale contre le
cancer, la Fédération hospitalière de France (FHF), la Fédération
nationale de cancérologie des CHRU (FNCHRU) et la Fédération
française de cancérologie des CHG (FFCCHG).
Références
1. Fervers B, Bonichon F, Demard F, Heron JF,
Mathoulin S, Philip T, et al. Méthodologie de développement
des Standards, Options et Recommandations diagnostiques et
thérapeutiques en cancérologie. Bull Cancer 1995 ;
82 : 761-7.
2. Fervers B, Hardy J, Blanc-Vincent MP, Theobald S,
Bataillard A, Farsi F, et al. SOR : project
methodology. Br J Cancer 2001 ; 84 (Suppl 2) :
8-16.
3. Hill C, Kosciellny S, Doyon F. Evolution of
cancer mortality in France, 1950-1990. Paris : Inserm,
1993.
4. Bergeron C, Blanc-Vincent MP, Bouvier R, Combaret
V, Gauthier F, Giammarile F, et al. Neuroblastome de
l'enfant. In : Fédération nationale des centres de lutte
contre le cancer, ed. Pédiatrie II. Neuroblastome et
médulloblastome. Paris : John Libbey Eurotext, 1999 ;
1-165. Standards, Options et Recommandations, vol 10.
5. Doz F, Alapetite C, Chastagner P, Choux M,
Gaboriaud G, Pontvert D, et al. Médulloblastome de l'enfant.
In : Fédération nationale des centres de lutte contre le
cancer, ed. Pédiatrie II. Neuroblastome et médulloblastome.
Paris : John Libbey Eurotext, 1999 ; 167-222. Standards,
Options, Recommandations, vol. 10.
6. Frappaz D, Chinot O, Bataillard A, Ben Hassel M,
Capelle L, Chanalet S, et al. Summary version of the
Standards, Options and Recommendations for the management of adult
patients with intracranial glioma (2002). Br J Cancer
2003 ; 89 (Suppl 1) : S73-S83.
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La définition des niveaux de preuve
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